L. LERE80ULLET, HUL RECLUS
AdcBMar tint ce qui coanme la i^dat^ioii aa siège du ComUit chu H. DuiaiiBBC, 91, riM de UUe (avant le mardi de préférence).
T«tr psse t de I» CwveHwe l'UMUeaUaa *cm AVWmm U FACULTÉ BK MÈmBCtliK BE PAmM (Thèses, examens, cmirs, etc.) «t di*«ra de— iwile laléfe— la paMke nédiMd.
SOHHAIRE. — Paris. AcM^mk da nijdccîjic : De* pIcuraiieB liéniorrhafîqiiM.
— Travaux omoimaux. Pathotc^ie cilcnic : De l'orisiao des kyites dennaidM. KormiLkm de c«rtBtnu iNMan pa( IramplaUtiDos orcaniqaea. — CoBRisPOM- UANCE. A proposdo li mari da H. JnmicI iar dot taolatives d'iBociilitiuD des iMSopUiawtcaneéma. — COMBRft8SGiBHTirioi)M.Coa]p4s fraiicaii d« chirurgie.
— Soeitris SavanTIS. Acadteie dea sdenees. ~ AcacMmie de mMacine. — SiKidM de chirn^'ie. — Rivua des joukhaux. — BiBLlOBRAPaiit. Leçoat clinique dei maladies dea veiea nrinaire*. — Hanuel pratique doa maladiea do Toreille. ~> VARfir&s. Noël Qmmru d« HuMy. — P. Picard. — PiuiLLlTim. Cliroiiique da l'etringer.
Paris, 4 mai 1885.
ACADÉMIE DE HÉDEaNK. — DES PLEURÉSIES HÉMORRHAtilQUES. Académie de médecine.
La comniunicatiou faite à la dernière séance de l'Académie de médecine par H. le professeur Duplay ramène uue question de pratique chirurgicale dont les éléments sont plus nombreux que ne le soupconpaient peut-être beaucoup de chirurgiens. Il s'agit de l'ablation des ovaires pour métrorrhagie incoercible. Dans une excellente thèse toute récente, H. L. Tissier en a pu relever 171 exemples, n'ayant donné que 25 morts. Et pas un de ces exemples n'émane d'un chirurgien français. Les deux opérations racontées par M. Duplay
seraient les premières qui aient été pratiquées dans notre pnys. Cette communication, dans laquelle notre distingué confrère a mis en parallèle et apprécié les indications de l'ovariotomie et celles de l'hystérectomie dans les hémorrhagies rebelles de l'utérus, vient donc fort à propos ; elle appellera l'attention sur un point de pratique qui est aujourd'htti assez contesté.
— M. le docteur Landolt a lu un travail sur la ténotomie
du muscle oblique inférieur, indiquée dans le cas de paralysie de l'oblique supérieur, et qui pourrait être utile aussi dans la myopie progressive.
— La correspondance renfermait une lettre de M. le docteur Colvéo (de Valence, Espagne), sur le traitement préservatif du choléra par l'inoculation.
Le docteur Colvée a suivi personnellement les expériences faites à Alcira par le docteur Ferran sur le traitement du choléra au BBoyen de l'inoculation. Les siyets somnis i cette tentative sont très nombreux, mais on ne saurait encore, vu le caractère absolument bénin de la maladie qoi régna i Alcira et à Jativa, donner à cette découverte un brevet d'eKcadté absolue. Les premiers essais ayant réussi &\ït les lapins elles cobayes,. M. Ferrans'est inoculé Je microbe cliolérigèoe, puis il h inoculé son collaborateur, puis des médecins, et aujourd'hui plus de 5000 personnes ont été inoculées à Alcira. Les effets produits sur l'organisme varient avec la dose de la solution injectée sous la peau. Il faut dépasser 1 centimètre cube pour provoquer des phénomènes gé-
FEUILLETON
Chr«nl4|ae de l'étraaffer.
Lm peUta oMte de la fia nnlvmltalra «n AUetnagne.
Jamais certains us et coutumes'd'outre-Rhîn n'ont eu, en Frauce, autant d'admirateurs qu'à notre époque. L'Université allemande représente pour nous un idéal de science, de travail et d'indépendance dont on ne trouverait nulle part peut-être l'équivalent; beaucoup attribuent cette supériorité au mode de recrutement du personnel. Point de origues; point de préparations souterraines ; point de mise en scène oratoire. Le professeur arrive par le travail et l'enseignement ; il conquiert ses titres dans son laboratoire et son amphithéâtre. Un tel système ne garde pas de place pour l'injustice. On le croit quand on voit les choses de loin. Une brochure anonyme, parue récemment chez Friedrich, à Leipzig et à
«• Ste». T. XXU.
Berlin (1), permet de supposer que tout le monde ne juge pas de la sorte; que ceux qui connaissent le mieux les Universités germaniques ne les considèrent nullement comme des institutions idéales. Pour arriver dans la carrière académique il faut du mérite sans doute, mais surtout du savoir-faire. < Notre oi^anisalion, dit l'auteur, ressemble à une colonne vermoulue, couverte de parasites et de toiles d'araignée que la moindre tempête abattra |K)ur toujours. Seul, un gouvernement sage est capable de nous guérir de ce vertisequi commence à ébranler sérieusement la . solidité des Universités. »
C'est une chose grave que cet appel au bras séculier ; il est fait pour surprendre et désenchanter tes amis de la décentralisation et de l'autonomie des établissements d'enseignement supérieur. Les pamphlets anonymes, dira-t-on, ne tirent pas à conséquence : une verve frondeuse et de l'à-
(1) DU oM^miMA* Corrfar* iêr Gcfemg^Hiedil&^^^dO^IC
5 Jdin im
oéraux. Si l'oa a employé une dose suffisante, il se manifeste d'abord on gonflement doulonreux et chavd au niveau de rinoeulalion; puis, au bout de quelques heures, les troubles génériox éclatent; ce sont des vomissements, de la diarrhée, des crampes en même temps que se dessine le faciès cholérique. Tout cela s'apaise rapidement, et si plus tard on procède à une réinoculation, on n'en obtient presque plus d'effets.
Nous avons annoncé, dans un de nos derniers numéros, qu'une commission médicale devait se livrer à une enquête dans la province de Valence. La GacetUt de Madrid^ publie les instructions données à la commission :
La commission devra déclarer si le choléra existe réellement, visiter la moitié des personnes auxquelles le docteur Ferran inoculera le vacciD anticholériqne, remettre au docteur Kerrao les d^ections cholériques serrant à cultiver les microbes dont il fera usage.
La commission devra déclarer, en outre, si l'oo peut faire sans danger les expériences sur les personnes et les animaux.
Les enfants seront inoculés avec le consentement de leurs parents ; quant aux adultes, le docteur Ferran leur fera les observations qu'il jugera utiles.
Les personnes inoculées, que la commission devra examiner, (feront choisies parmi les diverses classes sociales.
Enfin le rapport de la commission sera envoyé i la Faculté de médedne et publié.
Pour le moment, 1' « enthousiasme > continue ; un des élèves de M. Ferran, H. Gimeno, a lu, le 27 mai, à l'Athénée de Madrid, une communication signée, dit-on, de tous les médecins d'Alcira (qui a 9000 habitants), attestant les effets « admirables > de l'inoculation. Le ministre de l'intérieur n'autorise l'opéralion que sous certaines réserves, notamment sous la condition que les membres de la commission ofDcieUe y assisteront.
C'est toujours, comme on voit, une question pendante, mais sur laquelle, néanmoins, on ne peut faire le silence.
— Les journaux politiques contiennent de fréquentes noies relatives à la Conférence internationale de Rome; çomptant faire connaître plus tard à nos lecteurs les résultats de la conférence, nous nous abstenons de reproduire des indications dont nous ne pourrions garantir Texactitude.
Des plewréalea hé— rA^gt^MO.
A PROPOS d'dn malade actubllenent dans moh seevKE,
A l'hôpital SAINT-ANTOINE.
(Fin. — Voyex les 17, 18, tO et ti.)
Traitement. — Le traitement de la pleurésie hémorriugiquê est fort simple. Les révulsifs, les vésicatoires, etaulru moyens médicaux, tels que les diurétiques, les purgatifs, etc., n'unt ici aucune efficacité, pas plus qu'ils n'en ont, du reslt;, dans la pleurésie simple. On aura rendu un réel senire i la thérapeutique et surtout aux malades, le jour où od un banni les grands vésicatoires du trailemeni de la pleurésie. Ces grands vésicatoires, appliqués sur le dos des ptams pleurétiques et répétés trois et quatre fois, et plus encore, ont des inconvénients réels et ne présentent aucan avantage sérieux.
En face d'une pleurésie hémorrhagique quelle conduilc faut-il donc tenir? Un seul traitement est rationnel, c est l'aspiration du liquide. Les lavages de la plèvre, les trocarts à demeure, la pleurotomie, qui, suivant les cas, sont mis en usage dans la pleurésie pumlente, n'ont rien A voir avec la pleurésie hémorrfa^que.
Les préceptes que j'ai formulés concernant Ta^intion du liquide dans la pleurésie simple, sont de tous points a|^iicables aux épancbemenls hémorrhagiques. On pratiqne la ponction de la plèvre avec l'aiguille aspiratrice n*2 oun*3, en ayant soin de ne jamais retirer plus d'un litre de liquide en une séance; c'est le moyen d'éviter les quintes de toux, les accès d'oppression, les tiraillements intra-thoraciquesel autres accidents bien plus graves qui accompagnent parfois la thoracentèse, quand on a le tort de retirer en une séance une trop grande quantité de liquide. J*ai assez souvent el assez longuement insisté sur cette importante questioa de la thoracentèse (1). L'évacuation d'un litre de liquide par séance, qui représente le chiffre auiximum dans le cas de pleurésie simple, est même un chiffre généralement trop élevé dans le casde pleurésie hémorrhagique. Le maladeaccus? fréquemment des sensations douloureuses de tiraillemeDl après l'évacuation de 7 à 800 grammes de liquide hémorrhagique, el plusieurs fois, cfaec le jeune garçon qùi fait le sujet (ie ces articles, nous avons dû arréterréconlemenlaprèi 4 ou 500 grammes.
(1) De la thoracenUte par Oifiratim dana ta pUuréMU tipa, PwU, UtS, «> Maniul 44 pathetegte éntertte. 1. 1, p. 8W.
t>ropos sont les seuls mérites de ces écrits, simples expressions d'un mécontentement parfois non justifié. Il y a quelque chose de plus dans celui dont nous parlons, une connaissance approfondie du sujet. La critique est incisive, on sent que l'auteur a été blesse par les épines du chemin qu'il décrit, il ne va pourtant point jusqu'à l'amertume: s'il fustige avec vigueur les travers des jeunes gens qui croient l'obséquiosilé plus efficace que le travail, les prétentions de certaines personnes à jouer un rôle prépondérant, jamais il ne procède par insinuation ni par dénigrement.
Rappelons-nous, si nous voulons comprendre ses critiques, que dans les Facultés allemandes le professeur touche, outre son traitement, des honoraires de ses élèves particuliers; que le docent a pour seule rétribution le produit de ses leçons. On aurait tort d'assimiler sa situation à celle de nos professeurs libres ; ceux-ci restent eu dehors de 1 enseijgnement officiel; les droits de l'Etat sur eux sont insignifiants. Le docent appartient à l'Université : s'il a des
succès, s'il publie des travaux capables d'attirer l'attention, il est nommé professeur extraorainaire ; plus tard, pour peu q^u'il sache profiter des circonstances, il arrivera à l'ordinanat.
Mais ie passage d'un degré à l'autre n'est pas chose facile ; le candidat rencontre des qbstacles; il se heurte ii des abus à des résistances et des mauvaises volontés de parti pris, ce sont là les points faibles de l'organisation. La qualité de docent est conférée par la Faculté après des formalités doni la plus importante est la soutenance d'une thèse dite d'habilitation ; dès ce moment la défiance et rhostilité commencent. Naguère le candidat devait être argumenté en public par plusieiu's professeurs.
c Nous ne savons pas, dit notre auteur, si rargutneijtation existe encore dans quelques Universités, mais elle était en usage il y a quelques années dans l'Allemiigne du Sud, à Tubingue, sur le Neckar. On eetit direquafçc elle a disparu un des dengimcl1»$lMjiOt@;wfi^el
5 iviN I8H5,
GAZETTB UEfiOOHADAIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE
A la sui^ d6 la thoraçentèse pratiquée dans le cas de pleurésie hémorrhaglque, le malade n'éprouve pas toujours le jfOtttejrmmil n<Mable qui accordpagDe révacuation du liquide dans la pleurésie simple, cela dépend beaucoup de l'état de la plèvre et du poumon ; ainsi, tandis que le soulagement est très aceusé dans le cas d'hématome simple de la plèvre, ou de tuberculose pleuro-pulrrionaire, il n'est généralement ni bien notable ni de longue durée dans le cas de cancer pleuropulmonaire.
■ Quand le liquide hémorrhagique se reproduit avec rapidité et avec ténacité, on est obligé de pratiquer la thoracentèse un grand flombre de Tois, et le malade finit par ta rédamer avec iatbuiee, car l'issue de quelques cents grammes de liquide est un alléf^ment momentané à son oppression. II Faut néanmoins ne pratiquer la thoracentèse que lorsqu'il y a nécassité, et maoœuvrer de telle sorte qu'on ne retire que le trop-plein de la plèvre. En effet, le liquide hémorrhagique étant parfois très riche an éléments du sang (il en contient un dbùème chet notre malade)» la thoracentèse constitue aae FéWtable saignée, et la ponction, ^p souvent répétée, devient nue cause d'affaiblissement.
Tantôt le liquide hémorrhagique cède après une, deux ou trois ponctions, comme dans le cas d'héniatome simple de la plèvre, tantét il faut pratiquer un grand nombre de ponctions, comme dans le cas de pleurésie hémorrhagique tuberculeuse ou caocèreuse. C'eA dans la pleurésie cancéreuse que le lîqiude M reproduit avec le plus de ténacité. Tonlefois il n'est pas de pleurésie hémorrhagique qui ne puisse céder à des ponctions rép^es, et dans quelques cas on arrive à tarir le liquide de pleurésies hémorrhagiques tuberculeuses ou cuicéreuses. Toutes les pleurésies hémorrhagiques peuvent donc Être curables; ce qui n'est pas curable, c'est la cause, tuberculose ou cancer, qui leur a donné naissance. Dans quelques cas, le liquide hémorrhagique, qui était très hémorrhagique aux premières ponctions, devient moins hémorrhagique aux ponctions suivantes, il perd sa teinte et se rapproche par ses r^raclères des liquides séreux. Ces modifications s'observent même dans le cas de tuberculose et de cancer, ainsi qu'on a pu le voir dans les observations que j'ai rapportées au cours de ce travail ; ce sont là des faits fort importants, ils nous ioonlrent qu'il ne faudrait pas se baser sur le tarissement et sur la décoloration d'un liquide hémorrhagiqué pour porter un pronostic favorable sur la cause de l'hémorrhagie. Ainsi que je le dlsajs au début de ces articles, la nature et révolution deg liquides h^norrhagiques de la plèvre ne nous
donnent aucun renseignement suffisant sur la cause et l'origine de l'hémorrhagie.
Les pleurésies franchement hémorrhagiques ne deviennent pas des pleurésies purulentes, elles restent hémorrhagiques pendant toute la durée de leur évolution, qu'il s'agisse d'hématome simple, de pleurésie tuberculeuse ou .de pleurésie cancéreuse. Il y a cependant des pleurésiisg hémorrhagiques qui suppurent, ce sont celles que j'ai nommées histologiquement kémorrhagiques ; leur liquide est à peine rosé, et on constate au microscope que chaque millimètre cube de ce liquide contient plusieurs milliers de globules rouges au Heu d'en contenir seulement quelques centaines comme le liquide des pleurésies simples séro-fibrîneuses. Hais je n'ai pas à m'occuper actuellement de ces pleurésies, à peine rosées, dont le liquide sé^o-fibrineux et histologiquement hémorrha* gique n'est que la première phase d'une pleurésie purulente; j'ai traité ailleurs cette question, je n'y reviens pas, je ne parie ici que des liquides pleuraux franchement hémorrhagiques, et je dis que la pleurésie franchement hémorrhagique ne suppure pas. Non seulement elle ne suppure pas spontanément, et du fait de son évolution, mais elle ne suppure pas, même quand elle a subi vingt,^ trente, quarante fois la thoracentèse. C'est donc le moment d'inndcenter une fois de plus celle thoracentèse qu'on a si souvent et ai injustement attaquée sous prétexte qu'elle transformait en épanchements purulents des épanchements primitivement séreux. Ce n'est pas l'opération qui fait la purulence, c'est l'opérateur. C'est l'opérateur, qui se sert d'a^iuiltes ou de trocarts mal entretenus, mal nettoyés, encore chargés d'éléments infectieux d'une précédente opération, voilà la cause de la purulence; mais dire que la piqûre d'une aiguille aspiratrice peut déterminer la purulence d'une pleurésie simple ou d'une pleurésie hémorrhagique» c'est une opinion contre laquelle je me suis depuis longtemps élevé. Toutes les observations de pleurésie prises dans mon service sont publiées; dans ces dernières années j'ai pratiqué ou j'ai fait pratiquer par mes élèves la ponction de la plèvre, 115 fois pour des pleurésies hémorrha^ giques, et plusieurs centaines de fois pour des pleurésies simples, et jamais je n'ai constaté la transformation d'une pleurésie simple ou d'une pleurésie hémorrhagique en pleurésie purulente. Ibis il faut ajouter que l'aspirateur est proprement entretenu; je ne fais pas usage de gros trocarts, mais de l'aiguitte n** 2, et celte aiguille est soigneusement entretenue et passée i l'eau phéniquée.
DlBULAFOY.
barbarie du moyen âge } une . lutte dialectique entre des adfersaires placés dans des conditions aussi inégales qu'un professeur titulaire et un aspirant dont il est le juge, ressemble aux corridas espagnoles. > La bonne société de la ville se réjouissait longtemps à la seule pensée de cet agréable tournoi ; il était surtout amusant s'il se trouvait un fieffé nistre — et la chose arrivait quelquefois — parmi les professeurs ordinaires chargés d'argumenter, ou si le candidat était étranger; c'est ainsi mi'on appelle les Allemands du Nord dans Tes Universités du Sud ; les dames ne manquaient jamais d'aller coutemnler le suppliée du malheureux.
La science n avait rien à voir dans tout cela. Il est rare que les professeurs, essayent d'éclairer par la controverse un problème non résolu. On se propose uniquement de blesser le candidat, de l'embarrasser, de faire rire à ses dépens. L'argumenlateur ne connaît rien du sujet traité, peu importe, cela ne l'empêphera pas d'opposer aux conclusions d'un trayail. sérieux et approfondi, une citation
superficielle d'un livre classique. Cette attitude s'explique
le maître est un industriel souvent assez mal dans sesaflaires. Tel doit compter avec une femme qui fait desdettes, tel autre avec une fille aimant le bat; un troisième a une nombreuse famille, un quatrième se sent vieux, malade et veut atout prix augmenter son capital. Comment ces gens-là pourraient-ils voir d'un œil favorable un concurrent jeune et actif? La haine pour l'arrivant établit entre eux une touchante solidarité: il y avait des dissentiments, des rancunes ; elles disparaissent devant le péril commun ; les ordinaires n'ont qu'une pensée, l'éliminer, ou, si la chose est impossible, le déprécier.
mesurée, un geste d'impatience sufdsent pope,, exciter le courroux du Président, qui déclare Ja^séance{le^)^étww^ cette fois il n'y a pas diiuitatioii. ' "^^^ V3V>tJ^C
372 — N* 28 — GAZETTE HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE 5 Join 18g5
TRAVAUX ORIGINAUX
PatlMtocle exlcrmfl.
De L'oniOlNE des kystes DERIIOIDES. FORMATION DE CER- TAINES TDHECRS PAR TRANSPLANTATIONS ORGANIQUES.
Mémoire lu au Congrès de chirurgie le jeudi 9 avril 1885, par H. Masse, professeur à la Faculté de médeciae de Bordeaux.
Le chirurgien qui est appelé à enlever les tumeurs, peut à bon droit se préoccuper de leur origine ; c'est pour ce motif que je n'ai pas hésité à vous soumettre en quelques mots une (|[uéstion d'étiologie qui me paraît devoir êlre éclairée d'un jour nouveau, par le résultat de quelques expériences que je viens de faire.
j'ai démontré, il y a près de cinq ans, qu'on pouvait pour ainsi dire semer et faire naître à volonté des kystes et des tumeurs perlées de l'iris à l'aide de greffes de peau, de conjonctive et de cornée.
Au point de vue clinique, j'ai recueilli environ quarante observations oû chez l'homme l'origine de tumeurs de ce Mare pouvait être rapportée à des greffes dans la chambre antérieure de l'œil avec plaie pénétrante de la cornée.
L'origine des k^les dermoldes a depuis longtemps exercé la curiosité scientifique des chirurgiens; les explications q'onlpas manqué, mais personne n'est arrivé àrésoudre expérimentalement ce problème.
En poursuivant des recherches sur les transplantations dans l'organisme, j'ai fait un certain nombre de greffes intra-
{téritoné^es. Je voulais essayer de greffer el de faire déveopper sur un point quelconque du péritoine des portions de tissus, des s^bents de membres amputés à des jeunes animaux au moment même d'exécuter leur greffe.
J'ai fiùt mes expériences sur de jeunes rats blancs un peu jeunes, et, après leur avoir incisé la paroi abdominale, je leur ai introduit avec précautions dans le ventre des segments de membres supérieurs ou inférieurs, des lambeaux de peau enlevés à de jeunes rais blancs, qui venaient do naître.
J'ai rapidement fait la suture, et mes rats se sont mis aussitôt à courir et à manger, absolument indifférents au traumatisme qu'ils venaient de subir.
Pour opérer plus facilement, je soumets mes rais, pendant environ une minute, à l'action de vapeurs d'éiher, qui produisent chez eux une anesthésie tris rapide, qu'ils supportent sans danger.
J'ai laissé mes aninîaux en expérience environ deux mois et demi, el après ce délai, les ayant préalablement élhérisés ,
Supposons que l'aspirant ait évité les chausses- trappes de Kexamen, supporté les taquineries de Tadministralion qui te chicane sur le local, celles du professeur qui le chicane snr les matières de l'enseignement ; supposons qu'on se soit peu à -peu habitué à tur, qu'il ait un succès suffisant pour assurer la vie matérielle et assez modeste pour n'exciter la jalousie de personne ; supposons qu'il ait conquis non pas la sympathie, mais la neutralité, tout n'est pas fini. Si le nocent se contente de sa situation, s'il reste tranquillement chez lui et travaille, il est perdu. Un homme qui garde une solitude et une indépendance austère, qui répond aux coups d'épingle par le mépris, à l'indifférence par l'indifférence, n'arrivera jamais à rien.
Le succès el l'avenir sont au Streber, c'est-à-dire à l'ambitieux qui veut parvenir par une voie oblique. Celui-là ne eonnall pas les iroissements; ses procédés sont toujours les mêmes ; ils consistent en flagorneries, en habileté h faire valoir des qualités réelles ou supposées, en publications h&-
j'ai rouvert leur cavité abdominale et j'ai trouvé que mes greffes avaient produit un résultat auquel j'étais loin de m'altendre; sur divers points du péritoine, sur le mésentère, sur les épiploons, mes greffes s'étaient transformées en kystes à parois résistantes renfermant un contenu caséeux et jaunâtre. Ces kystes de différentes dimensions ont pu chez cerlains de ces animaux être assez facilement détachés et enlevés, le rat a même |ju être conservé dans certains cas pour de nouvelles expériences.
L'examen microscopique m'a montré que le conteou da kyste renfermait du pus, de la graisse, des cristaux de cliolestérine, des cellules épidenniques et des poils ; on ne reii< contrait dans ces kystes que de fort petits débris de tissu conjonctif et élastique, derniers restes des greffes encore imparfaitement transformées.
Sur la paroi du kyste existaient même de petits poils; en somme, les nouvelles tumeurs ainsi formées représentaitnl le type parfait des kystes dermoldes et c'était par uoe inclusion expérimentale qu'elles s'étaient formées. Ces tumeure offraient des analogies assez grandes avec certaines tumeurs perlées de l'iris qui ont pour origine de véritables greffes consécutives à des U«umatismes.
Le tissu jeune n'avait pour ainsi dire pas vécu ; il n'avait contracté aucune connexion directe avec l'animal en eipérience. Il n'existait plus aucune trace des tissus osseui, cartilagineux, musculaire et nerveux, mais la greffe introduiir dans le ventre était devenue l'origine d'unie fonnation kystique.
Je ne chercherai pas à approfondir le mécaniune exact qui a présidé à ce mode de formation; il me suflira pour aujourd'hui de constater la réalité du résultat obtenu.
Une transplantation organique, une inclusion périlonéale expérimentale d'une greffe appartenant à un animal très jeune, a pu donner lieu à la formation d'une tumeur dermolde.
On a invoqué, pour expliquer l'origine de certains kyste» dermoldes que l'on rencontre près de^ fentes branchiales, dans la ré^on du cou, près de la queue du sourcil, la possibilité d'une inclusion d un sac de peau normal anormalement em|>risonné dans les tissus. M. le professeur Verneuil expliquait ces inclusions, qu'il rapportait à des accidents de l'évolution embryonnaire^ par des adhérences profondes de la peau au périoste, par l'existence anormale débrides libreus» qui gênent le développement normal de la peau chez le fii'tus.
La formation expérimentale de kystes dermoldes parinclusion péritonéale vient d'apporter à cette théorie une vérilublc sanction expérimentale.
Mon collègue H. le professeur Gross, de Nancy, dans un remarquable mémoire, publié en 1884, vient d'attirer l'atleution sur des tumeurs fort intéressantes, dont l'origine es
tives. Dans toutes les Facultés vous rencontrez le streber humble et souple, possédant un tact exquis pour distinguer le professeur inOuenl. Il recherche peu le maître sans prestige; quand par hasard il le rencontre, il est cordial et bon enfant avec lui. Pour le premier c'est une autre affaire : il se fait son client, son admirateur, son homme lige. VOriinorius puhlie-t-il le moindre travail, il en fait une analyse élogieuse dans les feuilles qui veulent bien recevoir sa" prose; il sait où et quand il trouvera son patron, quel comiiliment lui est le plus agréable, comment il doit l'abonler- L'ambitieux de la seconde espèce, habile à se créer une réputation desavoir et d'éloquence, se rencontre surtout dans tes Facultés de droit ; il ne se vante pas, il vante sa scienas il connaît peu de chose à fond, cela ne l'empèclie pas de parler ex professo de politique, d'art ou de littérature : personne ne sait comme lui tirer parti de l'esprit et de$ connaissances d'aulrui. Un strebeif^tv^^JL-^h^VK seulement de loin en loin, fëettiîtfàlIllïeMilalteA^ Venté qui
5 Juin 1885
tnanifestement le résullat de tmamalismes; ce sont les tumeurs perlées des doigts.
Suivant lui, dans ces tumeurs, les éléments épitliéliaux reroulés au moment du traumatisme vers ies parties profondes T subiraient une véritable implantation qui serait le germe d'une véritable tumeur.
Il pensait donc que ces tumeurs pourraient bien se rapporter à un mécanisme analogue à celles qui produisent les tumeurs perléesderiris.Celte assertion vient d'être vérifiée par l'expérience : en greffant sous la peau de rats blancs, des lambeaux de peau de jeunes rats, on obtient de véritables tumeurs perlées sous-cutanées, par inclusion.
C'est là m nouvel exemple d'un mode de formation de tumeurs par greffes, par transplantations organiques.
Ce mode d origine est appelé, je crois,à jouer plus tard un rôle assez important dans l'étiologie des tumeurs.
Les troubles qui surviennent pendant l'évolution fœtale,le déplacement et Pinclusion de certains éléments anatomîques expliquent Torigine d'un assez grand nombre de tumeurs.
La généralisation des tumeurs se fait elle-même par le mécanrsmede la greffe intravasculaire dans le réseau capillaire, dans les lymphatiques et dans les ganglions.
Les tissus anormalement déplacés peuvent continuer à vivre comme éléments anatoraiques; mais ils peuvent plus tard sous des influences diverses,àta suite de traumatismes,
Îrendre un développement rapide et constituer des tumeurs, e tissu greffé ou implanté est quelquefois un germe qui n'attend qu'une occasion favorable pour se développer.
L'histoire des kystes et des tumeurs perlées de l'iris nous montre que ces tumeurs, dont l'origine première doit presque toujours être rapportée à une greffe et à un traumatisme, peuvent rester longtemps silencieuses et à l'état de simples germes pour ne se développer que plus tard.
Des tumeurs perlées de l'iris ne se sont manifestées qu'un an, deux ans, dix ans, vingt ans même après le traumatisme qui a déposé sur l'iris le germe de leur formation.
Des tumeurs dermoldes certainement congénitales n'apparaissent qu'à vingt-cinq et trente ans et même plus tard, elles n'attendent qu'une cause occasionnelle pour se manifester. Que les tumeurs reconnaissent pour origine une greffe ou une implantation chez le fœtus ou chez l'adulte, elles peuvent ne pas se développer tout de suite et rester an temps plus ou moins long à l'état de germe.
Les tumeurs malignes ne sont-elles pas elles-mêmes dues à des transplantations organiques, résultat d'un traumatisme, d'un trouble survenu pendant l'évolution embryonnaire? Cest là une théorie qui me parait appelée à jouer un r61e important dans l'étiologie des tumeurs.
Certaines tumeurs d'origine fœtale peuvent rester pendant un temps plus ou moins long à l'état de germes, vivant comme des organes anormalement implantés; elles n'attendent pour se développer qu'une incitation, qu'une impulsion nouvelle !
Les transplantations organiques et les greffes jouent donc un rôle important dans l'étiologie des tumeurs en général.
Mes expériences tendent à démontrer que cette théorie est réellement bien fondée pour expliauer la formation des kystes dermoldes, celle des kystes et nés tumeurs perlées de l'iris, celle des tumeurs perlées des doigts.
CORRESPONDANCE
A propos de la note d« M. JomiboI Mir dm CMtalIvo* d'toooBlatloB d«a ■éoploMMo eueévrax.
Monsieur le Directeur de la Gazette hebdcmadaire,
Je lis dans le numéro du 22 mai de votre journal le récit très intéressant des expériences fort bien conduites de M. lé professeur Jeanuel sur l'inoculation du cancer. Ces tentatives ont donné des résultats négatifs. Vous avez pensé ce-
fiendant qu'il était intéressant de les faire connaître à vos ecteurs. Pour les mêmes raisons vous accueillerez sans doute le récit d'expériences du même ordre, et qui m'ont depuis longtemps amené à croire qu'il serait bien diffleile d'obtenir l'inoculation des tumeurs cancéreuses.
Les plus anciennes de ces recherches datent de l'époque déjà lointaine où je publiai ma thèse de doctorat en médecine sur la Graffè animale (1863), et celle de doctorat ës sciences sur la Vitalité propre des tissus animatue (1865). Après la greffe des tissus sains, ^e devais essayer celle des productions patholo^ques; j'v étais d'autant plus déterminé que je venais de voir M. Viliemin obtenir l'inoculation du tubercule, ce qu'on pouvait k cette époque prendre pour une greffe.
Je m'adressai donc au cancer. Et, malgré la réussite des transplantations tuberculeuses de l'homme sur le lapin, je pensai qu'il n'était pas prudent de passer ainsi d'une espèce à une autre espèce aussi éloignée de la première dans la série zooiogique. J'avais vu que déjà de rat à souris les greffes réussissent rarement, etj'avais toujours eu deséchecs quand je franchissais les limites du genre et surtout celles de la famille.
J'opérai donc de chien sur chien et de chat sur chat, animaux chez lesquels les cancers et les épîthëliomas ne sont pas rares. Or yù fait plus de vingt expériences, tanlM in-
donne des soirées et paye à diner. Son rôle est tout passif.
Quel professeur ne serait pas fîer d'avoir un collègue aussi distingué et aussi hospitalier? L'Université court au-devant du jeune gentleman ; fait-il une conférence? on la prône, il est profond comme Lisibnilz et dissert comme GIcéron. S'il ne sait quel sujet traiter ni comment le traiter, un complaisant sera toujours prêt à lui suggérer une idée et à l'aider à ta défendre. Cet amateur est tolérable, les hommages qu'il reçoit sont une des pratiques courantes du culte du veau (i'or, qui compte des fidèles même dans l'Allemagne savante.
L'aspirant onctueux et sans scrupules est nuisible. Il a iliscerué le professeur influent ; c'est dansson entourage qu'il cherchera désormais des auxiliaires. Ce malire si jaloux, si mgue envers ses collègues et ses subordonnés, a lui-même un maître: sa fidèle moitié. LedocenI doit gagner ses bonnes grâces, l'avenir en dépend ; s'il est célibataire et si le professeur a une fille nubile, tout s'arrange; un bon mariage lui donne droit de cité dans TUniversité et met à sa disposition
l'influence de son au-père ; ce moyen si simple n'est pas toujours accessible.
c Depuis quelques années, dit notre auteur, l'influence féminine est devenue une véritable c^araité pour les Universités ; cet état de choses ne démontrerait-il pas que nous sommes au commencement delafin?On dit dans l'Allemagne du Sud qu'elle est venue du Nord comme la diphthérie, c est possible ; la vie sociale dans les pays méridionaux était autrefois différente de ce qu'elle était dans le Nord; les deux sexes vivaient presque à part ; les femmes avaient des cercles où elles se rencontraient, tandis que le rendez-'n>ns des maris était à la brasserie derrière les chopes. »
Peu importe d'où soit venu le changement ; depuis que les dames s'occupent des affaires académiques, t'mtrigue, la ruse, les commérages, sont allés leur train. Malheur au jeune maître qu'elles prennent en haine ; il est sùr 1u'Qn-0^>{i. épargnera ni les épigrammes, ni les pelites cvdmmés,' dangereuses surtout dans ce milieu. Un jour dn l'autrffla
— as -
5 Juin 1885
traduisant des frafpnents ou des r&purea de tissus sous la peau, dans le péritoine, dans U [ilèvre, et en général dans la Oléine région que celle où vivait le néoplasme, tantM injectant dans le bout périphérique des artères du suc de tumeurs ou de ganglions cancéreux broyos dans du sérum. J'agissaiB très rapidement, ne laissant parfois pas au frag- -meiit greffé le temps de se refroidir. Or je n'ai jamais rien obtenu, sinon des résorpUons ou des suppurations locales.
Depuis ce temps, j'ai quelquefois répète ces tentatives, toujours du reste avec le même résultai. Je n'avais, je dois le dire, pas grande conflance dans la réussite. Si la propagation à distance du cancer transporté par les lymphatiques est chose vulgaire, la clinique n'a jamais, que je sache, relevé un cas authentique de contagion cancéreuse d'un individu à un autre. Il semble donc que la greHe des cellules cancéreuses ne puisse s'opérer que dans des conditions que la transplantation ne saurait ménager ni obtenir.
J*ai fait un« foi» une eipérieiiee assas intéressante. Ayant eu un chitt atteint d'itn cancrolde cutané situé sur le c6lé dn thorax, je tentai de réunir cet animal à un autre de même espèce par la greffe siamoiêe qui m'avait si bien réussi sur les rats. Si elle avait pris, j'eusse essayé, en séparant plus tard mes chiens, de comprendre dans le nouveau territoire cutané du chien sain la partie ulcérée de la peau du chien malade. Peut-être alors la tumeur eût-elle continué à vivre, À se développer et même à Mvahir l'animal primitivement sain. Malheureusement les sutures ne tinrent pas, la suppuration intervint et les deux animaux se séparèrent.
Je n'ai pas publié ces expériences non plus que bien d'autres, hélas ! Ces résultats négatifs m'avaient paru peu intéressants à taire connaître. Je crois devoir cependant les joindre aujourd'hui à ceux qu'a publiés M. le profraseur Jeannel.
. Venillea agréer, etc.
Paul Bert.
CONGRÈS SCIENTIFIQUES
(Suite. — Voy. les nnmêros 15, 16, 17, tS, 19 et 90.)
SfiAHCE DU 11 AVRIL 1885 (VATIN). — PRÊSIDEIfCE DR M. TRÉLAT.
iBtamnUon oUnurvloBla dau» lu italons de l'abdomm : me. ChSTUM, Kaononry, Vaslln, Penl, TarnauU, Soolo.
M. Chavasset dans une longue et intéressante communication, développe les conclusions suivantes, que nousdevons
nous borner à reproduire : 1" la laparotomie, en thèse générale, sera pratiquée dans tous les cas de f4>ttlnsions grarcs et de ruptures oa l'intestin fennées, c'eat-è-dire sans lésions apparentes des |wroîs de l'abdomen ; 2* elle sera bite le plib hâtivement possible dans les premières heures qui suivent le iraumaUsme avant la généralisation de la péritonite ; 3° ob se rapprochera le plus possible du point où aura porté la violence traumatique ; si la déchirure est minime, on fera use suture perdue ; si elle est totale, on comprend plos du tien de la circonférence de l'intestin ; on établira un anus artiGciel et on agira de même si, en raison de déchirures multiples rapprochées, on est obligé de réséquer une partie de l'intestin; 4" cette opération est d'une utilité ioconleslable, étant donnée l'excessive lélhalité dans les lésions de ce genre; 5° les contre-indications sont tirées de la dépression des forces, d'un eoUapsus très prononcé, de l'oistence dcslésionï de la rate ou du pancréas, des reins et du foie (Tèùcale exceptée).
— M. Maunourpj h propos d'une observation personnelle, recherche les indications ae l'intervention chirurgicale les lésions traumaliques des reins. Un vigoureux fermier,
f tressé par aa charrette, contre un pilier de ferme, ent dès e lendemain de l'hématurie. Quelques jours après, il arine une grande quantité de sang. Après un cathétwisme visical la fièvre s'alluma, un phlegmon circonscrit, périnéphrélique se développa rapidement. L'état général s'a^rava, et, lorsqur H. Maunoury lut appelé auprès de ce malade, il constata, outre un état général très grave, une vaste collection lombaire qui, ponctionnée, donna issue i une grande quantité de pus.
La néphrotomie fut pratiquée ; on trouva dans une lai^e poche purulente des fragments de rein complètement isolrs et flottant dans le pus.
La guérison eut lieu rapidement.
M. VasUn rapporte une observation de fracture du bassm par projectile de guerre. Le projectile était enclavé dans l'os iliaque. Il y resta trente ans sans amener d'accidents. Puis apparurent des phénomènes graves, qui entraînèrent la mort mmgré les efforts que put faire H. Vasiia pour les enrajer.
M. Pozzi partage l'opinion de M. Ghavane en ce qui concerne les plaies de l'intestin. Pour les plaies de l'estomac, il croit bon de ne pas faire la suture complète; il nnt mieux commencer par établir d'abord une fistule stomacale; cette fistule laisse échapper les gaz qui, par la distensioa qu'ils produisent, peuvent compromettre le succès de ('opération. Quant à la vessie, on doit surtout redouter ^écoul^ ment de l'urine dans le péritoine ou dans le tissu périvésical ; aussi vaut-il mieux lûsser à la partie antérieure une large ouverture pour laiaser passer t'urine.
guerre d'abord sourde et perfide devient ouverte ; un, deux, trois professeurs prennent officiellement parti contre le doccnl, relèvent avec rigueur ses points faibles, rabaissent son talent s'il en a. Pourquoi? ils se gardent bien de le dire. Le pis, c'est que ces misérables infrigues ne restent pas locales ; c'est que les cancans et les petits pointe de vue pèsent d'un poids sérieux lorsqu'il s'agit d'appeler un proressenr. Souvent de charitables matrones énivent à des amies Ace siijet; leurs lettres sont parfois des recommandations, parfois autre chose.
« Elles organisent des espèces de clubs dans lesquels sont discutées toutes les nominations.
» Les hommes qui leur appartiennent sont des nullités et il n'en peut guère être autrement : un professeur capable de laisser sa femme s'occuper des choses académiques et de suirre humblement son avis est purement et simplement un singe. »
Le pamphlétaire misogyne a la main lourde et ne craint
pas le mot propre, fdt^l injurieux ; il donne à ces réunions semi-officielles un nom qu'on hésite à employer en français, même dans le langage familier; ce mot a perdu en passant en allemand une partie de son caractère trivial; la petite Assemblée qui s'est décernée à elle-même son mandat, c'est une Clique (sic).
c Le véritable terrain de la Clique universitaire est la soirée ; toutes les semaines une demi-douzaine de familles se rencontrent une ou plusieurs fois, et, comme il est difficile de trouver les élémente d'une réunion sérieuse dans une
Ïietite ville, on voit là nombre de gens sans intérêts scienti- Iques ou intellectuels communs, gens insignifiants qui constituent le menu fretin de la Clique et qu'on traite plus ou moins bien, suivant que la distance qui les en sépare est plus ou moins grande. > C'est une société d'admiration mutuelle : un membre fait-il une leçon détestable, on dit qu'elle est excellente ; celles des individus qui lui sont étrangers ne provoquent qu'un haussement d'épaules on MUie remarque
5 JiTiN 1885
tiAZETTB HEBDONADAIRfi 0B MÉDECINE ET DE CHIRURGIE
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MM. Bouilly^ VemeuUt Soeîn, Demotu (ûe Bordeaux) prennent pari à la ijiscussion et confirment d ime façon générale les idées des précédents orateurs.
— M. Monod (de Paris) a étudié la palhogénie des petits kvsles de répididyme et reconnu qu ils tiennent au travail de sclérose dont le testicule est le siège cbes les individus Agés. Cette sclérose péricanaliculaire aboutit par places à roblitération complète des tubes de répididyme, «'où la dilatation de ceux-ci en arrière de l'obstacle. Il s'agit là d'un processus analogue à celui des formations kystif^nes qui se développent dans le cours de néphrites interstitielles on dans les parotides par la ligature du conduit excréteur.
SËANCB DU 11 AVRIL (sOIR). — PRÉSIDENCE DE M. TRËLAT.
Nomination dn bureau. — Bnboni «t Ohanora : M. BNunlwrt. — Pntotom : M. p«liMrma. — OaUlta dUormante : K. Poal. — Abus anonual : M. Dtwat. — Cautère: K. Faqn«Un.
Aa coromeHcement de la séance on procède i réleçtion du président et du vice-président du Conn-ès pour l'année 1886. MU. (Hlieret Verneuil sont élus. HH.Ticque, Coudray, (.ou- (Iray, Pren^eber et Petit sont maintenus secrétaires par acclamation.
— M, Humbert a cherché â contrôler les observations de M. Straus sur la virulence du puschancreux. On se rappelle que ce dernier auteur, sur 58 bubons, n'a pas une seule fois trouvé dans le pus de caractère spécifique, soit par l'examen microscopique, soit par le résultat de Tinoculation. De son cAté, H. Humbert, sur 33 inoculations, a eu 31 cas négatifs. D'autres auteurs sont arrivés aux mêmes conclusions et il faut admettre au moins que la virulence est exceptionnelle.
— M. Delorvie (de Paris), pour étudier les diverses rariétés de fracture, a tiré sur des os 4000 coups de fusil, recueilli et étudié avec le plus grand soin 750 pièces expérimentales déposées au musée du Val-de-Grftce. Il a pu, de ses belles recherches, tirer d'intéressantes déductions, qu'il résume rapidement devant le congrès en montrant quelquesunes de ses pièces les plus démonstratives. Les fractures des ■liaphyses comprennent trois divisions: 1° les fractures par contact ; ^ les perforations ; 3" les gouttières. Dans les premières, le trait de fracture divise l'os dans le sens de son diamètre (fracture transversale oblique), ou bien il se produit des traits en X limitant deux esquilles latérales plus ou moins divisées suivant la vitesse du projectile. La fracture par perforation n'est qu'une fracture par contact avec perforation sun^ouliée. Ces perforations sont complètes ou incomplètes.
Dans les genUièregj une portion du canal diaphysaire est
désobligeante ; la femme est l'&me de tout. Comment estf>lle arrivée à un pareil rèle? La chose est facile à expliquer. Parmi les professeurs, on en trouve un certain nombre dont la nomination fat le résultat d'intrigues. Ceux-là n'estiment pas le travail-, ils ont des goûts dispendieux et nn traitement insuffisant .
Les soirées quotidiennes sont un mauvais moyen de préparer la leçon du lendemain ; les bons maîtres ne sont jamais ceux qui appartiennent aux réunions dont nous avons parlé ; pais le besom du confortable s'accnse de jour en jour; celui (|ui a vécu dans te milieu universitaire il y a une quinzaine fl'Années, ne le reconnaît plus. Â cette époque, tout était i^imple; la conversation et la musique faisaient les frais des soirées ; aujourd'hui elles rivalisent de luxe et de nullité avec celles du monde financier ; on mange, on absorbe force Champagne, on parle des petits scandales de la ville ou de la rnculté, et c'est tout.
Il est bien admis qu'un professeur, doit être riche; le
abrasée. Le premier contact de la balle détache une esquille. Cette esquille chasse devant elle le tissu même et creuse la gouttière.
Les lésions des épiphyses présentent également des types nombreux décrits avec soin par H. Delorme dans sa communication que nous ne pouvons analyser plus longuement.
— M. Boulep présente un nouveau cautère vétérinaire, dû à MH. Paquelin et de Place.
Ce cautère se compose de quatre tètes métalliques creuses, k chambre ouverte, se montant sur nn même manche, et chauffées d'une manière continue par un méhinge d'air et de vapeur hydrocarbonée, dont les proportions sont réglées au moyen d'un robinet, et qui est chassé par une; soufflerie dans les profondeurs de l'outil, où on l'enflamme à son arrivée. C est un instrument à feu, k fonction permanente. L'une des tètes de cet appareil est traversée par une aiguille pleine en fer, de 'à miUimètres de diamètre, et de 8 centimètres de longueur.
Cette aiguille est mue par un ressort, au moyen duquel elle quitte la chambre de chaleur et y rentreà la volonté ae l'opérateur; Elle V acquiert très rapidement une très haute température, qu'acné recouvre presque en même temps qu'elle 1» perd. On peut ainsi, avec cette aiguille, faire en très peu de temps, et d'une façon presque continue, des applications très nombreuses et très variées du feu. On peut remployer pour rignipuncture superficielle ou profonde, pour les raies de feu, et, au besoin, pour la cautérisation en surface. C'est le cautère à aiguille. Ce cautère est avant tout la partie originale de l'appareil.
Les autres têtes de cautère créées sont : la tête de cautère à raie, la tête de cautère à pointe, k tète de cautère brAlequeue: On peut créer d'autres types d'un dispositif analogue.
Le thermo-cautère Paquelin répond bien à tous les besoins de la chirurgie ignée, mais les figures à aiguilles n'ont pas la réaslance d une aiguille pleine en fer de 3 millimètres de diamètre ; elles se courbent facilement dans les opérations d'ignipuneture profonde, surtout lorsqu'on les plonge dans les articulations d'un animal à réactions violentes comme le cheval. C'est pour obvier cet inconvénient qu'a été créé ce nouvel appareil. L'idée de doter la chirurgie d'une aiguille métallique pleine et chauffée à température convenablp, d'une façon continue, n'est pas nouvelle.
M. Nélaton, il y a quinze à vingt ans. fit construire, par M. Charrière, l'instrument que voici, décrit en deux mots : une boule métallique supportée par une tige creuse et percée de part en part à son centre^ verticalement et longitudinalement, de façon à recevoir une aiguille verticale nme par un ressort, ou une aiguille horisontale glissant dans l'intérieur de la tige. La boule, chauffée dans un briui», devait commu-
meilleur titre d'un aspirant est sa situàtion de fortune ; si outre cela il est marié, si sa femme est jolie, gracieuse ef habile, autre argument, propre k lui concilier les suffrages de plus d'un professeur. Le docent privé de ces avantages doit payer de sa personne, toucher , du piano, chanter, danser surtout ; il est le cavalier obligé de tonte dame influente qui a dépassé la quuantaine.
L'heureux possesseur de ces qualités acquiert vite la réputation d'un savant, d'un maître d'avenir. C'est l'enfant g&té de la Clique, qui épuisera pour l'appuyer, toute son influence. Les talents de société sont une excellente chose sans doute, ils ne peuvent pourtant pas remplacer l'étude et la réflexion. Pourquoi pftiir sur les livres; pourquoi épuiser sa santé par les veilles, quand au moment définitif un compétiteur parfaileraent nul emporte la place disputée? Si l'auteur dont nous venons d'analyser le travail n'a pas voloutairement exagéré les choses et noirci le tableau, il a raison d'aumjc^ assez mal de l'avenir des petites Universités allemàmles.
5 Jva 1885
ntquer sa chaleur à Taiguille. il est facile de comprendre tout ce que cet instrument présente de défectueux. Aussi n'eut-il aucun emploi.
L*idée de Nélaton a été reprise, il y a quelque temps, par un vétérinaire de l'armée, H. Boui^net, avec des modifications de formes insignifiantes. La critique faite au premier appareil s'applique au second. H. de Place, professeur de
finysique à récole de Saumur, songea à faire traverser les oyers du docleur Paquelin par l'aiguille pleine de Nélaton. Ce nouveau cautère est l'œuvre commune de MM. Paquelin et de Place.
— Dans la même séance, M. Pozzi fait une communication sur l'ostéite déformante ; H. Rouyer, sur le brailemeat des érysipëles traumatiques par le nitrate d'argent ; M. Brassard, sur les fractures de l'avant^ras. H. Duret communique une observation de rectum anormal ; M. Leblond, des cas d'hypertrophie du col utérin ; M. Martel^ une observation d'anévrysme aortique. Enfin, H. Lewenberg lit un travail snrle traitement des suppurations mastoïdiennes sans trépanation.
Lagrange.
SOCIÉTÉS SAVANTES
AMdémIe des
SÉAHCB DU 2 JUIN 1885. — PRfiSIfiEHCE DE M. nOULET. Du TRAITEHBNT DE l'aSTUME NBRVO-PDLHONAIRE ET DE
l'asthme cardiaque par la pyridine. Note de M. Germain Sée. — Ce travail se termine par les conclusions suivantes :
1" Quelle que soit la forme de l'asthme, qu'il soit nerveux, emphysémateux, catarrhal; que l'asthme soit primordial, d'origine goutteuse ou dartreuse, l'ioduration constitue la véritable méthode curative. Quand l'iodisme survient, c'est la pyridine qui trouve son emploi et doit être considérée comme le moyen le plus certain de guérir les accès. C'est le meilleur palliatif, tandis que l'iode est le remède efficace.
2" La pyridine est supérieure k l'injection de morphine, son action est plus duraole et bien plus inoffensive.
3° Dans l'astnme nerro-pulmonaire simple, on peut faire cesser ainsi les accès d'une manière complète. Pour l'asthme grave compliqué de lésions pulmonaires permanentes, la durée dn traitement doit dépasser huit à dix jours pour consolider l'amélioration obtenue. Lorsqu'il s'agit enfin de l'asthme cardiaque, avec ou sans complications rénales et hydropîques, la pyridine peut rendre les plus grands services pour combattre le plus persistant, le plus pénible
des phénomènes (|ui tourmentent les cardiaques : c'est l'oppression soit contmue; soit paroxystique.
Action des antiseptiques, l'ioddre et le chlorure mercubiques, sur les organismes supérieurs. Note deNH. A. Mairet, Pilatte et CombemaU. — Les expériences ont été faites sur dix chiens. Pour ces deux antiseptiques, lesauteurs ont constaté : que l'animal succombait lorsque les dnses injectées dépassaient la proportion de 0''',0021 par kilogramme du poids du corps; que la mort était d'autant plus rapide, que la dose était plus considérable; que, avdessous de la dose limite I animal résistait, il est vrai, mais qu'il éprouvait certains accidents pouvant durer de deux à quatre jours; que la proportionnalité entre les Ami et le poids de ranimai était vraie lorst^ne l'animtl était vigoareux, mais ne Tétait plus s'il était déjà antérieuremoBt aiïaibli.
Des difi'érences légères existent seulement entre l'iodarc et le chlorure mercuriques.
Calorimètre enregistreur applicable a l'homme. Me de M. A. d'Arsonval. — L'auteur a imaginé un nouvel appareil, d'une installation simple et d'une exactitude snflSsanle pour ce genre d*éludes et grSce auquel il a pu entreprendre une série de recherches, tant sur rhomme sainqur sur l'homme malade, recherches dont il réserve les résultats pour une prochaine communication.
Locomotion de l'homme. Note de M. Marey. — Le savani professeur du Collège de France poursuit ses études sur œ sujet et soumet à l'appréciation de ses confrères de l'Académie les remarquables images stéréoscopiques qu'il est parvenu à obtenir des U^jectoîres que décrit dans l'espace un point du tronc pendant fa marche, la course et les diverses allures. Ces ima^s, vues au stéréoscope, donnent un relirl parfait, et confirment pleinement les expériences de M. Car* let sur la trajectoire d un point du tronc dans la marche.
Sur une espèce d'anesthësie artificielle, sans sommeil, et avec conservation parfaite ttE l'intelligesce,
DES mouvements VOLONTAIRES, DES SENS ET DE LA SE!fSl-
dilité TACTILE. Notc de M. Brown-Siguard. — Le i8 décembre 1882, l'auteur annonçait que, sous riofluence d'uoe irritation de la muqueuse du larynx, la sensibilité à la douleur disparaissait pins ou moins complètement dans toutes les parties du corps. Il montrait ensuite que c'est par une influence inhibitoire exercée par les nerfs laryngés supé* rieurs sur les centres nerveux que ce phénomène se produisait et que l'on pouvait, À volonté, faire qu'il se monûftt par* tout ou presque uniquement dans l'une des moitiés du cnrp«- Aujourd'hui, M. Brown-Séquard communioue les nouveaux résultats qu'il a obtenus depuis cette époque et les effets qu'il a observés dans ses expériences sur l'homme, el
La morale à Urer, c'est que tous les Sj[Stèmes ont leurs cAtés faibles; que si le n6tre prête à la critique, celui des Allemands n est pas la perfection même.
Il estdouteux que tes remèdes conseillés soient d'une application bien facile; que les damQS influentes acceptent la relégation à la chambre de leurs enfants ; que celles qui n'en ont pas, utilisent désormais leurs moments perdus à développer leur talent pour le piano.
ly L. Thomas.
Distinctions honorifiques. — MM. les docteurs Neumano, Pasteau, Dreyfous, Ch. Leroux, professeurs à l'Union des femmes de Francef ont été nommés officiers d'Académie.
Faculté de Montpellier. — La chaire de clinique externe de la Faculté de médecine de Monlpelller est déclarée vacante. Un délai de vingt jours, à partir de la présente publication, est accordé aux camlidats pour produire leurs titres.
Choléra. - Madrid, le l" juin. Les dépêches d'Alemesi, près Valoice, signalent pour la journée d'hier 7 cas cholérii|ues et 4 décès ; le nombre des malades est de fô. — A Boivassol, il y a eu, depuis le 17 mai. 53 cas et 30 décès. Le prince de Bavière, beau-frère do roi d'Espagne, a demandé au docteur Femn un rapport sur rinoculation anticholérique.
Faculté dbmèdbcine de Nancy. — H. Weiss, abrégé des Facultés de médecine, est nommé professeur de pathologie.
Faculté de Lille. — M. Hcrmaun, docteur en médecine, «« nommé professeur d'anatomie patholo^que et de palbajopr
Ïénérale à la faculté mixte de médecme et de pharmacie de il le.
Société médicale des hôpitaux (séance du vendredi 12jiiin|. — Ordre du jour : M. Cadet de Gaasiceurt : De la raérison spontanée du croup. — ComE9juiç^u Vivii^G^l^'"'*^ ' Ue la folie brighiique. O
5 Juin 1885 GAZBTTE HBBOOHADAIRB DB H&DBGINB ET DB GHIRDR6IB . H* 33 - 377
tire, de tous les faits qo'il rapporte, celle conclusion que : sous 1 influence d'une irritation de la muqueuse laryngée, la sensibilité k la douleur peut disparaître pendant un grand nombre d'heares, chez rhoinme comme chez les animaux, àans que l'intelligence, les sens et les mouvements Tolontaires soient troublés à un degré quelconque.
L'arsenic du sol des cuetières, au point de vue toxicoLOGiQUE. Note de MH. Schlagdenhau^n et Gantier. — Des expériences, entreprises depuis trois ans, sur le rftie, dans les recherches toxicolo^iques, de l'arsenic contenu naturellement dans le sol des cimetières, ces deux auteurs ont déduit les conclusions suivantes :
!• L'arsenic se troure disséminé en quantités variables et souvent très considérables dans divers terrains des Vosges. Les terres sablonneuses rouges semblent en renfermer le plus. Les cimetières de ces localités sont donc nécessairement établis sur un sol arsenical. L'arsenic contenu dans ces terrains existe probablement à l'élal d'amraoniate de fer; ce dernier est très légèrement soluble dans l'eau bouillante, contrairement à ce qu'on avait admis jusqu'à présent, mais résiste complètement à l'action de l'eau à la température ordinaire et ne peut être entraîné par les inflltrations d'eau pluviale.
2" L'arsenic, abandonné sous une forme quelconque (acide arsénieux, arsénite etarséniale alcalin), en solution aqueuse, nu laboratoire , au contact d'une terre ai^o-calcaire et ferrugineuse^ se transforme peu à peu à la température ordinaire en dérivés solubles, qui sont retenus par la terre. Cette transformation parait accélérée par la chaleur du bainmarie.
3» Un composé arsenical quelconque, même très soluble (arséniate de potassium), introduit dans un sol naturel argilo-calcaire et ferrugineux, et soumis à l'action des infiltrations pluviales à la température des diverses saisons se comporte de la même façon qu'au laboratoire au contact d'une terre de même nature et d'un excès d'eau. S'il est insoluble, il le reste; s'il est solable, au contraire, il devient peu à peu insoluble, et assez rapidement pour qu'à des profondeurs de 0",60 et 0",90 au-dessous de Tendroit ou il a été déposé, on n'en puisse déceler la moindre trace, même au bout de quatorze mois.
Ces résultats corroborent ceux qu'a obtenus Orfila en 1847, dans l'atTaire Nicolas Noble, et prouvent péremptoirement l'impossibilité de l'entraînement de l'arsenic du sol par les eaux d'infiltrations pluviales jusqu'au contact d'un cadavre inhumé dans un terrain arsenical.
SâANCB PUBUQDB ANNUELLE DU 19 MAI ISfô. — PRASIDENCE DE KM. HARDY ET A. GUÉHIN.
(Fin. — Voyez les n" SI et SS.)
Pnix DE LA Commission ds l'hygiène de l'enfance. ~ Question proposée : De l'étiologie et de la prophylaxie de la scrofule dans la première enfance. — Ce pnx était do la valeur de 1500 francs. Douze mémoires ont concouru.
L'Académie décerne : 1' un prix de 1000 francs, i H. Gustave Lancry, interne des hôpitaux de Paris, pour son mémoire inscrit sous le n* 8, portant pour épigraphe : Le$ causes anti-hygiéniques Mont toutes-putssantes dam le jeune âge (Billet et Uorthez); S° un prix de 500 francs, à H. le docteur i. Combv, de Paris, pour son mémoire portant le n" 1 avee cette épigraphe : Fortes creantur fortibus.
3* Des médailles d'argent à MH. les docteurs Louis Amat, médecin-mojor à Rodez, G. Frédet, de Clermont-Ferrand, V.-E.-A. Friot, de Nancy.
Elle accorde une mention honorable à M. le docteur F. Jacquemart, de Paris.
L'Académie accorde, en outre, pour les travaux en dehors de
la 'i|ue8tion de prix : 1> une médaille d'ai^nt à M. le doctear Droixhe, de Huy (Belgique); 2° un rappel de médaille d'argent à M. E. Ory; 3" des médailles de bronze à HH. Uelage, Charles Guellioi, de Vouziers (Ardennes). L. Hélérier, d'Indre-et-Loire,
A. Oelisle.