‹ Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgieChapitre 5 sur 228 · AVIS · texte numérisé non relu

AVIS

MH. les Abonnés de la France à la fiasette hehdomMdnlre qui n'auraient pas renouvelé leur abonnement avant le 10 janvier prochain, sont prévenus qu'à moins d'ordre contraire, une quittance leur sera présentée k partir du iO février, augmentée de 1 franc pour frais de recouvre ment.

Un mandat collectif, sans frais de présentation quand la somme atteindra 50 francs, sera présenté à la même date à ceux de nos clients qui reçoivent en même temps plusieurs des recueils édités par la maison.

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Moyennant un supplément de 5 francs aux Comptes rendus

HEBDOHiDAIHES DES SËAIVCtS DE LK SOCIËTË DE BIOLOGIE,

paraissant tous les vendredis.

G. Masson. Propp4taire~Gérant.

me Uifoon, ^^afiir

TREMrs-toKUxiilNE AMMËË N* 2 t) JanVibr 1885

PARAISSANT TOUS LES VENDREDIS

COMITE DE RÉDACTION

Président : H. le docteur A. DEGHAMBRE

Nbnbrbs : HH. len docteurs BLACHEZ, BEOMES DIEULAFOT. ORETFUS-BBIUC. FRANC01S.FBMICX, ALBERT HtROCQUE

L LEREBOULLET, PAUL RECLUS

Admaer toui w qui eoneerne U nMietton au tiége du Comité, chef H. Dscumbu, 91, me de mU (avant le mardi de pritiieasK).

Voir pace • «e I* CMTer«u« l'iMUeaMem «ea ACVm VB U VAiSVMéTÀ M HÉBBCHIB M VAKMI

(Thèses, emneDS, cours, .etc.] •« «Ivmw teewtMie tmtmnammmt le pwfcMe léMert,

SOMMAIRE. ~ Paiub. Académie de médecino. — Phyilologie de h ntAn. - GonlritaUoM pbarBMiUqoM. — TRAVAUX ORIHIIAUX. PallHil*sifl intorM :

De» névrite! cons^Uvei uax injectiou liypodenuiquei d'étber. — SociirÉa 3AVAHTIS. Aculâmie des ■clenn*. — Académiade médecine. — Société de chirurgie. — Société do biologie. — Revue Ma journaux. — Bibliochaprib. Tnilé cwn|>let d'ophitielinologie. — lodos bibliographique. — VARiéras. La question dei étudiants étrangcra. — Concours. — Conseil d'hyRiiine. — Fbuiu.e- TOU. Letirei médicales.

Puis, 8 jauvier 1885.

AGAD£|IIE de MfoEGlME. ~ PHYSIOLOGIE DE LA VESSIE. CONTRIBUTIONS PHARMACEUTIQUES.

Aeadteato d« niédeelM.

La nécessité oà la féle du premier de l'an nous a mis de terminer mercredi matin le dernier numéro de la Gaiette

ne nous a permis de publier qu'une partie du compte reudu de la séance de l'Académie de médecine. On en trouvera la fin dans ce numéro.

La dernière séance a été ouverte par une allocution sensée, parfois humoristique du président sortant, M. Alphonse Guérin, qui, après des considérations sur les

FEUILLETON

JLeStTM aaMIaslM.

Lee oliBMX mèoaniqneB et IL Many. — Lu wianHwKtion cIm> vrenl. — X« banquet de la oenUcanoe m goleatl» ■. — Itea ambulanoaa orbainee.

Comme tout est vieux, cher confrère, excepté vous, peutêtre! Comme nos coutumes se répètent! Comme nos inventions sont réchauffées! On croit toujours être à hier, et l'on est (quelquefois à demain quand on remonte les siècles. Je faisais eelte réflexion profonde le premier jour de l'an en voyant des poupées aux étalages, des gens affairés chaînés de paquets à-favéurs roses, et la foule des mendiants aux

Jiortes des éetises. Et je me disais que, si les fêtes de la unille et de la cité se periiétiient, elles deviennent de plus en plus'banales. Dans rahUquité, le jour natal des cités, ou » StalB, T. xxu.

devoirs présidentiels, a signalé et caractérisé en peu de mots les principales discussions qui ont eu lieu en 1884. Sur la proposition du nouveau président, M. Bergeron, on a voté des remerciements à H. A. Guérin. On verra au compte rendu que le reste de la séance a été rempli parune très intéressante communication de M. Marc Sée et un rapport applaudi de M. Ernest Besnier.

nqraUlvsIc de 1» «eaiide*

(Fin. —Vojex les jfi' ht (1884)et 1.)

Le mécanisme de la contractiiité de la vessie a été surtout étudié au point de vue de l'action des fibres musculaires sur le mode de fermeture du col. Ainsi que déjà nous l'avons fait remarquer, ces recherches ont eu pour but d'étayer et de défendre une doctrine pathologique. Mercier, dont les travaux ont contribué pour une part importante aux progrès accomplis dans Tétude et le traitement des maladies des voies urinaires, a voulu chercher dans l'anatomie et la physiologie de la vessie des témoignages dédsifs capables de faire comprendre le rAle et admettre la réalité de la valvule mnsculaire à laquelle il a attaché son nom. Mais de ce côté aussi, ce

l'on rappelait les rites de leur fondation; le jour natal des citoyens, où se resserrait le lien des fomilles ; les calendes des vendanges et des autres travaux de ragricullure, étaient des fêtes sacrées où le travail manuel était interdit. Aujourd'hui ce sont, pour les neuf dixièmes de la population, des usages. Les strenœ du premier jour de l'an, qui participaient du caractère religieux de la fête, qui étaient obligatoires, auxquelles on donnait souvent la forme symbolique, sont devenues nos itrenhes, c'est-à-dire un échange de petits cadaux qui n'entretiennent pas l'amitié. Hais, cher confrère et précieux abonné, les sentiments de la Gazette à votre égard échappent à la vulgarité courante. Mes lettres étant généralement datées du second vendredi du mois, et ce jour-là ne pouvant Jamais être le premier de la première semaine, je suis obligé de vous envoyer mes souhaits un peu tardivement. Ils n'en sont que plus empressé Molière, en voulant se moquer de nous, nous a mis dans la bouchela> plus sensée, la plus pratique de toutes les formules : S(tjfts~

GAZËtTE HËblWMADAitlË BS HÉDfiClMË Ët 1)Ë dtttRUftGlfi

» JanWbh t885

cliirui-gien n'a pu donner de descriptions capables d'entraîner la conviclien.

Au point de vue de la pathologie et de la clinique, le rôle de la valvule musculaire dans la rétention d'urine ne peut être accepté qu'avec la plus grande réserve. Quelques rares rencontres anatorao-pathologiques démontrent cependant la réalité du repli musculaire de Mercier. Hais cette constatation anatomo-pathologique n'a que bien rarement reçu la consécration de la clinique.

Nous aurons l'occasion de montrer que, de l'aveu de Mercier lui-même, le diagnostic par l'exploration vésicale est à peu près impossible. Les symptAmes ne l'èclairent pas d'une façon plus précise, car ceux que l'auteur a indiqués peuvent être interprétés d'une façon très différente de celle qvt'iï a acceptée. Les résultats des opérations destinées à faire disparaître la valvule sont tels, que, nous appuyant sur une pratique déjà longue, nous ne saurions conclure autrement que ceux que l'expérience a éclairés et qui ne les ont pas acceptés. Après avoir consciencieusement cherché les indications de cette opération, nous ne nous sommes jamais trouvé autorisé à la faire. Nous ne l'avons donc jamais pratiquée et neus ne saurions vous conseiller de la tenter.

Les idées de Mercier ont été aussi justement contestées sur le terrain physiologique. Rien ne prouve que la lèvre postérieure du col soit soulevée, attirée en avant, qu'elle passe par-dessus la lèvre antérieure du col. Il n'est pas mieux établi que ce ne soit pas à la lèvre postérieure du col, mais à sa lèvre antérieure, que serait, en partie, dévolu ce rôle obturateur, ainsi que Gaudmont l'a admis d'après Ho* rion. Ce mode de fermeture valvulaire a été généralement contesté, car tout démontre, ainsi que nous l'avons dit, que c'est simplement à la tension tonique des fibres circutairesdu sphinctervésical qu'est due cette fermeture. Lorsque la contractilité des faisceaux musculaires de la vessie se met activement en jeu sous l'influence de la distension, c'est pour ouvrir et non pour fermer Torifice uréthrovésical.

Nous laisserons de côté ces questions qui, eu réalité, sont surtout théoriques, pour dire ce que l'observation directe a pu nous apprendre sur la contraction de la vessie» Ce que nous avons à indiquer est certainement incomplet, mais a été vu ou du moins senti, sur le vivant, sur la vessie en action. C'est depuis que la lithotritie à séances prolongées, sous l'influence de Tanesthésie, est entrée dans notre pratique journalière, que nous avons pu recueillir et bien des fois contrôler les faits que nous désirons faire connaître.

Aonor et argentutUf atque bonum appetitum. La santé du corps et de l'âme, U considération, la fortune, et ce bon appétit qui dispose h la satisfaction intérieure comme aux honnes actions, autant de dons excellents que ni les Grecs ni les Romains ne craignaient de demander à leurs dieux. Je vous les souhaite du fond du cœur.

— Parmi tous ces jouets qui viennent de faire le boulieur des enfants el la tranquillité des parents, Vbus aurez remarqué les petits chefs-d'œuvre de mécanique animale, les bébés agitant de petits bras avec joie, disant papa et maman, crispant tous leurs membres sous la violence de la colique, poussant des gémissements lamentables. El qui n'a vu, enfant, danser avec gr&ce, exécuter d'audacieux entrechats, jouer la comédie, tes gentils automates de Séraphin? Qui ne connaît Vaucanson, et son aspic sifflant, dont le bondissement sur le sein de GléopUre était l'épisode la plus émouvante de la tragédie de Ifarmontel; et 8on;ott«ur de fiAte,

Il est tout d'abord un ensemble de résultats fort importants au point de vue de la pratique. Nous eu réservons Texposé pour les manœuvres intravésicales. Ce mode particulier de contraction doit être, en effet, bien connu des opérateurs, car il crée des difficultés toutes spéciales ; el cependant la connaissance précise de ces faits permet à tout chirurgien attentif de ne pas être trompé ou arrêté par elles.

Les contractions dont nous voulons parler sont en effet partielles. Aucune règle fixe ne préside à leurs manifestations et un siège précis ne peut leur être assigné. On les rëncontre aussi bien au sommet de la vessie que dans son fond ou au voisinage du col. Cependant c'est au voisinage et surtout au-dessous et sur les côtés du col, c'est aussi au fond même de la vessie que Ton voit se produire ces contractions qui modifient le terrain opératoire, cachent complètement des fragments ou des calculs tout entiers, et obligent à modifier les manœuvres ou, quelquefois même, à les suspendre. C'est surtout dans les grandes vessies habituellement distendues et chroniquement enflammées, que l'on sera exposé à ces contractions partielles; c'etf encore lorsqu'on aura mal à propos excité la contractilité de la couche musculaire par une distension exagérée, qu'on les verra se produire et se multiplier.

Lorsque Ton opérera dans des conditions régulières dans une vessie relativement saine et que l'on aura ea soin de ne pas distendre, tout en lui faisant accepter la quantité de liquide nécessaire pour favoriser les manœuvres, on sentira aussi la contraction de la vessie. Nous avons dû déjà vous le dire et nous devons le répéter, l'anesthèsie ne fait pas disparaître le pouvoir contractile de la vessie. Il en empèchv seulement les manifestations en éteignant la sensibilité. Hais il est tout naturel qu'au cours d'une opération qui se prolonge, des contractions momentanées se produisent. Et tout d'abord, disons incidemment que jamais nous n'avons éprouvé la sensation d'une constrictton s'exer^ant sur l'instrument au niveau du col. Voici de quelle manière et dans quel ordre on sentira se succéder les contractions.

C'est au fond de la vessie qu'elles commencent; la paroi postérieure s'avance et habituellement cet avancement se produit sur sa partie médiane. Il n'est tout d'abord que partiel, si bien que vous avez la sensation d'un promontoire, à droite el à gauche duquel votre instrument peut pénétrer dans une sorte de cavité, formée par l'angle rentrant compris entre les parois latérales et la saillie médiane. Lorsque nous

dont les doigts de peau venaient à point fermer ou rendre libres les trous de l'instrument, pendant que des lèvres mobiles conduisaient dans la perce (tuyau) l'air que lui apportaient des soufflets contenus dans le piédestal : et son jotteur de tambourin, et son dne'Canut, qui tissait la soie; et son canard surtout, qui mangeait, digérait paisiblement, et était exempt de constipation? Combien d'entre nous encore ont pu admirer, dans la cathédrale de Strasbourg, l'horloge »i admirablement restaurée par Schwilgué, avec son coq sonnant de l'aile en chantant, ou la marche majestneuse et les pieuses inclinaisons des douze apôtres, les quatre âges de la vie frappant les quarts d'heure, la mort sonnant les heures

f tendant qu'un génie retourne un sablier? La liste serait ongue des chefs-d'œuvre de mécanique automatique. Hais Je suis assuré, cher confrère, que vous n'avez jamais vu, et je lierais presque que vous ne connaisse pas aie réputation, celui que je vous réserve pour la fin. G'c«l ^jsokmfkmlante d'Archytas. Il y a plus dW'Âi«E^iks'a^S?\^

'J Janvier 1885 GAZETTE UEBOOMADÂlRË DE

avons observé ce phénomène pour la première fois, nous uvons cru à une défonnalien spéciale de la msie. Après l'avoir rencontrée de nouveau, nous en étions arriré à donner un nom à ce que nous considérions comme un état pathologique; c'est le nom de vessies à éperon. Il n'y a pas de vessies à éperon, ou dn moins la saillie qui nous avait amené à les qualifier de la sorte est bien temporaire ; ce n'est que le premier résultat de la contraction de la paroi postérieure.

Ce qui rend ces constatations physiologiques faites au cours d'ane opération partieoliérement intéressantes et démonstratives, c'est que l'on a, à plusieurs reprises, la production et la cessation du même phénomène. Là où tout ft l'heure existait une saillie q« gênait ta manœuvre, on retrouve, l'instant d'après, une surface r^lière ; là où, il n'y a qu*un instant, l'on pouvait passer librement, le chemin est tout à coup fermé. Il était possible de tourner de gauche à droite et de droite à gauche, à un certain moment on ne peut frfus prendre que l'une des directions ; on pouvait aisément renverser les mors de l'instrument ou profondément ploi^jer son talon, cela va devenir difficile on impossible, puis cela redeviendra aisé. Comme dans les expériences physiologiques de laboratoire, les constatations s'appuient d'une douMe série de preuves, en montrant tour à tour le résultat positif «t le résultat négatif.

Après la paroi poslérieuTOt lorsque la contraction se continue ou se renouvelle, c'est le plu inférieur de la vessie, c'est le bas-fond qui se soulève. En réalité, on constate moins souvent ce soulèvement que l'avancement de la paroi postérieure. Mais on observe assez fréqoemaent cette élévation du bas-fond de la vessie pour avoir le droit d'admettre qu'il est physiologique.

Ce n'est donc pas seulement le sommet de la vessie qui s'abaisse et les parois latérales qui se contractent en convergeant vers l'oriîice vésical pendant que la vessie se vide, sa paroi inférieure, bien que moins mobilisable, concourt aussi à donner l'impulsion qui dirige et lance hors de la vessie le liquide qui la distendait.

Au cours des séances, ce soulèvement du bas-fond se constate et par les mouvements du lilhotriCeur et par la saisie des fragmenis. Ainsi que nous venons de le dire, on constate que l'on ne peut plus enfoncer le talon de l'instrument ou retourner ses mors, ou l'on éprouve simplement une limitation dans les manœuvres que l'on avait jusque-là très facilement exécutées. Mais il arrivera aussi de tirer bénéfice

de ce changement de profondeur et de forme du basrfond. Nous avons pu souvent saisir, au moment de la contraction^ des calculs ou des fragments de calculs, que nous n'avions pu atteindre jusque-là. Us sont portés vers le Ulhotriteur. ■ L'observation clinique nous apprend donc -que le diamètre antéro-postérieur de la vessie est celui qui, sous l'influeaee de la contraction de la couche musculaire, commence à dimi- Huer et que le diamètre vertical subit bientèt un retrait<pro-. portionuel. Il est facile de comprendre que la eontinnatioii de l'action contractile rapprochera de plus en plus le corps de la vessie vers le col, la partie mobile vers la partie fixe.

Hais quelle est la part que prend à cette rétraction progressive du réservoir la diminution du diamètre transversal, et à quel degré s'abaisse le sommet de la vessie, pour contribuer à l'eiracemenl du diamètre vertical? La clinique ne ttons renseigne qu'imparfaitement. On sent peu rabaissement du sommet de la vessie pendant les manœuvres, et l'on ne perçoit que faiblement la diminution du diamètre transverse. Ën effet, dans la vessie la plus rétractée, la plus revenue sur elle-même, Tinstrament explorateur ou broyeur a toujours une très réelle liberté dans le sens du diamètre transverse. On peut l'incliner, le coucher à droite et à gaudie, alors qu'il est difficile de le pousser profondément et surtout de le retourner. Nous dirons même que dans certains cas difficiles où l'on reste engagé dans la traversée d'une région prostatique dont les dimensions sont exagérées par l'hypertrophie de la glande, c'est à la très grande difficulté ou à l'impossibilité de l'exécuUon des manœuvres latérales lesplus restreintes, que l'on reconnaîtra que l'on n'est pas dans la vessie» Loraqu'on entend dire : «J'ai fait l'exploration, mais je ne puis rien afl^rmer, parce que la .vessie m'a serré de toutes parts >, dites-vous bien que celui qui tient ce langage n'est pas entré dans la vessie et agisses de façon à ne pas commettre la même faute. Quel que soit l'état de fa vessie, l'instrument peut toujours se mouvoir, tout au moins dans le sens transversal.

' Ces enseignements que fournit la clinique sont confirmés par l'expérimentation. Il y a plusieurs années déjà, notre excellent ami et très distingué collègue le docteur Henriet, alors notre interne, fit sur notre demande des expériençes destinées à étudier la situation que prennent dans la vesne les corps étrangers que l'on y introduit. Nous pensions que certains d'entre eux, ceux qui sont allongés et appuient sur la paroi, devaient subir, sous l'influence de la contraction de la vessie, nne accommodation analogue à celle que le fœtus

Laerce en compte quatre (NaUs attiqueSyyill,4);mMS je spécifie le mien : Archytas de Tarente, Archytas de Hnesagore, Archytas le philosophe, Archytas le pythagoricien. Que H. Marey se pende ou non, il n'est pas le premier qui ait lancé dans les airs des oiseaux de fabrique. A quelle époque au juste vivait notre inventeur? Gontentez-vous de savoh* i|u'Aristote et Di<^ène Laerce le signalent comme ayant inventé un jouet dit wXaTa'/î), crep itaculwnt dont te bruit amusait les enfants et les fiiisait tenir tranquilles. Quant à la colombe volante, elle est mentionnée par Aulu-Gelie (Nuits altiques, X, lâ) d'après un texte de Favorinus. Je pourrais vous dire tout cela de confiance, d'après le professeur E. Egger. qui a écrit tout un mémoire sur mon Archytas ; mais j'ai pris fa peine de consulter les textes, et je mets sous vos yeux celui d'Aulu-Gelle, dans la traduction française de la collection Nisard. < Les plus illustres des auteurs precs, et entre autres le philosophe Favorinus, qui a recueilli avec tant de soin les vieux souvenirs, ont racmté du ton le plus

afQrmatif qu'une colombe de bois, faite par Archytas à l'aide de la mécanique, s'envolait; sans doute elle se soutenait au moTcn de l'équilibre, et l'air qu'elle renfermait secrètement la taisait mouvoir » {Nuits aUiques, X, M), Et Auln Gelle croit devoir, « sur un sujet ù loin de la vraisemblance, » citer le texte grec de Favorinus, dont je vous fais grftcc.

— De ce qui précède à la démarche de HH. les étudiants auprès de M. Chevreul la transition est toute trouvée. Nous avons aujourd'hui les centenaires, que j'approuve fort, mais qui ont l'inconvénient de ne pas revenir souvent. On aimerait à voir ces choses-là deux fois. Les anciens célébraient souvent le Natal de leurs hommes célèbres, parmi lesquels on ne compte pas de chimistes, c'est vrai; mais il y avait le Natal de Virgile. De plus, parmi les vivants, ils fêtaient quel-

guefois la naissance de certains amis de arande distinction, 'était donc une cérémonie classique que la/^te^ujenailk des étudiants à niluslre doyen ^iïii^â^l^afll^il^^^U-

m — N? a — GAZETTE HEBDOMADAIRE DË MÉDECINE ET DE CHIRURGIE 9 Janvier 1885

siibit lui-ràéme dans la cavité ulérine et qui détermine la présentation. Ces expériences fort bien conduites n'avaient pas encore été publiées, lorsque ' nous les avons fait connaître cet -hiverf au cours d'une leçon sur l'extraction des corps étrangers de la vessie chez l'homme {Annaleê des mtUad. desorg. génit^ urin., avril 1884).

Voici les impoi-tantes conclusions des recherches de M. Henriet; nous passons sous silence les détails de ses expériences.

1* Le diamètre transversal de la vessie est le plus constant, c'est le seul qui persiste, alors que la vessie est complètement vide, el qui permette dans cet état le séjour des corps étrangers, pourvu qu'ils ne dépassent pas une certaine longueur.

V A mesure que l'on distend la vessie, elle commence par former ses antres cUamètreset devient sphérique. Puis son diamètre transversal arrive le premier à son maximum, qu'il atteint à 10 centimètres au plus.

3° Le maximum du diamètre transversal est â peu près à égale distance du sommet de la vessie, quel que soit son dé veloppement, et de la région cervicale, peut-être un peu plus rapproché de celte dernière.

-i' Des corps étrangers sufûsamment rigides, ayant 12 centimètres et plus, ne peuvent se loger que dans une vessie distendue et suivant un diamètre vertical ou oblique.

5* Des corps longs de 6 à 8 centimètres tendent généralement à se placer dans le sens du diamètre transversal. Cest setilement lorsque la vessie se remplit et qu'elle subit une distension considérable, qu'ils peuvent prendre une position indéterminée, verticale ou oblique, ou quelquefois inclinée en bas. Ils reposent alo» par une extrémité dans le voisinage du col de la vessie. Lorsqu'ils ont la position transversale, ils peuvent flotter si leur poids spécifique et l'état de dilatation de la vessie le permet; mais les corps creux, comme les bouts de sonde, par exemple, occupent presque toujours le fond de la vessie.

Ainsi le diamètre transversal de la vessie est celui qui varie le, moins, quel que soit l'état de vacuité ou de réplétion de l'organe. Il est le plus petit quand la vessie est distendue, le plus grand quand elle est vide. Il ne s'efface jamais complètement et conserve toujours une étendue de plusieurs centimètres.

On a du remarquer combien ces données expérimentales confirment nos observations. Elles sont d'autant plus probantes qu'elles ont été isolément poursuivies et dans un l ou t

dation des élèves des Ecoles supérieures avait affiché partout, sur la rive gauche, des avis de convocation. De une heure à deux heures, près d'un millier d'étudants se trouvaient réunis sur la place de la Sorbonne. A deux heures, ils s'organisaient en cortège, par groupes de quarante à cinquante, et se mettaient en marche vers leMuséum. Une délégation de vingt membres portait un registre revêtu des signatures de tous les, manifestants. En le remettant, M. Delcambre, président dA l!As^ociation, a rappelé les titres de l'illustre savant à la reconnaissance de la France et de l'humanité. Il lui a dit combien la jeunesse des Ecoles était désireuse de s'inspirer de son grand exemple. La réponse du doyen des étudiants, comme le cjualifiait l'affiche, a été pleine de bonne humeur et rie cordialité.

M. Chevreul est coutumier de ces sortes d'honneurs. La Gazette vous a dit récemment qu'il avait ouvert la série des savants que la Conférence Scientia se propose, selon les termes de ses statuts, de célébrer dans des banquets périodi-

autre but que l'étude du mécanisme de la contraction de la vessie. II nous est donc permis d'aflirmer que pour chasser l'urine à l'extérieur, le fond de la vessie s'avance vers le col, jusqu'à ce qu'il s'y applique, tandis que son sommet s'abaisse et son fond se soulève. Mais l'effacement complet de la cavité est surtout accompli lorsque la paroi postérieure s'est appliquée contre l'antérieure. C'est bien dans cette situation que nous voyons à l'autopsie la vessie, qui si souvent s'est complètement vidée avant la mort. Si l'on veut me permettre une comparaison qui n'est pan tout à fait exacte, parce qu'elle ne tient pas compte de la diminution du diamètre vertical par le soulèvement du bas-fond et l'abaissement du sommet, ce sont deux mains qui se Juxtaposent l'une à l'autre en s'appliquant étroitement par leur face palmaire, ce n'est pas un poing qui se ferme (1).

Si l'on acceptait ce dernier mécanisme, on ne pourrait se rendre compte de la persistance du diamètre transversal dans l'état de vacuité, et de ses faibles modifications lorsque la vessie se distend ; car la constatation de ce fait a une importance très grande en cliniqne. Nous pouvons comprendre et prévoir la position des corps étrangers et le sens dans lequel nos recherches et nos manœuvres doivent être dirigées pour être à la fois fructueuses et inoffensives. On a souvent regretté de ne pas y voir pour manœuvrer dans la vessie. N'étesvous pas suffisamment éclairés lorsque vous savez exactement où aller et que vous pouvez sentir tous ces points du parcours ?

Nous ne chercherons pas à tirer de ces faits les déductions intéressantes que l'on peut utiliser pour la recherche et la préhension des corps étrangers introduits dans la vessie. Nous ferons seulement une remarque d'ordre général qui sera utile dans tons les cas, aussi bien pour les corps étrangers auxquels [nous venons de faire allusion que pour les calculs.

C'est immédiatement en arrière du col, que l'on rencontre les corps . étrangers que leurs dimensions ou leur forme n'empêchent pas de se soumettre aux lois de l'adapiaUon vésicale. C'est dans le sens du diamètre transversid que l'on doit faire ses recherches.

Ce diamètre transversal, que nous avons vu pendant la

{i) Nmi avons vëriAi la réalité és cette éispotilÎM me i» eoœom in il. Tuffier. l'un de dos internci, prosecteur de la Facullé. Sur neaf injeta exanûa6» elle a él6 constnnic. La paroi poaIdro-supiS rieurs «'applique en effet sur l'aiitdfD-iBférieure. H. Sappey (AMaU daeript., p. 571, t. IV) ooaatite avec sa prédaion habilucUo cette même diapotilion : • Dans l'éM de vKHilé, k sarCice interne de la vessie présenlo deux Dues et tnfs bords. Les denx faces sont presque horiionlalea, IrisafuUlns et sppUfute rime i l'autre. ■

ques. La première de ces fêles a été très brillante, très animée, très fleurie de discours. Le président du banquet, M. Jamin, secrétaire perpétuelde l'Académie des sciences, avait félicité M. Chevreul de n'avoir sacrifié que sur l'autel delà science. C'est en effet ce qu'on pourrait souhaiter de nombre de savants ; mais le tout dépend des aptitudes et du talent, et quelques chimistes notamment n'ont pas fait trop mauvaise figure dans les affaires publiques, depuis Lavoisier jusQu'àJ.-B. Dumas, qui eût été certainement un des héros du nanquel de la Scientia. H. P. Bert, assez directement touché, s'est tiré de l'incident avec infiniment de bonheur.

La réponse de M. Chevreul a été d'une abondance juvénile. Le flot coulait, se précipitait, débordait avec une telle impétuosité, que les vieux de quarante et cinquante ans n'en revenaient pas.

A qui le tour maînteuaul? Je crois bien le deviner; mats comme je ne pourrais dire ce nom ^riSS^ire le^^ti^» je vous laisse a vos propre@ieil|j^eâ#»tB»i^^^Xl^^

9 Janvier 1885

distension se rapprocher du méridier. de la vessie, a en réalité son siège habituel près du coi. Il ne peut en être autrement, puisque le col est la partie fixe, et que les parties mobiles de la vessie se portent vers cette partie flxe, sous l'influence si répétée des mictions. C'est pour cela que l'on rencontre invariablement la pierre dès l'entrée dans la vessie, à moins que celle-ci ne soit trop distendue ou déformée, ou que des contractions partielles ne la dissimulent, ne la maintiennent vers le sommet^ comme il arrive si souvent pour les pierres volumineuses. Cest pour cela enfin que tes manœuvres les plus habituelles se font près du col à Tune et l'autre extrémité du diamètre transversal.

On trouve le plus souvent les calculs au-dessous du col, la pesanteur les y conduit; mais ce sont les contractions de la vessie qui les maintiennent auprès du col, car il ne faut pas l'oublier : les corps que contient la vessie obéissent beaucoup plus aux lois physiologiques de sa contraction qu'aux lois phynques de la pesanteur. Il ne faut l'oublier ni au commencement ni à la fin des séances, car on aura beau soulever le siège, on aura beau chercher à remplir la vessie de liquide, c'est près du col que l'on trouvera la pierre, c*est près du col que l'on ira détruire ses derniers fragments. Sans doute ils pourront se disséminer et l'on aur^t grand tort de ne pas manœuvrer au fond de la vessie, quelquefois même à son sommet; mais on risquera toujours une opération imparfaite et incomplète si l'on n'a pas pour principal objectif les manœuvres qui se font autour et an contact du col.

Quelques mots sur la résistance de la vessie. Aussi bien l'étude de cette résistance n'est-elle qu'un corollaire de celle des effets de la distension et de la coutraclion ; de même que celle de la capacité, à laquelle elle se rattache intimement et que nous avons indiquée chemin faisant.

La résistance de la vessie dépend certainement beaucoup de l'état pathologique de ses parois. Nous ne pouvons être sans craintes sur la rupture possible de ces vessies à colonnes, oà dans bien des points la muqueuse n'a d'autre soutien que la celluleuse ou le péritoine, où des diverticulums nombreux sont en voie de formation. Dans un travail sur la taille hypogastrique {Ann, des mal. des org.gétiit. urin., janvier, février et mars 1883), nous avons insisté sur les précautions que ces cas réclament lorsque l'on distend la vessie afin d'en préparer l'incision. Mais, si dépareilles vessies doivent inspirer de légitimes préoccupations, on sait combien le danger est plus grand encore lorsque la couche musculaire a

— Vous connaissez le projet de Fondation d'ambulances urbaines à Paris. Le comité d'organisation s'est réuni le 24 décembre dans la salle des séances de l'Académie de médecine, sous la présidence de M. Jules Simon, assisté de M. Berthelot comme vice-président, et do M. J. Béclard comme secrétaire. L'exposé très bien fait du projet, par le docteur Henri Nachtel, a été soumis à l'examen d'une commission. Quand le rapport sera présenté, j'aurai soin vous tenir au courant de ce qui aura été décidé, et de vous faire connaître en détail l'organisaliou d'une institution qui fonctionne déjà très bien à New- York. Pour aujourd'hui, vous ne connaîtrez de la brochure de M. Nachtel que la lettre (autographiée) d'adhésion de Victor Hugo :

« New-York a commencé, Paris continue. Ce que vous conseillez, monsieur, est conseillé par .la raison et par l'évidence. Le succès confirmera vos affirmations; {I (qui?) est clair, il est net, il est humain; je vous approuve et je vous félicite. Victor H«go. »

conservé toute son intégrité et sa puissance, et que ses facultés contractiles sont exaspérées par un état douloureux asseï intense peur que le chloroforme soit impuissant à le calmer. Dans ces cas ou dans des cas analogues, la chloroformisation servira de guide. Si l'on voit, malgré une anesthésie profonde et bien conduite, persister les témoignages de la sensibilité vésicale, il faut renoncer à la distendre.

Certes on peut rompre la veœie de même que l'utérus ; mais il est vrai de dire que ces réservoirs musculaires se rompent plus qu'on ne les rompt. Toute la physiologie de la contraction musculaire est là pour témoigner des dangers de la contraction soudaine et excessive d'un muscle vigoureux, lorsqu'elle trouve un obstacle ou un point d'appui. Les expériences et les faits prouvent qu'il n'est pas facile de rompre la vessie. Combien auraient été déchirées s'il suHisait de trop presser sur les parois. On n'ignore pas qu'il esltrèsrare que la vessie se rompe sous l'influence de la rétention. Nous n'avons vu qu'une seule fois cet accident se produire. Dans le but de poursuivre des expériencea dont nous vous avons indiqué ailleurs les résultats notre collègue M. Quinquaud a soumis plusieurs chiens à tous les accidents de la rétention d'urine en leur liant l'urèthre. Il a constaté que ces animaux succombent le quatrième jour à des accidents nrémiques, exceptionnellement le troisième jour à une rupture de la vessie ou à une péritonite. On trouvera dans le trèsimportanttravail de H. BoaHj {La taille hypogastriquê^ thèse de Paris, avril 1883) des expériences qui démontrent qu'il faut un chiffre moyen de 1300 grammes pour rompre la vessie. Le détail de ces expériences montre que l'âge n'a qu'une médiocre influence sur la quantité de liquide nécessaire pour accomplir la déchirure, et l'on sait cependant que dans le cas que nous avons cité, il a suffi de 200 grammes poussés avec tous les ménagements désirables, et que les mêmes règles de prudence avaient été observées dans un cas communiqué par notre collègue et ami M. Ch. Monod à la Société de chirurgie (janvier 1883). Cependant le malade de H. Monod, comme le uAIre, était un jeune homme dont la vessie avait une grande force musculaire. Tous deux souffraient extrêmement, l'un d'une cystite, l'autre d'un calcul, et la force musculaire de leur vessie lyoutait au danger de la distension.

Ces faits et ces considérations prouvent donc que ce qui domine l'étude de la physiologie de la vessie, anssi bien au point de vue normal qu'an point de vue pathologique, c'est l'histoire de sa sensibilité. Elle tient sous sa dépendance

Cette lettre du grand poète ne dispense pas ^évidemment d'attendre le rapport de la commission.

Société française de TEUPÉBANCE. — I-a Société française de tempérance (reconnue d'utilité publique), réunie en assemblée générale le 23 décembre 1884, a formé son bureau comme il soit pour l'année 1885 :

Président : M. le professeur Duverger; vice-présidenls : HH. Bouchardat, Théophile Roussel, Claude (des Vosges) et Levasaeur; srcréuire général : M. le docteur L. Unier;Becrétaires^énéraj« adjoints : MM. les docteurs Oeeaisne et Vidal: secrétaires des séances : MN. Guîgnard et docteur Andigé; bililiothéeaire-acdiivisie : H. le docteur A. Motet ; trésorier : H. Jules Robyns.

Ceogle

il Janvier i885

tous les autres phénomènes qui peuveot être soumis h l'observaUoh du physiologiste et du patbologiste. Aussi avonsndus dûj au risqué de paraître prolixe, insister sur toutes les HuniTésiattoiis de cette seosibililé si utile & connaître dans tontes ses. éipressions. que )e ebirucgieu doit apprendre à ménager dé ta Taçon ta plus jalouse, sans jamais renoncer k intervenir s^n les indications . Il ne saura le faire que s'il connaît bien les conditions qui influencent le plus directement et le plus sûrement la sensibilitéde la vessie et s'i} s'est, bien rendu compte de leur importance.

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