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MÉDAILLES ACCORDÉES A MH. LES MÉDECINS-INSPECTEURS DES

EAUX MINÉRALES. — L'Académie a proposé, et M. le ministre du commerce a bien voulu accorder, pour le service des eaux minérales, pendant l'année 1882 :

1° Médaille d'or: à H. Edmond Willm, professeur à la Faculté des sciences de Lille, pour ses Dombrenses et savantes analyses d" eaux minérales.

â' Médailles d'argent : & MH. les inspecteurs des eaux Coij^iiard, de Cussel ; Collin, de Saint- Honore ; Dupourqué, de Salies de Béara.

3* Des rappels de médaille d'argent : à MM. les inspecteurs des eaux Bouyer, de Cauterets ; Laissus, de Satins-Moutîers ; Philbert, de Brides.

4" Médailles de bronze : à MM. les docteurs Lafossc, de Vais ; Mabboux, médecin-mïyor, de Bourbonne-les-Bains.

5' Rappel de médaiUe de bronze: à M. le docteur Souligoux, de Vicby.

Prix et médailles accordés a mh. les médecins vaccfnateurs POUR LE SEBviCE DE LA VACCINE EN I8K2. — i/Acadéinie a proposé, et M. le ministre du commerce a hieu voulu accorder ;

!• De partager te prix de 1500 francs entre : MM. les docteurs AuBERT, médecin-major de 2° classe au âS* régiment de ligne ; CONNENGE, à Paris; Salle, médecin aide-major au 25» régiment d'artillerie, à Ch&lons-sur-Marne (Mann:).

Happct d'un prix de 500 francs obleiiu en 1881 par M. le docleur Petit (René), médecin aide-major de 1" classe, à Zemmorafa (Algérie). — Deuxième mémbirc très court, mais substantiel et très mléressant, où l'on retrouve encore une fois démontrée, de la façon la plus péremptoire, la possibilité d'arrdter sur place une épidémie de variole par des vaccinations et des revaccinalions en masse faites en très peu de temps.

f D'attribuer les quatre médailles d'or à: M. le docteur Caritpnc, médecin-major de classe au il* régiment de ligne, à Sainl Malo (llle-et- Vilaine); M"'veuveUamemme, sage-femme, & Saint-L4 {Hanche); M. le docteur Unon, médecin aide-major de |r« classe, à Tiaret (Algérie); H"* Thuillière, sage-femme i Auch (Gers).

3° Cent médailles d'argent aux vaccinaieurs dont les noms suivent et qui se sont fait remarc^uer, les uns par le grand nombre de vaccinations qu'ils ont pratiquées, les autres par des observations ou mémoires qu'ils ont adressés à TAcadémie : MM. Alquié, Augé, M"» veuve Bachelier, MM. Bardy, Barrion, M"*' Belloque, Béranger, MM. Bergeral, Bernard, Bernard, Besnier (Jules), M-^o Bézard-Lechesne, MM. Blanc, Blockberger, M'^ Boulanger, Boutiron, MM. Bouzol, Bricard, H"" Bunoz, Buretlier, MM. Carpentier-Méricourt (fils), Gaury, M™ Cayre, Cazalas, Charlon, ChartoQ, MM. Chenet, CoifSer, M*"* Colas, Cote, M. Conrteneuve, H*^' Dangey (Marie), Daviu, Uevieune, MM. Dugat, Fannechon^ Fau, veuve Faure, MM. Forgeot. Frilet. Gagey. M— Gaillard, Gaumondie, M. Genïn, H"** Guernet, Uanon (Henri), Hindermeyer, MM. Huguet, Imberl, Jacauard, Jacques, Jeanbernat, Jonquet, Josset, Lapirde, Lallemana, H"* Larre, M. Lebault H"" Le Bîoaz, M. Lecoq, M"" Legendre, Léger. MM. Léger, Letièvre, Le Royer, LIteureux, de Lignerolles, M^"'* Hadec, Massol, M. Messier, M"" Micliol, Miedzychowska, H"'Morin,M. Nègre, M"' Otlaviani, MM. Panis, Passano, Pons du Vissac, M"** Provost, veuve Quéva, M. Radou, M"" Baux, MM. Rey-iSscudier, Richard (Paul), H- Ri-

Saull (née Labbé), MM. Roux, Ruelle, M"* Sage, U. Sellefranqoe, Savary, Saunier, MM. Seraphini, Tachard (E.), Terirais» M-" Uhlltron, Uxols, MM. Velten. Véron (Louis), H»' Vigneron, veuve Werner.

(A tuiore.)

Société de fclttl«Ble.

SÉANCE DV Iti MAI i88â. — PRÉSIDENCE DE H. HANOT, VICE- PRÉSIDENT.

TranaionaattondaHing d'cdsean dmi I— Tai— «aiue da mammllèr— ;

M. Brown-Sèqnard. — Etaotxodw tmpolarl—W— : M. d'Anonval.

— Vettlgaa des oondaitt de Woltf ohas la femme i H. Bablarre. — ' Sur le màoaal(iae phobique : M. F6r*. — Zdls dlrradlatlon dea

réflexe* normaux: M. Hendelwolm.

H. Broicn-Séquardy revenant sur sa précédente comma-

nication, insiste sur le mode de transformation des globules de sang d'oiseau dans les vaisseaux de mammifères morts ; il montre que les globules d'oiseau subissent une série de modifications que le microscope permet de constater et qui sont surtout appréciables dans les veines mésaralques. (les modifications impliquent la persistance de l'activité des parois des vaisseaux ; elles ne se produisent pas en dehors de l'organisme, en présence de 1 eau, du sulfate de soude, etc. La disparition du sang d'oiseau injecté dans les veines de mammifères ne résulte pas d'une exlravasation accidentellement produite dans les tissus, car ce n'est que par exception qu*oii trouve des ruptures vasculaires, des infarctus.

— M. d'Arsonval montre à la Société les électrodes iinpolarisables solides au chlorure d'argent dont il a parlé dans la précédente séance. Ses expériences le conduisent à admettre avec du Bois Raymond et contrairement à Hermann, que les courants préexistent dans l'erganisme et ne résulteut point de la formalion accidentelle de sources électriques provenant d'actions chimiques étrangères à l'individu.

— M. Debierre considère les culs-de-sac qui s'ouvrent chez la femme de chaque côté de l'orifice veslibulaîre du canal uréthral comme des vestiges des conduits de Wolff. Ces canaux persisteraient chez la femme à leurs deux extrémités, dans le tube qui reçoit les canaux efférents de ftoseninûller et dans la portion qui est l'hoaiologue des canaux éjaculateurs.

— M. Féré termine la série de ses communications sur « la mécanique psychique», en examinant l'influence des excitations olfactives et des excitations viscérales sur les fondions

cérébrales. Il arrive à cette conclusion générale que les fonctions psycho-physiologiques se réduisent à un travail mécanique.

— M. Mettdelssohn dépose une note sufTîtcailùlûmTd^ réflexes normaux, c'est-à-dire W'M49tëKqlAotiSpmd[^

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par les excitations minima; cette irradiation nécessite l'intégrité absolue de la partie supérieure de la moelle à la hauteur dei/2 à 1 millimètre au-dessous du calamus scriptorius. C'est oar cette région que passent les réflexes avant de s'irradier dîaos Torganisme. Un réflexe normal ne prend donc pas forcément le chemin le plus court; au contraire, il semble avoir une tendance A parcourir la voie la plus longue, qui paraît être sa voie habituelle.

— A cinq heures et demie la Société se forme en comité secret pour entendre la lecture du rapport sur les candidats à une place de membre titulaire.

BfiAIfCE DU 13 MAI 1885. — PRÉSIDENCE DE H. DUKOHHE.

Aoddanta d'iodlmie produiU par l'iodnre de potaasima (DIscobbIou : m. Patlt. BaUopean, G. Pavl. Fftrtol. Gampardon. E. Laltbè). — Alcaloïde de l'Aooroe de ■ Bonkoaplre * : H. Patlt. — Bphygmographe da Sodgeom : H. Dupont. — Éleotlona.

A Voccasion du procès-verbal de la précédente séance, H. Petit fait remarquer que le titrage de 92 pour 100 d'iodure pur, signalé par M. vigier dans le produit commercial, est inférieur au titre réel, oui est d'environ 97 pour 100 ; il pense que cette différence dans le résultat des analyses lient à ce que H. Vigier a empli^é l'ancien procédé qui est défectueux, et donne instamment un chiffre inférieur à celui du dosage exact : Terreur est d'environ 5 pour 100. Lorsque l'iodure de potassium du commerce renfermeune quantité d iodate appréciable, il est toujours refusé- parles pharmaciens.

U. Hatlopeau croit intéressant de signaler quelques accidents rares produits par l'intoxicarion lodique. Non seulement on observe des hémorrhagie cutanées, sous forme de purpura, mais quelquefois aussi des hémorrhagies viscérales. Ghes un individu syphilitiaue, qui prenait depuis de longues années des doses élevées d'iodure de potassium, variant de 6 à 10 grammes, sans en éprouver d'autre inconvénient que des taches purpuriques aisséminées, survint un jour, brusquement, un étourdissement accompagné d'hémiplégie droite incomplète, qui disparut bientèt sans laisser de traces après cessation du traitement par l'iodure. Cet accident ne parait pas pouvoir être attribué à la syphilis, mais semble avoir été le résultat d'une petite hémorrhagie cérébrale de inème origine que le purpura cutané. Ce malade a, depuis lors, recommencé k ingérer des doses asseï fortes d'iodure et, chaque fois qu'il a recours à ce médicament, il voit apparaître sur ses jambes des nodosités sous-cutanées, du volume d'un haricot environ, qui s'accompagnent de rougeur à la peau et durent de huit à dix jours, il est évident que cet individu présente une prédisposilicm particulière, mais les accidents sont nettement en rapport avec l'usage de la préparatioaiodurée. M. Hallopeau a, antérieurement, signalé des éruptions huileuses pemphigoldes dues à la même cause.

M. C. Paul a observé des épistaxis et une sorte de cachexie alcaline, avec pâleur et bounissure transparente de la peau, chez un malade eczémateux et syphilitique auquel on avait administré 20 grammes d'iodure par jour. — 11 a prescrit dernièrement riodure de potassium, sans aucun succès, à une dame de cinquante-six ans qui, après avoir souffert de migraines violenies, présente chaque année, au printemps, des phénomènes d'atoniê portant sur quelque appareil; ce fut d'abord une bronchite rebelle, puis une diarrhée intestinale; l'an dernier, c'était une sorte de paraplégie; enfin, cette année, il s'agit d'une perte complète de Vodoral et du goût qui persiste depuis deux mois environ, sans modification appréciable. L'écoulement nasal s'est produit sous l'influence

de l'iodure, mais sans amener d'amélioration. Le diagnostic d'une semblable affection, ainsi aue les indications thérapeutiques, semblent asseï difficiles à établir de façon certaine.

M. Féréol demande si cette malade se teint les chereux, car il se souvient d'avoir observé autrefois la perte du goflt

et de l'odorat chez une dame &gée qui avait recours k une teinture renfermant un compose plombique. Aucune antre cause du phénomène ne put être découverte, et cette dame succomba quelque temps après à des accidents d'encéphalopathie saturnine. Les symptômes d'atonie ou de paralysie observés par M. C. Paul chez sa malade s'accorderaient assez bien d'ailleurs, par suite de la variabilité de leur siège, avec l'hypothèse d'une intoxication ou de Thystérie.

M. C. Paul n'a constaté aucun autre signe quelconque d'hystérie chez sa malade. Elle a été, à diverses reprises, examinée pnr M. Ladreit de Lacharrière, qui n'a découvert aucune lésion matérielle ou fonctionnelle de l'organe de l'ouïe.

M. Catnpardon a donné ses soins à un malade chez lequel ï'iodure oe potassium n'a pu être toléré à aucune dose, quelque minime qu'elle fût II prescrivit le médicament k la dose de 8 centigrammes par cuillerées à café, renfermant chacune 1 centigramme d iodiire, mais toigours se montrérent des vomituritions aqueuses répétées, un écoulement nasal abondant et une cépnala^e excessive. M. Gampardon substitua alors à l'iodure de potassium l'iodure de sodium qui fut parfaitement supporté.

M. E. Labbé est d'avis que certains médicaments doivent, en dépit des inconvénients résultant de leur emploi, être prescrits à doses assez fortes pour obtenir d'eux l'action thérapeutique que l'on est en droit d'en attendre. C'est ainsi que le salicylate de soude dans le rhumatisme reste sans effet s'il est administré à une dose moindre de7à8Krammcs; les bourdonnements d'oreilles et les vertiges qui suivent son ingestion à cette dose oe doivent pas faire renoncer i utiliser ses puissants effets. Oe même, dans la syphilis, en dépit des inconvénients de l'iodisme, il ne faut pas craindre de porter la dose d'iodure de potassium au delà de 2 b 3 grammes. Il est d'ailleurs bien évident que le médecin doit toujours surveiller attentivement l'action des médicaments prescrits à dose élevée, soit au point de vue des troubles digestifs, soit au point de vue des accidents généraux d'intoxication. Il est, d'autre part, indispensable d'interrompre de temps k autre le traitement. Dans ({ueiques cas H. Ë. Labbé a cherché k obtenir le coryza iodiqne sans y réussir. Il s'agissait de malades présentant des douleurs de tête, une céphalée persistante, des vertiges même, suivis parfois de chute, et cbes lesquels ces accidents paraissaient aus à un coryia chronique avant entndné la sécheresse de la pituitaire et 1 accomaiauoa d une sécrétion épaisse, pour ainsi dire croAteuse, dans les cavités nasales et les divers sinus qui s'y abouchent. En semblable circonstance, toutes les fois qu'il a réussi k proToqner l'écoulemenl nasal facile et abondant au moyen de î'ioaure de potassium, les accidents ont rapidement disparu et les malades ont été guéris.

H. Féréol croit qu'il serait, en effet, mauvais de poser en principe qu'une dose de 6 à 8 grammes d'iodure ne peut être

Êrescnte sans danger; c'est au médecin k t&ler la susceptiililé individuelle de son malade et à surveiller TriTet du traitement; mais de semblables doses sont administrées chaque jour, avec grand avantage, aux syphilitiques, par les médecins les plus prudents.

M. Hallopeau est entièrement de cet avis, mais lia voulu montrer qu'il y a indication de suspendre l'ingestion de l'iodure de potassium, ou tout au moins de diminuer les doses, chez les malades qui présentent du purpum iodique.

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de crainte de voir se produire des hémorrhagies viseérales graves.

— H. Petit Ht une note sur l'écorce de Soukoupire. Cette écorce, qui provient du Brésil, oû elle jouit d'une grande réputation dans le traiteiupnl des (lèvres, n'a pu être classée jusqu'ici, en Europe, au point de vue botanique. Elle renferme un alcaloïde nettement caractérisé par ses réactions et ses alïinités cbimiques. Il est assez soluble dans l'eau et le chloroforme» peu soïuble dans l'éther et l'alcool ; il dévie à droite )e plan de polarisation. 1 centigramme de cet alcaloïde, en solution dans 1 eenlimëtre cube d'eau, injecté sous la peau d'une grenouille, a pour ainsi dire instantanément stupéfié l'animal ; il n'y avait cependant pas de paralysie et les réflexes étaient conservés; le lendemain, la grenouille paraissait fort bien portante. En instillations dans l'œil, cette solution détermine, cbez l'homme, une mydriaae très prononcée Pl longtemps persistante.

— M. Dupont présente, au nom de H. le docteur Dudgeon (de Lonilres) , un nouveau sphyf[mngraphe, dans lequel ramplilude «le la respiration artinciello se trouve multipliée cinquante fois aii moyen d'un système de plusieurs petits * leviers coudés. On peut obtenir, avec cet instrument, un tracé graphique du pouls sur une longueur beaucoup plus grande qu'avec le spnygmographe de Harey, et, par exemple, recueillir ainsi des intermittences fort espacées.

Élections : M. ScbœfTele est nommé membre titulaire; HM. Odin, Granier, Guldchsmitt, Dumoulin et Emilio sont nommés membres correspondants de la Société.

— La séance est levée à cinq heures trois quarts.

André Petit.

RETUE DES JOURNAUX

I.'ael«le |^énlqa« el la méwn «rphoMe, par M. le docteur Albert Robin, agrégé à la Faculté, médecin de Thos-

fice des Ménages. — La tendance à la déminéralisation de organisme en soufre et en potasse, tendance qui est une des conséquences du processus typhique, est considérablement augmentée par l'emploi de l'acide phéoique à l'intérieur; on peut évaluer l'excès de la perte à 55 centigrammes d'acide sulfurique et 23 centigrammes de potasse par gramme de

fihénol ingéré. Cela fait un chiffre très élevé, si l'on emploie e médicament à dose considérable et pendant un certain terni», comme c'est la règle. Celte soustraction d'éléments minéraui dont le rôle hist<^énétique ne peut plus être révoqué en doute doit avoir les. conséquences les plus fâcheuses. Il faut donc proscrire du traitement de la fièvre typhoïde non seulement l'acide phénique, mais tous les composés organiques qui s'éliminent suivant le même mode, comme le thymol, la résorcine et les bémols. (Ârek. gin. de médec^, fév. 1885.)

BIBLIOGRAPHIE

ÊM^mm mmr la ph«rmaeal«sle, par le docteur C. BiNZ. 2' partie, Berlin. A. Hirscfawald, 1885. In-S".

Ce nouvel ouvrage de Binz est digne de ses devanciers ; la seconde partie, que nous avons sous les jreux, traite entre autres de la digitale, du seigle ergoté, du jaborandi, de la strychnine, de l'alcool, des amers, des alcalis végétaux, de l'arsenic, etc., etc. Chacune de ces substances fait l'objet d'une leçon ou d'un chapitre, où l'auteur expose brièvement et nettement tout ce que l'on sait de la drogue ou du corps chimique qui l'occupe, tant au point de vue de l'histoire de

son entrée dans la matière médicale que de ses propriétés chimiques, physiologiques, toxicologiques et thérapeutiques.

Citons comme exemple le chapitre consacré à l'eigot de seigle; après avoir fait succinctement l'histoire botanique de l'ergot, Binz en donne la composition chimique, connue depuis peu d'années seulement; Vacide sclérotinique et la scléromuciney (jui paraissent en être les principes actifs, en ont été extraits pour la première fois par DragendorlT en 1874, Vergotinine par Tanret en 1878; ce dernier corps, de la nature des alcaloïdes, serait, d'apràs Tanret, le véritable principe actif de Tergot. Jusqu'à ce jour, l'acide sclérotinique a seul fait ses preuves entre les mains de divers expérimentateurs, et il est entré dans la pratique obstétricale tant en Suisse qu'en Allemagne et ^est montré efficace contre les héroorrhafçies de toute nature. La toxicologie a sa part dans ce chapitre ; on y trouve examinés les divers cas d'empoisonnement auxquels l'ergot a donné lieu et exposés d'après les données les plus récentes les accidents qui caractérisent l'ergolisme. Nous recommandons vivement encore les deux leçons consacrées à l'arsenic; Taction de ce corps sur l'oi^anisme s'y trouve traitée d'une manière remarquable, el la comparaison de cette action avec celle des autres corps du groupe de l'azote : azote, pbosphore, antimoine, bismuth, vanadium, fait ressortir entre ces éléments une analogie de propriétés physiologiques et toxiques qui répond absolument à l'anali^ie des propriétés chimiques de ces corps simples et de leurs composés. - Le livre de Binz sera donc d'une utilité incontestable à tout médedn désireux de connaître les progrés récents de la science relatifs aux substances qu'il est appelé à emplover dans sa pratique etd'étre exactement renseigné sur les effets qu'il est en droit d'en attendre. Ajoutons que ce livre, éminemment pratique, est écrit avec cette précision et cette clarté qui trop souvent font défaut dans les ouvrages de nos voisins d'outre-Rhîn.

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