‹ Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgieChapitre 204 sur 228 · DEUXIÈME REUNION ANNUELLE A HEW-TORK DU 17 AU 20 NOVEMBRE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME REUNION ANNUELLE A HEW-TORK DU 17 AU 20 NOVEMBRE

La dauodax foUIoolorom oomma oanse d'aoni.

Dans les cas invétérés d'acné, M. Fell, du comté d'Erïé, a le plus souvent trouvé de six à dix demodex dans les pustules; ce parasite se trouve dans le pus même et non dans le tissu induré environnant; il a jusqu'à ce jour échappé k l'observation comme canse d'acné, à cause de sa fréquence même chez l'homme. {Séance du 19 novembre 1885.)

L'oxygène dans la traltwnant da la pnanmo&Ie.

M. E. G. Janeway emploie les inhalatkïnâ dlox^cénk^u début de la cyanose; par ce moyen laJyiV^lMnilIaiLUHenacé d'asphyxie, peut être sauvée. (/Atd.) ^

GAZETTE HEBDOMADAIRE DE MÊDECINÊ ET DE CHIRURGIE 48 Décembre 1885

Laparotoml* «zpIoratrlM ea eu de oaloola hiUalrM.

Dans un cas de calculs biliaires évidents, niais où la vésicule n'élait pas perceptible à travers la paroi abdominale, M. W. W. Seymour fit une incision à la oaroi pour rechercher ces calculs ; il trouva la vésicule vide, mais à la Jonclion du canal hépatique et du canal cystique se trouvait une tumeur dure qu'il supposa être de nature maligne. Le malade étant mort huit semaines après, un trouva à Taulopsie une tumeur cancéreuse du volume d'un œuf, englobant le point de jonction des canaux cystique et hépatique, et ce dernier canal énormément dilaté par l'accumulation de calculs du volume d'un noyau de pèche ; le canal communiquait par une ouverture de sa partie supérieure avec la cavité d un abcès du lobe droit du foie, au centre duquel se trouvait un calcul. (IMd.)

Hèmatooèla da baMln.

M. W. W. Seymour signale la grande Tréquence de l'hématocèle pelvienne ; dès que celle-ci prend un développement inquiétant, il Tant ta traiter par l'aspiration ; si celle-ci ne réussit pas et ({u'il survienne de la suppuration, il y a lieu de faire une incision par le vagin, puis des irrigations. </éid.)

Traltamant d« la dlphtMris.

H. Sam. w. Smith a employé dans trente cas de diphthérie le traitement préconise par Biltington, et qui consiste à injecter an moyen d'une seringue dans le nea et dans le pharynx du malade, toutes les deux heures, une solution de chlorure de sodium (une cuillerée à thé de sel pour une pinte d'eau chaude), à laquelle il ajoutait en outre du borax (une cuillerée à the). En même temps il pratiquait des pulvérisations d'eau de chaux et d'une solution phéniquee, et donnait alternativement du chlorate de potasse et du perchlorure de fer avec delà glycérine. Il n'eut que cinq insuccès. {Séance du 20 novembre 1885.)

REYUE DES JOURNAUX

Êtal ■lngall«r rfca papilles ehes no enfant, par M. Charles

HiGGENS. — L'auteur fut un jour appelé pour voir un enfant,

aui avait, dit-on, les yeux singulièrement conformés. Cette isposition avait été notée au moment de la naissance, et on n'avait jamais rien fait pour y remédier. Voici ce que l'on constate : l'iris droit est perforé de quatre pupilles, une â la partie supérieure, une en dehors, la troisième en bas, et la

Jjuatrièine en dedans; les trois premières sont disposées en ente, la quatrième est plus large et semble être produite par la séparation de l'iris à ses attaches périphériques. L'œil gauche offre deux pupilles : Tune, sur le c6té externe, a la forme d'une fente, rautre ressemble à la quatrième pupille de l'œil droit. Ces six pupilles commencent tout à fait à la périphérie de l'iris et s'étendent jusqu'à son centre; elles sont de dimensions dilTérentes; on voit manifestement les parties profondes de l'œil à travers leurs oriOces; le sujet a un degré très prononcé de myopie, mais il n'a pas de staphylome postérieur, ni aucune autre altération de la choroïde. L'état de la réfraction n'a pu être examiné avec tout le soin désirable. L'enfant peut lire les plus petits caractères sans diffîculté à une distance de 6 pouces. Cette anomalie est évidemment d'origine congénitale, mais sa cause est très obscure. La première idée qui est venue à M. Higgens est que l'enfant a été atteint d'iritis intra-utérine ayant déterminé une occlusion complète de la pupille, et nue les contractions ultérieures de l'iris ont produit des déchirures du diaphragme. Cependant il était impossible de trouver des

vestiges de la pupille centrale ou des traces de l'irilis supposée. Peu de traces de syphilis chez l'enfant, ni chez aucun des n^embres de sa famille. {TheLancett 19 septembre l8X:i.

Luxatlttu dc« deax extrénalM* de In elavlenlc drelte avec donhie fraeivre de la ganehe, par M. A.-J. NewXaN.

— Un maçon âgé de vingt-quatre ans est victime des traomalismes suivants : nombreuses plaies du cuir chevelu ; plai^ contuse profonde de lajouegauche pénétrant dans la bouche; fractures de plusieurs côtes du côté gauche, avec léger emphysème; contusions du dos et des lombes s'accompagnaol de symjptômes de commotion de la moelle : fractures de b clavicule gauche à deux endroits, l'une d'elles est eomoiinutive; luxation des deux extrémités de la clavicule dmlt, l'extrémité acromiale est abaissée, tandis que l'extréinitÈ sternale est élevée, révélant ainsi de la façon la plus évidente l'action du grand pectoral d'une part, et celle du slernocléidomastoïdien d'autre part. Tous les efforts faits en me de réduire celle luxation restent inutiles, et l'auteur, en niyoo de t'élat de shock où se trouve le blessé et du /va àe chances qu'on aurait d'obtenir la réduction, ne }ii^ ^ utile d'avoir recours aux anesthésiques. On place un coqsâb de son entre les deux omoplates, et on maintient les épauler écartées et immobiles à t'aide d'un bandage en 8 de chillr?. Sous l'influence de ce simple traitement, les snoplâmes dt luxation semblèrent disparaître, mais vers le dixième jour le malade voulut quitter l'hôpital, et il a été perdu de ne. (The Lancetf 19 septembre f885, p. 5^.)

IVole mnr mm nonvenn elsne phy^^ne de VtmmmnammtK

tricnepide, par W. pASTEUR. — Dans plusîeurs cas où l'auteur avait de bonnes raisons pour soupçonner rexisleoet d'une insuffisance fonctionnelle de la valvule tricuspide, oi a constaté l'existence d'un signe qui n'a été encore signalé dans aucune publication classique ou autre. Ce «gne consiste en une distension, avec ou sans pulsations, des veines superficielles du cou, se manifestant quand on exerce une forte pression sur le foie dans la direction de la colonne vertébrale et étant indépendant des mouvements respiratoires. Il suffit de se rappeler la disposition anatomique des parties pour comprendre la facilité avec laquelle on peut créer un obstacle au cours du sang dans la veine cave inférieure par la manœuvre sus-indiquée, surtout lorstjue le foie est sensiblement hypertrophié. Etant donnés l'existence de l'insuffisance tricuspide et l'effacement du calibre de la veine cave inférieure, il est évident qu'à chaque systole un reflux de sang considérable se (ail dans la veine cave supérieure et dans les veines qui en sont tributaires. Les observations où ce phénomène a été constaté sont encore en petit nombre, mais son existence n'a jamais fait défaut dans tous les cas où l'insuffisance tricuspidienne était évidente et jtar contre il a constamment manqué dans toutes les autres affections cardiaques; sa valeur diagnostique semble devoir être très grande. {The Lancet, 19 septembre 1885, p. 524.)

nienvean caa d'épancheinent pleural renlerninaC de nombreux criataux de choleatérine, par M. T. ChuRTON.

— Un homme de trente et un ans, fort et vigoureux, entre i Lceds Infirmary le 27 mai 1885. Il se plaint de toux, d'abondante expectoration, de frissons répétés et d'un peu de faiblesse. Le docteur Grîffith, médecin résident, rexamine. constate les signes ordinaires d'un épanchement pleurétique à gauche et retire par aspiration 2U onces de liquide. Ce liquide a une coloration crème, il est faiblement alcalin et d'un poids spécifique de 1021 ; il a un aspect gras. Il contient relativement un petit nombre de leucocytbe» granuleux, dont la plupart ont suM^un commencement de dégénérescence ; il renferme ^eu>'uf^Wt%^Sf /^aiide quantité de cristaux de clfô!fêgiâffh6yE&^%lày raconte l'histoire suivante : deux ansauparavantifa été soigne

18 Décembre 1885 6AZETTË HEBDOMADAIRE DE llfiDEGINE ET DE CHIRURGIE

dans un autre hApital pour une induration pnlmoi^re pendant onze semaines. On lui a appliqué des vésicaloires au niveau de l'épaule gauche. A sa sortie de ThApilal il reprit son travail ; depuis il a été sujet à des refroidissements accompagnés de toux et pendant ces deux années sa santé ne s'est jamais complètement remise. La maladie actuelle a débuté il y a trois semaines par de petits frissons, Pendant deux jours une vive douleur dans le cdté gauche le força à rjuitter son travail, mais il lereprit ensuite et ne le cessa pas jusqu'à son entrée à l'hôpital.

D'après ce renseignement M. Churton pensa que l'ori^ne des cristaux de choleslérine dans ce cas était semblable à celle du fait dont 11 avait lu l'observation a la Clinical Society trois ans auparavant, à savoir qu'il existait à la partie inférieure de la plèvre une couche de cellules, reliquat d'une ancienne inflammation, ayantsubi la dégénérescence ffraissense. Le médecin pensa d'abord traiter son malade par I incision et le grattage de la plèvre avec des instruments mousses en bois ou en corne ; mais, après une ou deux aspirations, le liquide était si modifié dans ses caractères, que ce projet fut abandonné, l'état du malade se maintenant d'allfeurs excellent. La seconde aspiration fut faîte te 28 mai et donna issue à 57 onces de liquide; une troisième fut pratiquée le il juillet et donna 32 onces d'un liquide clair contenant peu de cristaux de cholestérine; ta quatrième, faite le 3 août, permit de retirer 19 onces d'un liquide dans lequel il était très difficile de reconnaître la cholestérine. Le malade a quitte l'hôpital amélioré, ayant toujours la respiration courte, et il est probable que d'ici à peu de temps il sera obligé de rentrer dans quelque autre hôpital. {7%e British médical Journal, âO août 1885, p. 396.)

fiIBLlOGRAPHIE

Pkyalol^le <i« ht mlx mt «haal, hysltae dm ehM>

«Mir, par A. GouGUENHEiH et M. Lerhovez. — Delahaye et E. Lecrosnier, éditeurs, Paris, 1885.

Les physiologistes diffèrent encore aujourd'hui d'opinion sur la formation de la voix, sur le nombre de ses registres, leurs noms, leur étendue et leurs propriétés. En Allemagne, la théorie basée sur les expériences de MûUeret de Donders est généralement admise. Mais, chez nous, il n'en est pas de même et presque chaque année voit éclore un livre ou une théorie nouvelle.

L'ouvrage de HM.Gouguenheim etLermoyez aété fait dans le but d'offrir aux artistes et aux professeurs de chant un résumé des phénomènes de la phonation et des conseils hygiéniques et médicaux importants dans l'exercice de leur art. Pour y parvenir, ils ont mis largement à contribution les publications antérieures, exposant et critiquant les différentes théories, puis celles qu'ils adoptent à la suite de leurs expériences personnelles.

Comme la plupart des physiologistes actuels, ils divisent la voix bumame en deux registres et admettent que dans le premier, ou voix de poitrine, les cordes vocales vibrent dans toute leur longueur et toute leur épaisseur fibreuse et ligamenteuse ; que les sons sont modifiés comme résonance et comme timbre par toutes les parties supérieures à la glotte, etc. Quant au deuxième registre improprement appelé voix de fausset ou de téte, MM. Gouguenheim et Lermoyez me font t'honnenr d'adopter la théorie que j'ai émise et soutenue dans ma thèse inaugurale, théorie qui se trouve résumée dans l'article Vorx du Dictionnaire usu9l des sciences médicales, de MM. Dechambre, Mathias-Duval et LerebouUet. Ils admettent donc que dans ce deuxième registre il y a diminution de la longueur de la partie vibrante

par suite de la rotation plus complète des arvténoldes et de l'accotement des cordes vocales par leur partie postérieiu'e.

Rotation d'autant plus marquée, accolement d'autant plus intime que les sons à produire sont plus élevés. Le timbre et les qualités de la voix sont, là aussi, modifiés par la position du larynx et l'état de contraction ou de relâcnement des parties supérieures à la glotte, etc.

La question de la formation de la voix n'est pas la seule qui suit traitée.

L'ouvrage se divise en six chapitres: formation de In voix, fonctionnement de la glotte, résonnateurs et timbre, évolution de ta voix, regisires, et enfin hygiène rie la voix. 11 est difficile de donner une analyse détaillée de ces chapitres dans lesquels on trouve le résumé de nos connaissances actuelles sur la physiologie de la voix en parallèle avec les opinions des auteurs. Aussi ne pourrais-je mieux faire que d'y renvoyer le lecteur, qui y trouvera des aperçus nouveaux et d'utiles renseignements.

Vacher.

VARIÉTÉS

AVIS. — Pour M qui ometTM la Faculté d« mèdeolue a» Parla ▼olr aa -vmno de la oonrartartf.

Conseil jlcadéhiqub db Paris (séance du 11 décembre). — , M. Béclard a donné des détails sur ravaoeeiiient des travaux de I construction de l'Ecole pratique de médecine. Tous les services I ponrroni y être installés diuis un au. Les élèves s'y pressent en I si grand nombre, qu'on est obligé de dresser des listes, de réserver les places d'abord à ceux pour lesquels les travaux sont obli- (^atoires, et de o'y admettre, après, que uiivani un tour d'inscription. Aujourd'hui que les inscriptions sont gratuites et que la rétribution pour les travaux pratiques est réduite à 50 francs par an, il n'y a pas d'établissement en Europe où l'on puisse foire i I meilleur marché ses étiid« médicales. On est en droit de se demander si l'on n'a pas été trop loin. Le doyen ne serait pas éloigné de penser qu'il serait opportun de doubler, en l'élevant à 100 firanes, ' le taux de la rétribution scolaire pour les travaux pratiques. On pourrait réaliser parce relèvement 100000 .à 15001)0 francs par an qui ne seraient pas à dédaigner. L'étendue des bâtiments nou- I veaux, qui est huit fois plus considérable que celle des bftliments d'autrefois, occasionne beaucoup de frais.

Le nombre des étudiants de la Faculté de médecine est toujours en moyenne de iOOO, dont 103 femmes (1 Indienne, i Turque, 3 Autrichiennes, 8 Françaises et 76 Busses). La présence des femmes n'a eu jusqu'à présent aucun inconvénient au point de vue disciplinaire et moral. Ce qui est très particulier, c'est la différence de préparation des élèves des diverses nationalités. Les 8 Françaises sont toutes pourvues des deux diplômes du bac- , calauréat es lettres et ës sciences. Les Anglaises et les Américaines ont produit des certificats d'études dont l'équivalent a été admis. Mai», sur les 76 Russes, il y en e 57 qui n'auraient pas pu justilier de connaissances sufllsantcs si on les avait examinées, et qui ne sont certainement pas en état de suivre utilement les cours. Aussi le doyen demande-t-il qu'on fasse subir, à l'avenir, aux étudiantes des examens d'admissibilité quand elles ne produiront pas de brevets reconnus équivalents à nos diplômes. I Le doyen est entré dans quelques détails au sujet des étudiantes [ russes. Le service médical était si insuflisant dans les provinces de la Russie qu'on a ouvert, à Saint-Pétersbourg, il y a dix ans, un collège médical où les autorités de province ont envoyé à leurs frais des jeunes filles sortant des gymnases, et auxquelles on assurait ensuite un poste médical dans une localité quelconque.

A Paris, le nombre des diplômes de docteurs délivrés aux femmes n'est pas en rapport avec celui des étudiantes. Depuis sept ans, on na déUvré que 18 diplômes de doctoresses; on n'a pas fait 3 Femmes docteurs en moyenne par an.

Congrès scientifique du syllogue uttékairb grec de Con- STANTtNOpi.B (& l'ocuasion de son 35* anniversaire).

Ce Congrès commencera ses travaux le 28 août 1886, et les^ aura termmés le 7 du mois suivant. Le comité d'organisati(UMSt~

composé des membres du bare&a da Syllogue et des présidents de ses commissioas permaoeatra.— Membras du bureau : MM. docteur Héroclès Bastadès, président du Syllogue ; Cbristos Uadgichrisiou; Télémaque Carathéodory; Ulysse Aadréadès, secrétaire général; Xénopbou Sidéropoulos, secrétaire spécial; A. FapadopoutosCéi'anieus;Th. Gossoudis. — Présidents des commissions permanentes : J. D. Aristoclès; G. Galliady; docteur J. Mordiman; Th. Saltétis.

I^s travaux du CoDgrès comprennL'nt : la philologie, l'archéolo^e, l'enseignementjles sciences naturelles, morales et sociales.

Toute demande se rapportant au Gongrès devra être adressée au docteur Héroclès Basiadès, président du comité d'organisation, au siège du Syllogue, Péra, rue Topckilar^ 18, Constantinople, ou à H. Télémaque Carailiéodory, secrétaire da comité, à la même adresse.

Le programme provisoire des questions, pour la section des sciences, comprend les questions suivantes :

1° Des sources d'eau potable de Constantinople.

S" Quelles sont les sut^tauces alimentaires et les boissons qu'on a commencé malheureusement à falsifier chez nous?

3° Des appellations modernes des plantes et animaux chez les Grecs en comparaison avec celles des anciens. Comme sources serviront le langage du peuple, les ouvrages médicaux et scientifiques écrits dans la langue vulgaire à l'époque byzantine et après la prise de Constantinople, et ceux qu on appelle iatrosophes, dont plusieurs existent en manuscrits dans les bibliothèques de l'Orient et de l'Occident.

4" De la lèpre dans nos contrées et de sa guérison.

5" Jusqu'à quelde^ ta mortalité des en»ints nouveau-nés estelle influencée en Onent par la privation du tait maternel?

6* Quel était l'étal de la chirurgie dn temps d'Hippocrate?

7* De l'origine et dn développement des connaissances astronomiques chez les Grecs jusqu'à Platon et Aristole.

8* Des aveugles et des causes de la cécité en Orient.

9° Des moyens antiseptiques usités parmi les anciens.

fO" Des moyens anesthésiques emfHoyés chez les anciens Grecs dans les Asclepéions et orflcines pour leurs opérations chirurgicales sur les malades.

11* Des pétrifications géol(^qnes prés de Hyriopbylon.

12° Decherches des causes pour lesquelles tandis que la maladie des vignes de nature végétale parasitique, appelée Oïdium albicans, attaque certaines parties de l'Orient, et spécialement les Iles de la Proponlide, elle est complèLement inconnue dans l'Ile Opliiussa, avoîsinante à celles-ci.

13* Des eaux médicales chez les anciens Grecs.

CoNCOtias d'agrégation (pathologie interne et médecine légale).

— Les leçons de trois quarts d'heure, après trois heures de préparation, ont vu lieu ou continueront dans l'ordre suivant :

Lundi 1i décembre : MM. Brault et Giiucher. — iMardi 15 décembre : MM. Dreyfus et Ballet. —Mercredi Ib décembre ; MM. Grenier el Barth. — Jeudi 17 décembre : MM. Juliel-Kénoy et Letulle.

— Vendredi 18 décembre : MM. Sarda el Bourcy. — Samedi 19 décembre : MM. Simon et Lemoine. — Lundi SI décembi-e : MM. Netter et Dubreuilh. — Hardi 22 décembre : MM. Boinet et Déjerine. — Mercredi 23 décembre : MM. I^ober el WeilL— Jeudi 34 décembre : HH. Brissaïul et Brousse. — Samedi 36 décembre : MM. Parisot et Chauffard. — Lundi 28 décembre : MM. Colin et Balzer. — Mardi 29 décembre : HH. Houssous et jChauffard. — Mercredi 30 décembre : MM. de Beurmann et Lannois.

Faculté de médecine de Paris. — Par décret du 11 décembre dernier, M. le docteur Mathias-Duval, présenté en première ligne el à l'unanimité par la Faculté et le Conseil académique, a été nommé professeur d'histologie à la Faculté de médecine de Paris. Nous félicitons bien cordialement notre savant ami.

CoNCODRS. — Le concours des prix de l'inlernal en médecine des hôpitaux et hospices civils de Paris s'est terminé lundi dernier, "7 décembre 1885. Les récompenses suivantes sont décernées :

Première division. (Internes de troisième et de quatrième année.) — Prix, médaille d'or : M. Gilbert ^Auguslin-Nicolas), interne de quatrième année à l'hépital Saint-Louis. Le lauréat

reçoit, en outre, de l'Académie de médecine, le prix fonde par H. Oulmont, soit une somme de lOOO francs. Ce prix est décerne cette année pour la première fois.

Accessir, médaille d'argent : M. Marfan (Bernard-Antoine-Jewii. interne de troisième année à l'hôpital Saiul-Louis. — Premiw mention honorable : M. Queyrat (Vmcent-Julea-Louis), lotenie de quatrième année à rhôpilal Tenon. — Deuxième mention hono; rabte : .M. Phocas (Géresime), înteme de qnatnéme année a l'Hôtel-Dieu.

Deuxième division. (Internes de première el de deaxiçw année.)— Prix, médaille d'argent : M. Leiars. interne de deuxieu»année & l'hôpital Saint-Antoine. — Accessit (livres) : M. Dumonlm, interne de denxiéme année ft l'hôpital rie la Pitié. — Premier.mention honorable : H. Villemin, interne de deuxième année a l'hôpital Saint-Antoine.— Deuxième mention honorable : H. Blocq. interne de deuxième année à l'hôpital de la Pitié.

École de médecine de Roden. — Un concours s'ouTrira, le 17 juin 1886, devant l'Ecole supérieure de pharmacie de Paris, pour un emploi de suppléant des chaires de physique et de chimie a celle Ecole. Le registre d'inscription sera dos nn mois avant l'ouverture dudit concours.

Monument de Daviil. — Le 2S novembre, à la So^té librt d'agriculture, sciences, belles-lettres et arts de VEure (section de Bernay). M- le docteur Gauran a lu une intéressante notice sur Daviel, l'inventeur de l'opération de la cataracte par extraction. i.A Société a décidé qu'un monument serait élevé à Jacques Daviel, dans sa ville natale (La Barre), avec le concours de la nauniripalilé.

NécftOLOGiE. — Nous avons le regret d'annoncer la mort dr M. le docteur Paul Olive, de No^ent-sur-Seine (Aube), Agé dt vingt-neuf ans, membre de la Société médico-pratique, de M. k docteur Daga, médecin-iuspecteur, membre du Comité de santr* des armées et de H. le docteur Wintrebert, professear k la Faculté libre de médecine de Lille.

Faculté de hédeone de Lille. — H. Lhomme est maintenn dans les fonctions de préparateur de chimie oi^niqne.

Faculté de védecinb de Lyon. — M. Jaboulay (Haihieu) est inslitué chef des travaux anatomiques, en remplacement de M. Cbarpy, dont la délégation est expirée.

Société médicale des hôpitaux (séance du vendredi 18 décembre). — Ordre dn jour : M. Hayem ; Note sur les diverse espèces de concrétions sanguines. — M. Dumontpallier : LiquiHf ascilique de couleur laiteuse. — Rétrécissement de l'artère pulmonaire avec communication interventriculaire, sans perforation du trou de Botal, avec tuberculose pulmonaire mortelle. — Présentation de pièces analomiques. — H. Féréol : Paralysie hjsiérique. — M. Legroux : Hystérie chei l'homme. — M. JoOrpy : i Pied-bot tahétique. — Présentation de pièces. — M. Gouguenhcim; Du traitement intra-parenchymaleux de la tuberculose puloionaire.

Mortalité a Paris (50* semaine, du 6 au 12 décembre 1885).

— Fièvre typhoïde, 23. — Variole, 6. — Rougeole, 2i. — Scarlatine, 7. — Coqueluche, 3. — Dipbtbérie, croup, 35. — Choléra, 0. — Dysentérie, 0. — Ei^pèle, 6. — Infections puerpérales, 2. — Autres affections épidemiqiies, 0. — Méningite, 3S-

— Phtbisie pulmonaire, 158. — Autres tuberculoses, S8. ~ Anlret affections générales, 49. — Malformations et débilité des âge extrêmes, 54. — Bronchite aiguè, 22. — Pneumonie, 50. — Athrepsie (gastro-entérite) des enfants nourris au biberon ei autrement, 29; au sein et mixte, 20; inconnu, 7. — Autres maladies de l'appareil cérébro-spinal, 103; de l'appareil circulatoire, 71 ; de l'appareil respiratoire, 71 ; de l'appareil digestif, 45; de l'appareil géoito-urinaire, 23; de la peau et du tissu lamineux, 9; des os, articulations et muscles, 6. — Moru violentes, 26. — Ganses non classées, 7. — Total : 920.

G. Massok. Propriétaire-Gérant.

4851.— BOuaLOTon. — InpiimeriM réanifi^ A, nwMtpHM, 1, Pana,

18 Décembre 4885 &A2BTTK HBBDOHADAIRB DE HÉIKEGINB ET DE CHIRURGIE

COMMUNICATIONS RHARMACEUTIQUES ET BIBLiOfiRAPHIQUES

THÉRAPEUTIQUE

De VmaÊfM iMtot* 4» fer.

L'effîcacité de remploi du fer dans l'anémie, la chlorose, la chloro-anémie n'est pas contestable; la seule chose qui puisse encore être discutée, c'est le mode d'emploi. Il est évident que ce que l'on doit rechercher avant tout, c'est de rendre le fer facilement assimilable, et, pour atteindre ce résultai, il faut qu'il soit soluble.

Le nombre des préparations ferrugineuses est très grand, mais il n'y en a que fort peu qui soient solubles, et encore parmi celles qui ont cette qualité, 8*en rencontre-t-il beaucoup qui doivent être écartées en raison de leur altérabilité, de leur saveur désagréable, de la difficulté que le malade éprouve à les digérer, parfois même des accidents qu'elles occasionnent.

II ne faut pas perdre de vue qu'un des symptômes de l'anémie, c'est la faiUesstt de l'estomae et le d^oftt des aliments ; il importe donc beaucoup de n'offHr au malade rien qui lui répugne, aucun médicament qui exige de son estomac des efforts dont il est incapable.

Il est aujourd'hui parfaitement reconnu que c'est sons la forme de tactale que le fer est le plus facilement assimilable. £n effet, l'acide lactique est abondamment répandu dans l'économie, il se retrouve dans les muscles et dans toutes les sécrétions, sueurs, sang, urine ; ce n'est donc pas introduire dans le corps un élément étranger que de lui fournir l'acide lactique sous la fonne île laelrte 4» fer, et il est présumable que c'est seulement quand il a revêtu cette fonne que le fer commence à agir d'une manière efScace.

C'est en partant de cette idée que MH. Gélis et Conté ont cherché une préparation qui introdoisll directement le lactate de fer dans Téconomie. Dès lors, en effet, le rôle de l'estomac devait se réduire à un simple travail d'absorption , et l'action des médicaments n'était plus subordonnée & l'acidité plus ou moins grande du soc gastrique. Ils ont donc créé les Dragées et Pastilles de lactate de fer qui portent leur nom, et très rapidement ce médicament a pris une place importante dins la thérapeutique.

L'ÂeAtUaiie ttUeBlM,-saMa d« feiâmen de ces préparâtions par l'envoi qui leur en a éfé'fîdl par 'StIF, 6^ ^ €onté, a nommé une commission pour les étudier* M. Booil- I

laud, le rapporteur, s'est livré, ainsi que H. Fouquier, le président de la Commission, à des expériences nombreuses ; il a constaté que le médicament était parfaitement supporté pai' tous les sujets, et qu'il n'était aucun des malades auxquels il l'avait administré qui ne s'en fût bien trouvé ^ n'eût ressenti une amélioration notable. U terminait son rapport par les lignes suivantes :

c La Commission sait avec quelle réserve il convient de se » prononcer toutes les fois qu'il s'agît de préparations médi- 1 camenteuses nouvelles ; mais elle n'ignore pas non pins

> que cette réserve a des bornes, et qu'elle ne doit pas aller

> jusqu'à refuser de rendre aux auteurs de cm préparations

> la justice qui leur est due.

> D'après les faits dont nous venons d'avoir l'honneur de » vous exposer un résumé succinct, nous croyons, Messieurs,

> qu'il serait difficile de ne pas porter un jugement favo- » rable sur la nouvelle préparation ferrugineuse proposée par a HH. Uélis et Conté, et de ne pas reconnaître que les

> recherches cliniques permettent dès à présent de placer au

> rang des plus utiles préparations ferrugineuses le sel non- » veau dont ils viennent, d'après un heureux et ingénieux

> rapprochement, d'enrichir la matière médicale. >

Ce jugement, vieux ai^ourd'hui de quarante-quatre ans, a été ratifié par le corps médical : HM. Andral, Bouîlland, Fouqnier, Bally, Nonat, Beau, etc., ont constamment employé les Dragées de Gélis et Conté dans leurs serrioes, et aucun médicament nouveau n'est venu détrûner cette excellente préparation. Son emploi se signale immédiatement par le réveil de l'appétit, et c'est au bout de très peu de jours que les anémiques ressentent les changements qui leor rendent le conrage et bientèt les forces.

Les Dragées de Gélis et Conté sont employées avec succès dans tous les cas où les ferrugineux sont indiqués, notamment l'anémie, la chlorose, la chlora«némie, l'aménorrhée, a disméttorrhée, la leucorrhée chronique ; pour les enfants de comptexion délicate et les convalescents de longues mala-

Chaque dragée contient 5 centigrammes de Uctate de fer; a dose habituelle varie de six à douze par jour.

GAZETTE HEBDOMADAIRE DE NÉDBGINE ET DE CHIRURGIE 18 Décehbbe 1885

THÉRAPEUTIQUE

La consommation des eaax minérales naturelles a pris une telle extension pendant ces dernières années, surtout depuis que les travaux de Pasteur ont démontré que les maladies épldémiques avaient les liquides pour véhicule de transmission, qu'on s'est demandé par quel prodige les compagnies arrivaient à pourvoir le marché de la quantité devenue indispensable aux besoins de la popalation. Le public, rendu assez méfiant depuis l'installation du laboratoire municipal, allait même Jusqu'à soupçonner certains marchands de falsifier les eaax minérales ou plutôt de vendre comme eaux naturelles des eaux fabriquées artificiellement.

Cette idée nous a paru prendre assez de consistance pour mériter une sérieuse réfutation. Les soupçons se portaient naturellement sur les eaux de table digestives, à faible minéralisation, dont Saint-Galmier Badoit est le type le plus apprécié et le plus répandu. La limpidité de ces eaux, leur admirable minéralisation et surtout leur immense consommation (plus de 12 millions de bouteilles en 1884) avaient excité, à la fois la jalousie des sources rivales et la surprise du public, qui se demandait naïvement si une source pouvait réellement avoir un débit de 12 millions de bouteilles. Il suffit de quelques minutes de rëfiexion pour se rendre compte qu'il n'est pas rare de rencontrer sur notre sol des sources pouvant produire un débit encore plus considérable. Tels sont, par exemple, les établissements thermaux d'Aix ou de Vichy qui distribuent chaque année plus de 200000 bains. D'après les rapports officiels des ingénieurs des mines, la source Saint-Galmier Badoit peut fournir chaque année plus de trente miltiotu de bouteilles et la progression régulière et non interrompue des demandes permet d'entrevoir que le chiffre de vente égalera, dans un avenir pen éloigné, le débit de la source.

Quiconque a visité l'établissement de Stdnt-Galmier a pu se rendre compte de l'impossibilité absolue d'une falsification ou plutôt d'une fabrication qui ne pourrait être faite clandestinement et serait du reste dix fois plus dispendieuse qu*un simple remplissage de bouteilles.

La source Badoit est arrivée aiyourd'hui, par des prodiges d'économie, à fournir an commerce une eau de table naturelle pufaite, répondant admirablement aux besoins

de l'hygiène et de la santé publique, à un prix ftussî minime que les siphons et autres eaux gazeuses artificieUei qui ne supportent du reste que très difficilement la concnrrence.

Les statistiques commerciales démontrent en effet qœ» depuis les remarquables travaux présentés à Ilnstitat par

Boutmy sur l'insalubrité des siphons, la consommation des eaux minérales artificielles a considérablement diminué an profit des eaux minérales naturelles. Il ; a li un progrés dont il faut se féliciter, et qui est dû en grande partie ans efforts de la Compagnie Badoit, qui est arrivée à livrer à la consommation une eau d'une pureté absolue et à un prii accessible à tous. A ce titre, elle mérite tous les éloges do médecin et de l'h^iéniste.

Nous pensons avoir démontré à nos confrères que \\ bisification des eaux minérales de table est impossible m plutèt impraticable; outre la surveillance de l'inspecttos administrative et les pénalités sévères qu'encourraient les délinquants, les commerçants ne falsifient pas les eaux de table naturelles parce qu'ils n'ont pas intérêt à le faire et qu'il est évidemment plus dispendieux de fabriquer une eao que de la recueillir simplement à un grifibn inépuisable dans des conditions ausn parfaites que celles que présente la Compagnie Badoit.

{immal de médecine de Parit.)

Rédacteur en chef : D' Lutaod.

TRENTE-DEDxiiifK ahrAr N* 52 > 35 DÉoftmRB 1885

PARAISSANT TOUS LES VENDREDIS

COMITÉ DE RÉDACTION

Président : H. le docteur A. DECHAHBRC

Hbmbms : HM. les docteurs iLACHEZ, SEa^SES DIEUUFOT, DSETFUS-MISU, FHKQOIt^FniCK. ALBERT NCIWQUE

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