‹ Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgieChapitre 6 sur 249 · L. Lereboullet · texte numérisé non relu

L. Lereboullet

Index bibliographique.

ÉTUDE CLINlftUË SUR LES PARALYSIES HYSTÉRIQUES DES QUATRE membres, par M. le docteur Gabriel Chevallier. In-8 de 100 pages. — Paris, 1878. V. Adrien Delahaye et C*'.

C’est avec raison que l’auteur insiste sur l’influence des maladies antérieures dans la genèse des accidents hystériques et notamment des paralysies; cest là un fait clinique bien connu : ainsi un simple embarras gastrique, l’on voit reparaître ou devenir plus fréquentes l’hystérie et même l’épilepsie.

D’après M. Chevallier, les caractères propres à la paralysie hystérique des quatre membres sont de deux ordres : 1° ceux qui tiennent à l’akinésie, par exemple la variabilité d’intensité entre les divers segments des membres, la prédominance ordinaire à gauche, la mobilité, la diminution de température ; 2” les phénomènes concomitants. Tous ces points sont étudiés en détail et appuyés d’observations concluantes.

Un autre chapitre, qui ne manque pas d’intérêt, est celui consacré au diagnostic différentiel avec les paralysies liées à des

affections cérébrales ou à des maladies de la moelle, avec les paralysies sans causes organiques connues, mais qui ne peuvent pas être mises sur le compte de l’hystérie. En résumé, on trouvera dans cette thèse des documents utiles.

Considérations sur l’utilité et le rôle de la méthode en médecine, parM. le docteur Adolphe DuviviER.In-8 de 120 pages. — Paris, 1878. V. Adrien Delahaye et Ci0.

Mémoire purement philosophique tendant à démontrer : 1° que la médecine est une science véritable à laquelle peut s’appliquer la méthode qu’on emploie avec succès dans les sciences physiques ; 2° que la médecine, en tant que pratique, doit être soumise aux lois morales.

On pourrait publier bien des travaux de ce genre sans faire avancer la science. Raisonner à priori dans une science d’observation, soumettre à des règles, à des axiomes admis en principe une étude aussi variable que celle de l’homme malade, voilà le travail du docteur Adolphe Duvivier. Que les médecins voient ce qu’ils ont à y prendre.

Mémoire sur les ulcérations virulentes des organes génitaux, par M. le docteur Charles Mauriac. In-8 de 100 pages. — Paris, 1878. V. Adrien Delahaye et Cie.

Quiconque a eu l’occasion de voir beaucoup d’ulcérations des organes génitaux, et surtout du gland, se rendra facilement compte des difficultés qu’on éprouve à en spécifier la nature : en effet, il n’est pas seulement souvent presque impossible d’aflirmer dès le début quelle est la nature d’un chancre, mais bien plus, maintes fois, l’on ne peut affirmer qu’on est en présence d’un chancre ou d’une ulcération à laquelle ce nom, dans son sens généralement accepté, ne saurait être imposé. Placé au centre même deces cas, M. le docteur Mauriac a rendu un véritable service en résumant dans un court mémoire les signes qui permettent d’éviter une erreur de diagnostic souvent très-préjudiciable au malade. L’auteur a étudié successivement : les affections furonculeuses acnéiformes, anthracoïdes du gland; les abcès virulents du pénis ; les ulcères non virulents. Nous ne pouvons, même sommairement, indiquer le diagnostic; aussi renvoyons-nous au mémoire que nous sommes heureux de signaler.

Contribution a l’étude de l’action physiologique du chloral

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