‹ Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgieChapitre 49 sur 228 · SÉANCE DD 4 FÉVRIER · texte numérisé non relu

SÉANCE DD 4 FÉVRIER

Canoer d'un lola otrrtaotique at des capsoloa surrénales, svec pigmentation dfl la paau et dss vlBobres- — Atrophie des oapealoa ■orrènalM et maladie d'Addlson. Tumeurs du oorpa pltultalre.

M. Carrington montre des pièces anatomiques provenant d'un malade âgé de cinquante-quatre ans, qui, deux mois avant son admission à Guy's Hospital, avait souffert de douleurs épigastriques et s'était plaint d'affaiblissement progressif. Sa peau était bistrée, excepté au niveau des aisselles; ses muqueuses n'avaient pas changées de coloration. A l'épigastre on sentait une tumeur manifestement en connexion avec le foie. Le malade s'affaiblit graduellement et mourut trois semaines après son admission. A Tautopsie, on constata ^ae les poumons avaient une coloration noire très foncée et étaient œdémateux; le sang était Iluide; à la partie inférieure du péricarde existaient des ecchymoses. A la place des deux capsules surrénales se trouvait un kysie contenant des caillots de sang noirâtre. Le foie pesait 6â onces et était extrêmement rirrhotique; sa couleur, â la surface comme dans la profondeur, était noire. Dans l'épaisseur de son parenchyme étaient des nodules ayant l'aspect de caillots sanguins altérés; quelques-uns avaient le volumejd'un œuf de poule. La rate posait 30 onces et était, comme le foie, noire à la surface et dans l'intérieur. Ce cas est digne d'être noté â cause de la difficulté d'interprétation des lésions; à l'œil nu, les capsules surrénales paraissaient atteintes de cancer; mais le microscope montra que les parois ^ kyste qu'elles renfermaient étaient constituées par le tissu normal de ces organes. Les nodules du foie étaient formés par des agglomérations de cellules bépatiques dégénérées. La pigmentation de la peau et des viscères pouvait faire penser qu'on avait affaire ou à un cancer des capsules surrénales, ou â une mélanémie paludéenne. On l'a vu, l'examen microscopique n'a pas confirmé la première de ces opinious.

— M. Coupland montre un exemple d'atrophie des capsules surrénales chez un individu ayant succomoé à la maladie d'Addison. Le malade, âgé de trente-sept ans à sa mort, avait été soumis â l'observation médicale pendant quatre ans. Les principaux symptômes qu'il présenta pendant celte période consistaient en vomissements, faiblesse, lassitude, extrême débilité. La pigmentation de la peau était générale, et surtout prononcée à la face, aux mains, aux aisselles, aux aines; les papilles de la langue et la muqueuse linguale étaient ellesmêmes fortement colorées; le scrotum et le pénis l'étaient paiement. A l'autopsie, on trouva dans la capsule surrénale droite quelques noyaux, disséminés dans son épaisseur, ayant une coloration orangée, et de nombreux nerfs pouvaient être suivis de cet organe jusnu*au ganglion semi-lunaire. La capsule surrénale gauche était atrophiée et réduite environ au tiers de son volume normal, mais conservait sa forme ordinaire. La muqueuse gastrique avait subi l'infiltration lymphoïde; il y avait hyperplasie des follicules et des glandes agminées de l'intestin; les follicules de la rate étaient également augmentés de nombre et de volume.

M. Coupland rappelle cinq autres cas analogues de ma adie d'Adcfison s'accompagnant d'absence ou d atrophie d.s capsules surrénales, cas rapportés dans les Socw'ïsf^"s/ctions pour 1882, par les docteurs Goodharl, Oavy et Eastes. Il mentionne cei faiU non absolument rares d absence ou de maladie des capsules surrénales ^Incidan^ aje<^^«! vices de développement du cerveau. II«PP.«"«*«"*"l*i\?.*5 expériences de Tizzoni et les observations docteur Me Munn's sur l'origine du pigment des «PJ»»» »"^"?l^f * L'opinion, que les affections de ces o .«t"?""®"* i gine^ de tous les symptômes de la maladie d Addi«.n, ne p«H plus être soutenue en face des nombreux faite montrao que les capsules surrénales peuvent être détruites par un îancer, une dégénérescence quelconque, une atrophie, sans qu'il sirvienne le moindre symptôme. La doctrine qui subordonne les symptômes de la maladie d'Addison à une altération du sympathique abdominal est la plus admissible, peutêtre que les lésions des capsules ne sont que consécutive:» aux altérations des centres nerveux.

M. Barlow montre aussi des pièces d'atrophie des capsules surrénales provenant d'une femme âgée de qnaranle-deux ans, et qui avait présenté durant la vie to"s les sjaes de la maladie d'Addison. Cette malade avait aussi offert quelques svmptômes de la diathèse syphilitique, hauteur de celte communication pense que l'associaUon de la '"^l»'!'*^,?.;^^'*** 7 son el de la syphilis n\ pas été suffisamment discutée U renvoie à un tfavail de Bœrensprung sur les affecUons des capsules surrénales dans la syphilis congénitale.

M. Sainsbury rapporte un fait classique de maladie d'Addison chez un homme de cinquante et un ans. Ap«f noté les lésions macroscopiques trouveesâl a»i'of»e. il mentionne les résultats de l'examen histologique du ganglion semi-lnnaire, dont le tissu était sclérosé.

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de volume, preseniau une imun»""» "",•e"^~^l^^ilia^ la développement exagéré du tiss»! conjonctif interstilw . La capsule surrénale gauche était hïPe^t^oph'ée et offrait les mêmes lésions macroscopiques. M. Norman Dallon ne £n=^ pas que ces lésions doivent être attribuées à la sypmii>, h les met sur le compte de la leucémie.

M J -A .-P. Price présente une malade qui a la peau du tronc, des cuisses el des bras anormalement pigmentée depuis trois ans; elle a un développement exagéré des glandes du cou et probablement de celles de l'abdomen. Le commencement d'exophlhalmie dont celte feoime est atteinte el l'irrégularité des battements de son cœur apportent un appoint â la théorie, qui veut que la pigmentalion des téguments reconnaisse pour cause une maladie du grand sympattiiqiie.

— M. Haie White montre un très bel exemple de myonévrome du corps pituitaire trouvé à rautopsie d un enfant mort de méningite, probablement déterminée par le néoplasme.

M. Boulby exhibe également une tumeur du corps pituitaire provenant d'un homme âgé de vingt-deux ans.

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