I.V QUESTION DES ÉTUDIANTS ÉTRAMGEUS
J'ai la satisfaction de constater que les jugements poi lés par les divers organes de la presse sur la question des étU' diantê étrangen sont presque tons eraformes au mien (voy. le dernier numéro). On s*aecorde généralement à établir sous ce rapport, comme je l'avais Âiit, nne distinction entre Tïnternat, qui touche k l'instruction pratique des étudiants, et certains postes d'honneur institués dans l'enseignement oiTiciel. On admet volontiers l'infernat des étrangers, tout en y voyant un sacrifice fait à la courtoisie internationale; mais on a compris que la qualité de Français on de naturalisé Français, étant exigée pour le professoral et pour l'agrégation, devait l'être également pour le clinicat, Tadjuvat, le prosectorat, etc., qui sont des étapes vers les deux premières situations, et qui font des titulaires presque une catégorie de chargés de ceurs; car les chefs de clinique mêmes sont astreints maintenant à des conférences.
Tel est le couraul général de l'opinion. Un expédient dont je crois savoir que la pensée, en tant qu'applicable aux places des Facultés de médecine, existe an ministère de Tinstruction publique, est recommandé par un grand jouraal politique comme applicable aussi et surtout à Tintemat. Les étrangers seraient admis au concours pour toutes les places, et, s'ils se montraient dignes d'être nommés, n'obtiendraient que le titre sans la fonction; sauf, ajoute le T«mp», < dans certains cas, par surcroit » et sans rétribution. Ce serait pour eux une parure scientifique qui leur profilerait dans leur pays en même temps qu'elle y ferait honneur à la science française. On cite en exemple l'Ecole normale, TËcole polytechnique, l'Ecole des mines, etc., qui reçoivent des boursiers étrangers. Ici il faut faire une distinction. Parmi les différentes classes de fonctionnaires que compte la France, il en est quatre au suyet desauelles la règle de la nationalité ' ne fléchit jamais : ce sont celles de la diplomatie, de l'armée, du clergé et de la magistrature. Aussi ne voit-on jamaiit chez nous d'ambassadeurs, de colonels, de curés, de juges étrangers. La règle n'en existe pas moins pour les autres classes, où elle ne subit que des atteintes exceptionnelles et spécialement motivées, qui ont même porté, je l'ai dit, jusque dans renseignement supérieur. Là où la qualité de fonctionnaire devient douteuse (et c'est un des mots les plus difficiles à définir dans la langue administrative), la règle à consulter est celle du traitement sujet à retenue. Quand les Ecoles de l'Etat citées plus haut ouvrent leurs portes aux étrangers, elles font ce que font les Facultés de médecine, à cette différence près que l'Etat n'accepte des premières, pour ses services publics, que des nationaux, tandis qu'on sort des secondes en possession d'une profession libre. Pour faire donc, au point de vue dont il s'agit, une comparaison juste entre les Facultés et les Ecoles spéciales, on doit se demander si, dans l'enceinte même de ces Ecoles, dans les rouages de leur oi^anisation, il se pratique quelque chose d'analogue ù ce qu'on propose pour les Facultés. Eh bien, non. Les élèves étrangers de l'Ecole normale, par exemple, peuvent la quitter avec un titre honorifique; mais ils n'auront pas été admis dans l'Ecole même au grade de répéliteury comme on propose de les admettre, dans les Facultés, aux postes d'aides d'anatomie ou de prosfcteurs.
En outre, la distinction entre les places de l'enseignement et celles d'interne des hôpitaux se retrouverait ici. Avoir un titre constatant qu*on a «é jugé digne de diriger des éludes
de chimie, de clinique, d'anatomie dans aœ des Facultés dti médecine de France, c'est à peu près, pour l'honneur qui en revient, l'équivalent de la fonction; mais le titre d'interne, dépouillé du profit d'expérience clinique qu'il doit procurer; perdrait presque tout son prestige. Quant à moi, devant cette considération que l'internat est aussi bien et plus que l'externat un moyen précis d'instruction, n'oubliant pas non plus qae les étrangers ayant passé par l'internat et ayantcoiinu les principaux chefs de service deviennent chez eux d'actifs agents de relations scientifiques avec notre pays, je préférerais à cet expédient le sacrifice tout entier, radmi^ion pure et simple des étrangers au concours de l'internat. Mais j'y mettrais plus d'une condition. Je vondrals d'abord qu'on supprim&t, pour le cas particulier, toute dispense et toute équivalence, et que l'élevé é^nger ne pAt com^iurir que muni des diplômes de bachelier ës lettres et bachelier ès sciences {le Temps fait remarquer qu'un certain nombre d'étudiants étrangers, < en vertu des équivalences ou des disjKUses, arrivent plus jeunes à la Faculté, et ne sont pas interrompus dans leurs études par le service militaire »). Je trouverais équitable encore cette autre condition que ne garantirait pas suffisamment la précédente : qu'on exigeât de l'étudiant qu'il n*ait été inscritoans aucune Faculté étrangère avant de commencer ses études dans une des nétres, afin de protéger nos élèves contre toute possibilité de ces luttes inégales que nous signalions dans notre précédent article.
Concours. — Le concours de l'externat des hôpitaux de Pariti s'est terminé le jeudi , i 8 décembre par les nominations suivantes :
MM. 1. Amould, Bourdïllon, Gampert, Pescher, Homolle, Laneelle, Dubarry, Moulonguet, Pozzî, Valat, Vignaloa, Vilcoq, Bernheim, Hauny, Mussy, Viçnard, Laumet, Bourges, Chaumont, Pactet, Pallier, Récamier, RiefTel, Delagenière, Roussan, Malherbe, Cator, Mallet, Dussaud, Lautier, Tissier, Archambault (Raymond),' Bonnet, Bonchut, Cfaavane, Cohen, Durand, Hillemand, Jondeau, Hartha.
'il. Harty, Soaplet, Vigoerot, Beamné, Loslalot-Bachoué. t^and, Gbampeil, Adler, Rognas de Furaae, de Seaneville, de Fleury, BarraulL, Berbez, Belio, Hamon, Vigneron, Cazals, Cbopard (Léopold), Uespaigne, Jouesco, Nodot, Petrescou, Reboul, Boix, Bré* sard, Civel, Uecressac, MeyviUe, Lanri, Aubert, Bezençon, Goozette, Leudet, Pigelet, Régnier, Sécrétan, d'Auralles de Paladines, Méloir, Durmi, Hallion.
81. Lafosse, Parint, Thibault, Zaldivar, H"* Wilbouscfawiteh, Grandhomme, Sardou, Schrœder (Louis), Riizo, Sérienx, Simon, Baret, Bonifas, Chamorro, de Veniajoal, Arrivot, Fanvel, Neîret, Bussat, Perez, Gibotlean, HicheU Souques, Vilpelle, Archambault
i André), de Saint Germain, Houret, Peltier, Kaplan, Fréal, Biaise, )imitropo]u, M"* Iractidy, Veslin, Ménanl, E^til, Longo, Jaille, Lavaux, Lefebvre (Albert).
Ifi. Cantilli, Achalme, Duriez, Canbet, Dubrisay, Etllinger, Blanc, Frey, Racoviceano, Gaerard, Le Heignen, Micfaef, Critzman, Piedpremier, Taurin, Colin, Devillers, Provendier, Poltier, Dupré, Muller (Emile), Sabatier, Sainton, Auclerl, Guertiu, Chevalet, I^onardi, Dubard, Magé, Urlatianu, Boutarel, Delatne, Dessaux, Duplaix, Dubost, Thérèse, T^urent-Préfontaine, Robert, Gouvy, Dutac.
161. Gilles, Imbert, Legrand,Leymarie, Noël, Seigneur, Pottiez, Zagtielmann, Ristich, Bonvalot, Audaiii, Berge, Aubert (Maurice), Dupont, Joubert, Frissard, Maret, Lefebvre (Emile), rhiercelio, Pascal, Rivière, Pouillot, Dortel, Macry, Schoofs, Thomas, Javillard, Billoir, Revnald, Desmoulin, Andoque, Dusser, Schnsder (Marie-Joseph), Grenet, Dumont, Depoix, Barbier, Chevalier, Winocooron, niig.
201 ■ Brossard, Willebieu, Bonnecase, Reimbold, Hugues, Nimier, Vialet, Perchaux, Delobel, Argueyrolles, Lajugée, Teuriére, Muller, Horlat, Brée, Ghanlard, Cbopard (Jules), Vianein, L.esear, Rousseau, sariques, Coxoiovici, Dauriac, Bralrand, Gauthier, Arnaud, Boidoays, Rodier, Pujals y Torruella, Cesilly, Marot, Rinnlt, Bergeret, Dupont (Alexandre), Gérard, Lepage J^abianca, BreHmano, Thonms, Esprit. iZ^i^rvl/>
Sil. Hamon, Delerse, Godet, B^iSiii^AÉbm^TMldBJ^A^