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Adruser Uni ce qui concerne la ridaetùm m iiége du Cemiti, éhût M. DieuiipU) 9)i.nw ils liUe (awit 1« nunli de préfir^nee). - . ,
V«lr t de bi C«nrertare l'iadleattoa «m ACVBSS »B U VAOlILTé BB M^BBORtB BB FABU
( Thèses, ezamens, cours, etc.) et «ivera derameKto latéraMMt le pMie Hté^ueia.
SOHMAtitB. — BtiLLKTiN. UercAre ot maUdiAi du rein. — De l'audiiion colorie.
— lodororme et iodiri. — U nmi(s.* — GontiilMlioo» pharnwcwtiqiMM. — Travaux oMsihauX. P^bolofio apërînanUlo : UechMidies reUlivM k l'inflnenca qiTeterGent lei Usions d« !■ no6ll« «plnlh« inr U forme d«> conTHlsloiw
' de r<jpUep*ie eipérimaalak, d'origine cérébrale. — ChimrBie dentaire : Do . qnelqtiea uAnê à preadre aprèi l'oxiraclfiui des denli. — Corrbspondancb. — -
— SocitTÎS SAVANTsa. Acadéoiie des sciences. — Académie de in<!deciae. — SoeiÂd de cbinirgie. — Soeiiié de ibérapeulique. — Extraits dbe travaux DU MClàxéS BAVAHTBS. — EXTRAIT* ORS C0UR8. — RBVUI OBB JOURNAUX. — UlBLiaoRAFHil. ihides |is;cliolo^iKS. — L'aulonatiama dans loa actoa volontaires. — VAKÈli». CoBsrï snpdrlMr de nnsbiictlon publtqne.
BULLETIN
HeMww et auMUe* «■ rete.
Un nouveau cri de guerre contre les cures inercurîelles dans la syphilis est poussé par M. F.-Ë. Gfintz (Memorabi- Uetiy 4885, Heft7); Déjà la mortalité de 3,5 pour 100 qui s'observe pendant les cures, et la proportion de 62 pour 100 de récidives après guérison apparente, signalent, dit-il, le danger ou l'inutilité du mercure. Ce danger serait surtout démontré par la fréquence des maladies des reins chez les syphilitiques traités par les préparations hydrargyriques. Ces maladies peuvent avoir précédé ratteinle de syphilis; dans ce cas, les mercuriàux les aggravent en irritant les reins à leur passage, ou en exagérant la formation de l'urée et des produits analogues, dont l'action irritante se fait sentir sur ces mêmes organes lors de leur élimination^ Ce dernier effet s'explique par l'action destructive que le mercure exerce sur l'albumine; il favorise unsi l'accumulation de produits irritants dans l'urine. II prodnit donc de l'albuminurie pour son connpte, et celle-ci vient s'ajouter à l'excès d'élimination qui existe déjà par le fait de l'affection rénale; c'est ainsi que, dans un cas, on a va la quantité d'albumine excrétée devenir si formidable, que la sécrétion urinaire se trouva supprimée ipso facto et que la mort s'ensuivit. Si la maladie rénale ne préexiste pas, le mercure, par le même mécanisme, irritation persistante des reins, la prépare et à un moment donné la fait éclater. Un autre péril, c'est que le mercure, activant la transformation de l'albumine des tissus en graisse, provoque raccuronlalion de celle-ci daos.les organes. Il y a une vingtaine d'années, Liégeois (de Bordeaux) a démontré expérimentalement que, à la suite de l'administration prolongée du mercure, les organes s'infiltrent dégraisse. Schlesinger, en 1881, a prouvé, par de nouvelles expériences sur les animaux, que le merenre, donné même à petite dose, s* Slan. T. XXII.
mais d'une manière persistante, provoque la dégénéresc«ic«
graisseuse des organes, en particulier des reins, qui finissent par se transformer totalement en graisse. Celte accumulation de graisse^ sous l'influence du mercure, explique l'énorme embonpoint d'une foule d'anciens syphilitiques qoi ont été traités par ce corps ; mais, comme la destruction d'albumine a Heu surtout aux dépens des tissus, elle équir vaut à une destruction des tissus mêmes et à leur remplace- 'ment par de la graisse, et l'aspect florissant des malades cache un danger imminent. Ce danger, c'est surtout du c6té des reins qu'il faut le chercher.
H. Guniz a fouillé les procès-verbaux d'autopsie d'une foule de syphilitiques et il a découvert que, chaque fois que les malades avaient été soumis à un traitement merçuriel,;il y avait dégénérescence graisseuse des reins sous une forme ou sous une autre. Il a fouillé les comptes rendus et statistiques des hôpitaux, et il a constaté que, dans plus de la moitié des cas de syphilis, la néphrite est signalée. Néphrite et dégénérescence graisseuse des reins, voilà les deux redoutables complications qui devraient faire exclure, selon lui, le mercure du traitement de la syphilis dans la plupart des cas.
Ces tendances destnictives du mercure sont également redoutables s'il coexiste de la tuberculose, du cancer, de la malaria ou toute autre cause de débllitatioo. Pour ne tenir compte que des facteurs les plus importants, d'après H. Gfintz, le traitement mercuriel ne serait pas' applicable à 10 pour 100 des syphilitiques, à cause de la coexistence d'une affection rénale antérieure; à 30 pour 100, à cause de la coexistence delà tuberculose (ces chiffres reposent sur les évaluations statistiques de tous les pays pour la fréquence des maladies des reins et de la tuberculose) ; enfin à 40 pour 100, correspondant aux cas qui, guérissent spontanément on sous l'influence d'un trute ment non mercuriel; ce qui fait en tout 70 cas sur 100 où la cure mercurielle serait dangereuse.
Ces chiffres et les faits sur lesquels ils se basent méritaient d'être signalés en France. Nous objecterons cependant à la théorie de la transformation graisseuse adoptée par M. Gûntz qu'il n'est pas absolument démontré que l'albumine soit susceptible de se transformer en graisse; des chimistes éminents sont d'un avis opposé. Celte critique toutefois n'ioErm^ paà les faits. Toici une objection plus sérieuâl^Vi^j^ dans divers cas, on a va l'albuminurie, chéi les sypldliaques,
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disparaître sous l'influence du mercure; mais il ne s'agissait pas, dans ces cas, dit M. Gûotz, d'une néphrite, mais simplement de fommes des reins qui ont disparu sous Tinfluencedu traitement mercuriet; dans cette catégorie rentrent, selon lui, les faits observés par Birch-Hirschfeld, Wagner, Lancereaux, Fournier et Lorain ; mais ces Taits sont exceptionnels, car les statistiques démontrent que les reins ne renferment que 2 fois sur 100 des néoplasmes de nature syphilitique, tandis que Talbuminurie est d'une extrême fréquence dans la syphilis.
H. Gûntz reconnaît donc que le mercure est bon à quelque chose; évidemment, les faits exceptionnels dont il vient d'être question rentrent dans les 30 pour 100 où le traitement mercuriel n'est pas exclu; dans cette même catégorie rentrent probablement encore d'antres, sur lesquels il n*est pas très explicite.
L'étude de M. Gûntz est en grande partie dirigée contre ce qu'il appelle la méthode française, celle de M. Fournier, qBÎ préconise le trattement mercuriel prolongé, et dont il déplore l'usage de plus en plus fréquent en Allemagne. Il nous semble qu'il y aurait à tenir compte, dans cette question complexe, de la manière dont le mercure est administré. M. Gûntz ne nous parle guère que de la méthode des frictions et des injections sous-cutanées de sublimé; or la méthode française ne consiste pas à bourrer les malades de mercure, mais bien à établir à travers l'organisme une sorte de courant continu de mercure donné sous une forme facilement éliminable par les divers émonctoires, sous forme de protoîodure, ou de mercure en nature administré en même temps qne de l'iodare de potassium, en facilitant l'élimination du sel mercuriel par des bains de vapeur, des bains sulfureux, etc.
Quoi qu'il en soit, le travail de H. Gûntz est bon à méditer et nous croyons qu'il y aurait aussi du profit à retirer de la recommandation que fut ce syphiliographe de suivre dans la syphilis le ré^me indiqué par Senator pour les albuminuriques (voy. Berliner klin. Wochenschrift, 1882, n' 49).
Nouâ terminerons en rappelant que M. Gûntz est l'auteur d'un mémoire important sur le traitement de la syphilis {Die Chrommasser-Behandlung der Syphilis, 1883), dans lequel il a déjii effleuré les questions qui ont fait l'objet du présent mémoire.
Ce n'est pas la première fois que la Gazette hebdomadaire attire l'attention de ses lecteurs sur les faits si curieux
d'audition colorée ; aussi^ le phénomène bizarre auquel on a donné ce nom n'est-il pas inconnu pour eux, et n'avoos-nous pas d'autre prétention que de leur signaler quelques cas nouveaux recueillis par H. le docteur Lauret, de Montpellier (1).
Il s'agit d'un homme de cinquante ans, ancien officier, qui présente très marquée celte association intime des sensations de l'organe de l'ouïe et de la vue : raudidon d'un son déterminant instantanément chez lui la perception d'une couleur, et même, le plus ordinairement, d'une image colorée, de forme et de dimension constante pour le même son,
(1) L'avdiliQH colorie, jnr le docteur Uoret, in GmcHc hàbi. iCM M. mié. ihmlftfmer n" «8 et Vl, norambre 1885.
mais variant avec chaque son en particulier. Pour loi, le^ sons peuvent être représentés par une coiUeur.
L'impression lumineuse la plus vive est prodnite, pour ett individu, par Ténoncé des voyelles, puis par les diphtongues qui se prononcent comme des voyelles («u, au, ou) ; quul aux consonnes, elles ne donnent pas de sensation lumineuse propre, sinon pour l'm et l'n à la fin d'un mot, qui modifient la teinte de la voyelle précédente. En outre, dans la conversation courante, le timbre de la voix de la personne qui parle détermine chez H. A... une sensation de teinte uuiforme, variable pour chaque timbre de voix, et sur laquelle se détachent les couleurs propres à chaque Torelk^ lorsque M. A... fixe son attention sur les sons de ces voyelles en particulier. Pour les sons musicaux, u Ton passe des notes basses aux notes élevées, la couleur varie do narrM foncé au jaune paille, et même au blanc.
On conçoit, d'ailleurs, aisément toutes les modificatioBs curieuses que peut apporter dans ces perceptions colorées le timbre des divers instruments, et par exemple, VassoeafiM de la voix chantée et de l'accompagnement au piaiw^içlas forte raison l'audition d'une partition exécutée à l'orcbestR.
Par un hasard surprenant, la femme de M. A... éprouTe des sensations lumineuses analogues, quoique moins marquées, déterminées par l'audition des différents sons; etinr jeune enfant, < soit par hérédité, soit par habitude d'enteodn les appréciations de ses parents sur la couleur des sons >, présente une ébauche du même phénomène. Mais la couleur perçué, par exemple, pour une voyelle donnée, n'est pas li même chez H. A... et chex sa femme. Enfln chex le mari, la sensation colorée est constamment extériorisée ; il rapporte l'image à une distance de 1 à 2 mètres, quelle que soit la position dans laqudie il se ta>o«ve par rapport à la source sonore.
Le docteur Laurot a retrouvé encore quelques rudiments
d'audition colorée chez un jeune homme, avocat, originaire de la même localité; mais, chez lui, les voyelles seules donnent une sensation de couleur nette : l'a est rouge, Vi jaunâtre, l't noir, Vo blanc, et l'u bleu. Ces teintes ne sont pas les mêmes que pour M. A..., qui voit t'a noir, 1'^ ou i jaune paille sale, à café au lait clair, r« bleu de ciel clair, Vi blanc d'argent, I*o rouge, l'u bleu verdStre.
En dépit de ces différences, H. Lauret a constaté que c les voix de basse en général sont marron, les ténors jaune et que les notes aiguës passent au blanc. Si cette loi était universelle, ^oute-t'il fort judicieusement, il y aurait no parallèle entre la hauteur du son et la rapidité, d(^.. vibration des couleurs correspondantes, parallèle qui paraîtrait logique A simplifierait beaucoup l'explication de ces faits. »
Il faut bien reconnaître que tous les faits publiés ne coacordent pas en faveur de cette loi, et que, d'antre part, nom n'avons jusqu'ici aucune théorie satisbisante pour expliquer la production de ce curieux phénomène.
MsCenae et îméaU*
C'est surtout de riodofoforme qu'on peut dire qu'il ne faat en user que lorsqu'il est chimiquement pur. D'après M. G.-K. Foy {Médical Press a. Cire, 1885,x2432), le^ accideali graves, même mortels, survenus dans lepansementdeaplairi par ce corps ne peuvent être attribués qu'à deg^impurclcs;
25 Décembre 1885 GAZETTE HEBDOMADAIRE DE HÉDECINE ET DE GHIRORGIE — N* SS — 8tô
il a trouvé que souvent riodoforme du commerce renferme de l'acide picrique. Celte falsiOcalion est facile à reconnaître ; on agite l'iodoCorme suspect avec de l'eau froide : s'il renferme de l'acide picrique, l'eau se colore en jaune, et, si l'on ajoute un peu de cette eau colorée à une solulion faible de cyanure de potassium, on obtient après un moment de repos une coloration brune due à la formation d'acide isopurpurique.
L*iodofonne, même pnr, peut produire des effets singuliers. M. Fojr Ta tu causer une action purgative à chacune de ses applications sur une plaie opératoire qui avait commencé à granuler. Un autre inconvénient de l'ioddforme, c'est son odeur; les désinfectants qu*on lui associe quelquefois sont capables de le décomposer ou forment corps étranger sur les plaies. Il y aurait Heu, dit H. Foy, de rechercher, pour le remplacer, un corps similaire, mais dépourvu d'odeur, parmi les produits de substitution iodés des alcools secondaires des séries forménique ou éthylénique.
Ce desideratum parait être satisfait par un aouveau produit, Vio4ol, corps cristallin, jaune brun, pulvérulent, presque inodore, qui, d'après M. Mazzoni (Berliner klin. Wochenschriftf q° 43), jouit de propriétés analogues k celles de l'iodoforroe. L'iodol, dont la composition n'est pas indiquée, est, paratt-il, très efficace contre les chancres et les bubons de Taine ; on l'applique en poudre, ou en injections avec une solution alcoolique à i/50*; même les arthrites fongueuses, traitées par cette solution, arrivent à granulation et à cicatrisation.
Im verras».
La verruj|;a est une pyrexie péruvienne qui ne paraît pas différer de la terrible maladie, connue sous le nom de < fièvre d'Oroya » qui décima, il y a des années, les ouvriers occupés à la construction du chemin de fer qui traverse les Andes. L'Académie de médecine de Lima se livre à toutes les recherches et recueille avec soin tous les faits de nature à élucider la question. Tout récemment, c'est le Brit. med. Jôuv' nal (1885, n- 1302) qui nons l'apprend, un étudiant, Danie! A. Carrion, poussé par un cèle louable, mais malheureux, s*est inoculé la verruga à l'hdpital Dos de Mayo, espérant enrichir d'une nouvelle observation la thèse qu'il rédigeait précisément sur ce sujet. Les quelques faits nouveaux qui ont été acquis â la science ont été achetés au prix de la vie de respérimentateur. Il mourut trente-huit jours après l'inoculation ; les principaux symptômes observés furent de la fièvre adynamique, dè la dermatite généralisée et une altération du sang rappelant la leucocylhémie; la période d*inocalation avait été de vingt-trois jours.
DE L'EHPtOI DO S&TON l>Oim LIER CERTAINES POHMAOES
Depuis l'introduction des glycérés et d»la vaseline dans la IhërapeuHque, nous nous voyons souvent forcés de rendre homogènes les mélanges tes plus incompatibles. Par exemple : les Itniments composés de parties égales d*huile décade et de glycérè d'amidon ; ou encore, les pommades à la vaseline contenant une forte proportion d'extraits dont la solution exige, une trop grande quantitéd'eau : Vaseline, 30 grammes ;
extraits de belladone et de jusquîame ou de digitale, M
4 grammes.
Le meilleur moyen pour obtenir des préparalioDS convenables, consiste à additionner ces mélanges d'un peu dé savon râpé ou pulvérisé et d'un peu d'eau.
Ce tour de main est peu connu de nos confrères; aussi n'avons-nous éprouvé aucune surprise quand nous avons lu ces jours-ci sur une ordonnance d'un médecin des bApitau:^ la recommandation suivante :
c Avant l'application de cette pommade (il s'agissait d'ua glycéré d'amidon à l'huile 'de cade), il sera indispensable dQ l'agiter avec une spatule avant de s'en servir. »
Précaution utile, en effet, car le glycéré n'ayant été pladS là que pour dulcifier l'huile de cade, le but ne serait pas atteints! le mélange n'était pas homogène.
L'addition de 1 gramme de savon et de 2 grammes d'eau, pour 30 grammes de pommade, suffît pour soustraire le malade à cette ennuyeuse obligation.
Je signalerai, en passant, cette petite quantité d'eau ; c'est elle qui est cause de la réussite de l'émulsion. Le glycéré d'amidon, ayant été fait à l'^buUilion, n'en contient pas asseî pour cela.
Au contraire, on n'a pas besoin d'ajouter de Teau quand les pommades en contiennent suffisamment ; comme pour les pomotades avec eitraits.
On formulerait donc ainsi :
Glycéré d'aœidou 15 grammes»
Huile de cade ou huile empymimatiqne de bonleau. 16
Savoo aiBjgdalin r4fié ou pulvérisé'. t — -
Eau q. s. environ t —
Mélangez, dans un mortier, le glycéré, le savon et l'eau, ajouiez l'huile goutte i goutte, battez, jusqu'à (te que l'éouilsion soit parfaite.
Pierre VwiBR.
TRAVAUX OlUemADX
Patholvirle expérimentale.
Recherches relatives a l'influence qu'exercent les lésions DE LA Moelle êpiniëre sur la forue dks convulsions DE l'ÉPILEPSIK expérimentale, D'OBfGMTE 4a&r RËBRALE, par M. VULPIAN.
Dans le cours de mes études sur T^pilepsie expérimentale d'origine cérébrale, j'ai été conduit à examiner l'iafluencA exercée par les lésions de la moelle épinière sur cette épi* lepsie. Pour cette recherche, on mettait à découvert la moelle épinière sur des chiens engourdis par une injection intra-veineuse de 5 centigrammes- de chlorhydrate de morphine en solution aqueuse; puis on comparait la forme des attaques épileptiformes provoquées par l excitatîon d'un des gyrus sigmoldes, avant toute lésion médullaire, à laforme de ces attaques après qu'on avait pratiqué une hémisectioa de la moelle. La relation abrégée d'une des/expériettcesque j'ai faites sur ce point de pathologie expérimentale montrera les modifications subtes par l'attaque épileptique d'origine cérébrale, après une section complète d'une des moitiéS de la moelle (de la moitié du côté opposé au gyrus sigmoldé faradisé).
Expérience. — Chien bull-terrier, de moyenne taille, vieou: reux. Le 3 mai 1885, on morphinise cet animal au moyen d une solution aqueuse de 5 centigrammes de cfalorhydraîe deiAif^ phine, injectée dans une des veines saphènes, vers le e<jeuiO
On met à découvert la région du gyrus sigmolde du cété gauche,'
su ~ N* 52 — GAZETTE HEBDOMADAIRE DE
HÉDECINËÎBT DE CHIRURGIE 25 Dégbhbrb 1885
en laissant pour le moment ia dure-mère crânienne intacte. On met ensuite À nu la moelle éçiniére, ou pluldt la dure-mère rachî-
la dure-mere spinale, de saupoudrer celte membrane de chlorhydrate de cocaïne- 11 est probable que l'insensibilité de la duremère ainsi obtenue a contribué i rendre moins abondante l'bémorrhagie produite par la section des muscles et des os : somme toute, la perte de sang a été peu considérahle.
Après ces opérations préalables, on laisse l'animal en repos un ipiart d'heure. On incise ensuite la dure-mère crfloienne et l'on ft aioii wat les yeui, i découvert, le gyrus sigmolde du cdté gauehe.
Od bradise la lur&ce du gyms avec l'appareil à chariot (bobine an fil induit écartée du point od elle recouvre entièrement la bobine au &I inducteur par un intervalle de 15 centimètres). La fandisation du point cérébro-facial détermine des mouvements dans la moitié droite de la face ; celle du point cérébro-brachial Ml provoque dans le membre antérieur droit. Avec te mâme courant, on n'obtient aucun mouvement du membre postérieur droit, en électrisant le point cérébro-crural gauche. Il est vrai aue ce point n'est pas i nu dans toute son étendue, et que, pour l aiteindre dans l'endroit le plus excitable, on est obligé d'introduire les pointes de l'excitateur sous le bord de l'ouverture du crâne : d'où diffusion plus grande du courant, dont ta force entre les deux pointes est, par cela même, afoblie.Aveciicentimètres d'ëcartement de la bobine au fit indoit, il y a un léger mouvement du membre postérieur droit et, avec 13 centimètres, on
{iroduit un fort mouvement de ce membre. Les mouvements obsnns par ces divanei exeitaiions oOrent la forme bien connue.
Apres avoir observé, i plusieurs reprises, ces efféts de la faradisation dos régions excitables du cerveau, on provoque une attaque d'épilepsie, en foradisani, avec 10 centimètres d'écartemenl de fa bobine au fil induit, la surface du gyms sigmolde fftnebe, près du point eérébro-cmral. Dès que le courant est établi, on voit se manifester une trépidation ae tout l'animal ; sa tète est renversée en arrière; il pousse des gémissements plaintifs; les membres s'étendent pendant un instant, puis sont agités de secousses rapides; les muscles de la face sont aussi le siège de mouvements convulsifs. On interrompt le courant; l'excitation
droite ; il y a des mouvements trépidants de la face : l'animal qui est sur le ventre, fait gros dos, ramène ses membres antérieurs vers lui (ils viennent d'être détachés), de même il fléchit ses membres postérieurs sous lui et les quatre membres exécutent des mouvements cloniques asses rapides. Pupillesdilalées, salivalion, etc. Vers la fin de Tattaque, l'animal urine beaucoup. Les popilles, au moment où l'attaque se termine, se resserrent peu i peu et deviennent plus étroites qu'avant l'attaque, mais bientAt elles reprennent le diamètre qu'elles avuent alors. Pendant plus d'une minute après l'attaque, il y a des mouvements comme rythmiques des muscles de la boe. Les oreilles y prennent part de temps â autre.
Au bout d'un quart d'henre, on incise la dure*mère rachidîenne ; puis, avec un bistouri â lame courte et étroite, on traverse de part en part la moelle épinière, sur la ligne médiane, entre les deux faisceaux postérieurs, et l'on sectionne d'un seul coup la moitié droite de ce centre nerveux. Uémorrhagie veineuse qui s'arrête bientAt. Quelques minutes après celte opération, on faradise la surface du gyrus sigmolde gauche avec M centimètres, puis avec 13 centimètres d'écartement de la bobine au fil induit. Aucun mouvement dans le membre postérieur droit, quand la faradisation porte sur la région cérébro-crurale; mouvements toujours Iris nets dans la moitié droite de la face ou dans le membre antérieur droit, suivant qu'on faradise, avec 13 ou avec U oenlimètres d'écartement, la r^on cérébro-fociale on la région eérébr»4irachiile. La bradisalion de la région cérébro-crurale^ avec un écartement de 12 centimètres, détermine de très faibles contractions dans les muscles de la cuisse droite et dans le muscle gastro-cnémien du même cété.
On wadise ensuite la surface du gyrus sigmolde, vers la région cérébro-crurale, avec un courant plus fort (iOcentisaètres d'écartement de la bobine au fil induit). Mouvement de renversement de la tête en arriére j gémissements plaintifs; puis commencement d'attaque. On interrompt le courant au bout de trois secondes. Tout le corps est en trépidation convulsive, sauf les
membres postérieurs ; mais, très rapidement, c'esl-à-dîre uii<> . deux secondes après la cessation de la faradisation, le memb postérieur droit s'étend et se raidit en extension- Un iost.i. après, le membre postérieur gauche se prend aussi de contrat ture. Le membre antérieur droit qui a été, comme le membre a'térieur gauche, agité par des mouvements spasmodiques alternatifs de flexion et d'extension, s'étend convulsivement à la fin i' l'attaque, au moment où les pupilles se resserrent ; le memtir; anténeur gauche se raidit en extension deux ou trois second'plus tard. Dans ce même moment, la raideur cesse dans les membres postérieurs : d'abord dans le membre droit, puis dir; le membre guiche.
La raideur des membres antérieurs dure de quatre i cinq ninntes; les muscles sont durs ft lapalpalion et un peu doolonreu (du moins l'animal gémit quand on presse ces muscles). EosMe ces membres redeviennent souples.
Un quart d'heure après cette première attaque, on en prBfo>]a'> une seconde de la même façon. Cette fois, le membre posténrsr droit s'étend convulsivement dès le début de l'attaque. Le membrt postérieur gauche ne se raidit pas, mais il est agité, cMuir les membres antérieurs, par des mouvements cloniqaes; il est. comme eux, en flexion. La crise est moins prolongée quels précédente ; mais elle est très intense aussi. Lorsqu'elle est sur le point de finir, les deux membres antérieurs s'étendent eteffrat. une raideur tout aussi forte et tout aussi durable qoe W pmawrt
contracture des membres antérieurs. I>es muscles fadanxcottinuent pendant quelques minutes, comme après la {iremière attaque, a être le siège de contractions produisant une sorte tic spasmodique choréiforme de la face: ces contractions esislci des deux cêtés ; elles sont pourtant un peu plus fortes da tàti droit aue du cêté gauche.
Après la mort de l'animal, on s'est assuré que la mokié droite delà moelle épinière avait été complètement eoupée en trann, au niveau de la dousiéma oéte.
On voit, dans cette expérience, que la section transversale d'une moitié de la moelle épinière n'a pas modifié, d'une façon reconnaissable. les mouvements provoqués par une faradisalion modérée du gyrus sigmolde gauche dans k moitié droite de la face et dans le membre antérieur droit; mais elle opposait un obslacle d'une certaine résistance i U transmission des excitations du gyrus au membre postèrieor droit. Lorsque l'on augmentait an peu t'intensilé du courant, cet obstacle était franchi et l'on constatait une faible contraction des muscles de ce membre. Dans d'autres expériences, il s'est produit un mouvement très net du memlm, et ce mouvement ne diSièrait pas de celui qui se manifeste lorsque la moelle épinière n*a subi aucune atteinte. Je n'ai
£as vu, dans les expériences de ce genre, la contracture que [. Lewaschew a observée dans le membre postérieur du côté correspondant au gyrus excité, soit avant, soit après une hémisectioa du c6té opposé de la moelle épinière (1). CeU tient évidemment à des différences dans la force et la durée des excitations.
L'hémiseclion de la moelle a modifié, au contraire, d'une manière notable, les caractères de l'attaque d'épilep-sie provoquée par une excitation faradique, relativement forte, da gyrus sigmolde du cété gauche. Le membre postérieur droit a présenté constamment une extension spasmodique, tandis que les autres membres étaient agités par des mouvements cloniques (dans la première attaque, le membre postérieur gauche a présenté aussi de la contracture). En outre, à ta fin de l'attaque, les membres antérieurs se sont raidis dans l'extension et ils sont demeurés en contracture pendant quatre ou cinq minutes.
Les phénomènes de l'attaque d'épilepsie ont été modifié de ntëme dans une autre expérience, faite delà même laço* et dans laquelle l'hémisection de la moelle était complète
t. XXXVi, p. i78. — AmI. in /Kmm to SeiMtm oMlMto, trXxv*. p. ta.
25 Décembre 1885 GAZETTE HEBDOMADAIRE DE MÉDSGIKE ET 'DE GH1R0R6IE — Nf 82 — 845
Dans une troisième expérience, semblable aux deux précé-i dentés, les choses se sont encore passées de môme, à cela près que le membre antérieur droit a présenté de la contracture comme le membre postérieur droit. L'hémisection de la moelle avait été pratiquée, dans ce cas, au niveau de la^ onzième vertèbre; elle était loin d'être complète; l'instrument n'avait coupé que la moitié] externe, du faisceau postérieur droit, la partie postérieure du faisceau latéral droit et la région externe correspondante de la substance grise.
Les incitations motrices parlant d'un des hémisphères cérébraux peuvent donc être transmises au membre postérieur du cèté opposé, bien que la moitié de la moelle, qui correspond à ce membre, ait subi|une section transversale complète : la transmission est seulement rendue un peu pins difficile. Ce fait physiolo|^tque avait d^à été démontré. On avait constaté qu'une hémtsection de la moelle épinière, dans la région dorsale, ne détermine qu'une paralysie incomplète du mouvement du membre postérieur du même côté.
D'autre part, les lésions de la moelle épinière modifient les efTets des incitations motrices ématiées du cerveau, de façon à remplacer par une contracture véritable, dans le membre postérieur du côté correspondant à la lésion médullaire, les mouvements cloniques qui y auraient eu lieu si la moelle avait été intacte. Cette modification a lieu dans des cas où la lésion est bilatérale, très étendue, et la contracture s'observe alors dans les deux membres. C'est ce que j*aî vu sur un chien qui avait subi, le 28 février 1885, une lésion transversale très étendue de la moelle dans la région dorsale postérieure. II y, avait eu immédiatement une paralysie complète du mouYement et de U sensibilité dans les deux membres postérieurs, paralysie qui avait duré près d'un mois; puis la motilité avait reparu, à un faible degré, dans ces membres. Le 29 mai, on mit à découvert, sur ce chien, le gyrus sigmolde du côté gauche. Les attaques épileptil'ormes, provoquées par la faradisation de ce gyrus, dilTéraient des attaques ordinaires en ce que les membres postérieurs, au lieu d'olTrir tes mouvements ordinaires de trépidation spasmodique, devenaient raides, contraclurés dans la flexion. Cette raideur disparaissait, lorsque l'attaque cessait, et elle faisait place à quelques^mouvemenls choréiformes. On reconnut que la moelle avait été coupée presque complètement. Il Jie restait plus, an niveau de la section, qu'une pai-Ue des faisceaux antérieurs et des cornes antérieures.
Un autre point intéressant des expériences dans lesquelles on avait pratiqué une hémisection de la moelle, c'est la production d'une contracture, en extension, dans les membres antérieurs, au moment ou l'attaque épileptiforme prenait fin.
Cette tendance des excilations convulsivanles, d'origine cérébrale, à produire, dans ces conditions spéciales, des contractures des membres, me paraît offrir de l'intérêt. Les résultats expérimentaux consignés dans cette note pourront sans doute être utilisés dans les discussions relatives à la
fiathogénie des contractures qu'on observe chez l'homme à a suite des lésions encéphaliques et des altérations secondaires de la moelle épinière.
Chliwgle dMlalN.
De quelques soins a prendre après l'extraction des DEifTS, par M. le docteur Th. David.
Il est peu de praticiens qui n'aient été frappés des acct- :)euls inuaroroatoires survenant quelquefois dans les cavités ilvéolairesi à la suite des exlractions dentaires les plus
simples, le plus habilement exécutées, en même temps que de l'innocuité de certaines extractions laborieuses, pour les-
Î|uelles on serait à priori disposé k craindre des suites icheuses.
En examinant bien les faits, en comparant les conditions anatomiques de divers cas, nous nous sommes depuis longtemps convaincu que les accidents infiammatoires sur les* (juels nous allons insister ne sont, le plus souvent, dus qu'à I omission des soins les plus élémentaires.
Ces soins sont méconnus, ignorés de bon nombre de praticiens, même des meilleurs; ils sont passés sous silence par les auteurs, qui n'ont évidemment pas cru devoir les indiquer à cause de leur banalité, de leur simplicité.
Leur ignorance souvent constatée et l'extrême fréquence des accidents qu'elle a provoqués, nous ont engagé à attirer sur eux ratlention.
Lorsque les racines sont déchaussées (maladie de Fanchard, périoslile, sénilité des dents) ou usées (dents de lait), l'ouverture gingivale, après l'extraction, se ferme très rapidement, quelquefois en vingt-quatre heures, souvent en deux ou trois jours. La réunion se fait ainsi rapidement parce qu'il n'y a presque pas d'alvéole à éliminer, partant pas de suppu-» ration. Il n'y a, en réalité, qu'une plaie de la gencive, dont l'extrême vascularïté favorise la rapide cicatrisation.
Les choses sont tout autres lorsqu'on arrache une dent dont la racine est intacte et forlcment implantée dans son alvéole encore normale.
Rappelons que la plaie carilain consécutive k l'extractioa se ferme par boDi^nnement des surfaces, après :
1" Une nécrose plus ou moins étendue des procès alvéolaires;
2* Une ostéite condensante du fond de l'alvéole.
Tant que ces deux processus d'ordre inverse, quoique concomitants et se rattachant à la même lésion pathologique (la dénudation du tissu osseux par l'extraction), ne sont pas terminés, tant que la petite portion d'os nécrosé n'est pas éliminée, il se produit dans ralvéole une suppuration plus ou moins abondante qui en s'écoulant au dehors empêche la cicatrisation de la muqueuse.
Ce travail dure en général un mois et davantage, suivant les cas. La portion d'os à éliminer est souvent si petite qu'elle reste inaperçue; d'autres fois elle est plus volumineuse, el alors la réparation est d'autant plus longue.
Examinons maintenant en détail la snccosion de ces phénomènes pathologiques après une extraction ordinaire.
Celle-ci pratiquée, il y a d'abord une hémorrhagie plus ou moins forte, qui s'arrête par la formation d'un caillot remplissant toute l'alvéole. Le lendemain le caillot devenu épais et résistant se trouve pour ainsi dire enchatonné par la geacive, qui, en vertu de son élasticité, s'est resserrée comme pour se refermer. Ces deux phénomènes, formation et condensation da caillot, resserrement de la gencive, ont pour résultat nne obstruction de l'ouverture alvéolaire. Cette obstruction se produit dans des conditions et avec des effets variables suivant qu'il s'agit de l'une ou l'antre mftchoire. -
A la mâchoire supérieure, elle n'est jamais si hermétique que, par capillariic et en vertu des lois de la pesaiH teur, les liquides alvéolaires ne puissent sortir. Aussi, de ce côté, les suites de l'opération sont^lles ordinairement bénignes et passent-elles inaperçues. Elles s'accompagnent toutefois d'accidents inflammatoires dans un certain nombre de cas, mais au niveau des grosses molaires seulement. Là, en effet, à cause sans doute des anfiractuosilés des loges radiculaires, l'écoulement ne s'effectue pas tei^ours très librement ; il peut y avoir arrêt, rétention dn pus «u fond d'une des alvéoles.
A la mâchoire inférieure, les conditions physiques sont entièrement défavorables à l'écoulement. Les liquides, ensupposant que l'ouverture alvéolaire soit perméable, ne b0 * déversent dans la cavité bucoale que par trop-plein ou Ua
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GAZETTB HEBD(«ADAIRS DE MfiDEClNE ET DE CHIRURGIE 25 DtailBBK 1885
faveur de la succion et des divers mouvemeats de la m&- .choire. Ils foat loqjpurs, par conséquent, sur la surface osseuse un séjour plu^ ou moins |}roloDgé.
Dans la plupart des cas, le caillot sanguin finit par être dissôeié et entraîné vers le deuxième, troisième, quelquefois quatrième jour. Alors la suppuration s'écoule librement; le
SrocessuB de réparation alvéolée s'opère sans poussée inammatoire et sans douleur. La fermeture de la gencive au-dessus de la nouvelle couche osseuse termine cette série de phénomènes pathologiques. Maïs à cèlé de ces cas normaux il faut compter ceux qui empruntent à des conditions anatomiques particulières une allure différente el quelquefois grave.
Ën effet, lorsque l'élimination ne se fait que d'une façon insufGsanLe, la rétention du pus au fond de Falvéole devient, pour le tissu osseux, une cause, sinon de nouvelle itiûammation, du moins d'aggravation du processus déjà existant; eUe détermine aînai dés poussées inflammatoires plus ou moins intenses que nous avons eu maintes fois l'occasion d'observor.
Il survient alorsdeux ou trois jours après l'extraction, des douleurs sourdes d'abord, plus vives ensuite, continues, accompagnées de gonflement des parties voisines, et quelquefois de fièvre. C'est une véritable fluxion par ostéite péri-alvéolaire. Lorsqu'à ce moment les malades reviennent nous consultée, pensant que nous n'avons pas bien arraché la dent ou que nous avons fracturé un morceau d'os, nous n'avons qu'à déboucher l'alvéole, enlever le caillot sanguin ou le bouchon alimentaire qui l'obstrue. Aussitôt nous voyons sourdre un filet de pus, et le calme revient rapidement.
Quelquafois les choses sont plus graves : par exemple, au niveau des dents de sagesse inférieures. Là, en effet, les extractions sont assex souvent laborieuses, puisqu'on les pratique ordinairement en plusieurs temps, à l'aide de leviers èt de pinces. Mais la raison principale, e*e8t que la gencive
Sjni recouvre ceUe dent en arrière est très épaisse, et vient ormer une sorte d'opercule à l'alvéole, qui est, en outre, obliquement dirigée en arrière dans rangfe de la mâchoire.
Pour ces deux raisons, la rétention du pus dans cette cavité est presque forcée; le nettoyage de celle-ci ne se fait d'ailleurs que très difficilement, même à l'aide des moyens que 90US indiquerons. Aussi peut-on y constater bientèt des phénomènes d'ostéite assez graves, à cause de leur siège, suivis de nécrose partielle du bord alvéolaire.
Nous avons assez souvent observé de pareils accidents pour les prévoir et les prédire au besoin, alin d'engager les waladesàlesprévenirouàles combattre. Par cela môme nous ne laissons pomt supposer que l'opération a été mal faite. Car, en pareil cas^ on croit volontiers l'opérateur en faute; on Vaccuse d'avoir déterminé une fracture alvéolaire, d'avoir evklevè un morceau d'os ou laissé un morceau de dent, ce
5 ai, pour le public, est une preuve de maladresse imparonnable. Nous avons même reçu plusieurs fois de'pareiis reprocha de le part de confrères convaincus, que nous leur avions fracturé, maladroitement la m&choire. Or les phénomènes d'ostéite qu'ils éprmivaient, n'étaient que le résultat de la rétention du pus.
Sans doute, ces complications peuvent survenir et avec plus d'intensité, lorsquun fragment osseux a été détaché avec la dent; mais ce que nous tenons à bien établir, c'est qu'elles se manifestent parfaitement en dehors de toute lésion osseuse anormale.
Ces accidents inflammatoires, uniquement dus à la stagnation du pus dans la cavité alvéolaire, à la putridilé qu'il acquiert si rapidement dans la bouche, à son contact avec le tissu osseux aénudé, qui, par suite, se trouve frappé d'in* flammation, peuvent être comb^tus et évités à 1 aide des moyens suivants :
, Le lendemain de l'extraction, ou plus tôt même, si la gencive parait enflamcnée et s'il survient des douleurs vives, ii
faut, avec des pinces, un cure-dent, une épingle ou autr; instrument mousse quelconque, enlever le caillot fibrinet; qui bouche l'ouverture alvéolaire. Le lavage de la cavité buccal' pratiqué deux ou Irois fois par jour, surtout après les repas avec de l'eau aiguisée d'eau de Botot ou d'une eau dentifrice quelconque, suffira, en général, pour les exttacUol:^ des dents supérieures. De cette façon, les liquides iotraalvéolaires etles corps étrangers, qui peuvent irriter la plaie cavitaire, seront sumsamment entraines pour que leur séjour ne puisse provoquer d'inflammation.
Pour les dents inférieures et certaines molaires su^rieare^, ces lavages seront insuffisants; il faudra leur adjoindre de? injections antiseptiques faites à grande eau, et avec lu jet assez fort dans la cavité alvéolaire elle-même. On pourrait encore pratiquer des nettoyages avec des morceaux d'époo^t ou des boulettes d'ouate portés au bout d'une sonde; mais il sera bon de procéder doucement, pour ne pas faire saigur les parties et détruire les bourgeons charnus.
A l'aide de pareils moyens, il est peu à craindre qae accidents inflammatoires précédemment signalés puissealie produire. Ces mêmes moyens prophylactiques auiaîoif tile raison des accidents déjà développés. Si cependant là jeacive avait une tendance à fermer ! orifice, il serait bon de \i refouler en dehors à l'aide de boulettes d'ouale ; pufuisQ faudra même l'exciser ou la cautériser, jusqu'à ce que W processus réparateur ait fait son évolution complète ubsIc fond de l'alvéole.
Les injections antiseptiques qne nous conseillons de prt£rence sont les suivantes :
i' Acide borique 2 grammes.
Eau 100 —
2« Hydrate de ehloral 2 —
Ebq 100 —
On peut employer d'ailleurs toutes les solutions antiseptiques Itères qui'sonthabituellementprescxites pour le pusèment des plaies.
GOBRESPOMDAI^GE
A l'occasion du compte rendu de la dernière séance de l'Académie de médecine, nous avons reçu de M. le docteur Rochard une lettre que nous publierons dans notre prochain numéro.
SOCIÉTÉS SAVANTES
Amdémlv dm mbltmcém.
SÉANGB PUBUQDE ANNUELLE Dtf 21 &ÉCEMBIIE 4885. PBÉSIDBNCE DE M. JGRIEN DE LA GRATlfiAE.
Après le discours d'usage, M. le Président proclame les résultats des concours de 1885. Voici les noms des lauréats dans les sciences médicales.
HéûECiNE ET CHiRuaciE. — pTix ilfonfyon ; 2500 francs i X. A. Charpentier (Travaux sur les fonctions de la rétine); — 2500 francs à M. Faraëeuf {Traité Se mmmi opératoire); — 2500 francs à MM. J. Kegnaald et E. Villejean (Reckérckes »r les propriétés anesthésiques des formènes et de leurs dériw chlorés). — Henlions honorables: 1900 fraacs à M. Garoy \ \*V* cérébrotome ; â" Coupes de la substance grise et de la sHb^anet blanche du cerveau); 1500 francs â M. P. Redard (Transpyrt des blessés et des malades militaires; Thermometrin : 1500 francs à M. Topiasird {l'Anthropologie). — Citations honorables : M. MoQcorvo {Dilatation de l'estomac chez les enfants. Température de l'abdomen damé l'entérite et ta péritonite); 1- if, h. PwW {Stades sur le^ aocidenti de l'ùrganime); —
as DÉCEMBits i885 6AZBTTB HBB0OHADAIIUS 0B
MÉDECINS ET OS (aiRURSIE — Jlf 51— 847
M. Polaillon {Sur la chirurgie du doigt)-, — M. A. de Saint- Uermain {Leçons sur la chirurgie orthopédique) ; — M. Saint- Yves Ménard {Contribution à l'étude de la croissance chez Chomme et chez les animaux) ; — H. M.l\eliereT {Études sur le développement du squelette des extrémités) \ — H. de Robert de Latour (La chaleur animale) ; — H. L. Thomas {Ltcturet wr Fkistoire de la médecine).
Prix Bréant : 5000 francs à H. Ualié (f* Sur ta marche et r extension du choléra asiatique des Indes orientales vers l'Oc~ eident depuis les dix dernières années (1875-1884) et sur quelques conséquences qui en découlent ; 2" Rapport au ministre du Commerce mr la recherche de Forigine du choléra d'Egypte en 1883). ~ Meniiona honorables : 1500 francs à H. Bouveret {Études sur les foyers cholériques de l'Ardéchê);
— 1500 francs à H. Gabriel Pouchet {Recherches sur le sang des gros vaisseaux et les déjections des cholériques); — 1500 francs à M. Emile Rivière {Études statistiques sur le choléra dans les hôpitaux civils de Paris pendant l'épidémie de 1884-1885). — EDCouragemenl de 500 francs à H. A. Villiers {La formation des ptomaines dan* te choléra).
Prix Godard : 1000 francs i H. Ernest Desnos (1<> Étude sur nne cause particulière de rétention d'urine; S" Reehârchee anatomigue sur l'appareil génitat des vieillards).
Prix DH$gate. Il s'est pas décerné.
Prix LaUemand : 1800 firanct à H. Graiset (Traité pratiaue des maladies du système nerveux). — Mention honorable à
M. Bernard {De l'aphasie et de ses diverses formes).
Physiologie. — Prix Montyon : 750 francs à H. A. Rémy {Sur les nerfs éjaculateurs). — Mention honorable à M. Rouen {Méthode graphique apppliquée à la physiologie du gros intestin).
Prix Lacaze : lOOOO francs à M. Duclaux {Série de travaux physiologiques),
Statistiqub. — Prix Montyon : 1000 francs à M. P. de Pie* tra Santa {Contribution à l'étude de ta fièvre typhoide à Paris).
— Mention exceptionnellement honorable à H. J. Socquet (Cofttribution à l'étude statistique sur le suicide en France de 1826 à 1878). Mentions très honorables âM. V. Torqnati {Population spécifique de la France) et à M. A. Gfaervin (Étude statistique sur la taille dans le département de la Seine-Inférieure).
Botanique. — Prix Barbier : Partae» par moitié entre M. Raphaël Dubois {Machine à anetthéster) et HM. Heckel et Schla^denhanffen {Recherches botaniques, chimiques et théra • peutiques).
Arts insalubres. — Prix Montyon : 2000 francs à H. Ch. Girard {Documents sur les falsifications des denrées eUimeH' taires et les travaux du laboratoire mttnïctpaÔ; SOOO francs à M. Cbamberland (Fii<rtf< Chan^srlané).
Sciences HATuaBLLES. —Prix Petit d^Ormoy: 10000 francs à H. Sappey (Anatomie et physiologie des vaisseaux lymphati- 9ues considérés cAm Fhmme et chez les vertébrés).
PRIX PROPOSAS POUR l'année 1885.
MtoEciHE ET GHiRoaciE. — Prix Montyon : 11 sera décernft un ou plusieurs prix aux auteurs des ouvrages ou des découvertes jugés les plus utiles à l'art de guénr et à ceux qui auront trouvé les moyens de rendre un art ou un métier moins insalubre. — Prix Bréant (100 000 francs) : Guérison du choléra asiatique ou découverte des causes de cette affection. — Prix GodardiiC^ francs): Mémoire snr ranalomie, la physiologie et la patnologie des organes génitcHurinaires. — Pnx LaUemand (1800 francs) : Travaux relatifs au système nerveux.
Phtmologie. — Prix Montyon (750 francs) : Oavrvgb imprimé OQ maniiserit sac l« physiologie expérimentale.
STATiâfriQDB. — Prix Montyon <500 flrancs) : Tontes questions relatives à la statistique de la 'Franee.
BoTANiûOE. — Prix Barbier (2000 francs) : Découverte précieuse dans les sciences cbîruf^cales, médicales, pbarmacenti* ques et dans la botanique ayant rapport & l'art de guérir.
Académie d« ■kMeelae.
SÉANCE PUBLIQUE ANNUELLE DU 5 DÉCEMBRE 1885. PRÉSIDENCE DE H. JULES BERGERON.
(Fin. — Voyei le numéro 51.)