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X. Arnozan

REVUE DES JOURNAUX

Corps etrangers du vagin ; occlusion intestinale ; application du forceps, par le docteur Baumel.

Il s’agit de deux femmes, âgées l’une de soixante ans et l’autre de quarante-neuf, qui s’étaient introduit dans le vagin d’énormes pelotons de fil de genêt enduits de cire jaune, dans le but de remédier à un prolapsus utérin. Le corps étranger fut supporté chez l’une pendant quinze ans, chez l’autre pendant huit années. Chose étonnante : la présence de ce pessaire n’empêchait pas le coït ni l’écoulement des menstrues. L’une de ces femmes devint enceinte, enleva le corps étranger pendant le travail et le replaça après la délivrance. Toutes deux supportèrent admirablement sa présence pendant des années, jusqu’à l’époque où elles furent prises subitement des symptômes les plus alarmants : douleurs hypogastriques, constipation, météorisme; vomissements sans état fébrile chez l’une des malades, l’autre étant atteinte déjà d’un érysipèle.

En l’absence de toute hernie dans les anneaux, l’auteur pratiqua le toucher vaginal et constata la présence du peloton de fil. Malgré tous ses efforts, il ne put le faire basculer avec les doigts, à cause de son volume et des adhérences qu’il avait contractées avec la muqueuse, épaissie et ulcérée par places. Il fallut recourir à l’emploi du forceps, afin d’arriver à un degré de dilatation suffisant pour le détacher. Grâce à l’application de cet instrument,, le docteur Baumel retira chez ces deux malades les corps étrangers, dans leur intégrité et sans fragmentation. L’un mesurait, sur son plus long diamètre, 205 millimètres de circonférence et 195 millimètres sur son diamètre opposé. L’autre, 20 centimètres de circonférence sur son plus grand diamètre et 198 millimètres sur son plus petit. Il n’y eut aucune déchirure, et les suites de l’opération furent très-simples.

Les accidents d’étranglement disparurent à l’aide de lavements, et l’état général redevint bientôt normal comme auparavant. Seulement le prolapsus utérin se reproduisit immédiatement chez la première, tandis que chez la seconde, dont l’utérus était en rétroflexion, les organes demeurèrent en place.

■L’auteur insiste avec raison sur les déformations subies par la matrice en contact avec ces pessaires d’un nouveau genre. L’organe, sans doute rétrofléchi à l’époque du pro¬

lapsus, a conservé après sa réduction cette position anormale, que la forme du peloton paraît avoir accusée davantage. Le col était porté en avant; la pression lente et soutenue, exercée d’arrière en avant sur sa lèvre postérieure, l’avait allongé aa détriment de la lèvre antérieure, qui s’était effacée progressivement et avait même fini par disparaître ; en sorte que l’orifice externe se trouvait dans la paroi antérieure du vagin, la lèvre postérieure seule coiffant le pessaire et se moulant exactement sur lui. Cette déformation paraît d’autant plus avoir cette origine que, chez la plus jeune des deux malades, la lèvre antérieure reprit sa forme naturelle quelque temps après l’opération. C’est pour obvier aux accidents de ce genre que l’on fait en sorte généralement que les pessaires ne soient pas en contact direct axec le col utérin, qu’ils ulcèrent et dont ils modifient la forme. (Montpellier médical, 6 juin 1879.)

Intoxication saturnine produite par la toile américaine employée pour couvrir les voitures d’enfants.

Depuis trois ans on se sert beaucoup en Allemagne, pour les enfants, de voitures d’osier protégées contre les intempéries par une capote qui se replie, faite en cuir américain et de teintes grises variées. - C’est surtout à Berlin et dans la Prusse rhénane que l’usage en est très-répandu.

On a dernièrement remarqué que de nombreux enfants, charriés dans ces véhicules présentèrent tous les symptômes d’une intoxication saturnine. La chaleur solaire paraît avoir exercé quelque influence sus l’éclosion des accidents, qui n’ont été signalés que dans le courant de juillet.

Le Bureau d’hygiène en prit occasion pour examiner des échantillons de l’étoffe suspecte de diverses provenances. La présence d’une forte proportion de plomb ayant été constatée dedans, on fit des analyses quantitatives, qui révélèrent l’effroyable proportion de 42,7 pour 100 de plomb métallique. D’un fragment de cuir américain, pesant 10 grammes, on put obtenir un grain de plomb de 4!>r,27. Il suffisait de brûler avec une allumette une bandelette de ce tissu pour en voir ruisseler les gouttelettes de plomb. Un échantillon de cette étoffe fut, le 24 juillet, exposé six heures durant à l’action directe des rayons solaires. Au bout de ce temps, le vernis qui la recouvre s’écaillait et commençait à se détacher. L’importance de celte découverte s’aggrave quand on réfléchit que ces véhicules servent aussi de berceaux pour beaucoup d’enfants.

Un chimiste de Genève vient également d’annoncer que ces étoffes vernies grises, employées dans la construction des voitures d’ènfants, renfermaient par décimètre carré lor,736 de céruse. Dans les toiles brunes, l’analyse n’a démontré que la présence d’ocres de différentes nuances. ( Journal de médecine de Bruxelles, avril 1879).

BIBLIOGRAPHIE

Traite pratique des maladies de l’utérus, des ovaires et des trompes, par M. le professeur Codrty; 3“ édition. — Paris, Asselin.

On accuse le public médical parisien de ne prêter qu’une attention médiocre aux livres que nous envoie la province. Pour être lu, il faut l’estampille de la Faculté ou de l’Académie, et volontiers on répéterait, avec l’israélite de l’Evangile : « Peut-il sortir quelque chose de bon de Nazareth? » Je ne sais si ce reproche est fondé; nous avons appris, il me semble, à connaître les hommes éminents de nos Facultés de province. M. Gourty du moins n’a point eu à souffrir de cet ostracisme, et son remarquable Traité des maladies de

U Novembre 1879 GAZETTE HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE — N° 46 — 739

l'utérus, devenu classique parmi nous, atteint cette année sa troisième édition. Du reste, ce succès magnifique profite singulièrement au public : l’auteur, dans ces refontes successives, améliore son œuvre; il la complète de tous les travaux nouveaux qu’on accumule sur la matière, et la rectifie grâce aux leçons que donnent une longue pratique et une expérience plus vieille chaque jour.

M. Courty ne nous offre, pour l’heure, que la première moitié’de son livre. Elle débute par une centaine de pages d’un texte compact sur l’anatomie, la physiologie et la tératologie de l’utérus et de ses annexes. Les découvertes les plus récentes y trouvent. place; les faits et les observations abondent et l’exposé est complet. Peut-être les détails y sont-ils trop serrés et toulfus, car l’esprit se fatigue, même de la richesse. Heureux, mais bien rares, les livres qui méritent un tel reproche !

M. Courty aborde ensuite le diagnostic des maladies utérines en général, les signes de présomption locaux et généraux, les signes de certitude fournis par la palpation, le toucher, l’examen au spéculum, le cathétérisme utérin; puis il expose, dans une troisième section, le traitement, les indications à remplir, les diverses méthodes et les diverses médications. On sait combien sont délicates ces descriptions d’ensemble ; le tableau souvent manque de précision et de relief ; les traits en paraissent vagues, otiligés qu’ils sont de s’appliquer à tant d’affections différentes. Mais avec notre auteur on doit quitter tout souci, et il faut voir avec quel rare bonheur il a su éviter cet écueil.

La deuxième partie est d’un intérêt plus immédiat encore : elle a trait aux maladies utérines en particulier, et s’occupe d’abord des altérations des fonctions ; la menstruation, son évolution normale, les troubles qui peuvent survenir Les aménorrhées, la rétention du (lux, la déviation des règles et les différentes variétés de dysménorrhées, sont décrites avec toute l’ampleur, que, réclament des affections d'une telle importance.

Nous ne saurions trop recommander la série de chapitres relatifs aux changements de situation : déplacements, déviations, flexions et inversions, maladies dont la plupart ont été si longtemps mal étudiées en France et qui restent souvent méconnues. Nous aurions voulu, par un résumé rapide, en faire profiter nos lecteurs; mais nous avons promptement reconnu l’impossibilité d’une semblable tentative, car il s’agit de monographies véritables où l’auteur sème à chaque pas ses vues originales et ses observations personnelles. Il faudrait plusieurs articles et une place dont nous ne disposons pas.

Mais du moins nous pouvons conseiller vivement à ceux qui ne connaissent pas le traité de M. Courty de le lire et de le méditer; à ceux qui ont les éditions précédentes, de relire la nouvelle, surtout les articlesHêtewfiou duflux menstruel; Dysménorrhée mécanique ; Déviations; Flexions; Rêtroflexion, son traitement palliatif, sa cure radicale. M. Courty n’est pas un auteur avec lequel les hommes à bibliothèques peuvent dormir en paix : les éditions se suivent [et (ne se ressemblent pas, et qui possède la première n’est pas dispensé pour cela de se procurer la troisième.

Paul Reclus.

Index bibliographique.

De la. dyspnée nerveuse des néphrites. Etat des gaz du sang chez les urémiques, par M. Emile Ortillé. In-8 de HO pages. — Lille, 1878, L. Danel.

Le travail de M. Ortillé est marqué au coin d’une étude scientifique véritable. La partie climque et la partie expérimentale montrent l’une comme l’autre un esprit critique sérieux. Nous donnerons le résumé laconique de ses recherches, tout en regrettant que la place nous oblige a ne pas en reproduire certains details.

L’auteur commence par établir que toute cause de ligature ou obstruction qui entrave la sécrétion rénale entraîne la mort dans un temps variable, mais toujours court. Il se fait alors dans le sang une accumulation des produits que devraient excréter les reins, et par suite un état pathologique complexe qu’on désigne sous le nom d’urémie. Dans ces conditions, la proportion des gaz ordinaires du sang n’est pas notablement changée ; loin de diminuer, comme on pourrait s’y attendre, elle paraît au contraire augmenter. Le sang n’a nullement les caractères du sang asphyxique ; sa capacité respiratoire n’est pas sensiblement diminuée, et si, dans de telles conditions, la dyspnée survient, elle ne peut nullement être rapportée à une modification dans la quantité des gaz du sang. Cependant, si l’oblitération des ureteres dure depuis quelques jours, il peut arriver qu’une grande quantité d’ammoniaque s’accumule dans le sang; mais, pour que ce fait se produise, il faut que ce gaz soit aussi en quantité considérable dans le tube digestif. Cependant, il peut arriver que l’ammoniaque existe dans le tube digestif sans qu’il y en ait dans le sang. Il paraît, en effet, démontré que la décomposition de l’urée en carbonate d’ammoniaque ne se fait pas dans le sang, mais dans le tube digestif, d’où il est ensuite reabsorbé. Rien n’autorise à admettre que les symptômes de l’urémie soient dus à la rétention de tel ou tel principe dans le sang. Tous ces produits s’accumulant dans le sang et dans les tissus produisent une véritable déchéance, et l’auteur conclut ainsi : « Le terme d’empoisonnement urémique nous parait impropre, mal justifié au point de vue physiologique. L’urémie n’est pas un empoisonnement, mais une cachexie, a

VARIÉTÉS

Le bégaiement de Démosthène. Rectification. — M. le docteur Peyrusson, médecin à Cette (Hérault), nous écrit pour rectifier ce que nous avions dit en parlant du bégaiement de Démosthène. Nous nous étions appuyé sur les recherches de Guillaume, et nous avions parcouru nous-même le texte de Plutarque, le Thésaurus de Henri Etienne et quelques traductions sans trouver mention de la maladie dont avait été atteint, au dire de Cicéron, l’orateur grec, ni surtout du traitement qu’il avait essayé pour se guérir. M. le docteur Peyrusson a été plus heureux, et il nous envoie un texte très-précis que, sur ses indications, nous avons retrouvé (Plutarque, Vie de Démosthène, ch. xi). En voici la traduction littérale : î Démétrius de Phalère raconte avoir entendu dire à Déinosthène lui-même, déjà vieux, qu’il avait combattu le défaut de clarté et le bégaiement de sa voix, et qu’il articulait en mettant dans sa bouche des petits cailloux et prononçant en même temps des tirades, a Démétrius de PJialère étant un orateur et un homme d’Etat dont la jeunesse coïncide avec la vieillesse de Démosthène, ce document a une valeur réelle. Mais nous serions curieux d’entendre un discours prononcé de la sorte, et nous ne recommandons guère ce mode de traitement aux bègues à venir.

Diplômes étrangers. — Dans la séance du 25 octobre de l’Académie de médecine de Belgique, M. Warlomont a donné lecture de la note suivante, qu’il a reçue de M. Jacques Syton, de l’Université vraie de Philadelphie : « Il y a à Philadelphie une institution profondément discréditée, qui a prisle nom d’ Université américaine de Philadelphie. Cette institution fait le trafic de diplômes, dont la plupart se vendent en Europe. En Amérique, le commerce ne va plus, car la mèche est éventée; mais, en Europe, il continue à aller très-bien. — Il y a quelques années, la commission législative de l’Etat de Pensylvanie a porté un décret enlevant la licence à cette exploitation; mais, par suite d’un vice de forme ( technical defect), cet arrêt n’a pu sortir ses effets. Cette institution continue à exister et à violer cette décision en faisant un trafic de diplômes. A sa tête se trouve le docteur Buchanan, bien connu en Europe par les circulaires et les annonces qu’il a fait répandre à profusion.

D’un autre côté, nous recevons de M. le docteur P... (de Paris) une lettre dans laquelle cet honorable confrère nous incite à ne pas laisser tomber l’opposition que nous avons toujours faite à l’exercice de la médecine en France, dans les conditions actuelles, pour des médecins étrangers.

« Depuis plusieurs années surtout, dit-il, un nombre sans cesse croissant de soi-disant médecins, parmi lesquels les Américains sont en majorité, se sont établis en France : à Paris, à Nice, et

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ailleurs, choisissant de préférence les endroits par lesquels passent des milliers de riches voyageurs.

» Cespraticiens ont obtenu, par des moyens plus ou'moins dignes et sur lesquels nous ne voulons pas nous appesantir, l’autorisation d’exercer en France; d’aucuns se sont passés de cette permission; ils ne l’auraient obtenue, du reste, dans aucun pays de l’Europe civilisée, si ce n’est peut-être en France, où la liberté en celte rave matière est poussée jusqu’à la licence, au grand détriment e la moralité de la profession médicale, de la juste sanction des études médicales et de l’intérêt même des malades...

» La facilité avec laquelle certaines Facultés étrangères (ou soidisant telles) délivrent, contre remboursement, les diplômes de médecin n’est plus un secret pour personne. On en vend aux Etats- Unis, en Allemagne (de provenance américaine) etàl’ile de Jersey. D’un autre côté, la réciprocité n’existe pas, même pour les diplômes français, comme vous l’avez si bien constaté dans un précédent article, publié il y a environ huit mois, à propos de la loi Roger-Marvaise. Les pays étrangers, à quelques rares exceptions près, exigent que tout médecin subisse les examens auxquels sont astreints leurs nationaux. En Angleterre, il y a une amende de 20 livres sterling contre tout médecin, eût-il le diplôme de la Faculté de médecine de Paris, qui s’aviserait de faire une seule ordonnance sans avoir préalablement subi les examens exigés dans les universités nationales.

t La loi sur l’exercice de la médecine en France doit donc être révisée dans le plus bref délai possible. »

Celte dërnière conclusion de l’auteur ne sera contestée par personne.

Faculté de médecine de Paris. — M. Chantreuil, agrégé, commencera le cours auxiliaire d’accouchement le mercredi 12 novembre, à cinq heures (petit amphithéâtre), et le continuera les vendredis, lundis et mercredis suivants, à la même heure. — M. Chantreuil étudiera particulièrement, cette année, la dystocie, les opérations et les manœuvres.

Hospice de la Salpêtrière. — M. Charcot recommencera ses conférences cliniques le samedi 16 novembre à neuf heures et demie, dans l’amphithéâtre que vient de construire l’administration de l’Assistance publique. Des cartes spéciales seront délivrées aux bureaux de la direction de l’hospice, sur la présentation des feuilles d’inscription, et des cartes d’étudiant et de docteur de médecine.

Hôpital Saint-Louis. — M. le docteur Hillairet, médecin de l’hôpital Saint-Louis, membre de l’Académie de médecine, recommencera ses leçons le jeudi 1 8 novembre, à neuf heures, elles continuera tous les jeudis, à la même heure. Il traitera de la pathologie générale de la peau.

Ecole pratique. — Cours de physiologie. — M. François-Franck commencera ses leçons de physiologie, à l’Ecole pratique, le samedi 15 courant à huit heures du soir, et les continuera les samedis suivants à la même heure. Il traitera de la circulation de la respiration et du système nerveux. Les leçons seront accompagnées des principales expériences de démonstration.

Maladies des yeux. — Le docteur Galezowski commencera ce cours à'l’Ecole pratique, amphithéâtre n° 1, le lundi 17 novembre, à huit heures du soir, et il le continuera les vendredis et les lundis suivants, à la même heure. Ce cours comprendra : 1° le rôle de l’ophthalmoscope dans le diagnostic des maladies cérébro-spinales, cardiaques et constitutionnelles; 2° la thérapeutique dans les affections intra-oculaires.

Thérapeutique appliquée . — Le docteur Galippe commencera ce cours samedi 15 courant à six heures, et le continuera les jeudis et samedis à la même heure.

École pratique. — Les exercices pratiques de dissection commenceront le 15 novembre prochain, dans les pavillons qui viennent d’être édifiés dans les bâtiments de l’ancien collège Rollin. L’Ecole pratique provisoire pourra contenir 640 élèves dans ses huit pavillons, dont un des plus spacieux est réservé aux professeurs libres. L’ancienne Ecole pratique n’en pouvait recevoir ç[ue 550.

Ecole de médecine de Reims. — M. Valser (Alfred), né le 18 février 1837, à Châlons-sur-Marne, pharmacien de première classe, est institué suppléant des chaires de chimie et de pharmacie, pour une période de neuf années.

Concours. — Par arrêtés en date du 7 novembre 1879, le ministre de l’instruction publique et des beaux-arts a décidé que des concours seraient ouverts, savoir: le 26 mai 1880, à l’Ecole préparatoire de médecine et de pharmacie d’Artm, pour un emploi de suppléant de chef des travaux chimiques ; — le 16 mai 1880, à la meme Ecole, pour un emploi de suppléant des chaires de chimie, pharmacie, matière médicale et histoire naturelle ; — le 16 mai 1880, à l’Ecole préparatoire de Tours, pour un emploi de suppléant des chaires de pharmacie et de matière médicale; — le 19 mai 1880, à l’Ecole préparatoire de Limoges, pour un emploi de chef des travaux anatomiques ; — le 19 mai 1880, à l’Ecole de Grenoble, pour un emploi de suppléant des chaires de médecine; — le 26 mai 1880, à la même Ecole, pour un emploi de suppléant des chaires de chirurgie.

Les registres d’inscriptions seront clos un mois avant l’ouverture de ces concours.

Société médicale des Bureaux de bienfaisance. — La Société médicale des Bureaux de bienfaisance reprendra ses séances, mercredi 1 2 novembre, à huit heures précises du soir, à V administration de l’Assistance publique. — Ordre du jour : 1“ Rapport de M. Dromain sur la candidature de M. Fèvre. 2° Constitution médicale du mois d’octobre. Policlinique. 3° De l’assistance privée dans l’assistance publique, par M. Mallez. 4° De la laryngite syphilitique, par M. Cadier.

Une femme pharmacien. — Une dame Gaillard, de Narbonne, a été reçue, samedi, « pharmacieu », après un brillant examen. C’est un fait qui ne s’était jamais produit à l’Ecole de médecine de Toulouse.

État sanitaire de la ville de Paris :

Du 30 octobre au 6 novembre 1879, on a constaté 913 décès, savoir:

Fièvre typhoïde, 19. — Rougeole, 9. — Scarlatine, 3. Variole, 15. — Croup, 17. — Angine couenneuse, 17. — Bronchite, 31. — Pneumonie, 61. — Diarrhée cholériforme des jeunes enfants, 27. — Choléra nostras, 0. — Dyssenterie, 4. — Affections puerpérales, 6. — Erysipèle, 4. — Autres affections aiguës, 242. — Affections chroniques, 399 (dont 165 dues à la phthisie pulmonaire). — Affections chirurgicales, 36. — Causes accidentelles, 23.

SOMMAIRE. — Paris.' Société médico-psychologique : Des rapports cuire ln syphilis et la paralysie générale. — Travaux originaux. Thérapeutique : Traitoment de la fièvre intcrniittcnlu par la pilocarpinc. — Clinique chirurgicale : De la périostite externe chronique. — Correspondance. Alimentation par lavements do pancréas et de viande. — L’analgésie thérapeutique locale par irritation do la région similaire du côté opposé. — Sociétés savantes. Académie des sciences.

— Académie de médecine. — Société de chirurgie. — Société de biologie. — Revue des JOURNAUX. Corps étrangers du vagin; occlusion intestinale; application du forceps. — Intoxication saturnine produite par la toile américaine employée pour couvrir les voitures d’enfants. — Bibliographie. Traité pratique des maladies de l’utérus, dos ovaires et des trompes. — Index bibliographique.

— Variétés. Le bégaiement de Démosthèno. — Diplômes étrangers. — Feuilleton. Quelques thèses A imago exposées momentanément dans les salles d’examens de l’École do médecine de Paris.

G. Masson, Propriétaire-Gérant.

OUVRAGES DÉPOSÉS AU BUREAU DU JOURNAL

Trailé des maladies du système nerveux, comprenant les maladies du cerveau, les maladies de la moelle et de scs enveloppes, les affections cérébro-spinales, les maladies du système nerveux périphérique et les maladies toxiques du système nerveux, par W. Hammond; traduction augmentée de notes et d'un appendice, par le docteur F. Labadie-La grave. 1 vol. in-8 de xxiv-1280 pages, avec 116 ligures intercalées dans le texte. Paris, 1879, J.-B. Baillière et fils. Cartonné. 22 fr.

Traité clinique dcè affections de Vuiérus et de ses annexes, par le docteur Martineau. 2° partie, Pathologie spéciale. 1 vol. gr. in-8. Paris, Germer Baillière etCla. 8 fr.

L'ouvrage complot, lr« et 2° parties réunies. 14 fr.

VlNGt-SIXIÈMÉ ANNÉE

21 Novembre 1879

Comité de rédaction : A. DECHAMBRE, ■président ; BLACHEZ, DIEULAFOY, A. HÉNOCQUE, L. LEREBOULLET, A. -H. MARCHAND

Adresser tout ce qui concerne la rédaction au siège du Comité, chez M. Dechambre, 91, rue de Lille (avant le mardi de préférence).

Paris, 20 novembre 1879.

Un nouveau traitement de la phthisie pulmonaire. —

Académie des sciences : Le daltonisme. — Analgésie

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