SÉANCE DU 25 AOUT 1885. — PRÉSIDENCE DE M. J. BERGERON
La Com^oaJHW.eoopKad : 1<* un Am dei vtccituUions eimvitt pendant U premier temutre de 188i ian* Ut itûlMutmemtt franfait de i'iHdf, par il. le doclenr DhotU, imMo'cia do !■ ma ri no ; S* «a Rippori sur une épidémie de croup et de nmgeote dana le canton de Saint-HietOoe |corie}, ptr H. le docU'ur Ommnii S* un PU eaehelé du H. le doeleut DuHoaé {do Pau).
Choléra. — La plus grande partie de cette séance a été consacrée au choléra.
Tout d'abord M. de Villiers est venu protester contre l'asserlion émise dans la précédente séance par M. J. Guérin, que la plupart de ses correspondants avaient méconnu l'existence d'une constitution prémonitoire du choléra qui aurait précédé l'épidémie de l^année dernière. Or en
ce qui concerne les 15 à ittOOO hommes environ de la zone sud-est du réseau P.-L.-M., M. de Villiers maintient ce qu'il a dit. Il suffît de comparer le tableau des alTections intestinales pendant le premier semestre de 1883 et celui de 1881 pendant les mêmes mois pour se convaincre que le chiiTrc des maladies inloslinalcs a été pendant le premier semestre tie 188-i inférieur de IGO unités à celui de 1883 ; mais depuis l'épidémie de 1884 et surtout depuis le mois de mai 1885, il est bien certain, ainsi que M. de Villiers l'a signalé dans la précédente séance,' que tout au contraire les accidents intestinaux de toute sorte sont restés et restent encore très fréquents.
Cette question mise de côlé, quelques renseignements ont été fournis sur le choléra qui sévît actuellement à Toulon. Le premier cas s'est proiliiit le G août dernier. Il est relaté séance tenante par ÎH. Larrey, d'après une lettre de M. le docleur Sedan, médecin de la marine. La victime est un musicien de la (lotte qui, après avoir présenté pendant deux ou trois jours une diarrhée légère, fut pris, dans la soirée du 7, d'accidenis cholériformes auxr^uels il succomba en quelques heures. Le docleur Sedan croit que pourexpliucr ce cas dé choléra il faut signaler la préôenco auprès e cet homme, pêmianf fine répétition, de trois camarades qui arrivaient de Marseille et n avaient pas changé de vêtements.
De son côté M. de Villiers a reçu de Toulon deux autres lettres émanant des docteurs Carrance et Bourgarel qui prouvent que les cas de choléra postérieurs de quelques jours à celui dont il vient d'être question ne permettent pas de suivre avec certitude , la marche exacte de la maladie. Une troisième lettre reçue par M. de Villiers fait enfin connaître l'existence de quelques cas de choléra sans relation les uns avec les autres dans les casernes de Dijon.
M. J. Guérin déclare s'en rapporter aux renseignements donnés antérieurement par M. Brôuardel.
— M. le docteur Tholozan est monté ensuite à la bribune et a fait une longue communication sur le choléra dans
l'Inde, au point de vue de répidémiulogie générale.
L'auleui* se demande d'abord s'il y a des différences au point de vue de l'espèce entré les maladies épidémiq^es, en< démiques et sporadiques. U établit que la spéciUcité ne saurait changer dans les maladies, qu'elles se montrent par cas isolés ou par cas nombreux. Ce n'est pas le nombre qui fait le genre ni la gravité. L'épidémie est causée par des agents inconnus, la contagion y exerce une action adventice, due à quelque chose de nouveau qui s'est ajouté à la maladie. L'es causes de Tépidéinicité sont aussi obscures pour les maladies propres â l'Ëurope fjue celles qu'on a dit être exotiques. L'epilhète d'envahitsant appliquée au choléra, entraîne avec elle une idée fausse. II faudrait, pour être exact.
que les panvres drogues que tu n'as pasrle droit de fournir. Adieu, achète de quoi manger, et tâche de rengraisser.
Ce misérable apothicaire n'appartient heureusement que de loin à l'art medieal; on ne peut dire, cependant, qu'il y soit complètement étranger; ce sont, il faut bien ie reconnaître, les recherches faites en vue de trouver des 'moyens de guérir qui, détournées de leur but, fournissent à l'art des Locustes et des Brinvilliers ses funestes secrets.
On sait le reste: Roméo, muni de son poison, apprend la mort de Juliette, mais l'envoyé que le frère Laurence lui a dépêché pour lui expliquer que cette mort n'était qu'apparente ne peut le rejoindre. Roméo accourt au tombeau des Capulels, y rencontre le jeune Paris, fiancé de Juliette, se bat avec lui, le tue, avale le poison de l'apothicaire de Mantoue et meurt. Au même moment, Juliette sort de sa léthargie, reconnaît le cadavre de Roméo, lui prend son poignard, s'en frappe le cœur, et tombe expirante sur le corps de son amant.
Le prince de Vérone arrive, fort à propos, au cimetière pour apprendre de la bouche du frère Laurence l'explication de l'énigme, et pour réconcilier les Hontaigus et les Capulels sur les cadavres de leurs enfants.
A. FOVILLB.
(A suivre. )
Legs a la Faculté oe méoecine de Bordeaux. — Par décret en date du.li août 1885, le doyen de la Faculté de médecine de Bordeaux, au nom de cet élablisseinenl, est autorisé à accepter, aux clauses et conditions énoncées dans le testameut olographe
570 — N* 85 — GAZKTTE HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE 38 AooT 1885
dire : Choléra gui peut devenir envahissant. M. TholozaD passe ensuite en revue tous les choléras de l'Inde. Il apporte a ce sujet des données bibliographiques nombreuses. Il démontre, à l'aide des Taits cités, que la maladie de Jessore, en 1877, n'était pas une maladie nouvelle et que ce même choléra avait été observé dans l'Inde depuis les temps anciens. Il n'admet dans l'Inde qu'un seul choléra vrai susceptible de se montrer épidémique, endémique, sporadiquei avec mille variations de forme et d'intensité, suivant les années, les saisons et les lieux. Le choléra épidémique commence par être sporadique.
En terminant, l'auteur déclare qu'il n'y a aussi en Europe qu'un seul choléra au point de vue de la pathologie pure ; que le choléra nostras, au point de vue de l'épidemiologie générale, n'est qu'une variété du choléra grave, et que dans les pays d'Europe, sans importation de l'Inde, on observe quelquefois des choléras aussi graves que ceux de l'Inde, mais par petites épidémies ou par cas isolés. Que ce choléra ne se répande pas au loin, cela ne change pas sa spécificité. Dans les maladies épidémiques que l'on observe en Europe, la scarlatine, la diphlhérie, la variole, il y a probablement aussi un foyer originel ou des fovers multiples. Tout cela est encore obscur et ft étudier. Il raut se défier de la facilité d'explication qu'offre la doctrine microbienne et qui entraîne beaucoup de pathologistes.Ge n*est point par des mots que la question sera éclairée ; c'est par des études patientes sur les causes multiples du développement épidémique, non pas seulement dans le choléra, mais dans toutes les autres maladies. Nous engageons le lecteur à prendre connaissance dans le Bulletin de l'Académie de celte importante communication. (Voy. aussi un autre mémoire du même auteur aux Travaux originaux.)
M. J. Giûrin déclare capitale l'étude présentée par H. Tholozan.
SoLTJBiLrrË DU BiiODDAEOE HERGUHE. — Pouf terminer la séance H. Méhu à lu une note ayant pour objet d'attirer l'attention sur la solubilité du biiodure de mercure dans les huiles, l'axonge, la vaseline et quelques autres excipients. Dans cette note l'auteur démontre que l'huile de ricin est un des meilleurs dissolvants du biiodure. Elle peut en dissoudre jusqu'à 4/^ ^e son poids, c'est-à-dire zO grammes pour 1000 grammes. A ce point de vue l'huile de ricin sa* tisfail donc ft toutes les exigences de la thérapeutique.
— Dans la prochaine séance l'Académie entendra la lecture du Rapport de H. Marey au nom de la Commission du choléra.
Société de ehlrarcle.
SiAKCE DU 12 AOUT 1885. — PHÉSIDEHCB DE H. HORTELOVP, TICE-PBfiSIDENT.
De la tr6i»iiatlon; rapport: K. Xtaoas-Chaniplonnlèr«. — lYaltament dea kyatea paraorariana at d» la oondnlta A tanlr en laoe dM kystes onrlsna au oonrs d« la groaseue ; rapport : H. PolaUlon.
— Trépanation poor un aboès du oarvaau ; laoture : ChaTaaae.
— Kystaa à oralna rtzifonnas : K. PolaUlon. — Oaatroatoniia : M. Kareliant.— FraotaradnBrtna; prAaentatlon da pikoo : K. Kir-
M. Lttcas-Championnière Ml un rapport sur deux travaux touchant la trépanation dans les fractures du crâne, adressés à la Société par deux médecins militaires, MM. Linon et Bélinne. Il rappelle d'abord la part qu'il a prise dans le mouvement qui, depuis quelques annws, tend à réhabiliter la pratique du trépan; grftce à la méthode antiseptique, cette opération est devenue bien moins meurtrière, et ses indications ayant été mieux précisées depuis la découverte des localisations cérébrales, elle a donné des résultat^ (hé^
rapeutiques excellents j toutefois, elle n'est point encore passée en France dans la pratique courante, et c'est vers ce out que M. le rapporteur dirige tous ses efforts. Selon lui. rien n'est plus anodin que l'ouverture de la boite cr&nienne, il en donne pour preuve le témoignage des médecins militaires qui ont séjourné dans le sud de l'Algérie; dernièrement encore M. Védrennes lui écrivait que les indigènes de l'Aurès se font trépaner fréquemment, et même à diverses reprises, sans courir le moindre risque de mort, par leurs médecins, malgré les instruments grossiers emi^ovés k cet usage: M. Lucas-Cham pionnière a vu, près de Biskra, an jeune Kabyle qui avait été trépané par son propre père, qui lui-même avait subi plusieurs fois cette opération. Si la trépanation pratiquée sans soins par les sauvages présente une si grande innocuité, pourquoi ne serait-elle pas plus son* vent employée par les chirurgiens civilisés?
Les observations de MM. Linon et Bélinne viennent encore à l'appui de l'utilité du trépan. M. Linon rapporte cina observations de traumatisme du crâne; dans trois de ces rails on appliqua le trépan; la dernière observation est la pins inté* ressante : il s'agit d'un homme qui reçut un coup de pioche sur le cr&ne, et présenta rapidement des signes de roéningo-, encéphalite ; en présence de ces accidents, on n'hénU ipas à enlever une pièce osseuse du crftne mesurant 50 millimètres dans son plus grand diamètre, on mit un drain dans la plaie, qui fut pansée antiseptiquemeni, mais n'en suppura pas moins; toutefois tout se termina heureusement, et au boni d'un mois la guérîson était complète. L'observation unique de H. Bélinne a trait à un blessé que l'on trépana au dixième jour pour une fracture comminutive du crâne; bien que l'on fât intervenu secondairement, le malade guérit.
Selon M. Lucas-Championnière, la trépanation dans le traumatisme du crâne doit être pratiquée hâtivement ; Tintervention prévient le- développement des complications inflammatoires secondaires, et empêche les dégénérescences ultérieures des centres encéphalir[ues, origine de troubles fonctionnels incurables dans ta suite. C'est lâ un point important du résultat de la trépanation hâtive, que le rapporteur a du reste développé dans son livre sur le trépan, en s'aiipuyant sur le dépouillement d'un nombre considérable d'observations de la guerre de sécession. H. Bœckel, au dernier congrès de chirurgie français, a également préconisé la trépanation hâtive, et a rapporté à l'appui de son opinion huit opérations suivies de guerison.
M. Lucas-Champlonnière, désireux d'asseoir la doctrine de la trépanation sur des bases solides, propose de résumer comme suit, sous forme de propositions, les indications de l'opération : à la suite d'un traumatisme crânien sans plaie des téguments, s'il survient des accidents primiUfs, il faut trépaner hâtivement *, s'il survient dans les jours suivants des accidents cérébraux localisés, il faudra encore trépaner, â moins qu'on ne se trouve ennrésence d'une paralysie éphémère; lorsqu'il existe une j^laie de téte avec enfoncement, le trépan primitif s'impose; si, dans les mêmes circonstances, il survient des accidents secondaires, on devra intervenir même en dehors de toute localisation de ces accidents,
— H. PolaUlon fait un rapport sur deux travaux de H. Cauchois (de Rouen) relatifs : l'un au traitement des kystes du paraovarium, l'autre k l'ovariotomie au cours de la grossesse. L'auteur, s'éiant trouvé en face d'un kyste paraovarien, le ponctionna, la tumeur ne tarda pas à se reprcKtuire: il dut alors recourir â l'extirpation, qui fut pratiquée sans difnculté,
fiermil la vérilication qu diagnostic, et guérit sans encombre, B pédicule ayant été abandon né dans le ventre. M. Cauchois, à propos de ce cas, fait remarquerque la limpidité du liquide obtenu par la ponction suffit pour établir [e diagnostic ds kyste paraovarien. H. Polaillon ne saurait souscrire à cette opinion; il faut qu'outre sa limpidité le liquide présente la composition chimique suivante : absence qe paralbumioe,
38 AooT i885 GAZETTE HEBOOIUDAIRS I» MÉDBGINB ET DE GHIRURGIB ~ H* 36 - 5H
présence de chlorure de sodium; eu outre» les kystes paraovariens ont en général un petit volume.
Dans «on second travail, M. Cauchois étudie la question de l'intervention dans les kystes ovariques au cours de la grossesse. Le point de départ de ce mémoire a été une opération suivie dis mort, qu il a dû faire au cinquante-troisième jour après l'aecouchemeut. Il a réuni quarante-quatre cas d'ovariotomîe pendant la grossesse ne donnant qu'une mort; l'inlervention semble donc très peu meurtrière. Relativemeat à l'époque de la gestation où l'on est intervenu, il importe de faire remarquer que c'est toujours avant le sixième mois, et si la plupart des auteurs, avec Spencer Wells, sont d'avis que rovariotomie ne présente pas de danger dans les six premiers mois, ils ne se prononcent pas, faute de documents, sur la gravité ou la bénignité de l'opération pratiquée dans les trois derniers mois. Lawson Tait a opéré une malade au septième mois, qui succomba; par contre, un autre chirurgien a enregistré un succès chez une malade opérée au neuvième mois. 1a malade observée par H. Cauchois avait pu mener à terme sa grossesse grftce à des ponctions fréquemment répétées; mais après son accouchement le kyste augmenta considérablement, les ponctions restèrent sus ef^t tant le liquide se reproduisait vite; on ne put retarder rovariotomie au delà au cinquante-troisième jour, et malgré rezistenee d'une phleamatia alba doteiUt il fallut opérer; la malade suecomba au miitième jour. M. Polaillon pense one, en présence d'un kyste compliquant une grossesse, on doit, si le kyste est nniloculaire et si les ponctions antiseptiques sont suflisantes, se contenter de ces ponctions; mais que, s'il survient quelque accident menaçant la vie du fmtus ou de ta mère, on est autorisé à intervenir plus activement.
— H. CAaptMf e lit on travail intitulé : Trépanation pour abeèt du lobe frontal gauche à la suite d'un coup de pommeau de sabre.
— H. Polaillon présente une malade opérée d'un kyste & grains riziformes du poignet. L'examen des grains et de la paroi du kyste, pratiqué par H. Poulet, a montré l'existence de follicules tuberculeux dans leur intérieur, comme chez les malades dont M. Nieaise a présenté demièremenl les observations à l'Académie.
~ M. Marchant montre une pièce anatomique provenant d'un malade qu'il a opéré de la gastrostomie pour un cancer de l'œsophage, dans le cervice de H. Dujardin-BeaumeU. Depuis i>lusieur$ Jours le malade ne pouvait plus avaler, et il était arrivé à un état d'affaiblissement extrême; l'opération fut pratiquée suivant te procédé classique; on n'eut pas la moindre difBculté à reconnaître l'estomac et à l'attirer au dehors, bien qu'il fAt profondément rétracté vers la paroi postérieure de l'abdomen; ses parois furent suturées h la paroi abdominale par une série de sutures qu'on prit soin de ne pas ùiire traverser de part en part les tuniques de l'estomac; le ràcère étant alors indsé, on sutura la muqueuse à la pôin, de fasoii à en border complètement rorifice; puis, séance tenante, on injecta dans l'estomac des substances alimentaires. Le malade, profondément affaibli, mourut dans les vingt-quatre heures. A l'autopsie, on ne constata pas la moindre trace d'inflammation péritonéale; l'épithélium des deux feuillets de la séreuse formait déjà une couche continue au fond de l'angle résultant de la suture de l'estomac k la paroi ; la bouche stomacale s'ouvrait dans le renflement pylorique, H. Marchant pense que la mort, ici, doit être atlriouên à l'état d'adynamie extrême du malade; si, en France, les saecès de la gastrostomie pour cancer sont jusqu'ici presque tous négatifs, c'est que l'on opère trop tard. Ce n'est pas, en effet, Toperatiou en deux temps (suture et ouverture du viscère après constitution des adhérences) qui a donné, par exemple. 10 succès sur i% à Knie, c'est bien plutèt l'intervention hâtive, alors que le malade pouvait encore avaler des aliments mous ou lic[uides.
M. Lucas-Championnière a fait deux gasirostomies et a eu deux succès opératoires. Le meilleur moven de trouver l'estomac est de se guider sur la face inférieure du lobe gauche du foie, et d'aller à la recherche de l'épiploon gastrobépatique. Il n'est pas utile d'éviter de perforer de part en part les tuniques stomacales dans la suture de l'estomac ft la
Baroi abdominale. Par contre, il est bon de faire, comme [. Marchant l'a fait, la suture de la muqueuse à la peau, afin de bciliter t'iotroduction des matières alimentaires dans l'estomac, et d'empêcher les liquides gastrique» de souiller la plaie. M. Lucas-Champion nière exprime un regret, c'est qu'en France on n'intervient que trop tard dans le traitement du cancer œsophagien par la bouche stomacale.
M. Berger s'accorde à reconnaître que la déconverte de Testomac est très facile par les procédés classiques. Il recommande paiement la suture à deux étages, et pense qne les résultats enregistrés par les chirui|[iens français seraient autrement favorables si, suivant la pratique des étrangers, on intervenait beaucoup plus hètivement. Retetivemenl à l'opération en deux temps, qu'Albert (de Vienne) préconise aussi, il la ereit bonne, mais pour pouvoir la pratiquer il faut précisément intervenir tèt.
— M. KirmissoH présente le cr&ne d'un soldat atteint de fracture k la auite d une chute de cheval. Ce blessé fut apporté & l'hôpital Laennec aussitôt après Taccident, U pouvait encore répondre aux questions qu'on lui adressait, mais présentait de l'hémiplégie. M. Kirmîsson explora la région du cr&ne apposée au côté paraljrsé, et trouva sur le pariétal un enfoncement auquel if attribua tout d'abord la cause de l'hémiplégie; mais le malade lui fit observer qu'il portait cette déformation depuis plus de dii ans. Cependant la paralysie se prononçait sous les yeux mêmes des assistants; eu présence de ce phénomène, M, Kirmisson pensa qu'il avait affaire à une hémorrhagie intracrftnienne probablement due k la rupture d'un sinus, et en conséquence il crut devoir s'abstenir de toute intervention. Douze heures après, le malade succombait, A l'autopsie, on constata l'existence d'une fracture du crine dont le trait, passant par le sinus latéral droit, l'avait largement ouvert.
— La Société suspend ses séances en raison des vacaneess elle les reprendra le premier mereredi d'ootobra.
AUVed PoDSSOH.
REVUE DES JOUaNAUX
Cas J'—ip»t— par l« «jluniM ila polnaalaiM, tmèrtmamt par H. QuiMTiH. -* Il s'agit d'un homme de vingtcinq ans, qui s'empoisonna avec 3 à 3 (irammes de cyanure de potassium dissous dans l'eau, c'est -è-direavec une quantité dépassant plus de dix fois la dose considérée comme mortelle. La guérison doit être attribuée k l'état de plénitudu de l'estomac d'une part, à la persistance avec laquelle on pratiqua la respiration arlifleielle pendant deux heures et aui moyens héroïques qu'on opposa au coUapsos sans cesse menaçant d'antre part. Quant aux svmptèmes observés, ils concordent généralement avec ce qu ont vu les autres observateurs; le premier phénomène consiste en un ralentissement des battements du cœur dû à l'irritation périphérique des rameaux cardiaques du pneumoMstrique. Cependant, contrairement à ce qu'a vu Preyer, il y a eu ici une alternance remarquable entre l'activité du cœur et celle de la respiration; ou moment que la respiration s'améliorait, te pouls devenait extrêmement fréquent et petit, de sorte que l'on ne peut admettre avec Prêter que la paralysie du cœur est une conséquence de la paralysie nsmiXom.iiBetlimrltliA^ Wochens^rift, 1885, n-8.) Digitized by VjUOglL
' ËllmlBaUon dé l'Iode ptir l'arlne dans l'empolaoïinemmnt fmr l'iodofonne, parM. E. HarNACK. — IntoxIentloD fmr l'IodororMie Introdalc dans le Tagla, par M. E.
ScHWARZ. — H. Harnack a constaté qu6 dans les cas où l'emploi de l'iodororme chez l'homme n'est pas suivi d'accidents d'intoxication, l'iode apparaît dans l'urine sous forme d'iodbydratp, et qu'au contraire, s'il y a intoxication, l'iode ne peut être décelé dans l'urine si ce n'est après traitement par la soude et incinération - dans ce cas riode se trouve probablement combiné aux albiiminoldes dans le corps et reparaît dans l'urine à l'élat de coimbinnisons oKufliques résultant de la décomposKion des iodoalbuminates. Peut-être dans les cas d'empoisonnement par l'iodoforme, qui n'est autre chose qu'un empoisonnement par l'iodé, relïrei'ait-on quelque avantage de 1 administration de remèdes alcalins, et. 1 élimination de l'iode serait-elle ainsi accélérée ; c'est k essayer.
. Harnack agnale comme cause fréquente d'empoisonnement par riodororme les applications intravaginales de ce corps; il explique en fait en admettant, soit que l'iodoforme introdiiit est difficile à enlever des plis du vagin, soit que sûr la muqueuse vaginale, dont la sécrétion est acide, la transformation eu iooure de potassium ne peut avoir lieu au:»i facilement qu'ailleurs.
" Schwara, qui jusqu'alors avait, à l'instar de la plupart des gynécologistes allemands, fait usage d'iodoforme comme lîioyen de pansement après les opérations sur l'ulérus, le vagin, le périnée, etc., a modifié sa manière de faire à la suite d'un empoisonnement mortel consécutif à l'application de ce corps sur la muqueuse du vagin.' Il s'agissait d'une femme de soixante- un ans, atteinte depuis huit ans d'un prolapsus total du vagin, chez laquelle l'application réceute d un pessaire avait déterminé la production d'une vaginite intense. Schwarz pratiqua la Colporrhaphic double avec périnéorrhaphie et appliqua ensuite riodoforme: des svmplômes d'empoisonnement se manifestèrent et la mort s enr suivit au bout de six jours. L'auteur suppose qu'ici l'emploi de l'iodofbrme a eu des efTets'fnnestes par suite de sa trop facile absorption par une >muqueuse déjà enflammée et privée de son revêtement épithélial. Il se propose à l'avenir 4e ne plus en faire usage qu'avec la plus extrême ciricons-
fiection et seulement dans les cas de dilatation du col pir la aminaire et d'extirpation totale de l'ulérus pour cancer. {Berliner klin. Wochemchrift,mb, u" 7.)
Sur les baelll» de Im lèpre, par M. Paul GUTTHANN. —
L'auteur a fait une étude très minutieuse des bacilles de la lèpre sur des nodosités enlevées chez nne jeune fille de (Leuze ans et demi. Ces baciUes sont toujours renformés dans des cellules^ ce qui les distinpiue en général des bacilles de la tuberculose, et ils se colorent pliis facilement que ces derniers. Le parasite siège surtout dans le derme, mais on le trouve également dans tous les autres organes qui peuvent être le siège de la lèpre, et même dans le sang. Généralement les bacilles sont extrêmement nombreux au niveau des lésions' lépreuses. Ce micro-organisme est toujours identique à luimême dans tous les cas, et dès lors il n'est plus douteux que c'est lui qui engendre la lèpre, et cela malgré la nonréussite des essais d'inoculation sur les animaux; ceux-ci paraissent du reste être réfractaires à la lèpre, car on ne l'a encore jamais observée chez eux. {BerliMr klih. WochenS' ehrifty 1885. n' ti.)
Uv pouvoir obMrWBl d« la peau, par M. Ç. KOPP. —
Dans l'état actuel de la science, voici ce qu'on peut dire :
1° L'eau pure ou teiiant des matériaux en dissolution ne se diffuse pas à travers l'épiderme intact. L'absorption est possible si la texture normale de la peau est détruite ou si celle-ci est profondément macérée.
2° Ce qui a été dit pour l'eau s'applique également à l'alcool et aux solutions alcooliques.
' 3° Il y a absorption de solutions atjueuses ou alcooliques pulvérisées, mais à un si faible degré qu'elle n'a pas d ini' portance pratique.
4" Les médiciunents. appliqués sur la peau intacte sous la forme d'onguents ne sont pas absorbés; tel est le cas de t'iodure de potassium, de la véralrine, de la quinine, etc. Au contraire l'acide salicylique en solution ou en pommade est absorbé parce qu'il jouit de la propriété de rendre la couche cornée de l'épiderme perméable.
5" Dans la- méttioue des frictions mercurielles, il y a ppnétration mécanique de très fines particules de mercure dans les lacunes de l'épiderme, dans les glandes elles follicules pileux. Pour l'absorption à l'état de sublimé, la Ihéorip de Voit est extrêmement plausible. {Brestauer Arztl. Zeitschrift, 1885, n' 6.)
Le r^llese da geaoa daaa le diabète sacré, par
M. S. RosenStein. — D'une série d'observations Ilosensteia est arrivé à conclure que : ;
1° Dans un grand nombre de cas de diabète le réflexe du genou manque totalement et ne petit être rétabli même par des injections sous-cutanées de strychnine, comme dans l'alcoolisme chronique (Schreiber^; ■ L'absence de ce réflexe ne dépend ni de la proporUm de sucre, ni du principe urinaire donnant la réaction ilu perchlorure de fer, ni de Facétone, et ne peut dés Ion être considérée comme un phénomène toxique;
3° Elle ne dépend pas davantage de l'état général de U nutrition, de l'état de faiblesse ou de fatigue du malade;
4° Elle constitue probablement un simple désordre fonctionnel, car dans l'autopsie, unique il est vrai, qui a été faite, il n'y avait aucune altéralion du côté de la moelle.
On ne peut, quant à présent, accorder aucune valeur à ce symptôme au point de vue du diagnostic et du pronostic. (Berliner klin. Wochenscfirift, 1885, n* 8.)
laiportaaec de l'czaMea d« contean ■««MMcal palBl de vue dn dIasBoaClc, par H. Fr. RiEGEL. — l'acide chlorhydriqae llhre de l'eatonukC daa« Ice cai ét
eaaeer de cet orsaae, par H. C A. ËWALD. — Comme
le fait remarquer avec raison Riegel, l'examen du contenu de l'estomac peut faciliter dans bien des cas le diagnostic des Hiïdadies de cet organe, témoin le fait de l'absence d'acide chlorbydrique libre dans les cas de cancer. Riegel suppose que le cancer détruit cet acide ou du moins que le suc cancérf ux détermine sa disparition^ soit en le détruisant, soit en le neutralisant par combinaison chimique. Cette dernière manière de voir est celle d'Ewâld. Le cancer n'empêcKe pas la production de l'acide clilorhydrique dans les cellules glandulaires, il le neutralise simplement. Le railf''t important pour le diagnostic du cancer stomacal, mais il f^t bon d'observer qu'il peut se produire dans d'aolres cas encore, parfois même dans l'ulcère de l'estomac. Quo'l" " en soit, radiiiinistrallon d'acide chlorhydrique dilué dans le cas de cancer stomacal parait nettement indiquée. {Berli»f^ klin. H^ocA«nacAr., 1885, n" 9.)
ReelierclieB sur raliaorptloa el raMlmll**!*" •ubatanees alImeataIreM, par H. Fr. HOFNEISTEIt. —
autres résultats, l'auteur a obtenu les suivants :
1' La peplone en circulation dans le sang ne s'y tronve pas à l'état libre,- mais est liée à des cellules. . .
2" Dans le tissu adénoïde de la muqueuse intestinalenotamment dans les plaques de Peyer, une prolifération cellulaire abondante a lieu, chez les animaux bien nourris. Le nombre des cellules en voie de segmentation dans f" cufes et de cellules jeuees dansiesJjrmphatiquee'i'^^''"
dantll'"'*"^ S"»»'bi^^!j;flî{4$TO$fë
38 ApuT 4885
■ 3° Comme les cellules Jyinpbaliques du lissu adénolde.sont Irès pauvres en protoplasma et presque uniquement composées de substance nucléaire, il est indispensable que Talbumine digérée se transforme ici en cette substance pour être assimilée. Ainsi a lieu d'une manière très simple la transformation des peptones et des hémialbuminoses en principes (le la classe des npcléines. Ce fait a une grande iniportance.
Hofmeister conclut de cette étude oue la formation incessante de cellules lymphatiques nouvelles constitue l'expression morphologique du processus chimique de l'assimilation. {Àrchiv f&r experim. Pathologie, 1885, Bd XIX, H. 1-2.)
Be la préMvee île la aarelne daua la booehe et le
poamaB, par H. U. FiscHER. — Dans divers cas de gangrène ou de phthisie pulmonaire on a observé la présence de sarcines dans la bouche et dans le poumon. Des observations de l'auteur, il résulte que la présence de ce microphyte dans ces organes est purement accidentelle et qu*il est incapable de produire ou de modifier aucun processus pathologique. C'est surtout par la voie buccale . (aspiration dii microphyte ou de ses germes) qu'il pénètre dans l'orf^ane respiratoire. IDeiitKhe» Archtv fur klin. Jf^dtci», 1885. Bd XXXVI, H. 3-4.)
De* Inleetlâns •eua-cnlaaées de Mng:, par M. H. VOn ZiEMSSEN. — Atodca wr le* modlfleations de la propor- CloM d'hénogloblne dn aaii| ches le* ehlorotiqnea et le* aD^mlqae* l'InlIiieBce de l'introdnetlon dan*
l'o■t^anlMw d'hémoglablae oa de mmag, par M. DiONYS
Benczur. — M. Ziemssen a cherché à établir l'utililé des injections sous-cutanées de sang chez les anémiques, les phthisiques, etc.; il démontre que cette méthode produit des résultats satisfaisants et im> présente pas les dangers de la transfusion.
H. Bencznr, qui a fait des éludes dans le même sens, a tenu bon compte des observations de M, Ziemssen, et a examiné avec soin l'influence de Tingestion d'hémoglobine d'une part, celle des injections sous-cutanées d'hémoglobine et de siing humain ou de sang pris chez des animaux d'autre part, sur la proportion de l'hémoglobine du sang chez les anémiques et les chlorotiques. Voici les priucipaux résultats auxnuels il est arrivé : .
1° L'hémoglobine cristallisée, en solution^ injectée sous la peau, pénètre aisément dans la circulation et une fraction seulement en est éliminée par les reins.
2° L'hémoglobînurie artificielle ainsi produite n'est pas simple ; on trouve en outre dans l'urine une masse considérable de globules et de cylindres sanguins.
3" Cette excrétion d'hémoglobine est accompagnée de Aèvre et d'albuminurie. Cette dernière persiste plus longtemps que l'hémoçlobinaiie.
4" L béinoglobme cristallisée, puis dissoute, introduite sous la peau de l'homme, provoque de la douleur et de l'inflammation. .
5° Le sang humain défibriné, injecte sous la peau chez l'homme, avec les précautions requises, ne délermine ni douleur, ni înQammation, même si on l'injecte en grande quantité, pourvu que l'on favorise son entrée dans la circulation par un massage.
0° Le sang d'animaux dans les mêmes conditions détermine presque toujours de la suppuration locale.
7» I/injection sous-cutanée cle sang provoque une élévation de la proportion d'hémoglobine dans le sang des anémiques. Cette élévation est le plus prononcée le lendemain de rinjeclion, elle persiste encore au bout de dix jours; mais beaucoup plus faiblement, il est vrai. Si l'on pratique des injections répétées, l'augmentation de l'hémoglobine est plus durable et plus considérable.
8° Pour, déterminer la proportion d'hémoglobine contenue
dans le sang, il est utile de transformer tous les pigments sanguins en un seul, l'hématine acide, tout en se débarrassant de l'albumine par la coagulation sous l'influence dé l'ébullilion. On évalue alors la proporlîon d'hématine par l'analyse spectrale et on en déduit la proportion d'hémoglobine. (Deutsche Archiv fur klin. Meàiein, 1885, Bd XXXVI, H. 3-4, 5-6.)
Traitement de l'Iléàa par lea Invacca de l'eatonae,
par M. C. Hasenclever. — Ce traitement, imaginé par Kussmaul (Beri: kl. Woch., 1884, n" 42, 43), présente des avantages réels, soit comme palliatif dans tous les cas, soit même comme moyen curattf dans quelques-uns. Il est, en elTet, certain qu'une partie de l'intestin se trouve vide en même temps que l'estomac. Voici commènt Kussmaul explique l'action curative de ces lavages :
1° Par l'évacuàtion des masses liq^uides retenues dans l'intestin, l'abdomen regagne une partie de l'espace qu'il avait perdu, la distension anormale d'une partie de l'inteSFih aux dépens d'une autre se trouve annulée. ^ ''
i" Il en résulte que les mouvements péri stal tiques en deçà de l'obstacle, d'irrég'uliers et désordonnés qu'ils étaien^ redeviennent plus réguliers et plâs calmes.
3° Enfin, par ce moyen les obstacles (inflexions, invaginations, etc.) susceptibles d'être vaincus disparaissent.
Hasenclever n'est pas'complètement satisfait de ces explications ; il pense ^ue dans l'iléus l'action irritante du contenu stomacal et intestinal inusité sur les extrémités du' grand splanchniquc peut jouer un rôle dans les arrêts de? mouvements périslafliqiifs et la parésîe de l'intestin. Par l'expulsion de ces masses irritantes, les mouvements de l'intestin se trouvent de nouveau régularisés et les selles peuvent se produire. (Berliner klin. Wochemchrift, 1885, n* 5.)
De la JoyalAtlon dm tJtSimm nHail»»! par les frlc-
«i*u HierearieUea, par H. Kalb. — D'après les observations de Kalb, les frictions mercuriélles pratiquées dans -le typhus abdominal avant le neuvième jour de la maladie,
f' iroduisent la dcfcrvescence complète en peu de jours. Les ridions doivent être pratiquées à la face interne de la cuisse et durer une demi-heure. Kalb donne en même temps de l'alcool à forte dose pour combattre la dénutrition. {Berliner klin. Wochenschrift, 188&. n« 3.)
Chorée dana le t^phn* abdominal, par M. PëIPER. — •
Il s'agit d'une fille de .seize ans qui avait eu l'année précédente un rhumatisme articulaire aigu. La choréc éclata chez elle dés la période d'incubation du typhus abdominal, maïs ne persista que pendant dix jours. Il ne peut guère être question ici d*'eiidocai'dite ou .d'èfnbolie. Vu l'état de nervosisme antérieur (le la malade et des préoccupations graves,, il est plus logique dé penser que les accidents chortUques étaient' dus à une excibition réflexe énergique du système nervcuxsous l'influence du poison lyphique, que cette excitation fût générale ou; qu'elle ept pour point.de départ la localisation de la maladie dans le canal intestinal. {îkutsehe med. Wochenschrift, 1885, n" 8.)
AaomaUca «aaealalrea Importante* aM point de «ae de la Iraehéotomle, par M.; C. KaUFMANN. — L'autCUr
croit avoir démontré que l'anomalie de l'artère crico-thyroïdienue la plus importante, au point de vue de la trachéotomie supérieure, n'existe que dans les cas de développement anormal du lobe médian du corps thyroïde, dans le goitre. Cette anomalie consiste dans la présence d'une branche volumineuse de l'artère crico-lliyroldienne se dirigeant vers l'isthme du corps thyroïde, et dans le développement exagéré de l'artère crico-tbyroidienne droite, qui peut même exi^r Ben\e^ (Deutsche Éeitschr. f. §^mi^m^&^
GAZ&TTE Û£BDOHADAtRE DS MÉDECINE ET DE CHIRURaiE
28 Août im
PB.i'ahBWpU— d« la A«u 4mmm Voivurisme «aimai»
par H. J. FoBSTER. — On sait quel rAle important joue dans la production du rachitisme» de l'ostéoporose, etc., l'insuffisance de sels calcairés dans l'alimenlation. Sous la direction de Forster, Ëijla recherché les conditions dans lesouelles se fait l'absorption des sels calcaires nécessaires à l'oi^anisme, et il a publié les résultats de ses travaux dans sa dissertation inaugurale (Amsterdam, 1884). Forster a repris cette élude en envisageant surtout le côté physiologique de la question, tl est arrivé à ce résultat que, chez les carniiroreS) une très grande partie des sets calcaires se trouvent direclement absorbés dans Vestomac* que chez les herbivores la proportion est beaucoup moindre, enfin que Thomme tient le milieu entre les deux. Cela tient à ce que le suc gastrique est plus acide, plus riche en acide cfalorfaydnque ebei lea carnivores que chex les herbivores. Si l'on retrouve Une certaine proportion de sels calcaires dans la partie inférfenre de l'intestin, on n'est pas en droit d'en conclure que ces sels ont traversé tout le tube digestif à l'état non dissous, mais plutdt que l'organisme s'est débarrassé de son tropplein de sels calcaires en les déversant de nouveau dans l'intestin avec les sécrétions de cet oraiao*{ArchivfiirHvgi»u, Bd II, H. 4i 1884.)
•«maloseÉ ém fiand, paf M. À. Wëvl. — L'autêur cite bn cas û'herpet pfogenitatiSt existant depuis vingt ans, chez un homme de cinquante ans; deux cas de papules syphilitiques qu'il iivait prises d'abord nour des plaques de lichen planus; enfin le cas d'un homme ae plus oe cinquante ans Absentant sur le gland, depuis huit ans, une tache lenticulaire, rouge, squameuse, et n'occasionnant pas de démangeaisons, qu'il identifie avec l'afTection désignée par Ca2enave sous le nom de luput erythematode$j et qu'il ne faut pas confondre arec une forme de lupus vrai, qui a également feçu la qualification d' « erythematodes >. Ce fUt démontre en même temps que la dermatose, dont II est question ief, ti'est pas liée ft une altération des glandeâ sébacées ou des glandes sudoripares, comme on l'a longtemps supposé. {DeuUi^e med. Wocheimhr.t 1885, n» 8.)
TvanMk * BÉM^Mt».
Une épidémie n'icTÉnE, par M. Lubrman. — Il s'avit d'une épidémie d'îclère observée d octobre 1K83 & avril iSHÏ sur le personnel des ateliers de coDstruclion et fonderies t Weser i, i firéme. On constata que seuls les ouvriers qui avaient été revaccinés à l'établissement furent atteints de Jaunisse. L'auteurn'a pu découvrir la relation de causalité qui lie cet Ictère épîdémiquc à la revaccination. {Bertiner klin. wochentckr.t 1883, n* 9.)
Cas db gastbocble sgrotal, par M. Mrinhard Schmdt. — Il s'agit d'un eas curieux de pénétration de l'estomac (partie moyenne) dans une hernie scfotale. L'auteur rappelle les exemples connus de eejreare de hernie, qui sont très peu nombreux. (B«r^ Unêf klin. Woehenschr., 1885, q» 1.)
SURQUÉLQDES NOUVEAUX H ÉDICAMBNTS, par M. tt. SENATOR. —
Revue rapide des purgatifs nouveaux : la teinture de Catcara sayrada, Yévonymtne et l'irisine ; de narcotiques tels que l'extrait de Piêcidia erythrina, le chlorhydrate de cocaine, qui est en mfime temps un anesthésique ; de l'huile de OnteUAeria, succédané de l'acide saticylique ; de li picrotoxine et de Vagaricinê, précieux pour oomhattre les sueurs profuses, en particulier les sucun nocturnes des pbihisiques; enfin du plu» rwent des téoicides, le taonate de ptU^iérine. {Berlm$r med. Wocktn$chr.t 1885, n* 1.)
Deux cas db kévm-r aULTiPLB, par H. Herm. Oppenheih» — Il s'agit de deux malades qui présentèrent tous les symptAmes d'une névrite multiple et qui guérirent partiellement; les troubles de la molilité «t de la seosrbililé présentèrent les mêmes caractères et les mêmes localisations chez les deux malades, c'est-i-dire restèrent plus ou moins Umités aux mains et aux pi^, et ches
les deux la parésie des muscles des pieds et la diminution de U sensibilité è la plante des pieds persistèrent, tandis que les sjrmptémes d'irritabilité et les phénomènes pathologiques qni s'éisiem manifestés du cété des extrémités superienres aispamrent complélement. (DetUick. Arehip f. kUn-MÉdioin, 1886, Bd UXVl. Heft 5*6.)
Divers cas d'affections de L'œsophage, par U. M. Rebir.- Gel intéressant mémoire mentionne un cas d'mcère de l'œsophs^, trois cas de cancer de l'estomac avec fitrécisêement du earOa, tin cas d'hypertrophié muêculaire siMp(«. lésion qu'on attrilnc au catarrhe ehronique de l'cBsophuo, enllii dam eas de potowi do cet organe. {Deuttehti ÀrcUt fAr kUn, Mtdtein, im, Bd XXXVI, Hcft 5-6.)
Cas bB mEncoLOSB coNGÉNttALB, par M. Jomte. — Il s'agit de tuberculose constatée chez un veau extrait de l'atérai de n mère après abafage de celle^i; le poumon, lea gaulions bnnehiques, le Toie, etc., étaient le siège de lésions tubereuleaseï; on y découvrit partout, au microscope, le bacille de Koeb, maif il n'était nulle part sporifère. La tuberculose fœtale ou congéDitale est donc bien établie ici. Il a été également établi par I eumea de la mère et du fœtus qu'il s'est agi ici de la iransmissioa d'une tuberculose placentaire, par le sang de la veine ombilicale, et non d'une transmission par le germe du mile, lors de Is coaoeptlon. {FrMtdnder's Fort$chrtttê der Mtéiotn^ 1886, a* 7.)
Obstruction de la trachée par un ganglion wmtmct
CASÉIFIÉ ET DÉTACHÉ. GuÉRlSON PAR LA TRACHÉOTOUB, pv
N. Ferd. Petbrsen. — Les cas où des ganglions bronchiques ic sont détachés par suppuration et ont pénétre dans la tracbee soBi extrêmement rares. La mort a toujours été la conséquence de cet accident. Aussi le cas du professeur Pelersen est-Il partienlièfr ment Intéressant; c'est probablement le sent cas de gaériM connu. {Deutiche med. wochtnêchr., 1885, n* 10.)
Trois cas db tabbs dans l'eni^akcb, par M. B. Himak. — Ds» les trois cas, le diagnostic était rendu probable par l>bsence do réflexe du genou et l'atrophie progressive du nerf optique. Dau deux des cas l'hérédité sypoilitique n'était pas douteuse, et dantl'on de ces derniers l'ataxie se produisit en même temps ciiei le pèrt et chez VenfanL {Birlintr klin. Woekenschriflt 1885, n< 7.)
Dk la 6C0P0LÉINE, par H. Pierd'bouv. — La scopoléine est on alcaloïde extrait du ScopoUa japonica. Il est doué de propriéléi mydriatiques remarquables, et c'est à ce titre que l'auteur prenoM son emploi dans la pratique de l'ocalislique. (Oatum med. lua.-Lomb., 1885, n* 18.)
Sort de la cbllolosb dans l'organisme animal, par M. Wbldemar von Knierieh. — La fibre cellulosique n'est pas digérée par l'bomme et les carnivores, mais elle l'est incontestablemeni pur les herbivores, sans compter qu'elle jono un réle mécanique chez eux en empêchant l'obstrucdon du csecom. La cellolose se dissout soit à la faveur d'une enzyme agîsttiit sur elle directement, soil par un processus de fermentatiou ou de pubéfadioa. Ce mémoire, fort important, ne se prèle pas A une analyse iW* maire. (Zeitschr. (. Biologie, 1885, Bd XXI, Heft 1.)
HisTOcumiE PHYSIOLOGIQUE DU REIN, par M. H. Dheser. - L'auteur s'est proposé de résoudre les deux questions soivantes : l" dans quelles conditions se fait la sécrétion acide ; t' est-il possible de reconnaître par l'examen du prodoit de séerétioa, m que le renferme la cellule sécrétante, la dépense d'oxygène jn même litre que dans le muscle en aetivitèf On verra dans le ne* moire oiigiaal comment M. Dreser a résolu ces deux qneiuwf' {XeiUckr. f. Biologie, 1885, Bd XXI, Heft 1.)
RECHEnCHES SUR L'ACTION DB l'ÉLÉVATION THERMIQUE ARim* CIELU DU CORPS SUR LES MUTATIONS INTRAORGANtODIS, W
N. N.-P. SIHANOWSRY. — Cette question, très importante au |MW de vue de l'étude des processus fébriles, a été l'objet de recnernes très intéressantes delà part de l'auteur. H opérait sur des rhieiu dont il élevait la température au moyen de baios chaiiaf-,!^ principe résolut obtenu, résultat plus ou noios négatir, e '» quo, sous l'niAuence prolongée peudui^ pludears ii"^, » température élevée, la proportion desmalériaux P"'^,^^n'augmente pas dans réooaonie, que d'autre V^Yt^^^^tiao» des substances azotées excrétées reste normale oaws zecro» q*"
28 Août 1885 GAZ^TË âEBi>OttADAiRË DË UÉDËCtNE £t DË GHiftURGlE
faiblement. L'auteur se propose de faire des eipériences dans lesquelles l'élévation de température sera plus prolongée que dans 1<» précédentes. (Zeitschrift fOr Biologie, 1885. Bd XXI,
Causes de l'ictère des nouveau-nés, par H. H. Quincke. — C'est d*abord la persistance du canal veibeuz d'Arantius, & laquelle on peut ajouter la poljeholle résnllani de la destruction des globules rouges, rexcrétion insuffisante de pigments biliaires par les reins, la composition anormale du contenu intestinal (méconium cbargé de pigments biliaires, absence de putréraction du contenu et par suite non-transformation de la bilirubine en urobiline). (ArcA. f.tn^perim. Pathologie, 1885, "Sd XIX, U> 1-2.)
BIBLIOGRAPHIE
Dl*cao«tle et traltemetkt d«« tnmeara de l'abdenieH et
dmbaMia» parM.J. PÊAN, chirurgien de t'bôpilal Saint- Louis. — Tome II. Paris,1885, A. ûelahajeet Ë. Lecrosnier, éditeaiï.
Cet énorme volume, de près de 1300 pages, grand in-S", est entièrement consacré à la description des affectiona morbides du bassin et de ses annexes. On y trouve, à côté des lésions de la cavité pelvienne et de ses parois, les maladies du scrotum, de l'urëthre et des testicules; à côté des tumeurs de la vulve, du vagin, de l'utérus, l'histoire de la grossesse normale. Il n'est pas possible d'indiquer ici, même en abrégé, les multiples divisions et subdivisions du livre; l'espace fait défaut.
L'auteuFi dans une première partie, sous le nom commun de tumeurs pariétales antérieures, latérales et postérieures,
SBsse en revue les aflèctions morbides des os, des jointures, es muscles, du tissu cellulaire, des vaisseaux sanguins, des ganglions et des réseaux lymphatiques, voire même du péritoine. Dans la seconde partie, il traite successivement des tumeurs ano-pubiennes chez l'homme et chez la femme, des affections des organes génito-urinaires dans les deux sexes. C'est ainsi que rentrent dans ce cadre les maladies les plus disparates de la verge, du testicule, de ta vessie, du vagin et de l'utérus.
H. Péan nous parait donner, un peu co m plaisamment, au terme c tummr > une valeur toute spéciale. A bien des lecteurs, comme à nous, il paraîtra surprenant de voir ranger dans cette catégorie, les inflammations des muqueuses, les plaies, les arthrites, les névralgies, les fistules, et même les atrophies. J'en passe: mais, bien qu'en dise réerivain, la description de la grossesse normale serait mieux placée dans un traité d'accouchements. Voulant tout faire rentrer dans 6on cadre, malgré les dimensions respectables du volume, il lui arrive parfois de ne donner que des études écourtées. Au lieu d'un traité nous tombons par places dans le simple Manuel ; -au lieu d'un résumé de ses observations personnelles, d'un ouvrage clinique, pratique, auf^uel semblait nous donner droit l'expérience si étendue du chirurgien de Saint- Louis, nous n'avons entre les mains que de véritables abrégés d'articles de Dictionnaire, avec la bibliographie en moins.
Disons cependant que certaines maladies sont décrites par M. Péan avec un soin tout particulier. Ainsi les tumeurs des vaisseaux et des ganglions lymphatiques du bassin, les tumeurs de la vessie et de l'utérus en général, enfin, pour ne citer que quelques-unes, les grossesses anormales et leur traitement chirurgical. Dans la description des opérations, l'auteur est un guide sûr parce qu'il est un habile exécutant, et ses observations sont de celles qu'on ne doit pas négliger. De nombreuses figures intercalées dans le texte rendent la lecture moins aride, et mettent sous les- yeux les types les plus nets des divers processus morbides.
J. Ghadvel.
- N- aii èiS
GoHTRiBOTKHt A l'btddb DU VAGINISHB, par le docteur Gabriel GlLLARD. Tbése de Paris, 1884. Alex. Goceox. — Le vagintsme, constitué par la contracture des diSërents muselés du périnée^
ftent être subdivisé en trois formes principales : 1* whaire, orsque c'est le muscle constricteur du vagin qui en est la cause i périnétU, lorsque la contracture porte sur les muscles périnéaux et en particulier sur le muscle b-ansverse du péhnée; 3° postérieur, lorsqu'il s'agit d'une contracture des ntsCeaux inférieurs du muscle releveur de l'anus. Pour l'auteur, celte contracture des divers plans musculaires qui entourent l'orifice du conduit génital de la femme est la conséquence d'un réflexe trouvant son point de départ dans une lésion, parfois minime, de la vulve, du vagin ou de l'utérus; peut-être les lésions ovariques auraient-elles, dans quelques cas, uîie influence analogue. Le tempérament nerveux joue, du reste, le réle de cause prédisposante, et le vaginisme est plus fréquemment observé dans les classes aisées de la société, c'est une véritable maladie de luxe. En dehors de la thérapeutique applicable aux lésions premières, causes du va^^inisme, celui-ci est justiciable de la dilatation forcée, préconisée par Vemeuil, et qui convient aux trois formes de l'affection. On pourra d'ailleurs retirer de bons effets, soit de la dilatation simple, soit des méthodes sanglantes, selon les dr> constances.
Face akd foot diforhities (Difformités de la face et de$ pieds), par H. Frédérick Churchill, chirurgien de 1 hépilal Victoria. 1 vol. in-8°. Londres. J. et A. Churchill. — L'auteur donne au mot difformités un sens extrêmement étendu. Il y embrasse toutes les lésions de structure des parties, soit temporaires, soit permanentes, et produites par un défaut congénital de dévelop* pement, par un défaut de symétrie entre les deux moitiés du corps, par un changement survenu dans la structure ou à la surface des parties, soit par blessure, soit par les maladies. Nous traduisons fîdèlement. L'auteur ajoute : c La difformité, en fait, c'est ce qui est manifustement laid (uglgion de travers (croojlvdl). > En présence de cette définition, on ne sera pas étonné de rencontrer dans un livre sur les dilTormités, des chapitres consacrés aux éruptions de la face, aux maladies parasitwrea on aux tumeurs de cette région, aux abcès dentaires, aux cors, aux oignons, A l'onyzis, etc. Mais nous nous hfttons d'igouter que les difformités proprement dites n'en sont pas moins traitées avec soin. Elles le sont, il est vrai, avec une grande brièveté et sous une forme élémentaire où l'historique, la critique de l'étiologie et des méthodes de traitement n'a, pour ainsi dire, aucune place.
GoDT AND iTs RELATIONS, ETC. (La gotttte H ses raiforts avec les maladies du foie et des reins), par H. Robsoh IIoose. 1 vol. in-12. Londres, 1885. H.-K. Lewis. — Ce petit livre mérite d'être lu arec grande allenlion. Sous une forme concise, il pose toutes les queslions qu'embrasse le problème difficile de l'étiologie et du traitement de la goutte, et les discute avec une compétence
3u'on sent puisée dans l'expérience personnelle. Cet ouvrage est estiné surtout h faire ressortir le rêle prédominant des maladies du foie dans la production de la goutte, et conséquemment la nécessité de s'appliquer, dans le trailcmeat, moins A neutraliser la materies morbi par des alcalins, qu'à rendre à l'appareil hépa* tique l'intégrité de sesfonctions. Cette vue, assurément, n'est pas nouvelle; mais H. R. Hoose lui prête un appui sérieux, il n'y noie pas d'ailleurs l'histoire entière de ta goutte, et présente, au contraire, un tableau détaillé, quoique très court, des différentes faces de la maladie, sans oublier les altérations du sang (Charcot).
Thb Ybar-Kook op trbatehen for 1884 1 vol. io-12 de 308 pages. Londres. Gossell et C". — C'est un livre pareil à ceux que nous nommons Annuaires de thérapeutique. Les maladies y sont classées par groupes : maladies du cœur et de la eirctUation; maladies des poumons et de ta respiration, etc. Chaque groupe est traité par un collaborateur spécial, ce nui assure mieux le choix intelligent des questions et la compétence des analyses critiques. Les matières contenues dans ce petit volume d'un caractère très compact sont relativement consitlérables.
De la broncho-pnsuhonie dans la dipiitiiérib, par le docteur John Darier. Brochure in-8«. Paris, A. Delahaye et E. Lecrosnier, 1885. — Placé pendant une année en qualité d'interne dans le service de M. Cadet Gassicourt, M. J. Daner ne pouvait mieux faire que résumer dans une élude clinique les résultats de ses nombreuses observations. Il s'agit en eiTet de 181 cas de-diph-
GAZETTE UEUUOUADÂIRE DE MÉDECINE ET DE GlimUAGIE
38 AOL'T 1885
Ihérie sur lesquels 61 cas de broncho-pneumonie ont été conslalés à l'autopsie, lin premier résultai de ces observalions, rapprochées de celles qui ont été antérieurement publiées, est que la fréquence de la bronctio-pneutnonie dans la dipblhério est considérable et qu'elle se rencontre bien plus souvent à la suite de la dipbihérie laryngée que de l'iingine pseudo-membraneuse. Quoi qu'on en ait dit, il parait diflicife dans certains cas de nier l'influence déterminante de la trachéotomie sur l'apparition de la maladie. Ce n'est pas Ùl dire toutefois que l'infection générale ne figure en première ligne dans l'étiologic. La broncho- pneumonie est surtout à craindre chez les enfants au-dessous de quatre ans. Elle y est presque toujours mortelle; surtout s'il s'agti de croups consécutifs à la rougeole. C'est du troisième au cinquième jour qu'elle se mauifeste le plus fréquemment. Comme il arrive le plus souvent dans les maladies pulmonaires
chez l'enfant, les symptômes généraux ont, au point de vue du diagnostic, une valeur ulus considérable que les signes locaux qui échappent souvent aans les premiers jours.
L'étude des lésions anatomiques occupe une large place dans le travail de M. Oarier. Après avoir décrit avec soin les principales lésions et montré la prédominance de certaines d'enire elles telles que l'abondance de la librine, la fréquence des foyers hémorrhagiques, etc., M. Uarier étudie avec un soin particulier les micro -organismes de ta broncho-pneumonie diplttliérilique qu'il range sous deux formes : 1° les micrococcus sphériqucs ou ovalaires souvent disposés en chainelles; â° des bacilles semblables à ceux qu'on décrit dans tous les produits diphthéritiques. U est probable que ces bacilles transportés dans les alvéolâk pulmonaires y provoquent une inflammation favorable à la pullulation des micrococcus.
Toutes ces recherches, appuyées d'observations nombreuses.'de planches bien fûtes, donnent au travail de M. Uarier une valeur toute particulière.
ÉTUDE sun 1,'hygiènk de Moïse et des anciens Israélites, par le docteur Nocl Gcenead de Mussy, de l'Académie de médecine- Paris, A. Dclahaye et E. Lecrosnier, 1885. — Dans ce fascicule de 16 pages, l'auteur étudie quelques principes de la loi mosaïque et met en relief leurs lieureuses conséquences au point de vue moral et hygiénique. Il montre tous les avaningcs des prescriptions mosaïques sur l'alimcniation, sur le choix des animaux désignés à la consommation, la maniôre de les sacrifier. On y renconti-e de curieux détailssur les maladies qui doivent les f;iire rejeter. Il semblerait que Moïse ait eu une véiilahle prescience des maladies parasitaires ctde certaines aATcclIons tuberculeuses dont il décrit les principaux caractères analomiques.
Les lois de Moïse visaient également certaines praiir|ucs hygiéniques relatives â la salubrité de l'air, à la dcsinfuclion des matières fécales, aux soins que doivent prendre les fcnimos dans lu période menstruelle; à la circoucision, et prescrivaient à ce sujet des mesures qu'on trouverait un peu sévères de nos jours, mais dont l'importance ne peut être méconnue.
Dans un ordre d'idées plus élcvô, l'auteur insiste sur les caractères généraux de la loi mosaïque en ce qui touche d la vie politique et sociale, à la morale, et montre combien l'observation je cette loi a contribué à conserver aux Juif^ certaines qualités qui les distinguent encore at^ourd'hui et dont les principales sont I esprit de famille et l'amour du travail.
VARIÉTÉS
: Internes-pemmes. — M. le préfet de la Si:iiie vient de prendre nu arrêté aux termes duquel les élèves cxtenies femmes qui rempliront les conditions déterminées par le l'cglcmcnt sur le service de santé seront admises & prendre part an concours de l'internat.
Lus internes femmes seront soumises à toutes les règles d'ordre intérieur et de discipline qui concernent les internes nommes.
AKRârà PRÉFECTORAL. — Le préfet de police vient de prendre un nouvel arrêté modifiant l'ordonnance du 25 novembre 1883 relative aux amphiihéiltres d'anatomie. A dater de ce jour, les Jchris de cadavres, provenant des ampliithL-àtres d'anatomie de la Faculté de médecine de Paris, seront incinérés dans un appareil spécial récemment établi au cimetière do l'Kst ou inhumes dans tout autre cimetière de Paris.
Coups de santé ds l\ marine. — Ont été promus :
Au grade de médecinprofesieur :}A.Vonlorbe (VicIor-Gcorfe-i.
médecin de 1" classe.
Ai* grade de médecin principal : 1" tour (ancicnociê,.
M. Hathis (Jean-Emilo), médecin de \" classe.
LÉGION D'HONNEun. — A été nommé chevalier, H. le doclea. Ilépin (Pierre-Clément), maire de Conlie (Sarthe).
Prix Léon de Lenval. — M. le baron \Aon de Lenval, à Nice, vient de fonder un prix de 3O00 francs qui sera décerné à l'auteur de la meilleure application des principes microphoiiiques à la -construction d'un appareil facilement portatif et améhoraat l'audition des malades.
Les instruments destinés à concourir devront être rnnvri avant le 31 décembre 1887 & l'un des membres du jury ei-dessoas désignés, et seront seuls admis au concours les appareils qui sont complètement achevés. Le prix sera décerné au mois de septembre 1888, pendant la session du quatrième congrès internitional d'otologic à Bruxelles.
Jury : N. le professeur Hagenahc-BischolT, président, à D4lf. Missions sir., 20; M. le docteur Gellé. à Paris, 20, avenue df l'Opéra; M. le docteur Benni, à Varsovie, 10, Bracka; M. le professeur Burckhardi-Merian, à Bàle, 4.2, Albanvoirstadt; M. le professeur Adam Poliizer, à Vienne, J. Gonzagasse, 19.
NÉCROLOGIE. — Nous avous le regret d'annoncer la mort Ji- M. le docteur Dncom, pharmacien honoraire des bôpilauv d<- Paris, et de M. le docteur Mntteo Ceccarel, premier nic<teciD k l'hôpilat civil de Venise.
Mortalité a Paris {34* semaine, du 16 au ^ août 1883).
— Fièvre typhoïde, 29. — Variole, 3. — Rougeole, 15. — Scarlatine, 7. — Coqueluche, 2. — Diphthéri^, croup, 18. — Choléra, 0. — Dysetiiérie, 6. — Ërysipèle, 6. — Infections puerpérales, 10. — Autres allections épidemiques, 0. — Méningite, 31.
— Phlhisie pulmonaire. 199. — Autres tuberculoses, 27. — Autres adections générales, ti3. — Malformations et. débilité des ftgei extrêmes, 45. — Bronchite aiguë, 12. — t^euinonie, 32- — Athrcpsie (gastro-entérite) des enfants nourris au HîtrcroD et autrement, 100; au sein et mixte, iâ; inconnu, 10.'— Antres maladies de l'appareil cérébro-spinal, 84; de l'appareil eircnls* toire, 48; de l'appareil respiratoire, 4-6; de Pappareil digestif, 38; de l'appareil génito-urinaire, 20; de la peau etd« tu»» lamineux, 3; des os, articulations et muscles, 7. — ll*f» violentes, 21. — Causes aon classées. 26 — Total : 950.