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SÉANCE DU 24 JANVIER 1885. — PRÉSIDENCE DE M. P. BERT, PRÉSIDENT

Phgtoonphto du «uig : H. Hènooqne. - Spaetroaeopto dn aang : M. Bénooqaa. — Étude physiologique «t ohlmiqoe de la ocdoUolne : ■ne. IiBliorde et Houdè. — Calortmètrle par les méthodes directe et ohimlque : M d'Areonval — Dètermlnatfon d'nn Balanoptera maecolna : M. Beanreonrd. — AoUon des hautes pre— Ions sur la tèoondatlon : M. Regnard. — Zntluenoa retardatrice de la cocaïne sur raneathtsie Ohlorolormlqae : M. Dnbols. — Bapportdela denalXé des dente aveo leur oompoaitltm chimique : M. Oalippa.

H. Hénocgue présente des clichés et des épreuves qu'il a obtenus en photographiant du sang recueilli dans des < plaq^ues hématoscopiques ». Celles-ci forment des prismes capillaires dans lesquels le sang est examiné sous une épaisseur variant de I à 150 millièmes de millimètre. Le sang y offre une teinte dégradée variable elle-même, suivant les quantités d'oxybémoglobine et d'hémoglobine contenues dans le sang.

Ces épreuves photographiques montrent des différences très faciles à constater dans le sang artériel, le sang veiueux, te sang défibriné, le sang d'un cobaye anémié, et dans l'un de ces clichés l'on peut apprécier des différences de i/40* de la quantité d'oxyhémoglooine du sang.

— Poar faciliter l'étude des bandes d'absorption du sang, H. Hénoeque applique sur la fente du spectroscope à vision directe une lame de gélatine colorée par la i^mme-gutle, laquelle, absorbant les rayons situés au delà du vert bleu, ne laisse passer que les rayons rouges, jaunes et verts, c'est-àdire isole f la plage » spectroseopique réduite à l'étendue nécessaire.

— HM. Laborie et Houdé exposent le résultat de leurs recherches expérimentales et clitmiques sur la colchicine.

L'action delà colchicine qui, chez les herbivores, semble se concentrer sur les fonctions respiratoire et circulatoire, se manifeste en partie, chez les carnivores, sur les appareils gastro-intestinaux : selles diarrhéiques abondantes et fétides, ténesme, vomissements, etc. Il en est de même chez l'homme, ainsi qu'a permis de le constater l'absorption accidentelle de colchicine. On retrouve la colchicine dans les diverses excrétions où les réactions physiologiques permettent d'en conslatcr l'existence. La recherche chimique du poison peut être faite avec une grande précision, grâce aux réactions très nettes dont M. Houdé rend témoins les membres de la Société.

— M. d^Arstmval développe les conditions que doit remplir la méthode calorimétrique, et présente quelques critiaues sur ce qu'il appelle le procédé c caloriscopique » de M. Ricfiet: le calorimètre par rayonnement ne peut donner des résultats exprimables en calories que lorsqu'il est arrivé à l'état statiounaire-, en effet, c'est seulement quand le régime régulier est établi que l'instrument perd par l'extérieur autant qu'il

f;agne par l'intérieur. Jusque-là on ne peut savoir ce que perd 'instrument, ni par conséquent ce qu'il gagne, c'est-à-dire SumAmaiT.

la quantité à mesurer. Contrairement à que pense M. Richet, H. d'ArsoDval n'accepte pas l'identité entre les résultats de la calorimétrie directe et de la calorimétrie indirecte par dosage de CO*. S'il n'y a que fortuitement concordance entre la chaleur mesurée directement et la chaleur calculée d'après les combustions respiratoires, cela tient surtout à ce que tes combustions organioues sont de l'ordre deâ fermentations. Par conséquent, la cnaleur qui se dégage n'est pas le résultat immédiat dn CO* qu'on mesure.

— M. Beauregardf ayant étudié sur place le balénoptère échoué récemment sur la côte de Calavaire (Méditerranée), a pu en établir les caractères zoologiques et le ranger dans le groupe fi. mtisculus (soixante-deux vertèbres, quatorze paires de côtes). M. Van Beneden, d'après des renseignements insuffisants publiés par un journal du pays, avait cru pouvoir considérer cet individu comme uu Balienoptera rostrata; son erreur paraît évidente d'après les éludes détaillées de M. Beauregard.

— M. Regnard, étudiant l'influence des hautes pressions sur le développement des œufs de poisson (Salmonidés), arrive à cette conclusion que jusqu'à 300 atmosphères le développement continue, bien qu'il soit manifestement retardé entre 2000 et 3000 mètres ; le développement est arrêté et la vie défmitivenient suspendue entre 300 et 650 atmosphères. C'est donc entre 300 et 400 atmosphères qu'existe le point critique qui sépare la fauue ordinaire de la faune abyssale, formule qui semble générale d'après tous les faits déjà étudiés par M. Regnard. Aussi « toute expérience dite à haute pression devra toujours être faite au-dessus de 400 atmosphères, quelle que soit sa durée, puisque jusqu'à ce point les phénomènes vitaux sont peu influencés. Toute expérience qui sera faite à une pression moindre, donnera des résultats souvent peu différents de ce qu'ils auraient été à la pression ordinaire. »

— H. Dubois a déjà montré que la cocaïne n'agit pas à In manière des aneslhésiques généraux; il arrive aujourd'hui, par une autre voie, à formuler la même conclusion : en ajoutant l'action de la cocaïne à celle du chloroforme administré par la méthode des mélanges titrés, à la dose minima, on devrait voir se produire plus complets et pins rapides les effets du chloroforme, si la cocaïne venait renforcer son action. Loin de favoriser l'action du chloroforme, la cocaïne l'atténue plutdt.

— M. Galippe, s'appuyant sur de nombreuses analyses chimiques, établit que la densité des dents est d'autant plus considérable, que leur teneur en matières organiques est plus faible, et la proportion d'éléments minéraux plus élevée.

Ce rapport, en raison de l'hétérogénéité des matières constituant la dent, n'est pas mathématique; il faut recourir à l'analyse chimique pour l'établir. En général, les écarts ne dépassant pas 1 pour 100, et les dents ayant une densité supérieure à 3, renrerment plus de 70 pour 100 de matières minérales.

SÉANCE DO 31 JANVIER 1885. — PR&SIDENCX DEV. D'ARSONVAL, VICE-PRÉSIDENT.

Action aneethèslqne de la cocaïne : H. Charpentier. — DlfUrenoee antre la cocaïne et lea anesthtaiquea : M. Arlolng. — Hort par section des detiz pneumogastrictaes : K. Beaunle. — Xden ItA de la dlnstaae ohei lea dUfèrente êtres vivants : M. Bcorquelot.— Divelopp<nn0iit de l'extrAmite inttrieure de la moelle : MH. Toamevx et Bermami. — BermapfarodltemUe ; M. Pocsi. — Carie dentaire et densltA dea dent* : M. OallnP*- — Mature du tnbe poUInlgne : H. Degagny.

H. Charpentier adresse une note en réflonse aux objections que MM. Regnard et Dubois ont faites à son interprétation de l'actioa anesthésique de la cocaïne. Pour lui, la cocaïne suspend la vie de la levure, de la,fj^|^^^)ni|ie^^(^^^^

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ractivité de tous les éléments avec lesquels elle est en contact, c Elle est donc anesthésiqae, êa sens où l'entendait CL Bernaid. >

— H. Arloingt dont la communication forme la contrepartie de la précédente, s'efforce d'établir par de nombreuses expériences sur les animaux gue la cocaïne ne peut en rien éite rapprochée des anesthésiques. L'une de ses expériences les plus frappantes est la suivante : un animal ayant reçu par alMorption on par injection veineuse une dose de cocaïne aœei notable pour provoquer les réactions réflexes excessives que l'on connaît, ne présente aucune anesthéste de la cornée ; SI l'on dépose dans un œil quelques gouttes de la solution de cocaino, on provoque dans cet œîl une anesthésie complète, tandis que \ autre conserve toute sa sensibilité. La cocaïne se rapproche, à certains égards, de la strychnine, qui, comme elle, produit l'anesthésie locale en arrivant au contact des terminaisons nerveuses, et détermina des accidents convulsifs généraux très analogues.

— M. Beaunis expose les résultats de ses expériences sur les suites de la section des deux pneumogastriques. Ces résultats sont tout différents de ceux qu'a obtenus M. Phili-

fieaux (voy. séance du 17 janvier). Tous les animaux sur esquels a été pratiquée, à des intervalles variant entre plusieurs mois et un an et demi, la section successive des pneumf^striques, sont morts des accidents pulmonaires habituels. Et cependant la régénération du nerf coupé en premier lieu avait eu sûrement lieu, comme le monti-ent des expériences décisives et comme l'a établi l'examen histoli^que.

— M. JB. Bourqueht, se fondant sur un grand nombre d'exj»érience8 dont il donne le détail, conclut à Tidentilé de la diastase chez les différents êtres vivants : la diastase de la salive, celle du malt, celle des céphalopodes, etc., n'exercent d'action fermentaire que sur l'empois, le glycogène et certaines dextrines.

— MH. Tourneuse et Hermann adressent une note sur le développement de l'extrémité inférieur de la moelle épîniére et sur des vestiges de cette extrémité persistant au niveau du coccyx pendant toute la période fœtale chez l'homme.

— M. Pozzi présente un hermaphrodite màle inscrit comme appartenant au sexe féminin, et chez lequel les seins sont très développés; les testicules existent, 1 un dans un repli en forme de grande lèvre, l'autre, atrophié, au niveau de l'anneau inguinal; le pénis n'est que très incomplètement développé; le raphé médian du scrotum est remplacé par deux replis verticaux plissés analogues à deux petites lèvres.

— H. Galippe étudie les rapports de la densité des dents et de la carie dentaire ; il montre l'influence de la salive acidifiée par son contact avec le contenu buccal, et insiste sur l'importance de cette notion qui explique la discordance ap-

Sarente entre les résultats des éludes sur la densité relative es différentes dents et la fréquence relative de la carie.

— M. Degagny adresse une note sur le tube pollinlque, sa nature, ses rapports avec l'appareil femelle.

sAauce dd 28 janvieb 1885. — présidence de m. duhohme.

n« l'antlpyrln* ; HM. DoJardln-BaaumeU, Baohard, F6r6ol, C&d«t d* aanloourt, Camparaon, Koutard-Kartln, C. Paul. — Danger dw iBjMtleaa soita-outaiiiM d« oooaXnA : M. DaJardln-BwumstH.

M. Dujardin-Beaumetz annonce que l'usine établie à Greil par la Sodété française d'aniline pour la fabrication de l'antip^rine a commencé à fonctionner, et qu'il a reçu dès le 27 janvier une certaine quantité d'antipyrine qui présenta toute les réactions chimiques et cliniques de 1 ontipy-

rine allemande. Seule la solubilité lui a paru plus grande, ce qui dépend sans doute de la date récente de la pi-épara- (ion du médicament. Cette usineexploitelebrevetaUemand, et & ce propos H. Diyardin-Beaumeti appelle l'atlentioa de

la Société sur une lettre publiée dans la 5MMtiM médicale par le sénateur Bozérian, dont on connaît la compétence en pareille matière, et qui affirme que l'on peut, malgré le brevet, fabriquer de 1 antîpyrine en France. — Quant à l'action de l*anlipyrine, tout en reconnaissant son puissant pouvoir anlithermique, H. Dujardin-Beaumetz croit qu'il faut ne pas exagérer les vertus thérapeutiques de ce médicament, gui présente certains inconvénients. En effet, à la dose de 'z grammes, il provoque des sueurs tellement abondantes, que les malades se refusent à continuer la médication; d'ailleurs, si on la prolonge pendant une quinzaine de jours, il en n''sulte un affaiblissement considérable des malades. Enfin, en infections hypodermiques Tantipyrine détermine souvent, à faibles doses, des troubles nerveux très accusés. 11 est donc nécessaire, chez les phthisiaues, ou d'abaisser les doses, ou d'interrompre fréquemment remploi du médicament.

M. Huchardf après avoir expérimenté les injections 80u.scutanées d'antipyrine, a renoncé à leur usage par suite de la douleur qu'elles provoquent et de leur action incertaine sur la température. Il préfère donner le médicament par la voie stomacale, dissous dans Veau sucrée aromatisée ou dans l'eau rougie. Au cours de ses dernières expériences il a observé des sueurs profuses, se montrant ordinairement une demi-heure à une neure après l'ingestion de l'antipyrine ; il y a là une cause d'affaiblissement pour les malades, en particulier pour les phthisiques. L'administration des préparations d'agaric ou d'atropine n'offrant qu'une ressource in* certaine pour combattre ces sueurs, n. Huchard préf%re abaisser la dose d'antipyrine à 50 ou 75 centigrammes; il répète cette dose une heure et demie après l'ii^^tion de la

êremière si la chute de la température n'est pas auffisante. n obtient d'ailleurs le plus souvent, avec une seule dose, la défervescence désirable, car il est inutile de chercher à la pousser jusqu'au degré thermique normal. Cette action de I antipyrine est plus marquée, à doses égales, et beaucoup plus certaine, chez les tuberculeux que chez les typholdiques; elle se prolonge également plus longtemps, car elle se fait sentir pendant plusieurs jours et s'accompagne d'un sentiment de bien-être évident ; la dyspnée est moindre, l'insomnie disparaît, et les forces se relèvent. L'abaissement mathématique de la température chez ces malades est si certain, que H. Huchard n'hésite pas à regarder l'anlipyrlnp comme le spécifique^ non pas de la tuberculose, mats de ta fièvre des tuberculeuas. Il ne faut pas donner le méilicamcnt d'une (acon continue, c'est dans les effets antipyrétiques obtenus, dans la marche de la température que l'on puisera l'indication de répéter ou de suspendre son administration. Chez tes typholdiques, les sueurs étant moins fréquentes, on peut continuer plus longtemps l'usage de l'antipyrine; dans un cas M. Huchard l'a prescrite penilant quelques jours consécutifs et n'en a observé d'autre inconvénient que la production d'une roséole anttpyrique très analogue à la roséole du copahu. Dans la dolliiénenlérie, comme dans toute autre affection fébrile, l'albuminurie parait une contre-indication à l'usage du médicament, puisqu'il s'élimine par les urines.Onpeutadministrerencoreuneoudeuxcuilleréesd'uiie solution d antipyrine au quinzième, en lavement; l'effet antithermique est le mèine que par la voie gastrique, mais on n'évite pas les sueurs. Les suppositoires renfermant 50 centigrammes à 1 Rramme d'antipyrine ont une action plus infidèle, mais ils donnent d'excellents résultats pour modérer les flux hémorrholdaircs, par suite du pouvoir hémostatique de l'antipyrine, signalé par Hénocque. — En résumé, dit M. Huchard, c ce médicament a fait ses preuves, il est destiné Prendre de grands fiftp^ fjf^i^'^i^^l©'' <^ux

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médecins, el il restera dans la lUérapeuUque comme un antipjfrétique préûieuXf posiédant une action tàre et prei^ue maihématiqus, exempte àHnconvénientst sérieux. »

H. Féréol est d'avis que l'action antith^nnique puissante et rapide de l'anlipyrine est surtout précieuse aans la fièvre typhoïde ou la pneumonie, tara d'élévation excessive de la température, mais il pense qu'elle a une moindre utilité dans la phthisie. Ce n'est plus alors qu'on palliatif bien insuffisant en présence des lésions ai graves qui engendrent la fièvre hectique; aussi y a-t-ïl an réel intérêt à diminuer les doses suivant la méthode de M. Huchard. Chez un phlhiiiique, M. Féréol a administré rantipvrine de la façon suivaRte : 3 grammes tout d'abord, puis i gramme deux heures plus tard ; el deux fois encore une dose de 1 gramme, à deux heures d'intervalle ; c'est-à-dire 5 grammes en cinq heures. La température s'est abaissée de 2 degrés pendant les deux premières heures, puis est restée stalionnaire. — Chez un lyfihoîdique auquel on administrait l'aRtipyrine dans la matinée, la température s'est montrée consûmment abaissée le soir, et la courbe thermique a olTert ses maxima le matin; le jour où l'on a cessé le médicament, de nouveau se sont produites les ascensions vespérales et les rémissions mati-

collapsus.

M. Campardon a prescrit l'anlipyrine chez une jeune fille opérée pour une ostéite du bassin et offrant une fièvre très intense ; la malade a ressenti une sensation si pénible û'absenee, d'affaiblissement, qu'elle a refusé de continuer le traitement. Chex une phlbisique^ les sueurs ont été si abondantes et la dépression physique* et morale telle, qu'il a fallu cesser l'usage du médicament.

M. Cadet de Gassicourt a administré l'antipyrine à deux enfants atteints de fièvre typhoïde. Avec deux i trois doses de 1 gramme chez un enfant de douze ans il a constamment obtenu la chute de la température au bout de deux, trois ou

a uatre heures. Lorsque le moment d*aclion maxima dumcicament coïncide avec l'heure de l'ascension vespérale normale, cette ascension a fait défaut; mais dans le cas contraire elle s'est produite régulièrement. L'antipyrine n'a procuré qu'une défcrvesccnce temporaire, et, dès qu'on a cessé son usage, la température est remontée au niveau qu'elle aurait dû atteindre normalement à cette époque de la maladie. La marche générale de l'affecMon n'a été nullement moditiêe , et, dans la première observation, en particulier, la guérison n'est survenue qu'au vingt-septième jour.

M. Huchard insiste à nouveau sur le grand bénéfice que retirent les tuberculeux de l'usage de Tantipyrine ; la suppression de la fièvre hectique, avec des doses de lsr,50, leur procure un mieux-étre incontestable. D'ailleurs cette action est, chez eux, plus persistante que dans la dothiénentérie, où elle ne dure que pendant trois à quatre heures. Il est d'avis que l'on doit réserver l'antipyrine pour combattre l'élévation thermique lorsqu'elle constitue par elle-même un danger menaçant. Il est probable que ses effets seraient précieux dans le riiamatisme cérébral.

M. Féréol se réserve d'expérimenter ranlipyrine chez les tuberculeux atteints de fièvre hectique et de se prononcer, en connaissance de cause, sur son efficacité. Dans la fièvre typhoïde il a prescrit ce médicament quand la température a atteint Âi degrés et s'est montrée menaçante par elle-même. Les effets antitbermiques ont été très marqués ; maïs il croit qu'il est bon de commencer par une dose un peu forte, 2 grammes par exemple^ et donner ensuite des doses successives de 1 gramme, jusqu'à concurrence de 5 grammes dans les vingt-quatre heures. Lorqu'il s'est borné à trois doses

(le 1 gramme, la défervescence s'est montrée moins accentuée dès le second jour du traitement.

M. C. Paul est d'avis qu'Hue faut recourir à l'antipyrine, comme à tous les antithermiques, que s'il existe des indications formelles de combattre Thyperpyrexie : il faut, en effet, prendre garde d'alTaiblîr la résistance vitale et d'abiiisser le malade en même temps que la température. C'est ainsi que les bains froids sagement employés sont très utiles dans la dothiénentérie, tandis que la r^r^ration par la méthode de Brand fatigue les malades et présente de graves inconvénients.

M. Cadet de Gassicourt a donné l'antipyrine chez l'enfant lorsque la température rectale a atteint 40 degrés ; il n'avait pas d'ailleurs pour but de guérir par ce moyen une dothiénentérie qui évoluait normalement, mais de constater t'eCTel antithermique du médicament. Il compte expérimenter son action dans la scarlatine hyperthermique et dans le rhumatisme cérébral ; mais celte dernière afiection est heureusement exceptionnelle chez les enfants.

Mf. Moutard-IHartîH fait remarquer que l'aulipyrine est un médicament encore A l'étude sous tous tes rapports. Il

est bien évident que personne n'a la prétention d'en Taire un spé cifique de la tuberculose ou de la dothiénentérie ; ce n'est qu'un palliatif propre à combattre un symptème alarmant : I hyperthermie. Jusqu'ici, d'ailleurs, l'accord est loin d'être fait sur la posologie et te meilleur mode d'administration.

— H, Dujardin^Beaumetz signale un accident qui survient à la suite des injections sous-cutanées de chlorhydrate (le cocaïne. Son préparateur et son chef de laboratoire ont éprouvé tous deux une syncope à la suite d'une injection semblable ; en ville, il a observé deux fois des accidents analogues, et, dans un autre cas, le malade a ressenti des sensations bizarres avec excitation cérébrale, idées de grandeur, illusion d'élévation dans les airs. Tous ces accidents ont été passagers et se sont toujours montrés lorsque les individus auxt|uel5 a été faite l'injection se trouvaient dans la station verticale. Il est curieux de voir que le degré de concentralion de la solution de cocaïne ne semble pas avoir d'infiuence; les phénomènes ont été les mêmes avec 2 centigrammes et 10 centigrammes. Il est probable qu'il s'agit d'accidents vcrtiaineux résultant de l'anémie cérébrale. Lorsque les malades sont couchés au moment de l'injection, on n'observe rien de semblable.

— La séance est levée & cinq heures trois quarts.

André Pktit.

■■rv«ian Soei«l/ af Loadon.

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