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XIV. — Notes sur l'Advis sur la peste, de Nicolas Ellain

Nicolas Ellain, mort le 30 avril 1621, avait été doyen de la Faculté de médecine de Paris (1584), professeur de pharmacie, censeur royal. Il avait rendu de tels services qu’on avait l’habitude de l’appeler V Atlas des écoles. Le bonnet doctoral ne l’avait pas empêché d’enfourcher Pégase; on lui connaît

12 Septembre 1879 GAZETTE HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE - N° 37 — 585

l’existence d’une cavité centrale, irrégulière, entourée de parois très-épaisses constituées par du tissu conjonctif organisé en membrane adventice, portant la trace des nombreux coups de trocart donnés à travers la tumeur à plusieurs reprises, et dans les anfractuosités de laquelle se trouvait un liquide séropurulenl ou sanieux renfermant de nombreux débris de feuillets superposés les uns aux autres, tout recroquevillés, mais s’étalant sons l’eau et y prenant aussitôt un aspect gélatineux et transparent.

Nous avons trouvé au milieu de ces débris un reste de vésicule sur laquelle on pouvait aisément reconnaître une disposition en lamelles très-lines, rappelant assez exactement celle de celte portion de l’estomac des ruminants désignée sous le nom de feuillet, et ressemblant en elfet aux feuillets d’un livre entr’ouvert.

Malheureusement les piqûres qui avaient été faites à plusieurs reprises dans la tumeur, en dilacérant les vésicules, avaient activé dans le kyste les phénomènes de régression, de sorte que nous nous sommes estimé très-heureux de pouvoir recueillir, pour les examiner au microscope, encore quelques crochets caractéristiques de la présence de l’échinocoque.

Sur la paroi d’enveloppe de la tumeur hydatique, entremêlées avec le tissu conjonctif, nous avons rencontré de trèsnombreuses fibres musculaires striées, qui donnaient ainsi la preuve que l’embryon du Tamia ecliinococcus, après sa migration clans les tissus, avait trouvé dans l’épaisseur du muscle droit externe ou dans le tissu cellulaire interfibrillaire les conditions propres à son évolution. Cette circonstance importante à connaître n’est pas dépourvue d’une certaine gravité, puisqu’elle démontre qu’on ne pouvait enlever le kyste sans enlever du même coup le muscle, et exposer d’une manière inéluctable l’opérée à un strabisme convergent définitif. Il est vrai que cet inconvénient était minime eu égard au danger que lui faisait courir l’inflammation de voisinage occasionnée par l’inflammation du kyste.

Nous ajouterons, pour terminer, que la jeune fille était Lorraine, c’est-à-dire d’un pays où les habitants font grande consommation de viande de porc fumée et insuffisamment cuite.

Le second cas concerne un kyste à cysticerque celluleux que nous avons observé sur une jeune fillette de trois ans, la petite B..., de Marines (Seine-et-Oise), inscrite sous le n° 17479. Cette enfant nous fut conduite par son père à la clinique le 25 avril 1879, pour une tumeur qui occupait le canthus interne de l’œil gauche, entre les insertions du droit inférieur et du droit interne, où elle faisait une saillie de la dimension d’une petite noisette soulevant la conjonctive.

Cette tumeur s’était développée rapidement, sans que l’enfant se fût jamais plainte qu’elle l’incommodât, en l’espace de quelques semaines, au cours d’une coqueluche dont l’enfant

était encore atteinte, et ressemblait en tous points à un abcès de la conjonctive. Celle-ci en effet, très-distendue, violacée, présentait non plus un simple disque blanc jaunâtre, mais une surface de même couleur sur une très-grande étendue de la tumeur, qui semblait prête à s’ouvrir spontanément sous l’influence de la première quinte; il n’est pas douteux que si l’on eût attendu encore quelques jours, l’abcès formé à l’intérieur du kyste ne se fût vidé ; dès lors la vésicule qu’il contenait eût passé inaperçue, et la nature n’en eût jamais été connue, au grand détriment de la statistique; car, ainsique nous le disions au début de ce travail, il est probable que beaucoup de kystes hydatiques accomplissent leur évolution sans que ceux qui en sont atteints jugent à propos de consulter le médecin, et c’est peut-être là qu’il faut chercher l’explication de la rareté excessive des cas connus. Quoi qu’il en soit, à cause même de la possibilité de l’existence d’un kyste hydatique dans les tumeurs sous-conjonctivales, on fera toujours bien de procéder méthodiquement à leur ouverture, de façon à ne pas en perdre ou en lacérer le contenu. Le meilleur procédé pour cela consistera dans une incision peu étendue et peu profonde, qu’on agrandira ensuite en dirigeant la pointe parallèlement à la paroi du kyste; de la sorte, s’il y a un ver vésiculeux, on sera sûr de ne pas crever la vésicule, et on aura là satisfaction de ramener au dehors une vésicule intacte.

C’est ce qui nous arriva dans le cas dont il s’agit, où, après avoir fait respirer le chloroforme à l’enfant, nous eûmes le bonheur, dès que l’incision de la conjonctive et de la paroi du kyste fut faite, de donner issue à une vésicule intacte. Celle-ci avait la dimension d’une petite cerise et était parfaitement transparente, sauf sur un point blanchâtre, légèrement déprimé, d’où, par la pression sur la vésicule, on pouvait facilement faire saillir la tête et le cou d’un ver vésiculeux, que les assistants n’ont pas eu grand’peine à reconnaître, même à l’œil nu. A la simple loupe, on pouvait déjà reconnaître, quoique imparfaitement, le proboscide, la rangée de crochets, et même quelques ventouses, le tout caractéristique du cysticerque celluleux.

Après avoir retiré la vésicule intacte et l’avoir déposée sur un verre de montre pour un examen ultérieur, nous avons largement ouvert le kyste, et fait avec une pince et des ciseaux l’excision de tout ce que nous avons pu avoir de cette paroi, qui était elle-même remplie de sanie purulente. Après quoi nous avons abandonné le reste à la suppuration, sans trop nous préoccuper de ce que nous laissions.

L’enfant fut reconduite chez elle avec un simple bandeau et une compresse sur l’œil, et elle ne manifesta pas plus de souffrance après qu’avant l’opération ; si bien que lorsqu’on nous la ramena, une quinzaine de jours après, elle était entièrement guérie; c’est à peine si elle présentait une cicatrice

deux Discours panégyriques et des Sonnets qui ont été réédités dans ces derniers temps par M. Ach. Genly (voy. notre Parnasse médical français, p. 203). Son Advis sur la peste eut un tel succès qu’il fut imprimé deux fois presque coup sur coup, 1604 et 1606. C’est ce petit traité que G. Sauvageon, traducteur du Médecin charitable, de Guybert, sous le litre de Medicus officiosus, a inséré dans ce dernier ouvrage, p. 465-537, avec des notes de Guy Patin, notes ayant ces titres : 1° De causis pestis (p. 468); 2° De præsidiis cardiacis eorumque abusu (p. 499); 3° De mithridatio illiusque compositione (p. 502); 4° De arsenico ex collo suspenso ad pestis prophylaxin (p. 506) ; 5° De perlis, auro, cornu monocerotis, bezoardico lapide, mithridatio, lheriaca, confectionealkermes, de hyacintho, etc. (p. 510); 6° De aquis theriacalibus, imperialibus, marcipanibus, manus-chrisli-perlatis , pastisregiis, etc. (p. 532).

Ai-je besoin de dire que Patin se livre là à toutes, sortes de joyeusetés à l’égard de ces compositions pompeuses, aux-

| quelles il refuse, et à juste titre, toute espèce d’action salui taire dans la peste et dans les autres maladies.

; XV. — Quelques notes sur un livre de Galien. De missione SA.NGUW1S, livre traduit en français et commenté par Louis Savot.

L’ancienne Faculté de médecine de Paris a droit de s’enorgueillir d’avoir compté Louis Savot parmi ses enfants. L’architecture lui doit un excellent ouvrage : L’Architecture française des bâtiments particuliers ; 1624, in-8°. Son Discours sur les médailles est très-estimé des hommes com- ; pétenls. Enfin une traduction du livre de Galien sur la ! saignée (1) lui valut de pompeux éloges d’une école où les

(1) Le livre de Galien, De l'art de guérir par la saignée, traduit du grec. Ensemble, un Discours dédié à Messieurs les médecins de Paris, sur les causes pour lesquelles on ne saigné pas encore- tant ailleurs qu’à Paris, et pourquoi quelques médecins môme ont détracté cette pratique de Paris. (Paris, 1603, in-12 )

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vicieuse delà conjonctive au niveau de l’incision, et on pouvait s’assurer que l'élimination des parois dü kyste s’était opérée complètement et le plus’ simplement du monde.

Le ver, qui par pression taisait émerger sa tête de l’intérieur de la vésicule, .fut examiné ultérieurement avec lé microscope, et nous avons pu; aisément reconnaître sur la tète et autour de la bouche une couronne de 26 crochets, et un peu plus en dehors, en couronne également, les quatre suçoirs arrondis, caractéristiques du cysticerque celluleux.

CORRESPONDANCE

AU COMITÉ DE RÉDACTION DE LA <£ GAZETTE HEBDOMADAIRE »

Hémorrhagies consécutives à l’avulsion d une dent.

Compression digitale.

Le rapport fait à la Société de chirurgie par M. Farabeuf dans sa séance du 7 mai 1879, sur une observation de M. Hémard, qui s’est cru trouvé dans la nécessité de recourir à la ligature de la carotide primitive pour arrêter une hémorrhagie consécutive à l’avulsion d’une dent, et la courte discussion qui s’en est suivie, m’engagent à vous communiquer brièvement quatre cas analogues qui se sont présentés à différentes époques dans ma clientèle privée, et le moyen simple dont je me suis servi, et que j’ai appris a considérer comme le plus sûr parmi tous ceux auxquels on serait tenté de recourir en pareille occurrence.

Dans un premier cas, il, s’agissait d’un jeune homme d’une vingtaine d’années, qui n’av.ait pas d’antécédents hémophiliques, mais'qui était porteur d’une tumeur érectile veineuse souS-cutanée occupant la région zygomatique gauche. La dent arrachée était la troisième molaire gauche de la mâchoire supérieure ; les accidents hémorrhagiques dataient déjà depuis près de trois jours, et tous les moyens employés par le confrère appelé avant moi n’avaient réussi qu’à produire des arrêts momentanés. A en juger par l’état du malade et par ce qu’on nous raeontail, la perte de sang subie a dû être considérable ; les syncopes étaient fréquentes et, le danger de plus en plus imminent. Je pratiquai la cautérisation au fer rouge; l’écoulement s’arrêta; mais au bout de quelques instants, il recommença et il en fut de même après plusieurs cautérisations successives. Je résolus alors de recourir à la compression digitale; je la mis à exécution incontinent, en saisissant le rebord gingival entre le pouce et l’index et en serrant avec autant de force qu’il en fallait pour faire cesser les pulsations dont cette partie de la gencive était animée. Tant que mes doigts restèrent en place l’écoulement du sang ne reparut plus ; je fis alors appel au dévouement des parents, et sans avoir une grande confiance ni sur l’exactitude, avec laquelle ils exécuteraient la compression ni sur sa grande efficacité, je quittai le malade en leur recommandant de la continuer pendant toute la nuit en se relayant et de m’appeler eh cas de réapparition de l’hémorrhagie. Mes recommandations ont été ponctuellement exécutées, la compression fut continuée le

lendemain- d’une façon intermittente par précaution, et l’hémorrhagie s’arrêta définitivement.

Un second cas se rapporte à une demoiselle alors âgée d’une vingtaine d’années, bien réglée, d'une bonne santé habituelle et évidemment exemple de tout antécédent hémophilique. Chez elle, sans cause appréciable, quelquefois aux approches du flux menstruel et d’autres fois en dehors de celui-ci, après quelques phénomènes généraux de inolimen hémorrhagique, tels que frissonnements, pesanteur à la tête suivie de rougeur intense du visage, s’établissait spontanément une hémorrhagie gingivale qui avait atteint dans une de ces premières crises des proportions assez considérables pour alarmer les médecins et les parents; ce n’est qu’avec peine et par l’emploi d’une série de moyens susceptibles de détériorer les dents et les gencives qu’on parvenait à se rendre maître de l’hémorrhagie. La compression digitale exécutée de la manière simple que je viens de décrire, mise en usage par moi, réussit toujours au contraire à arrêter l’écoulement du sang. Toutes les fois que celui-ci se représentait, la compression était alors exécutée par un parent ou un ami de la famille qui s’y était exercé.

Dans l’intervalle des crises qui mettaient quelquefois des mois à se reproduire, on apercevait sur le rebord gingival postérieur droit de la mâchoire supérieure une petite tache rouge légèrement saillante; c’est par là que l’hémorrhagie s’établissait en commençant goutte ià goutte.

Les troisième et quatrième cas se rapportent, l’un à un paysan d’apparence robuste et de bonne santé, et l’autre à un jeune homme âgé de dix-neuf ans, frère de celui qui fait le sujet de la première observation, mais qui n’était pas porteur de tumeur érectile; chez ces deux sujets, l’hémorrhagie s’était établie à la suite de l’avulsion d’une dent de la. mâchoire supérieure, elle s’arrêta promptement par la compression digitale, après avoir fait subir aux malades une perte assez considérable jusqu’à mon arrivée.

Si simple que puisse paraître ce petit moyen, qui est à la portée de chacun, il nous inspire la plus grande confiance; et si nous tenons à le faire connaître, c’est que nous croyons qu’à cause de sa simplicité même on doit toujours commencer par là en pareille circonstance, ou en tout cas y revenir avant de se décider à entreprendre d’aussi graves opérations que la ligature de la carotide primitive ou de la carotide externe.

Dr Jules Galvani .

Athènes lo 12 juin 1870.

Si l’on prend la peine de poursuivre quelques-unes des observations où l’hémorrhagie de la gencive ou celle qui succède à l’extraction dentaire ont mis la vie des sujets en danger, même celles où on a eu recours à la ligature artérielle, on reconnaît que la compression digitale soutenue n’a pas été employée. Gomme il y a des exemples très-authentiques de mort par suite de telles hémorrhagies, il est important d’appeler l’attention sur les moyens qui ont le mieux réussi à les arrêter. Il faut ajouter seulement que les applications topiques astringentes (feuille de matico , gutta-percha mélangée de charpie (Magitot), charpie ou amadou imprégné de perchlorure de fer ou de teinture de noix de galle), réussissent

émissions sanguines étaient portées à un point qui nous stupéfie aujourd’hui. Traduit en latin par G. Sauvageon, ce petit livre a été inséré dans le Medicus officiosus (p. 538), avec deux annotations de la façon de Patin, annotations portant sur les chapitres xn et xiii. Il renchérit encore sùr les. louanges que Galien donne à la saignée, et il cite des exemples où lui, Patin, a tiré en une fois dix-sept bassins (pelvicula) de sang à un pauvre malade; un petit baby de deux à trois mois a été saigné; à un autre de cinq mois, on a tiré à chaque bras une once de sang, et il a été sauvé. Et Ton pourrait citer, ajoute le terrible saigneur, une infinité de cas semblables dans la populeuse ville de Paris...! Galien n’allait pas jusque-là, puisqu’il recommande de ne pas saigner avant l’àge de 14 ans.

XYI. — Traduction d'une lettre écrite en grec et adressée, par Guillaume Joly, à la Faculté de médecine de Paris. Parmi les médecins-poètes que l’ancienne Faculté de médecine de Paris a produits, Gérard Denisot tient un rang dis¬

tingué. Natif de Nogent-le-Rotrou, et fils de Nicolas Denisot, poète et peintre célèbre, il mourut en 1594, laissant parmi ses papiers une version élégante dès Aphorismes d’Hippocrate, en vers grecs et français. Plus tard, Guillaume Joly, avocat, le « vir optimus et antiquæ fldei » de Patin, s’étant rendu acquéreur de la bibliothèque de Denisot, y trouva ce poème, et s’empressa, sous le décanatde Guy Patin (1652), d’en faire don à la Faculté de médecine, en rehaussant le cadeau d’une lettre d’envoi en langue grecque. C’est cette lettre que Patin a traduite en latin, en enrichissant sa traduction de quelques notes, sur Gérard Denisot, notes puisées dans les Registres- Commentaires. C’est cette lettre enfin qui a été insérée, texte grec et latin en regard, dans les Divers opuscules tirez des Mémoires de M" Antoine Loysel..,, publiés par Claude Joly... Paris, 1656, in- 4, p. 622-624.

Ajoutons que les Aphorismes versifiés de Gérard Denisot ont été imprimés par son petit-fils, Jacques Denisot, en 1634. (Voy. notre Parnasse médical, p. 164.)

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toujours ou du moins n’ont jamais été vues inefficaces par des dentistes très-expérimentés, surtout en y ajoutant la compression exercée sur le topique mis en place. Les observations de notre honoré confrère d’Athènes ne disent pas explicitement si ces moyens avaient été mis en usage, et de quelle manière, sur les sujets dont il s’agit.

(La Rédaction.)

CONGRÈS SCIENTIFIQUES

Association française pour l'avancement «les sciences (W session), à Montpellier.

(Correspondance particulière de la Gazette hebdomaiiaihe.)

Section des sciences médicales.

(Fin. — Voyez le numéro 3(i.)

M. Lemoine (de Paris) annonce qu’on vient de découvrir et de capter, à Ripervillé (Alsace), des eaux minérales remarquables par leur richesse en fer et en manganèse.

— M. Villeneuve fils (de Marseille) communique un note sur mi cas de vaginite néo-membraneuse hémorrhagique. — Le fait intéressant de cette observation consiste dans la disparition spontanée du liquide hématique et dans la substitution d’une sérosité claire et limpide au liquide sanguin. L’auteur admet que les vaisseaux de la néo-membrane, après s’être ouverts, s’oblitèrent spontanément, et que, le liquide hématique se résorbant, la sérosité subsiste seule.

— M. Castail (de Montpellier) présente quelques considérations sur le traitement de la gravelle urinaire par les stigmates de maïs. — L’auteur pense que ce mode de traitement, beaucoup vanté dans ces derniers temps, est loin d’être nouveau. Depuis longtemps il l’emploie dans la gravelle urinaire et il en a toujours retiré de bons effets ; il administre l’infusion de stigmates de mats à la dose de quatre à cinq tasses à café par jour. M. Castan présente plusieurs gros graviers qui ont été expulsés à la suite de ce traitement. L’action des stigmates de maïs lui paraît être surtout anesthésique.

MM. Denucé (de Bordeaux), Pons (de Nérac), Queïral (de Marseille), ont souvent utilisé l’action des stigmates de maïs, dans des cas de gravelle urinaire, et n’ont eu qu’à s’en louer.

— M. François-Franck résume quelques recherches personnelles sur le trajet des nerfs accélérateurs du cœur entre

les centres nerveux et les plexus cardiaques. — Il insiste surtout sur ce point, que le passage de nerfs accélérateurs dans les nerfs, laryngés supérieurs (Schiff) n’est point susceptible d’une démonstration directe. Les filets des laryngés supérieurs sont des nerfs sensibles, aussi bien ceux qui remontent à l’intérieur du larynx, vers la muqueuse sus-glottique et l’épiglotte, que ceux qui descendent vers le récurrent par l’anastomose de Galien. L’auteur a développé ces faits dans une note récente à l’Académie des sciences (25 août'1879). Il considère comme démontré le trajet admis depuis les travaux de Legallois, W. Philip, Cl. Bernard, Ludwig et Cvon, Schmiedeberg, etc., c’est-à-dire le passage des nerfs accélérateurs du cœur par les filets sympathiques qui émanent de la moelle cervico-dorsale. Il a aussi vérifié l’exactitude de l’opinion soutenue autrefois d’une manière trop exclusive par Schiff et Moleschott, ramenée à sa valeur réelle por Rutherford et Schmiedeberg, que le tronc du pneumogastrique renferme des filets accélérateurs du cœur : certains procédés d’élimination permettent de mettre ces filets en évidence en supprimant l’action prépondérante des filets modérateurs contenus dans le tronc du pneumogastrique.

— M. Lannegrdce (de Montpellier) communique les résultats de ses recherches sur l'évolution des leucocytes. — Il n’admet pas la classification de M. Ilayem et distingue plusieurs phases dans l’évolution de ces éléments. Le leucocyte réduit à sa plus grande simplicité se compose uniquement d’une masse protoplasmique, sans qu’on y puisse démontrer l l’existence d’un noyau, soit par l’acide acétique, soit par le carmin, etc. : c’est là le leucocyte protoplasmique. Cet élément peut : 1“ se pourvoir d’un noyau: le leucocyte nucléé restant tel constitue le leucocyte cellulaire à protoplasma transparent; il peut proliférer soit par division (leucocyte à protoplasma granuleux), soit par bourgeonnement (leucocyte muriforme); 2° le même élément peut aussi donner naissance à des globules rouges par une série de modifications de son protoplasma.

— M. Arles (de Montpellier) lit une note sur un nouveau mode de terminaison des kystes du foie. — Une femme de soixante-dix-huit ans, présentant une tumeur volumineuse dans l’hypochondre droit, ayant eu des vomissements bilieux, de la fièvre, etc., expulsa un jour, par l’anus, une poche kystique analogue à celle d’un kyste hydatique. L’examen histologique n’a point révélé la présence de crochets d’échinocoques, mais la poche avait tous les caractères d’un acéphalocyste.

— M. Rougetia.it une communication sur la contractilité des capillaires. — Il a non-seulement constaté l’existence d’nne couche contractile, mais observé directement la contraction des capillaires, notamment dans la membrane hya-

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