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Dans ce tableau on peut remarquer qu'à une certaine époque il y a eu de l'albuminurie (elle a depuis complètement disparu), cette albumiaivie est déjà signalée dans notre premier tableau, mais elle est incomparablement moins marquée lorsqu'u y a seulement privation des solides, bien plus accentuée lorsque le sujet est tout k la fois privé de solides et de liquides.
Nous sommes donc arrîvésàreproduire expérimentalement l'anurie hystérique décrite par divers auteurs et spécialement par H. Charcot et par M. Jernet, et nous croyons pouvoir expliquer sa palhogéaie.
Lorsqu'on relit les observations d'anurie h][stérique, on remarque qu'elle s'accompagne de vomissements incoercibles; or quelle oiflÊrence y a-t-il entre les hystériques qui ne pren-
nent aucun aliment solide ou liquide, on bien celles qui, les ingérant, les rejettent immédiatement? Assurément aneone. Nous sommes ainsi pleinement autorisés A conclure que le vomissement hystérique n'est pas un effet de l'anurie, mais qu'il en est la cause.
Nous avons essavé de produire l'anurie directement par suggestion, nous n avons jamais produit ainsi que la rétention d'urine.
En terminant il est utile de rappeler que nous n'avons itudié que des phénomènes objectifs, c'est-à-dire des viriations de poids et d'urine, et qu'il a été ainsi possible d'éviter les causes d'erreur si nombreuses auxauelles s'expose l'observateur uni étudie les phénomènes subjectif^ de la su^stion et de Vhystérie.
Cymbeiine, et certainement il ne sera pas moins bien vu sous le règne prochain d'Imogène, car celle-ci lui doit la vie.
La première des pièces de Shakespeare, chronoli^iquement parlant, porte le titre de Périetèt, Le héros n'a rien de commun avec le célèbre Athénien du même nom ; il est toi de Tyr, et pour éparaner à son peuple la vengeance du roi d'AnUoche, dont if a découvert les odieux secrets, il s'est résigné à quitter ses Etats et à voyager à l'aventure. Après un naufrage, le prince fugitif arrive seul chei le bon roi Sîmoiiide, de Platapolis, juste à temps pour vaincre, dans un tournoi, tous les cnevaliers qui se disputent la main de la belle Thalsa, fille de Simonide. Sa valeur touche le cœur de la belle princesse, et il l'épouse, sans que son rang soit connu, nais son bonheur n'est pas de longue durée; au bout de moins d'une année de mariage, il est impérieusement rappelé dans son royaume ; Thalsa veut à toutes force l'accomner, quoiqu'elle soit sur le point de devenir mère. Bientôt te une terrible tempête; la frayeur de Thalsa est si
grande qu'elle est prise des douleurs de l'enfantement, et elle expire au moment même où elle donne le jour i une
tietite fille. Les matelots voyant leur navire à deux doigts de a perte se révoltent ; ils prétendent que le corps de la reiat morte excite la colère des dieux, et exigent que le cadavre soit jeté à la mer.
Perielës. pour sauver la vie de sa fille, consent à sacrifier le corps de sa femme adorée; mais il a soin de renfermer dans un coffre précieux avec des parfums, dss byoui, ei ^ écrit où il demande, pour le cas où la mer rejetterait sa proie sur un rivage quelconque, de donner aux restes de Tnalsa les honneurs d'une sépulture royale.
La scène suivante se passe à Ëphèse, dans la maison de Cérimon, riche seigneur qui est, en même temps, un médecin des plus instruits, c Pai toujours pensé, dit-il, que le savoir et la bienfaisance étaient des dons supérieurs à ceux de la noblesse et de la richesse, aussi aî^e^oùuipuseineiit étndié la médecine ; je mClisîfcfipUiU^'*'-*''''" *
i SimMBU i885 GAZETTE HEraOHADAIRB DB HfiDSCIIffE KT DE CHIRURGIE
Dd biioddre de mercure combiné a. l'ioddre de potassium
(lODBYDRÀRGYRATE d'iODUHE DE POTÀSSIDH) COMME PANSE- MENT ANTISEPTIQUE EN CHIRURGIE ET PARTICULIÈREMENT EH CHIRURGIE OCULAIRE; DU SALICTLATE DE COCAÏNE, par
le docteur Louis Vacher, médecin-m^or à Orléans.
Désirant contribuer à l'étude des meilleurs pansements à employer dans la chirurgie d'armée en campagne, question traitée au premier congrès français de chirurgie, j'avais fait un travail sur l'emploi du biiodure de mercure combiné à l'iodure de potassium, sel appelé iodhydrargyrate d'iodure de potoêsium. Ce travail n'ayant pu être lu au congrês, je me permets d'en publier un résumé très court, et d'v ajouter un rapide exposé des avantages crue les solutions de ce sel me paraissent devoir rendre en cnirurgie oculaire.
Les pansements en campagne doivent èm avant tout : antiseptiques à cause de Tencombrement; rares k cause du grand nombre qu'il faut faire; faciles à appliquer et à maintenir à cause du transport des blessés et des aides peu expérimentés qui souvent sont obligés de donner leur concours; enfin, actifs sous un petit volume, à cause de la quantité énorme qui est nécessaire.
Il faut donc user d'un antiseptique très puissant, peu encombrant, facile à manier, oui puisse servir à préparer rapidement et à toute heure le liquide nécessaire au lavage nés blessures, des plaies, des instruments, des appareils et de tous les objets nécessaires aux pansements.
Parmi les antiseptiques les plus puissants, figure l'iodhydrarfnrate d'iodure de potassium. Ce sel est l'agent mercuriel (e plus sûr, le plus facile à doser. « On 1 obtient très facilement par un mélange à parties égales de biiodure de mercure et d'iodure de potassium, auxquels on ajoute une quantité suffisante d'eau distillée pour en opérer la dissolution. Evaporée, cette dissolution uonne des cristaux aiguillés de couleur jaune > (Bouchardat).
Ce sel étant quatre ou cing fois plus actif que le bichlorure de mercure, la quantité nécessaire pour 1 litre de liquide antiseptique n'atteint pas 1 décîgramme. Après avoir emplové plusieurs solutions, j'ai adopté celle de 1/^^000. Je mélange dans une capsule ou un verre 1 décigramme de biiodure et 1 décigramme d'iodure de potassium; j'ajoute 10 grammes d'eau distillée environ en agitant jusqu'à dissolution complète; puis je verse ces quelaues grammes de liquide dans lâOO grammes d'eau dtsiillée bouillie.
Cette solution est celle qne j'emploie de préférence : moins concentrée, je craindrais que l'action antiseptique ne fût pas assez énergique; plus concentrée, elle a une action d'abord légèrement irritante, puis progressivement caustique, qui
Il n'est pas étonnant, dès lors, que la ville d'Ëphèse soit remplie des effets de sa charité; des centaines d habitants, qui ont profité de sa science et de sa bourse toujours ouverte, le considèrent comme un second père ; aucune renommée ne dépasse la sienne.
Aussi est-ce chez lui que l'on s'empresse d'apporter un coffre mystérieux que la mer vient jeter sur la plage. Cérimon procède avec précaution à l'ouverture du coffre ; il est saisi par l'odeur des parfums, découvre le corps de Thalsa, et lit les lignes tracées oar Périclès. Mais, en même temps, il se demande si cette lemme est réellement morte. « Regardez! que son visage est frais! Ceux qui l'ont jetée à la mer n'ont-ils pas agi avec trop de précipitation? Faites vite du feu. Allez chercher toutes les ooUes qui sont dans mon cabinet... Vite, du feu et des vêtements. Amenez des musiciens, faites-leur jouer des airs mélancoliques. Redonnesmoi encore ce flacon. — Tenex, voici le bloc qui s'anime. — Encore an peu de musiqne. — Je vous en prie, donnci-
ralentit la marche de la cicatrisation, provoque de l'inflammation, et peut aller jusqu'à produire une sorte de vésication sur les parties fines de la peau el surtout sur les muqueuses. Cette solution au i/l2000 me sert pour le lavage des
filaies et des trajets fistuleux. Dès les premières irrigations, e pus diminue de quantité, son odeur se modifie, tes plaies atoniques deviennent plus rosées. 11 en est de même des abcès froids et des ulcères syphilitiques, dont la ôcalrisation est activée visiblement.
Les pansements peuvent rester en place plusieurs jours, une semaine sans inconvénient; îl est facile de leur conserver toute leur vertu antiseptique en les imbibant plusieurs fois par jour avec de la solution.
Je pratique le pansement de la manière suivante : lavage complet de la plaie el irrigation prolongée avec le liquide, gaze, ouate ou charpie préalablement trempées dans le même liquide, te tout recouvert d'une bande et d'un tafetas ^ommé si le pansement doit être maintenu constamment humide.
L'iodhydrai^yrate d'iodure de potassium étant très lourd, la solution à 1/15000 étant à la rigueur suffisante, on aura, sous un petit volume, de quoi préparer quantité de litres de liquide antiseptique, dont le prix est, en outre, inférieur k celui de presque tous les liquides employés actuellement.
En chirurgie oculaire, ces avantages me paraissent tout aussi marqués. Presque tous les antiseptiques ont été employés avec plus ou moins de succès. Plusieurs ont de graves inconvénients, résultant soit de leur prix, soit de la difficulté de leur préparation, soit de l'action désagréable qu'ils ont sur les mains de l'opérateur, tels que l'acide phénique, etc., ou de l'action nuisible sur les instruments, comme le bichlorure de mercure, etc. L'acide borique, qui a joui et jouit encore d'une grande vogue, n'est qu'un antiseptique faible; de plus, la fkcilité avec laquelle il se dépose et obstrue les conduits des pulvérisateurs ou des aiguilles tubnlées crée de sérieux embarras pendant une opération.
L'eau oxygénée, le plus puissant antiseptique, d'après les travaux du docteur Miquel, est d'une préparation coûteuse et délicate; l'acide cyanhydrique est trop dangereux el trop difficile à manier et a doser.
Viennent ensuite les sels mercuriaux, dont les plus puissants sont assurément le biiodure de mercure employé par H. le professeur Panas, el ï'iodhydrargyrate d'iodure de potassium.
Je préfère ce dernier au biiodure de mercure, car celui-ci est presque insoluble dans l'eau (4 centigrammes pour 1000 grammes, d'après les travaux les plus récents), tandis que celui-là est très soluble et ne demande ni le secours de 1 alcool, ni celui de la chaleur. Son action étant quatre ou cinq fois plus forte que celle du bichlorure, je crois qu'il y a lieu de s'en servir de préférence, surtout si l'on baigne tous
lui de l'air. — Messieurs, cette reine va revivre. La nature se réveille en elle. — Sa respiration se réchauffe. — Elle n*a pas été en léthargie plus de cinq heures. — Voyez, les fleurs commencent à reparaître sur son teint... Elle vit! Ses paupières, écrins de ces divins joyaux perdus par Périclèis, commencent à eotr'ouvrir leurs franges brillantes comme l'or; des diamants de l'eau la plus pure apparaissent, et enrichissent de nouveau le monde de leur éclat. Oh ! vivez, belle créature, et faites-nous pleurer par le récit de vos infortunes. »
Et pendant que les assistants s'émerveillent de cette sorte de miracle, Cérimon redouble de soins, en invoquant l'aide d'Esculape, car, dit-il, toute rechute serait mortelle.
Thalsa, heureusement, est bien ressuscitée ; gr&ce à la sollicitude éclairée du docte Cérimon, elle se rétablit promptement, sans savoir, pourtant, si elle est m^e ou non, et bientôt elle se réfugie dans un templede Oiu^^ettq^^dra plus de quinse ans que lestâmes périp)6tîlriiè4^ilce,
584 . N* sa — GAZETTE HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE 4 Sspmnu 1885
lu instrumeDls dans le liquide antiseptique avant de s'en sèrvîr, ils seront moins attaqués par le sel mercuriel.
Bien que j'emploie le plus souvent la solution à i/12000, je crois qu'on peut sans crainte se servir de celle au 1/i5 000, qui doit être suffisamment antiseptique, puisque H. fesseur Puas n'emploie qu'une solution au 1/20000 de Jriiodure.
La dùrurgie oculaire a augmenté le nombre de ses succès, Mn seulmnent par le perfeclionnement des méthodes et des procédés, mais surtout par les soins minutieux et l'antisepsie rigoureuse que Ton poursuit depuis quelques années, avant, pendant et après toutes les opérations ou pansements. Pour me faciliter cette liche, je procède de la manière suivante : J*&i fait installer à 3",50 de hauteur un petit tonnelet en verre qui contient une vingtaine de litres de liquide antiseptique au 1/12000. Il est fermé à la partie supérieure par an bouchon de verre entouré d'ouate antiseptique qui empêche les germes extérieurs d'arriver jusqu'au liquide. A la partie inférieure est un goulot muni d'un bouchon de liège dans lequel passe un tube de caoutchouc minéralisé de 3 à 4 mètres de longueur. Ce tube est muni à son extrémité d'un petit robinet à canules mobiles. Les canules sont de calibre différent et se changent à volonté pendant une opération, suivant qu'on veut pratiquer un lavage à gros jet dans les culs-de-sac, ou instiller très légèrement, après l'opération, du liquide entre les lèvres de la plaie cornéenne et dans la cnambre antérieure. Depuis plus d'un an je n'ai jamais manqué à celte pratique après une opération de cataracte, d'iriaectomie ou de paracenthèse de la chambre antérieure pour iritis ou hypopyon. Je croîs être le premier à avoir em-
S lové cette méthode, et, dans le numéro du 28 novembre 1884 6 II Gazetlê AtfMoffkuiaire, je signalais cette manière d'instiller la cocaïne dans la diambre antérieure pour analgésier l'iris avant d'en faire la section.
Je dois dire en passant que cette instillation demande la
fins grande attention de la part du chirurgien pour éviter introdftction d'une bulle d'air dans la chambre antérieure en même temps que celle du liquide antiseptique, car il lui sera souvent difficile de faire ressortir celte bulle d'air, qui viendrait compromettre le succès de son opération. Le récipient surélevé que j'emploie me parait avoir de sérieux avantages sur les irrigateurs à boule de caoutchouc. Il permet d'avoir constamment sous la main, avec une force oe projection suffisante et toujours égale, une grande Quantité de liquide antiseptique pour le lavage des yeux ou l'irrigation des points lacrymaux.
Du aalicylate de cocaïne. — Pendant quelques mois, la fta'eté de la cocaïne a été si grande qu'elle a atteint un prix dix fois supérieur à celui de l'or. Il s'en est suivi qu'elle a été vendue assez souvent impure ou falsifiée, Vornant me
trop longue i raconter ici, et l'intervention de la déesse à laquelle elle s'est confiée, la réunissent À son mari Périclès et a sa fille Marina. Disons seulement que certaines scènes de ce drame sont d'un réalisme tellement cynique, que le naturalisme de certains romanciers contemporains ne saurait, dans ses plus brutales exagérations, rien représenter qui le dépasse. Shakespeare, ceci le prouve encore, avait observé tous les phénomènes humains; il était bien universel.
Hr A. FoTiLLE.
(A suivre.)
rendre compte de l'action que des solutions provenant de
difTérentes maisons pouvaient avoir sur les yeux, j'en ai conservé un certain nombre depuis le mois de décembre dernier. Je n'ai pas tardé à en voir qui se peuplaient, i l'instar des solutions de chlorhydrate de morphine, de mucédinées et de zygomycètes. J'ai expérimenté alors avec un sel de cocaïne obtenu par l'acide salicylique. Depuis le moii d'avril, ces solutions de salicylate de* cocaïne ne se sont pas altérées, et je les emploie de préférence, bien qu'à poids égal l'élément actif, la cocaïne, y soit en proportion moindre, puisque l'acide salicylique a un équivalent bien plus fort qne l'acide chlorhydrique.
Le salicylate de cocaïne est-il plus ou moins antiseptique
?|ue le chlorhydrate, je ne le sais; mais lorsqu'au connïs rançais de chirurgie j'ai entendu incriminer la cocaïne^ plusieurs cas de suppuration de la cornée comme ayant nui à la nutrition du lambeau, le me suis demandé si, en présence de ces solutions s'aftérant assez rapidement, if ne serait pas plus juste d'incriminer la solution au lieu de l'alcaloïde, et de se servir d'un sel dont les solutions me nraissent plus stables, et dont Taàde est employé journellement comme antiseptique.,
Le salicylate de cocaïne m'est parvenu sous la forme d'nn extrait légèrement mou. En y ajoutant son poids d'eau distillée, on obtient un liquide sirupeux qui permet de doser très facilement les solutions. L'action du salicylate de cocaioe sur l'œil est aussi rapide que celle du chlorhydrate, je Tu tot^ours employé en solution au vingtième.
CONGRÈS SCIENTIFIQUE
(mmIm de ereB*Ue).
(Suite. ~ Voyoi les numéros 34 et 35.)
Nota. — L'Association française pour l'avancement des sciences a choisi la ville de Nancy pour siège de sa quinzième session, en 1886. Cette session sera présidée par M. Friedelj membre de l'Institut et vice-président du Congrès de Grenoble. L'Association a élu pour vice-président, en 1886, M. le docteur Boehar4.
— Le docteur Deshayêt, secrétaire du conseil central d'hygiène de la Seine-Inférieure, a fait une intéressante leclun sur l'emploi des eattx minérale» et sur l'aérotkérapit. Il s'est appliqué : 1" à établir que la richesse de la Francs ea eaux minérales et en ouvraîges spéciaux sur le sujet nous mettait en mesure de répondre à tous les besoins, et de nous affranchir de tout tribut étranger; 2° k faire ressortir l'heureuse influence d'un air pur, élevé, soustrait aux effets de
Faculté de médecine de Nancy. — Par arrêté du 8 août 18S5, H. le ministre de l'instruction publique a déclaré vacante, à ■ Faculté de médecine de Nancy, la chaire de chimie médicale et de toxicologie, et a décidé qu'il y avait lieu de pourvoir i la nonnnation du ^ofesseur titulaire. Un délai de vmgt jours, i dater de la publication de cet arrêté, est accordé aaz candidats pov pn* doire leurs titres.
LÉGION D'HONNEun. — A été nommé chevalier : H. Hercier (Maurice- Augustin), médecin-m^jor de classe au 3^ régiment de zouaves.
Nécrologie. — Nous avons le regret d'annoncer la mort de H. le docteur Verchère (de Paris), père de M. F. Verefaèro, chef de clinique de la Faculté.
—Nous apprenons avec regret la mort de H. le docteur •'■P""?; professeur à la Faculté de médecine de Rome, décédé i I ige de quatre-vingt-cinq ans.
4 Sbptbiibbi 1885 GAZETTE HEBDOUABAIRB DE MËDECmE ET DE CHIRURGIE:
l'encombrement, sur le défeloppement de roi|;anisme el sur la santé.
— H. Reclus dégage.parmî les tumeurs eonfonduessûusle nom de eondylome ou de s^philome ano-rectal, un genre de néoplasie distinct anatomiquement et étiologiquement. Ces tumeurs observées chez les malades sont de volume variable^ pédiculées ou sessiles, siégeant autour de Tenus ou même dans la région sphînctérienne; elles sont formées de tissu conjonclif et renferment des fibres musculaires lisses; elles sont indépendantes de l'étiologie syphilitique, et le terme de c molluscwtt fibreux * est celui qui désigne te mieux leurs caractères cliniques et anatomo-pathologiques.
— M. Leudet (de Rouen) rapproche des tumeurs qui ont été décrites par les chirurgiens sous le nom de tubercules du sein, une forme ^hypertn^kie de la nutmelle chez les hommes atteints de tuberculose. Hais celle-ci présente une marche toute différente de celle des tubercules mammaires, telle qu'on l'a démte. En effet, tandis oue les tubercules sont circonscrits ou disséminés, accompagnes ou précédés d'engorgement ganglionnaire, enfm suppurant plus souvent, Vhy-
{lertrophie mammairej au contraire^ affecte d'emblée toute a glande ; elle est toujours consécutive à des lisions étendues du poumon et de la plèvre, s'accompagne de douleurs très vives de la paroi tboracique, ne suppure pas et se termine par résolution. La tuberculose peut donc se propager au sein chez l'homme sous diverses formes.
— Cest du mode de généraUsation des néoplasmes par
les veines et les lymphatiques que s*est occupé H. Nepveu. Tout en admettant l'influence démontrée de la pénétration des éléments néoplasiques dans les vaisseaux sanguins et les lymphatiques, il démontre par des préparations et des dessins hislologiques que réplthétium vasculaire peut être lui-même le point de départ d un foyer néoplasîque ; en effet l'épilhélium vasculaire, même dans les tissus entièrement sains, et situés à distance de la néoplasie primitive, offre non seulement une augmentation de volume, une prolifération qui peut entraver ou arrêter le cours du sang. Pour les lymphatiques, il faul admettre la lymphangite cancéreuse, ou, en d'autres termes, la participation réelle de leur réseau à la prolifération épithéliale qui atteint les acini. Il y a encore oien des points à mettre en lumière dans la marche des dégénérescences des tissus et des produits pathologiques, mais peu à peu les documents s'ajoutent pour compléter la démonstration de faits déjà signalés et pour nous faire mieux comprendre l'influence des tumeurs les plus bénÏL^nes, ou même des irritations chroniques des tissus, sur la nutrition des parties voisines ou sur la détermination de manifestations diathésiques locales ; c'est à ce litre que nous rapprochons les communications suivantes de M. Petit sur la déginéreseenee épithéiiale des trajets fistuleux, et de H. i>tt 2éa sur certains troubles trophtques d'origine osseuse et concomitants à des angiomes superficiels et étendus des membres inférieurs; il s'agit de l'allongement du tibia et du fémur observé dans certains cas d'angiomes résultant de l'activité exagérée de la nutrition et de la circulation dans la partie du système osseux voisine de l'angiome.
— H. Poncet (de Lyon) a fait la description d'une forme d'ostéite qui n'a pas jusqu'à présent été Tobjet d'études spéciales. Il s'agit de c coraco'iaite », ou ostéite de l'apophyse coracoïde, <]u'il a observée chez deux adolescents. Ces ostéites primitives, observées pendant l'adolescence, avanl la soudure des épiphyses, simulent la scapulalgie ; le diagnostic en est diHicile, mais peut être établi d'après le siège de la douleur à la pression, par la présence de tuméfactions, d'abcès en certains lieux d'élection, à la région sous-daviculaire plut6t que scapulo-humérale; à la face interne du brse; par diffusion du pus dans la gaine du coracobrachial et de la courte portion du biceps. La propagation
rapide de l'ostéite à toute l'apophyse, l'imminence des altérations articulaires de voisinage, justifient l'intervention cbirui^icale active que M. Poncet a pratiquée, c'est-à-dire la résection de l'açophyse, de toutes les parties atteintes, et. même la résection de la tète hamérale comme opération préliminaire.
— La communication du professeur Ollier sur la néphreC' tomie nous emporte dans les régions de la chirurgie audacieuse; mais elle nous prouve aussi les avantages d'un diagnostic certain, d'une opération m«ée avee les précautions minutieuses, avec sécurité dans l'exécution. Cette cotnmunication a été très applaudie.
H. Ollier, rapportant aeux observations de néphreclomie, récemment pratiquées par lui, établit l'indication de l'opération ; celle-ci se déduit du diagnostic de Télat de l'autre rein, ce qui n'est pas chose facile, car il y a peu de moyens de s'assurer de l'unilatéralité de la lésion. Le procédé opératoire est plus complexe qu'on ne le supposerait en répétant l'opération sur le cadavre, parce que, dans l'exlraclion du rein altéré, il faut tenir compte de l'état du parenchvme, de la présence d'abris, de sorte qu'il est plus facile d extraire la substance rénale que d'enlever le rem avec sa capsule.
L'ablation d'un rein est rapidement snivie d'une compensation fonctionnelle de la part du rein opposé; le dernier malade opéré rend, au dixième jour, 1300 grammes d'urine. H. Ollier conclurait à l'opération de la nephrecLomie dans tous les cas où le deuxième rein est jugé sain, mais dans la pyélo-néphrite il préférerait pratiquer l'opération en deux temps, c est-à-dire commencer comme pour la néphrectomie, et faire la néphreclomie si l'étal des reins la rend nécessaire.
— H. Demons{de Bordeaux) pense t^n'il y a lieu de revenir à la pratique de la trépanation; il insiste sur la nécessité, lorsqu'on a enlevé une rondelle osseuse, de faire l'incision ou même l'excision de la dure-mère ou méningectomie. Cette opération lui a permis de découvrir ainsi deux esquilles qui n eussent pas été aperçues s'il n'avait pas fait l'incision de la dure-mére. H. Démons insiste sur les inconvénients des hémorrhagies pour lesquelles il n'a pas osé employer le thermocautère, mais qui peuvent être arrêtées per une inrenioa avec l'éponge, ou par des ligatures.
— Signalons plus brièvement quelques exemples d'opérations moins graves, mais qui consacrent des progrès chirurgicaux dus aux chirurgiens français; tels sont les observations de taille hypogastrique , dé H. Duplouy (de Rochefort), les résultats heureux de ponction vésicale, de H. DrouineaUf le fait de laparotomie dans l'étranglement intemêy de M. Décès.
— La chiruigie conservatrice a été représentée par H. Gtrardf le chirurgien de l'hôpital de Grenoble, qui ■ montré les excellents résultats ^u'il a obtenus dans le traitement de la coxalgie par l'immobilisation dans des appareils silioatés.
— L'^^tro^M est un des moyens chirurgicaux noufeaux de diérèse ou d'action modificatrice dont les indications s'étendent peu à peu, en suivant les progrès obtenus dans l'instrumentation et par la régularisation des procédés. H. Henrot a rapporté des exemples de sa pratique diii»Mt^ trant les excellents résultats de l'électrolyse dans un ens de kyste hydatique du foie ; c'est un jalon posé pour la discussion qui a été mise à l'ordre du jour ue la Société de chirurgie par M. Verneuil, le traitement des kystes hydatiques du mie. Il importe bien, comme l'ont fait remarquer MM. Leudet, Verneuil et Lépine, d'établir des distinctions dans le mode d'action des ponctions exploratrices et de l'électrolyse ; celle-ci détruit les échinocoques par coagulation, mais elle agit différemment suivant les caractères des kystes, et suivant la quantité du liquide qiû.semble en(nbpact-Aj^ nombre de vésicules filles cdàlOiâgf Iaji9h^l-1$4^^
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MÉDECINE ET DE CHmiUlGlE A SBPmmn i885
mitir. Il peut se produire dans les kystes hydatiques la guérison d'une des poches, sans qu'on soit assuré d'un résultat définitif qui ne peut être affirmé que longtemps après l'opération.
Ces réserves établies par médecins et chirurgiens sont applicables à plus d'un titre au jugement à porter sur la communication de MM. Apostali et Doléris concernant le traitement de rhématocèle péri-atérine par la galvanopuneture négative.
— A aucune épo([ue Ton ne s'est davantage occupé, en pathologie, de cette invasion de microbes et de macrobes^ et c'est à bon droit que nous devons rechercher les moyens de défense contre ces germes de colonisation hitérogeney qui nous démontrent leur influence (lorsque nous sommes affaiblis) « in tocis minoris resistentiœ comme l'a fait observerM. Verneuil, ipropos de la communication de M. Chau- Tean atr la préimee éventuelle de» germe$ pathologiques dans le sang des individus bien portants. VoiU un grave
firoblëme qui intéresse le physiologiste autant que le palhoogiste et le praticien lui-même.
Nos lecteurs se rappelleront ces remarquables observations de Chauveau que nous avons signalées dès l'origine de leur publication, c L'examen du sang, dit-il, démontre dans cette humeur l'absence de germes étrangers, dans l'état physiologique, mais il est à supposer que ces moyens d'investigation sont imparfaits, car u est des phénomènes qu'on peut observer chez les sujets sains et qui ne sauraient s'interpréter qu'en admettant une action des microbes contenus dans le système circulatoire. >
c Nos expériences de bistonrnage, dit M. Chauveau, le prouvent jusqu'à l'évidence. Ainsi, j'ai pu deux fois chez des animaux, sains en apparence, provoquer le développement d'ocddents suppuratOs au pourtour du testicule sans qu'il y ait en aucune rupture k la peau, permettant l'introduction du germe septicemique ou pyogëne. La présence du pus indique l'action d'un microbe pyogénic|ue dont l'origine est évidemment dans le sang ; innocent jusqu'au moment du traumatisme, le germe s'est développé lorsqu'il a trouvé les conditions favorables. »
Ces résultats de la pratique, de l'investigation physiologique et de l'analyse Dtologtque dans les procédés les plus précis, viennent à l'appui de la théorie de la suppuration par action du microbe pyogène et du microbe septicémique.
SOCIÉTÉS SAVANTES
Académie <• aaMerine.