‹ Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgieChapitre 29 sur 249 · GRAPHIE. L · texte numérisé non relu

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Vingt-sixième année

14 Février' 1 $7 9

Comité de rédaction : fl. DECHAMBRE, président; BLACHEZ, DIEULAFOY, A. HÉNOCQUE, L. LEREBOULLeï, A.-H. MARCHAND.

Adresser tout ce qui concerne là rédaction au- siège du Comité, chez M. Dechambre, 91, rue de Lille (avant le mardi de préférence)

Paris, 13 février 1879.

LA PESTE DE 1879. — OSTÉOMYÉLITE ET SEPTICÉMIE.

La peste de 1890.

Le Journal officiel du 6 février publie une note très-nettement rédigée qui est un véritable exposé de la question.

■ Voici le sens de cette note.

Contre une invasion par notre frontière territoriale de l’Est, nous devons être rassurés d’une manière à peu près certaine par l’alliance sanitaire de l’Allemagne èt de l’Autriche, que le fléau devrait traverser avant d’arriver jusqu’à nous, et qui prennent les plus grandes précautions pour protéger leurs propres frontières. Quant à l’invasion par nos ports de mer, et spécialement par Marseille,' le gouvernement a déjà prescrit les mesures. prophylactiques nécessaires.

Ces mesures suffiront-elles, ainsi que cela serait à désirer, à empêcher le fléau d’arriver jusqu’à nôûs ? On le saura bientôt. Quand les gouvernements ont fait le nécessaire pour prévenir une calamité publique, les peuples ne peuvent plus des; accuser, si le malheur arrive. Il existe en biologie et en morale des maux qui déjouent toutes-les prévisions. Du reste les espérances favorables de la note de \’ Officiel ne sont nullement irrationnelles.

En attendant les événements, examinons au point de vue médical la situation présente, et demandons-nous :

1° Quel est le fléau qui nous menace;

2° Par quelles précautions nous devons chercher à nous en garantir;

. 3° Si nous devons compter d’une manière absolue sur l’efficacité de ces précautions.

FEUILLETON

Le nouveau règlement concernant la police des mœurs à Paris

Les journaux politiques se sont beaucoup occupés pendant ces dernières années de la police des mœurs. Gomme toujours, on a dirigé des attaques violentes contre le système actuel; on s’est récrié contre les pouvoirs attribués à un certain nombre d’agents qui avaient, selon l’expression d’un de nos confrères de la presse extra-médicale, « le droit d’arrêter et de livrer aux horreurs d’un examen médical toutes les filles ou femmes qui se hasardaient à sortir seules à une certaine heure de la soirée. » On citait, à l’appui de cette assertion, des faits nombreux. Telle personne-, connue comme très-honorable dans le monde artistique, avait été arrêtée par Un agent de là police des mœurs' et privée dé sa’libérté pendant quarante- 2° Série, T. XVI.

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