SÉANCE DD 21 JANVIER
UtholftpBxla obes un tab* tique- — Catarrhe gutro-lBtwUinl
obronlqua dM eateuts.
M. Fûrstenheim s'élève contre L*opinion exprimée par Volkmaun que la lilholripsie et la lilholapaxie devraient être bannies de la chirurgie moderne. Chez un^bétique, qui
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souffrait d'une f^éne excessive du c6té de la vessie, il a broyé atec le plus grand succès un calcul vésicai, et après l'enlèvement des Tragments, le malade put uriner facilement et sans douleur, et son état général s'améliora sensiblement.
— M. Baginsky lit un mémoire sur le catarrhe gastroifllestinal chronique des enfants. A l'autopsie, on trouve une desiruclion à peu près complète des glandes de Lieberkûhn et des follicules clos. Les lésions débutent, d'après lui, par uie prolifération du tissu conjonclîf de la eoudie sousmaqueuM, suivie d'une rétraction de la muqueuse et de la couche sou5-mu(|ueu5e, qui a pour conséquence l'amincissement de la paroi intestinare. Quant aux glandes de Lieberkôhn, elles offrent d'abord une prolifération lente, qui se termine par l'atrophie de ces organes.
SÉANCE DU 28 JANVIEIl 1885.
Cataatie gaMro-lntaaUaal tSaonUpiA dM «nlaitlK. Bapturs Intrm-pèritonéal» d« la
M. Baginsky continue sa communication sur le catarrhe ^tn>-intestinal des enfants. Celui-ci est souvent consécutif à mi catarrhe aigu, mais dans le catarrhe chronique on peut quelquefois observer des vomissements violents avec diarrhée. La maladie n'est pas toujours accompagnée de diarrhée ; les enfants peuvent dépérir sans qu'on remarque un trouble apparent de la digestion. L'examen des selles est donc toujours nécessaire ; on y remarque des épithéliums, des cellules arrondies, des masses de mucus transparentes, des débris d*aliments, des cristaux de corps gras, etc.; si la maladie fait des progrès, et surtout lorsqu'il y a diarrhée, on y rencontre micro-ot^anismes. La thérapeutique varie selon que le mucus des selles est plus ou moins abondant, selon que l'assimilation se fait plus ou moins bien. Lorsque les selles sont très abondantes, les lavages intestinaux avec de l'eau tiède sont surtout indiqués. Les eaux de Carisbad sont utiles. On emploiera les astringents s'il y a diarrhée. Si les selles sont très chargées de matières grasses, il y a lieu de modifier le régime.
— H. Sonnenberg présente une préparation de rupture de la vessie ; Turine s était épanchée dans le péritoine et il en était résulté de la péritonite. Une opération fut reconnue nécessaire, et Ton pratiqua la gastrotomie suivant la ligne blanche ; la suture de la vessie, dont la paroi postérieure était rompue, n'étant pas possible, on fit la toilette du péritoine. La péritonite disparut graduellement, mais l'urémie enleva le malade an bout de huit jours.
REVUE DES JOURNAUX
SCR UN CAS REHAIltlUABLE DE HYOSITE OSSIFIANTE, I>ar
M. E. ScHWARZ. — II s'agil d'une myosite ossifiante progressive Karreaneches uu ataxique. 1/auleur pensa que, dans ta plupart lies cas, les altérations de ce genre doivent Âre attribuées à une dégénérescence grave des centres nerveux, laquelle a pour conséquence un trouble nervoso-nutritif du système musculaire. Ce aérait la coofirmalion de l'hypothèse de Mcoladoni.qui, dès 1878, «iprimaît l'idée que la myosite ossifiante progressive doit être rangée parmi les iropho-névroses. {Deuttchemed. Wochenschrift,
De la LAPAnOTOIIIB DANS L'OCCLUSION INTE6T1NALB INTERNE, par
M. Obalinski. — Six opérations de laparotomie, l/auleur se livre à des coDsidé rations Intéressantes au point de vue du diagnostic ie l'occlusion. Quant à l'opération, il conclut que la laparotomie pratiquée trop tôt, lorsqu'on soupçonne une occlusion intestinale, présente un danger infiniment petit comparativement aux dangers
qu'offre la même opération faite trop fard ou même complètement négligée. (Wiener med. Presse, n» iS, 19, 50.)
De l'emploi du seigle ergoté pendant l'accouchement, par H. ScHAiz. — Plaidoyer en faveur du seigle ergoté; l'auteur n'ose cependant le donner qu'au début du travail, pour réveiller les contractons utérines. (Deutsche med. Wochensckrift, 1884,
Sur l'existence d'un centre THBRHiatiB DANS ls cerveau, par MM. Ed. Aronsohn et J. Sachs. — L'existence d'un centre regn* laleiur de la température dn corps a été depuis longtemps admise par les physiologistes ; certaines expériences, citées par les auteurs, tendent à prouver çjue ce centre siège dans les hémisphères cérébraux. Us se sont également livrés a quelques essais de ce genre. L'importance pratique de ces recherches n échappera à personne; jusqu'à ce jour, les relations entre l'état fébrile et Te cerveau n'étaient qu'une hypothèse in^nieuse ; il sera bienlftt démontré qu'elles constituent une véntable loi de la nature. {Deutsche med. Wochensckrift, mi, n° 51.)
L'antipyrine dans la PHTmsie, par M. Mt:issEiN. — L'auteur recommande Tantipyrine, surtout dans les cas où la température est élevée; en faisant disparaître la flèvre et les frissons, si pénibles, on ranime en même temps Pappélit et les fonctions nutritives. De là à prétendre que ce médicament a une action, apéeialt sur le bacille de Koch, il y a loin. L'auteur fait remarquer, en outre, qu'il n'y a pas grand résultat à attendre de l'antipyrine si le malade est arrivé à un élat d'affaiblissement considérable. (Deutsche med. Wochenschrift, 1884, n« 51.)
BIBLIOGRAPHIE
bereuieMMB dn poumon, par M. le professeur (jermaiu Sée. — A. Delafaaye et E. Lecrosnier, 1885.
Ces maladies sont ai^uSs ou chroniques. Parmi les premières figurent les principales variétés de bronchites, les pneumonies primitives nu secondaires, les pneumonies spécifiques diverses, les broncho-pneumonies et les gangrènes. Les maladies pulmonaires spécifiques chroniques comprennent la syphilis du poumon, le cancer et les hydattdes.
Disons tout d'abord que, pour tous ceux qui n'ont pas suivi dans les ctiniques l'évolution des idées de M. le professeur Sée, la lecture de ce volume réserve plus d'une surprise. Partisan convaincu de la spécificité, à laquelle il ne reconnaît qu'une cause : la présence d'un agent parasitaire, l'auteur poursuit jusqu'au bout l'appjication de ses principes, rattachant sans hésitation au parasitisme les maladies aigués, qui passaient jusqu'ici pour représenter le type des pnlegmasies les plus nettement accusées : la pneumonie lobaire, pan exemple, et déduisant rigoureusement de celte donnée étiologique les bases de la thérapeutique qui leur est exclusivement applicable.
La bronchite simple échappe encore à cette loi générale. Du moins, le parasite en est encore à découvrir : c S'il est encore, dit M. Sée, une maladie qui puisse se réclamer des influences thermiques, c'est bien la bronchite commune. Jusqu'à ces derniers temps, le froid était invo(]ué dans toutes les inflammations; les recherches microbiologiques ont fait Justice du dogme universel des maladies à frigore. Les plus importantes, les pneumonies, les pleurésies, le rhumatisme, toutes les broncnites ont passé à l'état de maladies inrecticuses; il n'en reste plus qu'une bien avérée, c'est la bronchite vulgaire, le rhume. > Nous n'abuserons pas des citations; mais nous avons voulu reproduire inlégr^lemeat ce passage. On voit jusqu'où M. G. Sée poursuit le dogme de l'infection. Notons, dès à présent, qu'on ne voit pas sans quelque étonnement la bronchite commune échapper seule à une cause aussi générale. N'esl-il pas étrange, d'un autre cèté, ' que le froid, qui peut suffire à provoquer une bronchite^'ne'
182 - NMl - GAZBTTË HEBDOMADAIRE DË MÉDBGlNfi Bt D£ GHlRORGlfi
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soit pas capable, par une application plus intense et plus prolongée, de déterminer une pleurite ou une pneumonie^ surtout si l'on tient compte des conditions particulières de réceptivité du support, de sa constitution héréditaire ou acquise, de l'état de sa nutrition ; toutes conditions d'ailleurs
âue H. G. Sée traite dédaigneusement de pure logomachie? [ais laissons de c6té ces objections et attachons-nous à suivre dans leur développement les idées de l'auteur. Les réserves se trouveront mieux à leur place après l'exposition complète de la doctrine; et notons, chemin faisant, une exposition magistrale de la grippe, et une étude complète de la bronchite camllaire et de ses variétés. — Bien que le parasite soit ici implicitement admis, nous n*en voyons décrite aucune variété.
L'histoire de la pneumonie occupe à elle seule les deux tiers du volume. C est sur ce point que convergent tous les efforts de Tanteur. C'est ici qu'il convient de le suivre avec attention. Ce vaste chapitre résume tout ce qui a été publié sur la pneumonie. C'est un exposé critique de toutes les recbercnes de quelque valeur sur l'anatomie pathologique, la nature, l'étioiogie, la symptomatolo^ie de la pneumonie. Rien d'aussi complet n'avait paru depms le livre de Grisolle. En défînitive, l'auteur ramène tout à la question parasitaire, i^ui doit seule résoudre toutes les di^cultés. C'est le critérium rationnel qui rapproche tous les dissidents.
La démonstration du parasite a donc ici une importance capitale.
Dès 1877, Klebs erut l'avoir découvert sous forme de monade ou bimonade sphérique, toujours mobile, donnant naissance à des bâtonnets qui se décomposent à leur tour en nouvelles monades entourées d'une sorte de zone gélatineuse claire. On trouverait ces monades dans les crachats, dans les parties hépatisées, dans le sang, le liquide céphalorachidien, etc..
Ces résultats des premières recherches furent vivement contestés. Les savants qui ont poursuivi ces travaux ont été plus loin. Ils ont décrit de nouveaux organismes qu'ils ont reproduits dans des milieux de culture et avec lesquels ils ont cherché à déterminer chez les animaux des pneumonies franches (Eberth, Koch et, plus tard, Talamon, Cornîl). Avec quelque intérêt qu'on suive ces recherches et quelque bonne volonté qu'on mette à en accepter les résultats, il faut bien convenir que la conviction ne s'établit pas franchement. Tous ces micrococcus ne sont pas tellement similaires, (|ue les divers observateurs leur appliquent une description uniforme, il en existerait plusieurs variétés. D'après Coroil et Afanassiew, la culture de l'exsudat pneumonitjue donnerait trois variétés de microbes : deux variétés de micrococcus arrondis et une variété de micrococcus ovoïdes. Cette dernière se rapporterait k celle de Talamon et serait la seule capable de reproduire la pneumonie. Mais quelle pneumonie? Le plus souvent les lésions sont multiples ; la pneumonie n'y figure
a n'accompagnée d'autres altérations disséminées dans les ifférents organes, et qui donnent un tableau anatomii^ue asses différent de celui qu'on rencontre dans les pneumonies que nous observons en clinique.
Quoi qu'il en soit, M. G. Sée se déclare convaincu, et, s'appuyant principalement sur les dernières expériences, fort remarquables d'ailleurs, de Talamon, considère comme faite la démonstration expérimentale de la pneumonie fibrineuse franche.
< La pneumonie dite fibrineuse franche est donc une maladie inrecUeuse, non dans le sens de maladie générale, mais dans le sens de maladie parasitaire, microbienne. > Tant que le parasite ne dépasse pas les limites de l'appareil pulmonaire, la maladie est simple, locale, Quandf le parasite envahit les organes environnants ou pénètre dans la circulation, la pneumonie devient infectieuse.
Dès que nous quittons le terrain encore peu affermi de l'étioiogie parasitaire, nous arri^
arrivons à des études anatomo-
pathologiques et cliniques du plus grand intérêt, sur les symptômes de la pneumonie franche, Tanaivse du sang, des urines, les divers modes de terminaison de la maladie.
A cette description de la pneumonie franche, localisée, M. Sée oppose celle de la pneumonie à tendance envahissante ou infectante due h la généralisation du micrococcus, â la pénétration des oi^anes par le microbe. A cette variété de pneumonie se rattachent toutes celles qu*on trouve décrites ailleurs sous la dénomination de pneumonies typhoïdes, advnamiques, malignes, etc.
Celle forme de pneumonie se rencontre principalement dans les épidémies. Elle atteint aussi de préférence les individus ainiblis par l'ftge, les excès de fatigues, toutes ces causes qui produisent ce qu'on appelle juste titre : la misère physiologique.
Il est quelquefois assez diffîcile de déterminer la nature de ces pneumonies, dont les signes locaux proprement dits sont les mêmes que ceux de la pneumonie franche. On se fonde surtout sur l'état général, sur la tendance aux complications oui se manifestent du côté delà plèvre, du cœur, des reins, au foie, des méninges.
La maladie revêt en outre divers aspects cliniques liés à la [Hvfondeur de la pneumonie, à son siège (pneumonie du sommet), à son extension, à sa marche. Ce sont les formes locales dont une des plus curieuses est la pneumonie massive (Grancfaer) ou pseodo-pleurétique (Lépine)- L'oblitération fibrineuse des bronches par l'usudat donne la clef des anomalies physiques qui la earactériseaU
Les formes peuvent être encore considti^ sous le rapport individuel : pneumonies des enfants ou vieillards, pneumonies apoplectiques, pneumonies des alcooliques, des diabétiques, des goutteux, etc.
Quant aux pneumonies spécifiques, elles comprennent les pneumonies paludéennes, grippales, érysipélateuses, le pneumo-typhus, la pneumonie rhumatismale. Chacune de ces formes particulières est l'objet de considérations critiques dans lesquelles l'auteur fait justice de plus d'une erreur aujourd'hui encore acceptée sur la foi des traditions.
On comprend combien les notions nouvelles adoptées sur l'origine et la nature de la pneumonie vont en modifier la thérapeutique.
D'une manière générale, le but principal du thérapeute sera naturellement d'atténuer l'influence du parasite et de
(ilacer l'oi^anisme dans les conditions les meilleures pour ulter contre son action.
On sait combien, depuis quelque vingt ans, bien avant que les théories parasitaires fussent en faveur, la thérapeutique de la pneumonie franche s'était modifiée. La maladie était sous ce rapport rangée à cMé des fièvres éruptives, dans lesquelles fe médecin n'intervient que pour soutenir les forces, favoriser l'évolution normale de la maladie, écarter les complications. Sous ce rapport, les succès do traite ment homœopalhique avaient été pour les médecins non prévenus une véritable révélation. L'auteur n'a pas manqué a tirer de ces résultats une preuve à Tappul de sa doctrine de la nature infectieuse de la maladie. On trouvera dans les chapitres étendus qu'il consacre à la thérapeutique d'intéressantes discussions sur les différentes médications, des idées nouvelles sur Thyperthermie, l'absorption et la tolérance des médicaments, etc..
Toute cette partie thérapeutique est traitée de main de maître, et on y relève à chaque page des indications précieuses sur le traitement des diverses variétés de pneumonie envisagées au point de vue de leurs formes, de leur nature, de l'état particulier des malades; en un mot, ce n'est pas la pneumonie seule, mais le pneumontque qui fournira au médecin les indications les plus imjKtrtantes.
La gangrène termine la série des maladies spécifiques aiguËs. — Nul doute que les foyeii^^angeeiievif ab fournissent en abondance d^iâiti^fâyèuKf&reV^d^U^ro
t;j Mars GAZETTE HEBDOMADAmE DE
parmi lesquels figurent an premier rang le leptotkrix pulmonatis de Leyden et des monades qui sont comme les témoins irrécusables de toute fermentation putride. Il est probable que les alcaloïdes de la désint^ration oi^anique, les ptomalnes en particulier, jouent aussi dans la gangrène un certain r61e. Toute la question est de savoir si l'on doit considérer comme premiers facteurs de la gangrène des organismes particuliers ou s'ils ne figurent qo à l^tat de produits communs à toute décomposition. La vérification clinique n'est certainement pas encore faite.
Les maladies spécifiques chroniques comprennent la syphilis, le cancer et les affections vermineuses.
Ën dehors de quelques formes particulières, il est difficile de donner une description didactique de la syphilis puimonaire. Au point de vue anatomique, la gomme seule a des caractères déterminés, et encore faut-il parler de la gomme volumineuse. Quand il s'agit de nodules disséminés, la distinction devient impossible avec les tubercules. Ce (|[u'on appelle la cirrhose pulmonaire peut èire aussi bien le fait de la tuberculose que de la syphilis.
« Tant que le microbe spéciGque n'aura pas été découvert, on ne peut demander au microscope un critérium précis et certain de la nature spéciG<iue d'une lésion pulmonaire. >
Deux chapitres des plus intéressants sur le cancer du poumon et les tîydalides terminent le volume.
Nul de ceux qu'intéresse le progrès des sciences médicales ne lira avec indifférence ce traité des maladies spécifiques du professeur G. Sée. Séduit par les théories microbiennes, conaprenant tout le jour qu'elles pouvaient jeter sur les problèmes les plus diflfciles de la pathologie et de la thérapeutique, le professeur a voulu s*amrmer au nombre des partisans les plus convaincus des idées nouvelles et prennre sa place parmi leurs plus «dents vulgarisateurs. On peut critiquer des conclusions qui paraissent un peu h&lives et des affirmations auiquelles les faits ne donnent peut-être pas une base assez solide; mais on ne saurait refuser à ce livre un remarquable esprit clinique, et quel que soit l'avenir des doctrines qui l'ont inspirée à ce point de vue, l'œuvre est véritablement magistrale et digne de la haute situation scientifique de rauteur. B.
VARIÉTÉS
PreMler CoMgrè» fraafala de clilr«r||^.
QUESTIONS MISES A L'ORDBB DU JOtiH.