‹ Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgieChapitre 110 sur 228 · PRIX PROPOSÉS POUR L'ANNÉE · texte numérisé non relu

PRIX PROPOSÉS POUR L'ANNÉE

Pnix DE l'Académie. — QuesUon : Des corps étrangers dans' les artienlatîons'. — Ce prix sera d« la ralèur de 1000 fraucs.

Viax FONDÉ PAR M. LB BARON PORTAL. — QueslioD : Des causes et de la nature de Tangine de poitrine. — Ce prix sera de la valeur de 1000 francs.

I^ix FONDÉ PAR M*** Bernard de Civribux. — Question : De l'hémiohorée et de ses rapporta avec les affections cérébrales. — Ce prix sera de la valeur de 1000 francs.

Prix tottoé. par M. le docteur Capuron, — Question : Altérations da placenta; leur inlluence sur l'état du fœtus. Ajpplications médico'légfates. — Ce prix sera de la valeur de lOOO francs.

Prix fondé par M. le baron Rarbier. — (Voyei plos haut les conditions du concours.) — Ce prii sera de la valeur do

2000 francs.

Prix fondé par M. le docteur Godard. — Ce prix sera décerné à l'autour du meilleur travail sur la pathologie externe. — Il sera de la vAlenr de 1000 francs.

Prix TONdé par M. le docteihi Desportbs. — Ce prix sera décerné à l'auteur du meilleur travail de thérapeutique médicale pratique.

Prix fondé par M. Henri Bcignet. ~ Ce prix, qui est de la valeur de 1500 francs, sera décerné tous les ans à rautenr du meilleur travail, manuscrit ou imprimé, sur les applications de la physic[ue ou de la chimie aux sciences médicales.

Prix fondé par M. le docteur Daudet. — Question : De l'actinomycose. « Les auteurs devront présenter des observations originales recueillies en France. > — Ce pni sera de la valeur de 1000 francs.

Prix fondé par M** Vernois. — Ce prix, qui est unioue et annuel, sera décerné au meilleur travail anr l'hygiène. — 11 sera de la valeur de 800 francs.

. Prix fondé par H. le docteur Amussat. — Ce prix sera déeeraé à l'auteur du travail ou des recherches basées simultanément sur l'analomie et sur l'expérimentation, qui auront réalisé on préparé le progrès le plus important dans la thérapeutique enirurgicale, — Il sera de la valeur de 1000 francs.

Prix fondé par M. le doctettr Itard. — Ce prix, qui est triennal, sera accordé à l'auteur du meilleur livre ou mémoire de médecine pratique ou de thérapeutique appliquée. Pour que les ouvrages puissent subir l'épreuve du temps, il est de condition rigoureuse qu'ils aient au moins deux ans de publication. — La valeur de ce prix sera de 3000 fîrancs .

Prix pondé par H. le docteur Stanski. — Ce prix, qui est bisannuel, sera décerné à celui qui aura démontré le mieux l'existence ou la non-existence de la contagion miasmatique, par infection on par contagion à distauee. — Il sera de la valeur de 1600: francs.

Prix tondé par M. le DOCrEUR Saint-Lager. — Extraitde la lettre dn fondateur : c Je propose à l'Académie demédecine une somme de 1500 francs pour U fondation d'un prix de pareillt^ somme, destiné i récompenser rexpérimentation qui aura produit la tumeur thyroïdienne à la suite de l'administration, aux animaux, de substances extraites des eaux ou des terrains â endémies goitreuses. > — Le prix ne sera donné que lorsque les expériences aurait été répétées avec succès par la Commission neadémique.

. Prix fondé par M. et Saint-Padl. — M. et M*» Victor Saint-Paul ont offert i l'Académie une somme de S5000 finncs pour la fondation d'un prix do pareille somme qui serait décerné

ft la personne, sans distinction de nationalité ni de profession, qui aurait, la première, trouvé un remède reconnu par l'Académie comme eueace et souverain contre la diphthérie. Jusqu'à la découverte de ce remède, les arrérages de la rente h piôveûr de cette donation seront ronsacrés à un prix d'encouragement qai sera décerné tous \m deux ans par l'Académie aux personne» dont les travaux et les recherches sur la diphthérie lui auroni paru mériter cette récompense.

Prix de la Comiussion de l^vgiéne de l*enfancb. — Qa«stion : Rechercher quels peuvent être les riipports de la syphilis et du rachitisme dans la première enùmee. — Ce prii sera de li valeur de 1600 francs.

Fondation Auguste Monbwne. — M. Auguste Monbinne a légué & l'Acaiféroie une rente de 1500 francs, destinée i à subventionner, par une allocation annuelle (ou tùennale de préférence), des missions scientifiques d'intérêt médical, ehinirpca) ou vétérinaire >. .

Nota. — Les mémoires et les ouvrages pour les prix à décertier en 1885 devront être envoyés A rAcad«mie avant le 1" ortobre 1885. Ils devront être écrits en français on en Isiis, et accompagnés d'un pli cacheté, avec devise, indiquant les loni

et adresses des auteurs.

Tout concurrent qui se sera fait connaître direciemest ou iudireclemenl sera, par ce seul fait, exclu du concours. Les coiicurrenls aux prix fondés par MM. Barbier, Godard, Desportes, llard, Buignet, Vernois, Leiévre et Saint-Paul, pouvant adresser à l'Académie des travaux manuscrits ou imprfmés, sont exceptée de cette dernière disposition.

Conditions communes à tous les concours. ~ Les concurrents, pour tous les prix, sont prévenus que l'Acadéinie ne rendra ancnn des ouvrais et mémoires envoyés au conconn. Les auteurs auront la liberté de fisire prendre copie {n Imn fret») des manuscrits an Secrétariat de 1 Académie.

SÉANCE DO 2 JDIN i885. PRÉSIDENCE DE M. 2. «BBAEBON.

Sur rînvtUttffltt do Mil. Iw miniitres dos iffUrH ëlmi^fcivi at d« nnilrwtiM publique, dct bnu-arU d étt aultai, l'AcMUMia Mt ékmrgée d*4BMim m ni* Mr nne Note àt H. le doetair CcMe (4g Vdonoa) relalm k t'iMcriMion primriiw A> choléra.

HM. les docteurs G, Pouchet si À. Robin se portenl candidat* i la plarr Aiclarée Taeanio dans latoclioa de pbytiqae pl chimie nééicale*.

HH. les àoeum AUidn (da Bicflant) et JlMSlil (d* Ijea) m partnil r«dtdaU ai titre de etHrespondant natiuiul daas la dlvltion d« naddeelH.

H. le docteur Léon TisMier envMO, pour te eonconri du prix Godard de Iffij. ui ouvrage iolituld : Oe la cattralion de la femme en chtrurgie.

H. le SeeréUire perpétuel dëpoae : I* au mm de HH. L. MM$»n «I le dociwr A -J. trmt», un aKSinoir* wae Mba. relatif k b MlubriU dea naumi; S* ^ L part de M. Cfe. /aly, uh» brocliare tur Ue eau» itéfùut à Patii

M. Yitiemin présenle, d« la part de H. le doelenr Ca»in (de Berck-aiir-urrf. ■• ouvrage ajant pour tîtr« : De l'Influence 4ea Mna ée mer eur ta iertfntf *n enfanU.

M. Marjolin offre 1» 16* volana 4a l'iUMMiiViJMtaMt do la SoeUIr pralwtrice de l'enfance de Paria.

H. de YUUen prdsente un Rapport sur la croche Salnl-Louti d'Antin k Parii.p'r H. le doelmr E. Mmen.

H. Poumier fait honmafte, de ta part de H. la docteur A. Bumêt iieCHln. d'une brochure iotitu|i-o : BeeumenU mr l'héréde'tgphiU» au point éevnfitl* mortaUlé infantile,

M. 0ivlflit offre le ^ faKieule da lomc VII du Trmité élimentêire depefiit- Xogit externe de FoUin et Duplay.

H. luyt, do la part de H. BaiUarger, prdsenle nn mt-moiro de H. te diwl>'"> Mairet (de Ifontpellier), runrcnnani dea recherchée iitr l'élimination ée teniphoiphoriqite ehet l'homme lain. l'aliéné, l'éjMtptiguf et fht»lériguf.

Décès de H. N. Guenbad de Mdssy. — H. le Président fait part de la mort de M. le docteur N. Giieneau de Muxsy, membre titulaire depuis 1867 dans ta section delhér^ipeulique et histoire naturelle médicale ; il exprime les reprels que cause à la savante compagnie ce collègue si distingué par son savoir, ses lalents, ses travaux et l'élévation de son caractère.

Election. — Par 47 voix sur 61 votants, M. le docteur Duménit (de Rouen) est élu correspondant national dans U division de chirurgie. M. Cazin (de Berck-snr-mer) obtient 12 voix et M. Berne (de[jiigftg:^. JOQ IC

Castration de la fevhe, — M. Simon Iht^a eu Toc-

jDfft 1885

6A2BTTE flBBDOHâDAIRB DB JI&>BGI1IE ET » GHIRUR6IB

— BHSS

casion de pratiquer deox fois lacasU-ationde lafeinme dans les cîrçonslaaces suÎTantes : sa première opérée était une ieune fille de vingt-six ans, entrée en i879 dans leserrice de Ikî.^iredey ; de tendance hémopliilique, elle avait été réglée à treize ans, abondamment, n'avait jamais eu ni grossesse ni fausse couche, lorsqu'en 1877 elle eut une ménorrhagie grave et depuis cette époque les pertes étaient si excessives qu'elle pouvait à peine rester levée plus de huit jours chacrue mots. M. Siredey constatt la présence d'un flbrome de la grosseur d'une mandarine; tous les moyens médicaux échouèrent ; l'anémie devint excessive et ' la vie était en danger, lorsque M. Duplay pratiqua à la fin de 1880 l'ablation des denx ovaires. Ciiui semaines après, la malade se leva et la santé générale s'améliora ; les hémorrhagies disparurent, sauf un léger écoulement sanguin, se produisant à Tépoque des règles et qui cessa lui-même au bout de cinq mois ; mais onze mois après la malade succomba à une albuminurie ; à l'autopsie, on trouva de nombreuses dégénérescences amyloldes des divers organes, provenant de l'anémie dont avait si longtemps souffert la malade ; on peut en inférer que l'opératipn fut trqp tardive.

Cette opinion est corroborée par l'exemple de la seconde opérée, qui (trësratait des symptômes analogues, mais dont la tumeur était beaucoup plus petite et l'état général bien meilleur ; il y a vingt-sept mois que Topération a été pratiquée et la guérison est aujourd'hui panaite.

Le castration de la femme (opération proposée dès 1823 et pratiquée en 1872 presque stoiultanément par Hégar et Baltey) est donc appelée & rendre des services dans les cas de ménorrhagies incoercibles, symptomatiques de flbromyomes; car l'ablation des ovaires met fin aux hémorrhagies; la ménopause artificielle amène par suite la diminution et (quelquefois même la disparition aes fibromes. Limitée à ces indications, cette opération mérite la faveur des chirurgiens que certains abns en avaient jusqu'ici éloignés. Dans une thèse récente, H. Tissier a réuni 171 cas de castration pratiquée dans ces conditions; ils fournissent une mortalité de 14,6 pour 100; sur les 145 guérisons, 7 fois seulement les hémorrhagies revinrent, 3 fois elles revinrent mais atténuées; :21 fbis quelques pertes sans importance persistèrent, puis la ménopause s'établit; 91 fois la ménopause devint définitive. On a enfin noté la rétraction de la tumeur dans la moitié des «as environ.

Malgré sa gravité peu redoutable, 14,6 pour 100 de mortalité, il ne faut évidemment recourir & cette opération que lorsque les autres moyens thérapeutiques ont échoué, sans attendre toutefois trop longtemps, afin d'éviter la dégénérescence amylolde, conséquence d un état excessif d'anémie. La castration amenant un résultat identique à l'ablation des tumeurs utérines, quelle méthode faut-il préférer? H. Duplay croit que, pour les grosses tumeurs, qui sont le plus souvent des cysto-nbromes, la castration pas plus que la ménopause normale ne peuvent avoir d'influence sérieuse et d'ailleurs la recherche des ovaires est alors très difficile ; de plus, Thystérotomie, grave dans tous les cas (41 pour 100 de mortalité), l'est surtout pour les petites tumeurs, c'esL-à-dire alors que la castration peut avoir l'effet le plus favorable.

Quant au manael opératoire, M. Duplay préfère l'incision médiane, longue de 10 à 12 centimètres et pouvant être agrandie pendant l'opération; il parait avantageux non seulement de faire l'ablation complète des ovaires, mais encore de comprendre les panllons des trompes dans l'excision; il va de soi enfin que rantisepsie doit être rigonreusement appliquée.

Chirurgie oculaire. — H. le docteur Landolt préconise la ténotomie du muscle oblique inférieur dans les cas de paralysie de l'oblique supérieur et chaque fois ^u'on veut obtenir un abaissement notable du globe oculaire, en le combinant dans ce cas avec la ténotomie du droit supérieur.

voire même avec l' avancement <le Tinf-^ieur. Il pense, enfin, que cette opération serait avantageuse dans la myopie progressive, puisque I oblique inférieur recouvre la large veine inférieure externe des vasa vorticosa et pont la comprimer lorsque, dans la convei^ence et l'abaissement An «égard, il se trouve tendu passivement sur le globe oculaire.

L'insertion bulbaire du muscle se dérobant à l'opératiMi, celle-ci doit nécessairement porter sur son or^ine oebitaire. Comme pmnts .de repère, il faut reconnaître l'échancmre sus-orbitaire; une verticale abaissée de ce point détermine, par sa rencontre avec le rebord du plancher de l'orllite, rinsertion squelettique du muselé; cMte dernière se trouve, d'antre part, an milieu de la ligne rônnisMnt Is partie moyenne du sae lacrymal à la partie du rebord orbitaire située an-dessus du trou oriltitaip^ Une incision qourte, mais profonde, étant pratiquée à travers la peau et le muscle orbitaire jusque sur l'orbite, on saisît, au fond de la plaie, le muscle et on le frictionne avec fadlité.

Ces données opératoires peuvent également servir à pratiquer l'avancement du muscle petit oblique lorsqu'il est paral^é ; il suffit, avant de le détacher, d'y passer une suture h l'aide de laquelle on avance et on relève son insertion orbitaire.

SocIMé de ehlrnrirle.

s£iNGB nu SO haï 1885. — pr^idbncb db m. duplay.

Buta» tendlnonaa; rappWC : M. Menod (IMMUMlon : MK. Vaaott, TUlaiiz). — Corp* AtraBoara de la v«mU ; Itur exMoUMl : M. I« Drata (Dlwwtoa : XK. Itmegai, Tacrlar, TvbwU).

M. Monod fait un rapport verbal à propos d'une observation de suture tendineuse envoyée à la Société par M. Schwartz. Un homme eut les deux tendons extenseurs du pouce sectionnés au niveau de la tabatière anatomique. L'extrémité

Fériphérique des tendons se voyait bien dans la plaie, mais extrémité centrale rétractée ne pouvait être retrouvée ; dans ces conditions, le rétablissement de la conUnuité tendineuse par une suture était impossible. M. Schwartz eut alors l'ingénieuse idée suivante : il mit à découvert le tendon du premier radial, le dédoubla en deux languettes et sutura chacune d'elles A im des bouts périphériques des tmdons extenseurs du ponce au moyen de trois pointa de soie phéni-

Îuée; ayant ensuite fait un bon drainage avee du crin de lorence et une suture de la plaie superficielle, il phtça le pouce dans une extensien forcée. Il y eut un peu de suppuration, néanmoins la plaie se cicatrisa rapidement; six semaines après, laguénson était complète et on pouvait voir, lorsque le malade fut présenté à la Société, qu'il avait recouvré tous les mouvements d'extension du pouce. Cependant le succès de la suture tendineuse fut mis en doute par certains, qui rappelèrent que Duchenne (de Boulogne} a démontré que dans des cas de paralysie des extenseurs du pouce, les muscla de l'éminence tliénar y suppléent jusqu'à un cerlain point. Pour écarter cette objection, M. Schwartz étudia avec soin son malade; il constata qu'en lui faisant étendre le ponce, on sentait le premier radiai entrer en contraction et se dnrcir; de même l'électrisation de ce muscle entraînait l'extension du ponce. Le doute sur la réussite de l'opération de If. Schwartz n'est pas permis. Il existe d'ailleurs, tous les chirui^ens le savent, un certain nombre de faits analogues dans la science. M. Benjamin Auger, ayant, chez un blessé, constaté un écartemenl considérable entre les deux bouts d'un tendon sectionné, réunit ses deux extrémités à distance par des fils de catgut, et obtint un succès complet. Molière (de Lyon) a décrit un procédé spécial pour rétablir la continuité des tendons munis de gaine synoviale et lui a donné le nom de vaginoplastie. Ces divers procédés ont pour bat d'allonger le bout central du tendon. M.ieh^arta

380 . !f 23 — GAZBTTB HRBDOHADAIRB DE MfiDEGlNE ET OE GHIRCRGIE 5 Jviir 1885

ne pouvait y avoir recours, puisque ce bout central ne pouvait être retrouvé. Czerny, dans un cas d'écartement considérable des deux bouts d'un tendon divisé, mit en œuvre l'expédient suivant : il dédoubla le bout périphérique en le fendant, non jusqu'à son extrémité libre, mais à une petite distance d'elle ; il sépara alors une des languettes obtenues de la continuité du tendon et la renversa de telle sorte qu'elle tenait au tendon par le petit bout qu*il avait ménagé en le fendant et rallongeait de toute sa loi^enr. Dés lors il put suturer cette languette d'allongement au bout central et obtenir un plein succès. M. Monod ne saurait dissimuler les difficultés de tous ces procédés, et, pour s'en aiTrancliir, il est conduit à se demander si, dans ces cas d'écartement considérable des extrémités d'un tendon coupé, on ne ferait pas bien d'essayer la greffe d'un tendon emprunté à un animal, ainsi que l'a fait Gluck.

M. Poneet fait remarquer que ces cas de section des tendons au niveau de la tabatière anatomique ne sont pas rares et que presque toujours ils s'accompagnent de la section de la branche du nerf radial, ainsi qu'il est facile de le concevoir. Il y a quelques années, il en a observé un cas à l'hépilal Saint-Martin : il y avait, outre ta perte des mouvements d'extension du pouce, une insensibilité du territoire innervé par la branche du radial; M. Poucet fit non seulement la suture tendineuse, mais encore la suture nerveuse et eut un double succès, car, quelques semaines après, le blessé pouvait étendre son pouce et avait recouvré toute sa sensibilité.

M. Tillaux dit qne très souvent le rétablissement des mouvements dans ces cas se fait non pas à cause de la réparation du tendon, mais grâce à l'intermédiaire de la cicatrice cutanée. II en a eu encore dernièrement un exemple chez un malado de son service de l'Hôtet-Dieu, En raison de circonstances particulières, on ne lui pratiqua pas la suture tendineuse, et, quelques semaines après, la plaie accidentelle s'étant cicatrisée, les mouvements étaient rétablis dans toute leur intégrité.

— H. Le Dentu, dans un court préambule, rappelle combien délicates et difficiles à saisir sont les indications du traitement des corps étrangers de la vessie : difficultés qui tiennent en grande partie à la pénurie de renseignements que donnent les malades sur l'existence, la nature du corps étranger, la date, les circonstances de son introduction, etc. Il est donc important de communiquer tous les faits de la pratique, c'est ce qui l'a déterminé à apporter le suivant à ta tribune de la Société. Un homme, âge de soixante et onze ans, s'était introduit un tube de caoutchouc dans la vessie. Il ne larda pas à ressentir des phénomènes morbides, qui l'amenèrent à consulter le docteur Lapierre (de Sedan). Ce dernier fit, durant quelque temps, le traitement des symptômes, et finalement adressa le malade à H. le docteur Le Dentu. Â ce moment, le malade avait une cystite intense, ses urines contenaient de l'albumine en abondance, la région des reins était douloureuse. Le 3 mars, on pratique l'exploration de la vessie et on rencontre le corps étranger, qui donne un contact de 2 à 3 centimètres, mais on ne peut le saisir. Sans insister^ H. Le Dentu se décide à pénétrer directement dans la vessie; il rejette comme trop graves toutes les tailles, même la taille hypogastrique, malgré la grande faveur dont elle jouit aujourd'hui, et s arrête à la boutonnière périnéale, qui, pense-t-il, lui donnera un accès suffisant dans la vessie. ha etiet, le périnée est incisé sur la ligne médiane et, l'urèthre ouvert, un dilatateur introduit dans la portion prostatique permet rapidement l'introduction du doigt et des instruments dans la vessie, dont on retire sans diîficulté le tube de caoutchouc, présumé replié sur lui-même, et mesurant dans sa totalité une longueur de 15 centimètres. Après l'opération, M. Le Dentu pratique un pansement antiseptique, qu'il recommande en passant et qui consiste dans remploi de la poudre d'iodofornie et d'épongés imbibées de solution

antiseptique. Pendant les premiers jours, t'urine pas»! par la plaie du périnée, mais bientôt elle s'écoula par l'urèthre; le seizième jour, elle ne passait plus du tout par le périnée, le vingtième jour, la guérison était complète. Quelaues jours après, le malade revenait à Sedan ; il alla bien penaant un mois, mais, au bout de ce temps, il fut pris d'anasarque H mourut rapidement avec des phénomènes urémiqufô. Geltr observation prouve, fait remar(^uer H. Le Dentu, le peu de gravité de la boutonnière périnéale, même chez les gens profondément atteints du cété des reins, en même temps qu elle démontre qu'elle donne un accès suffisant dans le réservoir urinaire. *

M. Berger se proposait de communiquer une observatioa analogue dans une des prochaines séances, la coinmanieation de M. Le Dentu l'engage à relater de suite l'histoire de ce fait, bien que le malade ne soit pas encore complètement guéri. Un homme de cinquante-deux ans, sourd, muet et abruti, vint, il y a quelque temps, à Bicétre, avec de la rétention d'urine. Le cathétérisme était impossible, on sentait la présence d'un corps étranger dans les parties profondes de Turèthre et, par le toucher rectal, on constatait, dans li vessie, en arrière de la prostate, l'existence d'une tameurda volume d'une amande. A force d'interrogations variées, an moyen de signes, on finit par apprendre que le malade s'est introduit dans le canal le tuyau de sa pipe. H. Berger se décida alors à pratiquer la boutonnière périnéale, opération qui fut renvoyée au lendemain. Pendant la nuit, le malade rendit, dans des efforts de miction, et avec une certaine quantité d'urine, un petit morceau de son tuyau, mais on sfnlall néanmoins la tumeur iniravésicale de la veille par le toocher rectal ; aussi fit-on quand même la boutonnière. Sit6t le canal ouvert, UD nouveau fragment de tuyau de pipe fut extrait et, le canal ayant été dilaté avec l'instrument de H. Guvon, l'index fil constater l'existence d'un troisième fragment dans la vessie. On eut la plus grande peine à l'extraire è traver* le long canal pérînéo-prostatique. Le doigt, introduit de nouveau, ne trouve plus que des incrustations que l'on gratte avec la curette et dont on évacue les débris au moyen de grands lavages. Les suites opératoires furent des plus simples, et aujourd'hui, trois semaines après l'opération, la gii»'rison est à peu près complète.

Pendant les manœuvres nécessitées par cette opération, M. Berger a pu se rendre compte de la difficulté que l'on a ^ explorer la cavité de la vessie par la boutonnière périnéale; dès le début de l'opération, le doigt se meut encore asseï bien dans le canal qu'on vient de créer, mais, rapidement, il est serré, et devient incapable de rien reconnaître de ce qu'il touche. Comment, àprès cela, faire des explorations complètes de la vessie par ce mo^en? comment ne pas risquer de perforer la vessie dans l'extirpation des néoplasmes? Pour l'extraction de petits calculs, de corps étrangers de volume restreint, la boutonnière périnéale peut donner de bons résultats, mais elle est insuffisante pour l'exploration intravéstcale et pour l'extirpation des néoplasmes.

M. Terrier pense que la taille hypogastrique est bien préférable à la dilatation du canal prostatique, qui fait courir des chances de dilacératïon des tissus et n'uffre qu'une voie opératoire insuffisante. Son choix s'impose surtout chez le$ vieillards à périnée épais.

M. Verneuil dit qu'il ne faut pas adopter de parti pris un procédé de taille et rejeter systématiquement tous les autres ; chacun d'euxases indications spéciales, qu'il fautsavoirsaisir. H. Verneuil félicite M. Le Dentu d'avoir choisi la voie artificielle pour l'extraction du corps étranger de son malade; ja voie naturelle parait une opération plus brillante, mais elle est dangereuse. C'est ainsi qu'il y a quelques années H. Verneuil perdait d'accidents urémiques im^alade, de la vessie duquel il avait extrait une sonde ^ujn^iK^i^lifVfl^' l'ombre d'une difficulté, au moy^fi^WyKd^^^

5 Juin 1885

GAZBm HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE

M. Trélat, à {H-opos de l'histoire des corps étrangers de la vessie, rapporte la curieuse observation suivante. Un homme, éprouvant de la difficulté à uriner, voulut se sonder avec Temboul d'une pipe auquel il avait adapté le tuyau en caoutchouc d'un biberon. L'embout de la pipe resla dans la vessie ; le malade fut pris peu après d'acndents locaux el généraux très graves, auxquels fl succomtM. A l'autt^ie, on trouva que Pemboul de la pipe était venu s'engager dans l'uretôre droit et avait provoqué un phlegmon rétro-vésical.

SÊAMGK DD 27 MAI 1885. — PRÉSIDENCE DE M. UOIITELOUP,

Sature fndlnewe : M. H onod. — D« lai piiinéorrluiptalft haUva. Rapport : M. Haro Bèe. — K]r«t« faydaUqos de la Uoe Isfèrlcura du lai», laparotonl* : M. Terrier. Dlaonaeion : KM. TUlaux, T»rnsoil. Trilat. — Obetmotlon inteetlBale pur de* oaloola Ullalrae : M. Cmvafltaler. — PréMaUUoa de malade : H- Tenrmon. — Pr6- HBUtSonde pUeeilCPoMee. M. BoolUy.

M. Séonod désire ajouter quelques faits nouveaux à ceux qu'il a rappelés dans la dernière séance, dans son rapport sur la suture tendineuse, Karl Lôbker, ayant affaire à une plue des tendons extenseurs à la partie inférieure de Tavanlbras, et la rétraction ne lui permettant pas de suturer les bouts supérieurs aux bouts inférieurs, n'hésita pas à réséquer un fragment des deux os de ravant-bras, afin de raccourcir d'autant ce segment de membre el d'obtenir la coaptatlon des tendons divisés. Le malade se rétablit de ce traumatisme chirurgical, niais ne récupéra que des mouvements très imparfaits d'extension des doigts. Gluck a communique à la Société de médecine berlinoise (séance du février 1885), une observation de plaie tendineuse, dans laquelle les deux bouts écartés furent réunis au moyen de tresses de catgut; le chirurgien allemand prétend avoir été assez heureux pour que ces fils de catgut ne se résorbassent pas, et aujourd'hui son malade a recouvré tous ses mouvements.

— H. Mare Sée Ut un rapport sur deux observations de périnéorrhaphie envoyées à la Société par H. SchwaitE. Ce chirurgien a pratiqué avec ut^ plein succès deux restaura* lions péi'inéales dans les quelques jours qui suivirent l'accoucliement, qui avait donné lieu à la déchirure. C'est là une conduite qui est loin d'être la règle, ainsi que tous les chirurgiens le savent, depuis que Velpeau et Roux les premiers ont formulé le précepte d'attendre pour intervenir que la

STiode de puerpéralilé ait cessé. Les deux succès de . Schwartz méritent néanmoins des considérations. Le premier fait remonte à 1880; l'opération fut pratiquée le cinquième jour après l'accouchement, d'après le procédé vulgarisé en France par Jude Hue ; l'avivement étant rendu inutile par le bourgeonnement même des lèvres de la déchirure, on se contenta de régulariser celles-ci et de rendre leur surface aussi aseptique que possible par de grands lavages ; on les réunit ensuite par plusieurs sutures enchevillées au fil d'argent, la muqueuse du vagin fut affrontée par quelques points superficiels; tout alla sans encombre, et le onzième jour les derniers fils ayant été enlevés on constata un succès complet. Le second fait date de l'année dernière ; enhardi par son premier succès, M. Schwartz tint exactement la même conduite vis-à-vis d'une rupture de périnée au cinquième jour après l'accouchement, et ne fut pas moins heureux que la première fois. « Ces faits, dit M. le rapporteur, doivent être soigneusement enregistrés; il serait à souliaîter qu'ils se multipliassent, afin d'enhardir les chirurgiens à se h&ter d'intervenir dans la rupture du périnée. L'opération sitôt après la production de la déchirure est siiignlierement favorisée par la souplesse très grande des tissus, et comme les surfaces sont naturellement avivées, le traumatisme chirurgical est des plus bénins et ne compromet pas l'existence des

femmes malgré leur état de puerpéralîté. 3{ais un obstacle empêchant aa^ir rapiUemeul s'élève trop souvent de la part des personnes inexpérimentées, qui n'ont pas pu ou qui n ont pas su prévenir la rupture du périnée ; en effet, elles cachent longtemps l'accident, espérant que le temps arrangera les choses, et lorsqu'elles se décident à appeler un chirurgien, la rétraction, la cicatrisation vicieuse des lèvres de la déchirure, imposent une opération longue et laborieuse, qui réclame encore la remise de toute intervention à une époque éloignée lors de la cessation complète de l'état puerpéral.

M. Schwartz a également envoyé une troisième ooservation de fistule vulvo-anale qu'il essaya de guérir en la transformant en une plaie ouverte par la section du pont, afin de pouvoir réunir ses deux lèvres par des sutures comme dans fa périnéorrhaphie courante. Les lèvres furent des plus aisément affrontées, et tout semblait devoir donner un excellent résultat, lorsque survinrent des accidents pulmonaires nécessitant des purgatifs et une médication qui détruisirent les sutures. La malade sortit de l'hôpital sans avoir retiré le moindre bénéfice de son opération; quelques mois après M. Schwartz eut occasion de la revoir : la plaie avait diminué de profondeur, le sphincter fonctionnait suJfisamment pour retenir les matières fécales et même les ^z; bref, cet insuccès des sutures vient à l'appui de la pratique de ceux qui se contentent de fendre simplement ces fistules.

— M. Terrier communique une observation de kyste hydatique de la face inférieure du foie, laparotomie, incision et guérison. Des faits analogues d'intervention pour les kystes hydatiques du foie existent à l'étranger; en France, non seulement il n'en existe pas, mais même la question d'opérations analogues n'est pas posée parles rédacteurs des articles Kystes du foie des deux. Dictionnaires. Voici le fait de H. Terrier. Eugénie R..., vingt ans, pas de maladies antérieures; depuis quelques années elle se plaint de douleurs dans le c6té droit du venire. A son entrée à l'hôpital on cqiislate de ce côté une -tumeur abdominale lisse, globuleuse, rénitente, soulevant toute la région du flanc con^spondant. On i>orte le diagnostic kyste dermolde de l'ovaire,* et jugeant inutile une ponction exploratrice, on pratique l'ouverture du ventre; le kyste mis à nu, on le ponctionne, et il en sort un liquide clair el limpide; au moment où l'un veut extraire^ l'enveloppe, ou s'aperçoit que le pédicule, au lieu de plonger dans le bassin, se dirige en haut vers le foie, et en tirant dessus on détermine des accès de suffocation V nul doute, on est bien en présence d'un kyste du foie. La plus grande

fiartie des parois est résé<|uée, ce qu'il en reste est suturé i a plaie abdominale et dramé. L'opération ^ duré une heure cinq minutes. Les suites furent très siinples; on doit seulement noter que la température des premiers jours fut un peu plus élevée que cela se voit après l'ovariotomie. Vers la troisième semaine, on fut frappé de la coloration brunâtre des pièces de pansement: on crut d'abord que cela était du à l'iodoforme, mais t'analyse chimique montra que la cause devait en être attribuée à un écoulement de bile. Cet accident n'entrava en rieu la cicatrisation, qui aujourd'hui est absolument complète. L'examen du kyste a montré qu'il s'agissait d'un kyste bjdatique.

M. Terrier fait suivre la lecture de son observation de quelques considérations. Il insiste d'abord sur la difficulté du diagnostic de ce cas, la ponction qu'il n'a pas cru devoir faire ne l'aurait nullement renseigné, les caractères du liquide lui auraient simplement donné à penser qu'il avait araire k un kyste paraovarique. L'intervention, quoi qu'il en soit, était justifiée, et l'opération n'a pas été plus difficile ui ses suites plus compliquées que s'il se fût agi d'un kyste de l'ovaire. L élévation de température des premiers jours doit

383 — H* 23 — GAZftTîk itfiBDÛHAOAiRK HÉDECIIW ËT DE fiHUUttffilS â htn 1WS

au nivieau de la cicatrice une ùidarMioa considérable se prolopgeant dans la profondeur, et (fui fait ecaindre une

récidive.

M. Tillaux est d'avi« qu'il faut toujours faire la ponction des kjrstes de f ovaire avant d'intervenir ; elle Axe le diag^iosljc, elle n'ést jamais nn obstacle auï opérations ulté*^ rieures eo^me on Ta cru pendant longtemps, enfin jMirfots en évaluant complètement la poche elle peut être sulviede la guéiî&ôn de |a tumeur. La ponction notamment peut servir à différencier un kyste hjdatiqae d'un kyste paraovariquej en effet le liquide des kystes paraovariens est u.n peu phis trouble que celui des kystes ovariques et cette différence macroscopîqae pourra d ailleurs filre contrôlée par.rexamen microscopique e^ chimique.

H. VerneuW Aeœ&nàe à H. Terrier s'il fait de Textirpation- des kystes hydatiquesdu foie une opération de choix, n ne voit pas bien comment cette extirpation peut être pratiquée, car il est dif^cile de comprendre l'isolement el la pediculisation de kystes qui naissent dans répaisseur du parenchyme hépatique. 11 a obtenu pour sa part deux guérisons complètes de kystes hydatiques du foie en les ponctionnant et en mettant à demeure dans leur intérieur une grosse sonde pendant près de deux mois.

M. Trélat précise les moyens de diagnostic des tumeurs abdominales : il monù'e tous les avantages de la ponction exploratrice, qu'on peut encore parfois négliger pour les grosses tumeurs, mais qui almpose dans les tumeurs petites, mobiles, fuyantes.

. U. Terrier répond aux quelques observations qu'a soûle-, véessa comàuniQation.Seton lui, une ponction exploratrice n'auraU pas éclairé le dia^ostic du siège de la tumeur et n'aurait pas nod plus modifié la conduite opératoire ({u'il a tenue. U regrette d'autant moins d'a»oir fait la ponction de ce kynte hyaatique, mie l'on sait qu'elle peut parfois devenir le point de.départ (Taccideats. Il ne nie pas qu'en cas de kystes p&raovgrieas la ponction évacuotriee ne puisse être snivie de gu^ison, mais cela est extrêmement rare. Quant & faire de Textirpation, des kystes hydatiques du foie la méthode théi'apentîque de dioix, ce n est pas son intention , seulement dans. le cas donné oetle extirpation s'imposait pour ainsi dire. .

— M. Cruveilkier lit une observation d'obstruction inleslinale déterihinée par des calculs biliaires arrêtés dans le duodénum et prise pendant la vie pour une obstruction organique, raison poiir laquelle oh n'intervînt pas.

— H. TerriHon présente- deux malades du service de H. Gharcot atteints de troubles de la motilitê et de la sennbilité d'un des membres supérieurs, troubles nerveux à la suite d'un traumatisme et qu'un pourrait rattacher à ce traumatisme. Il n'en est rien : ce sont des malades qui présentent une affection des centres nerveux nullement en relation avec leur traumatisme, c'est lâ un point qu'il importe de connaître surtout en médecine légale. H. 'Terrillon s'attache à faire ressortir la différence qui existe entre les symptêmcs de Ta contusion du plexus brachial qu'on pourrait soupçonner chez ces deux malades et les symptômes de l'affection du système nerveux général qu'ils présentent.

— H. Poucet présente une observation de calcul prostatique opéré avec succès par la taille prérectale, dans son service, an Val>de-Gràce.

Le point intéressant de ce fait est dans ta certitude du diagnostic qui fut établi d'one façon très précise grice à l'explorateur acoustique de Cuynet (Lille). La petite sonde flexible, avec son renflement métallique, montée sur le tube acoustique^ avait permis de reoonn^tre : 1* des incrus^ talions calcaires de la muqueuse prostatique et 2* au centre, an e^ont affteunnt la surface du canal sur une étendue

d'un centimètre. Il était immobile et fattemeat encastré dans le tissu.

L'exploration rectale n'avait pas £ait sentir te calcul et même après rincision. prérectala, après le décoUeMUt du rectum, le doigt porté airectement siw le bec de ta prostate n'avait pas perçu de .corps étrancer.

. Ceitti-ct ne fut senti après nnciaiou avec le lithotuuic qu'en portant la longue pince uréthrale de Hatiiieu dans U région. Le calcul fut morcelé dans sa loge et extrait en quatre fragments, dont le plus gros avait à peu près nn demi-cen- Umètre cube.

Les tentatives d'extraction avec la pince de Hunier, le brise-pierre uréthral, la curette de Nélat()n, n'avalent donné que des hémorrhagies, sans mobiliser la pierre.

En présence des antécédents uréthraux et palustres du malade, cet officier ayant séjourné phis de quinze anses Afrique, la taille prérectale fut pratiquée, sans antres tentatives par le canal. La guérison était complète en vingt jours.

Le cathélérisme ordinaire avec les sondes métalliqueii, Béniqué et antres, ne donnait pas toujours la perception du calcul;

Le canal large laissait passer les instruments au-dessi» et on arrivait souvent dans la vessie sans rien sentir.

La petite sonde boutonnée, montée sur le tube, pemieltail beaucoup mieux d'analyser l'état de là muqueuse prostatique, et de fait, le diagnostic assez délicat, ainsi posé, a été pleinement confirme par Topêration.

M. Bouillif orésente un sarcome pesant 5 kilogrammes

au'U a extrait de la cavité abdominale d'une femme. Peuant la vie, cette tumeur en imposait pour un néoplasme du rein ; l'opération montra qu'elle si^eait entre les deux feuillets de I épiplon. La malade a guéri sans incidents.

Alf^d PoirssoN.

BETUE DES JOURNAUX

Cardlop^fate 4e 1« ménopavae, par M. le docteur Cù-

MKNT, médecin des hôpiUiux de Lyon. — A rapproche de la ménopause, on peut voir survenir en dehors des conditions étiologiques ordinaires des affections cardiaques, un état morbide qui permet de croire à l'existence d'une cardiopathie. Il n'éclate pas d'emblée, mais marche par étapes, par paroxysmes de pras en plus intenses. Au déout ce sont des palpitations, de l'angoisse, de l'oppression, des lipothymies, avec accélération très grande des battements cardiaques (130, 160 pulsations). Puis se produit un véritable état 8sy^ tolique, mais sans atteinte pulmonaire el avec un œdème

fieu marqué. Les téguments sont pMes, les extrémités rrroidies. Peu de signes physiques du cêté du cœur. Dans 4 cas sur 6, H. Clément n a trouvé aucun signe d'altération valvulaire. La maladie marche par accès ae plus en plus rapprochés et de plus en plus intenses ; mais malgré U violence des crises, mal^ le dépérissement physique et moral, les accidents disparaissent progressivement sous l'influence de la digitale et de l'opium.

H. Clément résume de la façon suivante la palhogénie d« cette cardiopathie : par suite de la ménopause il se Tait une modification profonde de l'innervation du ^rand sympathique qui se traduit par un spasme vasculaire; à cet élément nerveux s'moute l'influence de l'anémie. (Bev. ifwf* dec, 10 févr. 1885.)

EMplal de la terplne «kérafeatl^M, par H. le professeur Lëpime. — La terpine, hydrate de térébentfaioe, a une action analogue à celle deï'essem^e térébenthine, nitia elle est beaucoup plus active. AJa ^t^f^^^'^""' grammes, elle augmente ^IPINfiwKyiraàwUoq^^

5 Jomia^

GA^EXf% H£BIM)lf AQAjBE DB KÉDBGfME £t DB CHÎR0R6iE

facHite U diitt^, enfin impressionae le système nerveux comme plusieurs grammes d'essence. On peut l'employer, dans les bronchites, en solution alcoolique, dans un sirop, celui de cachoo par exemple, ou dansdu vin blanc quand on recherche feiTet diurétique (néphrites). II ne faut pas employer de (ïpses trop fortes, car on produirait ainsi des oroQchorrhé«s, de l'albuminurie et de l'hémaliirie. {Rev. de méd., février 1885.)

HfMivellff mé«lMdl« d« (rsilemeiit de* entartM , par

Thos L. Sbearer. — L'auteur a été eonduit à instUaer cette nouvelle méthode de traitement par le. désir de guérir le plus vite possible ces malades.

Elle consiste simplement dans l'emploi de la ferre glaise finement pulvérisée dans un mortier et délayée dans de l'eau de façon à faire une pâte consistante. Celte p&te est étendue sur une mousseline, de manière à former une couche d'un quart de pouce, et appliquée sur la partie malade. Le tout est maintenu par un bandage. Après vingt-quatre ou trentesix heures oaeuléve l'appareil.

L'auteur rapporte trois observations de ; malades ainsi

fuéris dans l'espace de huit à dix jours {The laneet,9 août 884, p. 383).

BIBUOGRAPUIE

Iicyn^n ellalqms des maladies dea vole* arlantreat

par M. le professeur F. Guyon; 2* édition, revue et augmentée. Paris, J.-B. Baillière.

H. le professeur Guyon vient de publier la deuxième édition de ses Leçons cliniques sur tes maladies des voies uriluiires. 11 nous faudrait de longs articles pour donner aux lecteurs un aperçu même rapide de ce volume de plus de mille pages ; la seule énumération des trente et une leçons qu'il contient suffirait àremplir la place dont nous disposons. Aussi nous bornerons-nous à signalerquelqnes-nnes des additions qui font de celle édition un livre nouveau.

Nous serons bref sur la leçon consacrée à la physiologie normale et pathologique de la vessie, non que son importance ne soit de premiw ordre : il n*est pas inutile de savoir les conditions qui ex^rent la contraclilité du réservoir urinaire, de connaître son exquise sensibilité à la distension, même pendant l'aneslhésie, et l'on sait les déductions pratiques qu'en a tirées H. Guyon; il n'est pas inutile non plus de déterminer d'une façon précise le mécanisme de la contraction de la vessie, car il est plus aisé de comprendre alors la position fixe que prennent les corps étrangers dans le réservoir urinaire ; enfin il est bon d'ï^précier la résistance des parois vésicales et les causes qm les affaiblissent,, car la rupture est un accident qui survient parfois du fait du chirurgien. Hais H. Guyon a publié dans la Gazette hebdomadaire cette importante leçon et nos lecteurs l'ont trop présente à Tesprit pour que nous croyons nécessaire d'y revenir.

Nous serons bref encore sur les chapitres qui traitent des i/ti^ectione intra-vésùsaleSt de faspiratim^ des fragments catciUeux et de la durée des opérations. On sait les modifications profondes apportées à la lithotritie par l'emploi du chloroforme et des brise-pierres de fort calibre. M. Guyon étudie les manœuvres nouvelles avec un soin minutieux ; il les expose, il les critique, il les commente, il les améliore, et la méthode américaine, progrès incontestable sur les vieux procédés français, sort de cet examen allégée de manœuvres inutiles, d'instruments trop volumineux pour ti'êlre pas embarrassants, certainement plus facile et plus sûre. Le chirurgien qui saisit le lithotriteur sait, après la lecture de ces descriptions excellentes, ce qu'il fait et' pourquoi il le fait. Mais, sr nous n'insistons pas, c'est que nous avons ici même

dans un long article sur c la litothritie à séances prolongée^ i exposé ta pratique du professeur de Necker. C'est aussi ce que nous avons fait pour la question si imortante de la transformation ammoniacale des urinèà tudiée avec le plus grand soin dans l'édition nouvelle de H. Guyon qui avait inspiré à M. Gniard, son interne, nne intéressante thèse -sur Yammmiurie, analysée ici dans ses points les plus essentiels. Nous nous proposons de conti* nuer ce travail de revue et nous donnerons plus tard aux lec-* leurs un aperçu rapide, de (cinq leçons remarquâtes sur VempoisonnementwrineuaB, l'étude clinique et la description des accès de fièvres nrineuses, l'examen des théories proposées pour en expliquer l'invasion, le parallèle de la fièvre urineuse avec les fièvres des maladies aiguës du rein et avec les accès d'origine infectieuse, . le traitement de ta fièvre urineuse et celui des troubles digestifs qui l'accompagnent.

Mous rendions compte, il v a quelques jours, des intéressantes leçons cliniques de Tnompson, l'eminent chirurgien anglais. La comparaison s'impose entre son livre et celui.de M. Guyon : les deux auteurs ne sont-ils pas l'un et l'autre les chefs incontestés de deux brillantes écoles urinaires? Leur autorité, leur immense pratique, leurs remarquables travaux, le temps qu'ils ont consacre à l'étude des maladies vésicales en font, à cette heure, les deux hommes les plus justement estimés et à tous égards les plus compétents en semblable matière. Eh bien, nous osons le dire, notre pays ne nous semble pas avoir à souffrir du parallèle.

Thompson décrit brièvement la conduite qu'il tient et nous donne tout droit, tout net, presque sans discussion le résultat de sa pratique; nous ne savons pas par quel chemin son expérience a passé et les raisons qui le déterminent. En tous cas il ne nous dit guère en quoi sa méthode ou ses procédés diffèrent de ceux de ses prédécesseurs et de ses contemporains dont il semble même ignorer les travaux. H. Gu^on, au contraire, lorsqu'il s'empare d'une question, l'examine dans tous ses détails; il expose les recherches antérieures, il les discute; il nous raconte pourquoi, comment, par suite de quelles observations il en est arrivé à ses conclusions actuelles. L'esprit est satisfait et, avec un guide tel que le chef éminent de l'école de Necker, ûons atteignons d'autant mieux le but, que nous connaissons déjà, et, gr&ee à lui, les moindres sinuosités de la route.

Paul Reclus.

Mmikci antivM dw MiadiM de i'*r«ui«* par le docteur B.-H. LÊvi.—Paris, 1885. A. Delahaye et E. Lecrosoier.

Malgré la fréquence des maladies de l'oreille et les consé* quences graves qu'elles peuvent entraîner à leur suite, leur étude et surtout leur thérapeutique laissent encore beaucoup à désirer. Au point de vue du diagnostic, bien des progrès ont pu être réalisés; mais, au point de vue thérapeutique, que l'on est loin de ce qui, nous aimons k l'espéûrer, sera obtenu un jour ou l'autre I Aussi faut-il encourager les poblications sérieuses dues à des praticiens expérimentés, exclusivement dictées par le désir de rendre service aux médecins peu familiarises avec des recherches toiyours asseï délicates, et qui, traitant de tout ce qui concerne l'otolt^e, s'appliquent surtout & la rendre accessible à tous les mmecins. Traducteur de l'ouvrage classique de Trœltseh, s'oecupant depuis vingt ans de 1 étode des maladies de l'oreille, le docteur Lcvi était bien préparé à écrire le manuel qu'il publie aujourd'hui. II y traite successivement du diagnostic général des maladies de l'oreille par l'exploration directe, le cathétérisme, l'auscultation, etc., des maladies du pavillon, des maladies du eonduit auditif externe,ide^tomemDc^ et de ta caisse du tympan, dC^yititastIlI^Vd!flanuR^na

5 Juin 1885

Tapophyse mastoide, de l'oreille interne. II parle ensuite des oonrdoDnements d'oreille, de la surdi-mutité, et il termine par plusieurs chapitres non moins Intéressants sur remploi des cornets et des instruments acoustiques, la surdité simulée et diuïmulée, ThygièDO de l'oreille et l'examen de l'ordlle sur le cadavre.

On concevra aisément qu'il ne soit point possible de passer en revue tous ces chapitres, et d'y signaler ce qui appartient en propre à l'auteur, et ce qu'il a tenu à vulgariser en l'empruntant à SCS collègues en otologie. Mais il importe de faire ressortir d'une manière générale ce qu'ont d'essentiellement

ftratique les enseignements que l'on peut puiser dans ce petit ivre. Nous ne doutons pas qu'il ne rende de réels services à tous les médecins, et nous le recommandons très sincèrement à leur attention.

Nécrologie : Noël Gueneau de Musst. — Le corps médical apprendra avec une véritable peine la mort de M. le docteur Noël Gueneau de Hussy. Malade depuis longtemps, il s'était retiré dans une villa qu'il avait fait construire il y a

Iien d'années à Saint-Rapbaël, de même que Gubler a passé es derniers mois de sa vie dans sa maison de campagne à Toulon; comme Gubler aussi, il annonçait à ses amis iine amélioration de sa santé quand le mat fit de nouveaux progrès, il est venu mourir à Pans, et ses obsèques ont lieu au moment où nous écrivons. Noël Gueneau de Mussy était abrégé libre de la Faculté de médecine et médecin des hôpitaux. Ses ouvrages, dont nous avons rendu compte avec un soin scrupuleux ; ses articles de journaux, dont quelques-uns ont été publiés dans la Gazette hebdomadaire sont trop connus pour que nous ayons à les rappeler. Il était officier de la Légion d'honneur, et avait, au Congrès de Londres, en 1871 , reçu un diplôme honorifique qui n'est accordé qu'aux grandes réputations.

— I'. HiCARD. — M. le docteur P. Picard, ancien professeur de pbysiolone à la Faculté de médecine de Lvon, vieat de mourir à New-York, à l'âge de quarante-sept ans. G était un des élèves les plus distingués et les plus aimés de Cl- Bernard, qui en fit son préparateur en l'associant à ses travaux les plus i m portants et les plus délicats. Le professeur Henaut, dans le Lyon médical^ parle ainsi de ses deux jprincipaux travaux : c Dans le premier, il étendait i tous les animaux la fonction glyco^énlque du foie établie seulement par Bernard sur des bases solides pour le cas particulier des vertébrés supérieurs; dans le second (en collaboration avec Malasseï), i) montrait 4fat la rate lavée, c'est-à-dire entièrement purgée de sang circulant, renfermait encore de l'hémoglobine einmafiasinée par elle. C'esi li le fait principal sur lequel on s'appuie aujourd'hui pour admettre la fonction sanguiforinalive du parenchyme spténique. > Nous citerons également les recherches de Picard sur l'innervation de l'iris. Son état de santé l'avait obligé à quitter l'enseignement à la Faculté.

— Nous avons le re^et d'annoncer la mort de N. le docteur Josat, décédé le 28 mai. 11 était lauréat de l'Institut et chevalier de la Légion d'honneur.

Agrégation. — Le décret du 10 août 1877 dispose que les agrégés des Facultés de médecine demeurent en exercice pendant une période de neuf années, et qu'ils sont renouvelés par tiers tous les trois ans. L'obligation de tenir compte des droits acquis n'a pas permis jusqu'ici d'établir uno concordance parfaite entre ces deux dispositions. Ainsi, un concours d'agrégation devait s'ouvrir en 1886, mais les agrégés à remplacer doivent demeurer en exercice jusqu'en novembre 1887. Pour concilier, dit le ministre de l'instruction publique, les droits des personnes et l'inlérét des études, un décret vient d'être rendu (29 mai), qui porte :

Art. l". — Les agrégés des Facultés de médecine qui seront nommés à la suite du concours de i 886 n'entreront en exerdce que le i*' novembre 1887 ; la durée de leur exercice sera de huit annéÎBs.

Art. 2. — Le ministre de riostniction publique, des beaux-arts et des cultes est chargé de l'exécution du présent décret.

Suit un arrêté du ministre de l'instruction publique qui ouvre à Paris, en 1885, des concours pour quarante-huit places d'agrégés. Ces concours s'ouvrent : le 1*'' décembre, pour la uction dr médecine; le 1" mars 1886, pour la section de chirurgie tt accouchements; le 1**^ juin 1886, pour la section àn tciencf» anatomiques et pkysiologiquês et pour la seetîoo des Krtmc» physiques.

Mortalité a Paris (21* semaine, du 17 au 23 mai 1885). — Fièvre typhoïde, 19. — Variole, 4. — Rougeole, 44. — Scarlatiae, 8. — Coqueludie, 6. — Diphthérie, croup, U. — Choléra, 0. — Dyseotérie, 0. — Erysipéle, 3. - Infeclions puerpérales, 3. — Autres affections épidéaLiques. 0. — Ménia-

(fite, 47. — Phthisie pulmonaire, 203. — Autres luberca* oses, 32. — Autres aflections générales, 65. — Halfomutioa et débilité des âges extrêmes, 5t. — Bronchite aiguë, îl. — Pneumonie, 96. — Alhrepsie (gastro-entérite) des enfiuits nourris an biberon et autrement, 27; au sein et mixte, 18; ineouBU, K. —

du tissu lamineux, 5 ; des os, articulations et rouacles. 9. — Morts violentes, 25. — Causes non classées, 1 €. — Total : KHS.

MORTAUTÉ A Paris (22* semaine, du 21 au 30 mai 1885).

— Fièvre typhoïde, 20. — Variole, 6. — Rougeole, 44. — Scarlatine, 4. — Coqueluche, 9. — Diphthérie, croup, 36. — Choléra, 0. — Dyseiitérie, 0. — Erysipéle, 5. — Infections puerpérales, 1. — Autres affections épidemiques, 0. — Méningite, 58.

— Phthisie pulmonaire, 178. — Autres tuberculoses, 27. — Autres affections générales, 51. — Malformations ai débilité des igei extrêmes, 66. — Bronchite atgnë, 21. — Pneamonie, 96. — Athrepsie (gastro-entérite) des emants nourris an hibenn et autrement, 36; an sein et mixte, 17; inconnu, 3. — Antrei

lamineux, 7; des os, articulations et muneles, 11. — Honi violentes, 22. — Causes non clanées, 9. — Total : 1074.

OUVIlUES DÉPOSÉS AU UREAU DU JOUMAL

Kluile aiiatoiiùgue tl clinique lur la tciérate en pUfuei, par N. le Jocimr t. Babiniki. Brochure in-8. Paris, G. Muwn. Sfr. W

Det mantfeitatiotu de la igphihi tar la voite iu erdne, par II. k docteur H. K Ualtier-Boiuiéro. Brocliure in-S. Parii, G. HatMl. 3 fr.

La ij/phitii bactérieane, par H. le profeate«r Noivier. Ttnihiil «I «uiiolè par un. P. Oidty el A. Uayon. Brocbure in-S. Paru, fi. lUaton. i h. »

Recherchei lur la tlrucltire det eorpiuculet nerveux terminaux de la entom:livile et det organet ginitaux, par U. le docteur E. Sucbird. Brochure ia-i- Paris, G. Maiaon. S fr. W

Ufom eliniquct tur la maladim det voie* urinairet, profesaoes à l'tûpiul Hecliar par H. J..G. Fdix Guyofl, proOaaour à la Panlltf d* «MmIm de Pirii. dhinirgieii à ThApiUl Nedter. Owxlâm vdltiSB niae H »»çmaa\ie. i vA-gno* In-S de 1051 pagea avec 49 nguros iuterciilces dans le lato. Pari), J.-B. B«iltiérc et Sis. 16 fr.

lconù§raphle pathologique de l'œuf humain fécondé en rapport avec rAislafif de l'avortement, par M. le docteur G.-J. Harlin.Saiiit-AiiKe. 1 vol. ln-4 840 pages avec allai de 19 planeliea dessinée» d'après aaUre el chromo! iit>»graphiéca, cartonné. Paria, J.-B. Baillière cl ûli. 3S (r.

Une tepticimie expérimentale, par M. le docteur Cliarrin. Brochure ie-S. r*r>>> 0. Bcrlhicr. 1 fr. M

Science el art det awnuhemaU», par M. lu dn lour Willian Tbompxm Lu)î. Outrage imdnit inr la derni&r« édilioR «iiièricaiM et annoté par H- 1« Aotirar Doléria, pnfeMé d'ue pi^Ma par M.lo prafenew R^joL Vt/Av. Georges Striolieil. i«'r.

L'altaiUmtnt tnaUmel. Conseils aux mère* d* lainille, par H. le docteur Tili^ri. ancien Inapecleur de la dirwiiin municipale do* nonrrieoa do la «illc da l'<ri> ln-18 do 00 pagoa. Parla, 0. Doin. i fr. &

G. Hassor. Prwriéiaxrt-GirwKX'

BoL-aLOTOM. - luprinJàiSÎtlie^yj

THEnTK-DKDUilIB &NKËE

12 JoiH 1885

PARAISSANT TOUS LES VENDREDIS

COMITE BB RÉDACTION

pRâsiDBNT : H. le docteur A. DEGHAHBRE

MlMBHlS : JIU. les docMDn BUCHEZ, SE0R6ES DIEULAFOT, DRETfUS BRIUC, FMMÇOIS-FMRGI, ALRERT HCRNQUE

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