SÉANCE DU 11 JANVIER 1885. — PRÉSIDENCEDEH^D'ARSONVAL, VICE-PRÉSIDENT
Survie aprém la doobl» Motion dM pneamogastriqusB : H. Phlllpauuc. — Caloriuètiio : M. Ch- XUohst. - Action d» la oooalne et tfn dOomtoniM bot lu Mmpfcvttm : M. Ch. Blolttt. — P^yarle du oheral: MK. Boliln et Benjandn. — Hématoeoope : Bf. Htaooqne. — Foroe ia» mniolM après oeoUon du nei^s : H. Quinquaud. — Action saapen'lTe de la eooalne sar la germination, la fermentation; M. CharpanUer. — Elfeta de la piqûre de la Vive : H. Bottard.
H. Philipeaux a observé la survie de jeunes animaux (rats albinos) auxquels il a pratiqué la section successive des deux pneumogastriques à çiuinze jours d'intervalle. Il admet que la survie peut s'expliquer par la régénération du nerf coupé en premier lieu.
— M. Ch. Richet répond aux crltic^ues que H. d'Arsonval ft présentées sur la métnode calorimétrique par rayonnement.
Il insiste sur le peu d'importance des influences extérieures dans les conditions où il s'est placé (chambre non chauffée), — sur la facilité plus grande qu'on a de mesurer le débit d'une assez grande quantité d'eau que de constater un faible déplacement manomélrique, etc., etc. Il revient sur l'iolluence de la taille et euonce cette proposition : c Toutes les conditions, rouelles qu'elles soient, exercent moins d'influence que la taille de I animal, s
— H. Ch. Richet fait une seconde communication sur Tinfluence de la cocaïne et du chloroforme sur la production chaleur. Pour la cocaïne, Thyperlhennie (indiquée précédemment par M. Laborde) coïncide avec une déperdition plus grande de calorique et implique par suite une production exagérée. Quant au chloroforme employé en injections hypodermiques, il détermine un grand abaissement de température à tortes doses, tandis que, si la dose est plus faible, la production de chaleur est augmentée dans une proportion notable.
— MH. il. Robin et B. Benianiin on\ étudié une variété de polyurie du cheval, qui a évolué d'une façon toute spéciale et s'est caractérisée par des phénomènes urologiques particuliers. Comme Taiffuclion" elle-même, Turologie a présenté trois phases distinctes : première phase, élévation de la densité, augmentation des matériaux solides (matières extractives, chlorure de sodium, etc.), tandis que Turée se maintenait à un chiffre relativement bas ; deuxième phase, période d'état pendant laquelle les caractères urologiques ont été ceux de la polyurie ordinaire; troisième phase, de guérison. qui peut être considérée comme d'un pronostic d une certaine valeur, car on voit Turiae reprendre peu à peu ses caractères physiologiques.
— M. Hénocque présente un petit appareil très simple qu'il a fait construire pour Tétude spectroscopique du sang.
Vhématoscope est essentiellement constitué par deux lames de glace superposées de telle façon que, réunies en contact à Tune de leurs extrémités, elles s'écartent d'un demi-millimètre à l'autre extrémité, circonscrivant ainsi un espace prismatique en quelque sorte capillaire. Pour apprécier l'épaisseur d'une tranche du liquide introduit dans cet espace, il suffît de noter le nombre de millimètres de l'échelle et de le multiplier par 5 pour obtenir ea millièmes de millimètre la hauteur de la couche de liquide. On examine au spectroscope le sang sous des épaisseurs variables et connues et Ton peut étudier les divers phénomènes d'absorption produits par le sang, le sang défibnné, le sang artériel ou le sang veineux, l'apparition de bandes d'oxybûmoglobiiie, leur augmentation progressive d'intensité, de largeur, leur confusion; il en est de même pour l'hémoglobine réduite ou pour les altérations telles que la méthémoglobine.
— M. Quinquaud conclut de ses expériences dvnamométriques sur la force motrice des muscles que Ton excite directement ou dont on irrite le nerf, qu'après une section du nerf moteur, cette force motrice n'a pas diminué vingtquatre heures après; à partir de cette période, elle décroit graduellement jusqu'à la quatre -vingtième heure. Il y a aussi diminution de l'excitabilité musculaire elle-même.
H. Quinquaud tranche ensuite la question controversée de l'existence ou de l'absence d'augmentation d'excitabilité ilu nerf moteur dans les premières heures de sa section : « La force motrice, dit-il, est absolument la même lorsque le nerf est sectionné depuis vingl<quatr6 heures ou récemment. »
— H. Charpentier montre que la cocaïne dont on arrose des graines de cresson, des cellules do levure, etc. , suspend la vie de ces éléments, mais ne fait que les anesihésier sans les tuer ; en effet, si on remplace la solution de cocaïne par une solution nouvelle, sucrée et pure, on voit les phénomènes de fermentation reprendre avec la levure çt^à^n^dctf ré très intense. , Digiti?ed by VjU.Uy IL
5 Pêvribr 1885 GAZETTE HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE
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— MM. Debierre et Linossier concluent de leurs expériences sur la médication ferrugineuse : 1" que la teneur du sang en fer augmente sensiblement et beaucoup plus vite que la proportion des globules ; 2' que la proportion de l'urée diminue dans l'urine.
— M. Bottard adresse une Note sur les effets de la piqûre de la Vive {Traehinua ViperàS. D'après l'observation mite sur lui-même par un médecin, le docteur E. Desbrousses, il y a deux phases dans les accidents : la première, caractérisée par une douleur immédiate, atroce, un gonflement presque instantané, disparaissant très vite et Iftissanl une plaque anesthésique à l'endroit piqué ; la deuxième phase est celle du phlegmon, avec tout son cortège d'accidents et des symptômes d'intoxication générale.