CO
Ai
On voit que les chiffres que nous avons trouvés sont très variables et par conséquent d'une interprétation difficile. En prenant comme moyenne des gaz pour le sang normal étudié dans ces conditions 0 — 20 — 00*= 40, et en ne tenant compte que des chiffres rapportés à un échantillon de sang qui aurait cinq millions de globules, nous pouvons cependant tirer de ces résultats variables quelques considérations générales.
On remar(]ue tout d'abord que la masse totide des gaz est presque toujours sensiblement plus faible qu'à l'état normal.
Cette diminution dans le volume des gaz est due dans la plupart des cas & la fois k une diminution de l'O et à un abaissement dans la proportion de l'acide carbonique. Dans certains cas elle est à peine marquée, le plus souvent elle est considérable.
La transfusion parait avoir été sans influence notable sur ces résultats; mais il faut tenir compte des conditions dans lesquelles le sang a été recueilli. Pendant la vie le sang a été pris à l'occasion d'une seconde transfusion, chez des individus qui étaient retombés dans le collapsus ; sur le cadavre le sang provenait totgours d'individus morts, malgré la transfusion, dans le collapsus alf^ide. En entrant dans les détails, on remarçiue que la quantité d'O rapportée à un type de sang d'une richesse invariable est tantôt normale ou à peu près (SO-* 17 — 16), tantôt au contraire sensiblement oiminuée (14,5 — 9,9) ou même remarquablement faible (6,8 — 6,5 — 6,4). Ces différences observées dans des cas en apparence semblables sont jusqu'à présent inexplicables. Elles ne correspondent, on l'a vu, à aucune modification spectroscopique appréciable de l'hémoglobine.
On peut faire les mêmes remarques à propos du CO'. Dans un cas la proportion de ce gaz est plutôt forte que faible
tic sérieux honoraires. Autant l'administration est indulgente pour ces personnages, autant elle est sévère pour les médecins réguliers. Les journaux professionnels espagnols se plaignent amèrement de cet état de choses; non seulement la loi ne les protège pas, mais encore les administration leur imposent souvent des services onéreux sans rétributions. La pétition suivante adressée par les médecins de *;éville à la députation provinciale, le 30 novembre dernier, ;)eut donner une idée de cet état de choses.
a Les soussignés médecins ou chirui^iens de cette ville ont l'honneur de vous exposer respectueusement que le Corps les médecins de la Bienfaisance provinciale a demandé i votre Corporation que les faibles honoraires qu'ils touchent •omme médecins de l'hôpital soient augmentés et que la >harse créée au trésor provincial par cette augmentation loit compensée par l'encaissement des honoraires que la ''ornoration paï® chaque année aux médecins particuliers >our l'exanieii des remplaçants militaires; les médecins en
question s'engageront à assurer ce service sans autre rétribution que l'augmentation de traitement réclamée par eux. » Les soussignés croient pouvoirattirerratteniion du Corps
firovincial sur certains {loints et lui faire des observations qui eur paraissent nécessaires et en harmonie avec la loi.
> Us n'ont nullement l'intention de critiquer la demande d'augmentation de traitement, demande juste el légitime. Ils considèrent au contraire aue le Corps des médecins de la Bienfaisance est très mal rétribué, étant donnés les services qu'il rend. Ce qu'ils veulent, c'est que sous prétexte de 1 augmentation susdite, on ne viole pas la loi en vigueur sur h remplacement, qu'on ne lèse point les intérêts légitimes de la classe médicale de Séville en éludant à an moment donné le but éminemment moralisateur visé par la loi précitée.
> Il est évident que la mesure réclamée par les médecins de la Bienfaisance léserait les intérêts et les droits de leurs confrères, en attribuant comme |^9i^ii4f^b^'Rê^^)0^4C
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(53,3); dans la plupart des autres, au contraire, la proportion d'acide carbonique est sensiblement amoindrie. Ce dernier Tait est d'ailleurs en rapport avec la diminution des carbonates alcalins dans le sang. l):ins un cas le cliilTre de l'acide carbonique s'est abaissé d'une manière vraiment remanjuable (6,8)-
Si maintenant on compare entre elles tes proportions d'O et celles de CO*, on observe également de grandes irrégularités. Dans un des cas où le cbifTre de l'O est à peu près normal (17,3) la proportion d'acide carbonique est en même temps très élevée (53,3) et cependant dans un autre où le chiffre de l'O est encore plus élevi^ (!20,04), l'acide carbonique descend au minimum de 6,8. Cela n'a pas lieu cependant d'étonner, car, tandis que la proportion d'O dépend de l'état de l'hémoglobine, celle du CO*, au contraire, est surtout en rapport avec la composition du sérum.
Quant aux résultats contradictoires consignés dans le dernier tableau et obtenus dans deux cas qui paraissaient cliniquement semblables, il m'est impossible de les interpréter.
Quoi qu'il en soit, ces analyses démontrent nettement l'existence de profondes modifications du sang,.Ellç^,iiMf?ie^t. été certainement 'd'une compréhension plus facile sHt avait été possible de faire l'analyse chimique comjilète des échantillons de sang à l'aide desquels elles ont été pratiquées.
VII. Analyse du sëhuh. — La petite quantité de sang que j*ai recueillie au début de quelques transfusions n'a pas donné une proportion de sérum assez grande pour permettre de faire l'analyse chimique du sérum sanguin. Mais dans un cas qui a nécessité l'intervention d'une seconde transfusion la quaAlité de sang que j'ai obtenue par la veine immédiatemenl avant l'opération a permis de faire une analyse.
Dans un second cas j ai recueilli dans un verre à expérience une centaine de grammes de sang immédiatement après la transfusion, et le sérum dilué qui a surnagé a servi à une seconde analyse chimique.
Voici les résultats consignés par M. Winter.
Première analyse. — Sang recueilli avant une seconde transfusion; sérum relativement abondant à réaction légèrement acide ; urée en proportion assez forte ; présence dès sels biliaires douteuse.
Tableau de l'analyse pour 1000 de sérum.
Eau 913,7
Principes Bxes 86,3
Albumine 70,7
Matières solubles dans l'éiher 6,3
Sels inorganiques 7,7
Pertes et malièros indéterminées 1,6
Les sels coniprcnnonl :
Sols solubles ■ iî.îl
Dont sonde 3,8
— potasse 0,9
— chlore 3,8
Sols insolubles 0,8
La recherche du fer donne un résultat a^alîf. La proportion d'acide carbonique est très faible.
Deuxième analyse. — Sang recaeilli immédiatement après la transfusion ; le sérum qui surnage la couche globulairç très imparfaitement coagulée est séparéau bout de vingtquatre heures ; il est neutre ; il présente nettement la réaction des sels biliaires et d'une substance l'éduisant la liqueur deFehIing (glucose); la recherche de l'urée n'adécelé quedcs ([uantités insignifiantes de ce corps.
Tableau pour 1000 de itérum.
Eau 915,3
Principes lixijs -. 8i,7
AJbuminp.....,.,.,..^..,. ..0*^ ,
, Matières grasses extraiies par l'éthdr. H^^Z
Sels inorganiques M,1dO
Mïitièrcs indéterminées et pertes.... 3,51
L'analyse des sels donne :
Sels solubles dans eau 7,37
Dont potasse. .' 1,30
— soude 5,i0
— ehloro 1,80
Sels insolubles 0,904
Ces derniers sont principalement formés de chaux, d'acide phosphorique et de fer. Ce dernier métal a pu être constaté d'une manière bien nette.
L'acide carbonique recherché dans les solutions primitives des cendres n'a pu être dosé. Ces cendres n'eu renfermaient que des quantités très minimes.
Les résultats les plus remarquables concernent la présence des sels biliaires, la faible proportion d'acide carbonique et l'excès de soude non combinée dans les cendres.
La recherche des sels biliaires a été faite dans le but de contrôler les assertions qui venaient d'être émises par M. G. Pouchet (Comptes rendus de l'Académie des sciences). On a pu encore constater très nettement la présence des sols biliaires dans un autre échantillon de sang qui a été recueilli sur un individu mort de choléra à forme traînante.
VIII. Analyse de la bilk. — Présence d'cnk ptomaunk DANS LA BILE. — La bile prise peu d'heures après la mori,
par un temps froid, sur le cadavre d'un individu mort pen-
petit nombre d'individus un service public qui ne se rattache nullement à la Bienfaisance et auquel doivent concourir tous ceux qui supportent une partie des chaires de l'Etat.
» A ces considérations d'importance capitale s'ajoutent principalemeiit celle, que le service hospitalier pourra être rendu très difficile, parce que les heures fixées par la loi
Sour Texamen des remplaçants sont précisément les heures e visite.
» Enfin ladite loi fixe les honoraires attribués à chaque praticien pour l'examen, elle veut qu'il soit fait par le plus grand nombre de médecins possible ; que tous ceux qui réunissent les conditions légales alternent dans ce service ; le règlement proposé est en contradiction formelle avec la toi, il blesse les intérêts d'un grand nombre de personnes. »
Nous ne savons si la mesure contre laquelle protestent les auteurs de la pétition a été mise en vigueur.
~ Nous lisons à la dernière heure le compte rendu de la séance de la Chambre des députés de Berliu, du 33 février, dans laquelle la création d'une chaire de dermatologie tlu l'Université, en faveur de M. Schwenninger et au profit de la santé particulière de M. de Bismarck, a été vivement attaquée. Nous avons raconté en temps et lieu rhistoire de ce fameux dermatologue.