L. LEREBOUUEt, PAUL RECLUS
AdnsHr loDt M qui coneerne la rééÊiiim M du Comité, ehca M. Dubuiks, 91, nu 4e IMU (anni le mviU de pr4fér«wte).
( Thèses, enaunt, ooon, etc.) et «uver*
M u VAUmiJBk mm MàmmsmK
SOHHAIU. ^ Pams. 64«M!b d* l'ActtMila de nédaeiae, — Aoddwti pttholo - Ptmilc l« fnmàin dnlilion. — , Travaux obioinaux. PtUudofit exlerna : Procédé de pcrfeollonDenaat de li «UorlktiUtioa dn fenoa oa d'ia^vUlion ttmre-con^MOHb — CMwftiA MttnTtriQDM. ConfrAe ftaaçaii de chlmr)^. — SoeiÉTii SAVAHTit. AeeMmit de* scleneei. Aceddmle de nédecine. — Seciâd nédieile des bApiUiu. — Société do cblrargio. — Société de biolo^e. — Rtvn HS JHrniuux. — BlBUOciuraiB. NoUee mu lei Imtnx physiologique! de Unibte. — Titf tuMl dm cheldn. - VAHitri». AHeoUde fMnle dee ■tdeeiu de Fraeee. — VeuULBTON. Aaiociation générale de prényence et de tecolirs muluels dn médeclnt de Prince et les lyndicals proresiinnnels.
Paris, 16 avril 1885.
HARCB DE L'ACADÛIIE DB HtoKGIME. — ACCIDENTS PATBO- LOGKims DE^LA PRÉMltRE . DKEITITION. —, CONTRIBDTIONS PHAUUCEOTIQOBS. .
Vnt bonne paiiiè la dernière séance de l'Académie
de médecine à été remplie par un long et consciencieiix rapport de H. Conslantin Paul sur le prix Desportes, remarquable par la variété dés connaissances et une compétence sâre et étendue dans l'examen d'une foule d'ouvrages sur les sujets les plus divers de thérapeutique.'
La parole a été donnée ensuite à H. le docteur Leudet (de Rouen), iprest vém éxposer mbalemiMtt le résuHat de
ses observations cliniques sur ta phthisie pulmonaire. Le caractère clinique, c'est en eflct ce qui constitue l'intérôt et l'importance de cette étude, destinée & fournir, pour sa part, une base indiscutable et obligaioire à toutes les théories étiologiques qu'on voudra établir. Nous résumons avec soin cette communication, qui, faite avec simplicité et clarté, a obtenu ttHites les sympathies de l'Académie.
AceMeata paAiatoglvMs di« Im rreaal«M dMtIHdw.
' Parmi les médecins voués à l'étude de la pathologie infantile, on constate un accord à peu près unanime sur les accidents qui peuvent compliquer la première dentition. On fait lapurt plus ou moins large à l'évolution dentaire; ou cherche avec raison à limiter son influence à des cas bien déterminés et on se refuse à en faire une sorte de bouc émissaire de toutes les maladies que les enfants peuvent contracter pendant cette période critique; mais sur le fond de la question l'accord est fait; et on reconnaît que la dentition est très certainement chez beaucoup d'enfants une source d'accidents morbidesfort variés. Il y a cependant encore, mais presque uniquement parmi les confrères plus ou moins étrangers à la clinique infantile, certains esprits distin^és <yii ne so déclarent ^s convaincuâ. Loin delà*
FfiUILLKimi
L'Iw iitirti— Kteévfde <« »rA«*9'MMe et de aecoBre ■Hitaele dea HiMeelMe 4e PrMee et lee aTadleela pMfeaal*»BeIe.
Ainsi qu'il était facile de le prévoir, le .mouvement que Boos avions signalé en parlant pour la première fois du Con- €0urs médical et de ses efforts, s'est progressivement étendu et propagé à presque tous les départements. Partout des syndicats se sont formés, et auiourd.'hui l'Association générale, sur le vœu qui lui en a été exprimé par plusieurs de ses membres, vient étudier c la question des rapports à établir entre l'Association et les syndicats médicaux ». Il n'en pouvait être autrement. Malgré la défiance avec laquelle semblent avmr été accueillies les tentatives de la fédération dirigée par le Concours médical, les œuvres qui ont pour objet exclusif de défendre les intérêts matériels des méder Stan. T. XXU.
cins, et surtout des médecins de la province et de la campagne, dont la situation est si souvent précaire, devaient, provisoirement au moins, réussir. Et devant un mouvement d'opinion dont nul ne saurait aujourd'hui contester l'importance, l'Association générale ne pouvait rester indifférente. Voyons donc quelles ont été, à ce point de vue, les solutions proposées.
Dans an rapnort dont il convient avant tout de louer l'imparlialité et la fhinçhise, HM. Foville et Vannessôn viennent de résumer les réponses fournies par 90 Sociétés locales, c'est-à-dire par la presque unanimité des Sociétés agrégées à l'Association à un questionnaire rédigé il y a un an. On peut conclure de cette enquête que, s il n'est point possible encore de juger par la comparaison de leurs statuts, par les résultats qu'ils ont poursuivis et surtout par ceux qu ils ont obtenus, l'ensemble des syndicats médicaux, il faut reconr naiU'e cependant que le plus grand nombre des Sociétés locales les envisagent avec faveur. Cinq Sociétés locales seule-
invoquant les lois générales de développement chez les animaux, et s'appuyant sur des inductions plus physiologiques que cliniqnesi ils ne votent que des coïncidences ou des erreurs de diagnostic là où les cliniciens admettent des rapports de causalité évidente.
C'est à ces médecins que nous nous adressons particulièrement en mettant sous leurs yeux des faits d'une telle évidence, qu'il nous parait bien difficile d'en nier la véritable signification. , .
Parmi les cas nombreux que nous pourrions retrouver, nous nous contenterons d'en choisir deux, véritablement faits pour lever tous les doutes.
Le premier se rapporte à un enfant aiyourd'bui ftgé de quinze mois, bien constitué, n'ayant jamais eu de maladie grave, nourri exclusivement au sein par sa mère jusqu'à plus de hait mois, et soumis à un régime mixte et bien conduit jusqu'à r&ge de quatorse mois.
Au mois d'août dernier, cet enfant alors âgé de huit mois et qui n'avait jamais eu d'indispositions, même légères, d'ailleurs bien développé et d'un embonpoint ordinaire, se trouvait à la campagne dans des conditions particulièrement favorables, loraquMl Alt pris tout à coup d'une fièvre assez vive, avec irritation violente des gencives, gonflement du rebord alvéolaire, salivation, agitation et cris continuels. La fièvre était intense, l'insomnie complète. Cet état se prolongea pendant quatre jours avec excitation continuelle, fièvre irr^iiëre et diarrhée. L'examen le plus minutieux ne pouvait faire découvrir aucune lésion autre que celle que nous avions constatée dans la bouche, et cependant l'enfant refusant toute nourriture dépérissait rapidement, bavant beaucoup et se plaignant sans cesse. La fièvre tombe tout à coup vers le cinquième jour. Deux incisives supérieures étaient sorties et furent bienlAt suivies de l'apparition de deux autres à la m&choire inférieure. L'enfant passe l'hiver sans accident, est sevré au mois de janvier et pendant les trois premiers mois de l'année on n'observe aucun trouble sérieux. A la fin de mars il avait ses huit incisives, dont la sortie sans passer inaperçue n'avait éveillé que quelques malaises passagers. Le 5 avril, après une bonne journée, l'enfant devient grognon, la fièvre s'allume, on trouve la bouche chaude, douloureuse; il ne veut pas se laisser examiner, pousse des plaintes incessantes, passe une très mauvaise soirée. La fièvre ne le quitte que dans les premières heures de la nuit. L'examen le plus minutieux ne fkit rien découvrir. Le 6 au soir, la fièvre, un peu diminuée le jour, se rallume plus vive ; agitation, cris ftigus,
MÉDECINE ET DE CHIRURGIE IT Atmi. 1885
alternant avec des plaintes continuelles. Vers onze heures, le pouls est à 160. La température monte au cluffre énorme de 41'>,9. Tout ce qu'on donne, même r«au sucrée, est immédiatement vomi. L'auscultation pratiquée avec soin ne révèle rien. Jusqu'à deux heures du matiu cet état violent persiste. A ce moment l'enfant se calme et s'endort assez paisiblement. Le lendemain, de bonne heure, la température est tombée à SS",?. L'écart est de plus de 3 degrés. Les alimeols légers : lait, racahout, sont acceptés. La journée est bonne, le sommeil calme. La soirée n'est pas troublée. La température est à 38 degrés. Pas de nouvelles dents. Gencives très gonflées au niveau des premières molaires et fort douloureiues encore. Quatre jours après, les accidents ne s'étaient pas renouvelés; mais l'enfant est capricieux et criard. Les gencives inférieures sontgonflées et douloureuses au niveau des premières molaires dont la sortie est imminente.
Jamais je n'avais par le seul fait de la dentition une
pareille élévation (près de 42 d^és) de la température. A plusieurs reprises, j'explorai avec le plus grand soin la poitrine, soupçonnant une pneumonie centrale. La chate énorme de la température ne pouvait depuis laisser aucan doute. Il n'y avait pas eu d'antre traitement que quelques cuillerées à café d'nn sirop bromuré et de légers révulsifs.
Un pareil fait, suivi heure par heure, ne me parait prêter à aucune discussion. Le médecin le moins familier avec la clinique infantile eût été frappé de ces accidents subits, de l'aspect de cet enfant, salivant, mordant ses poings, se reculant avec une véritable terreur dès qu'on voulait examiner ses gencives, appliquant ses joues brûlantes sur les mains, le visage des personnes qui le portaient. Cette augmentation rapide de la température arrivant en quelques heures à prés de 42 d^rés, et tombant à 38*,7 pendant la nuit, est singulièrement frappante, et de pareilles oscillations n'avaient pas encore, à ma connaissance, été signalées parmi les accidents de la dentition.
Un autre enfant de seize mois, plus avancé que le premier, nourri au sein, presque ezdusivemf^at jusqu'à dix mois et conservant encore sa nourrice, n'a pas eu d'autre maladie qu'un eczéma impétigineux vers l'âge de huit mois. Sa dentition, sans être laborieuse, a été in^ulière. Il a cinq incisives, deux molaires supérieures. Sa santé ne laisse riea à désirer. Quand je le vois le 21 mars, il est triste, grognon, criard, depuis trois jours. Il refuse la nourriture, dort mal. Il y a un peu de toux, sans râles bronchiques. Le ventre est normal. La température est à 30 degrés. Des BympUMnes ca-
ment, parmi lesquelles la Société centrale, sont hostiles à la formation de syndicats; ÏS Sociétés attendent pour se prononcer les résultats d'une expérience qui commence à peine; 27 Sociétés c expriment de la bienveillance pour les syndicats et de la sympathie pour leur œuvre; elles désirent vivre avec eux sur le pied de la bonne confraternité et du voisinage cordial, mais sans établir avec les syndicats de relations organisées »; 23 Sociétés locales, ce qui constitue un chiffre encore très considérable, c ne se contentent pas des relations de bon voisinage; elles recommandent entre les syndicats et les Sociétés locales une collaboration active et une véritable alliance: bon nombre d'entre elles ont déjà joint la pratique à la théorie ». Il en «st quelques-unes, (nous signalons de suite cette idée sur laquetli! nous aurons à revenir), qui c recommandent nue les Sociétés locales provoquent et favorisent, autour d'elles, la formation de syndicats locaux dont elles seraient le lien commun, le ti'ait d'union, auxquels elles donneraient leur
appui moral, et serviraient, à l'occasion, de tribunal d'appel ou de jury d'honneur ». Uue seule Société émet le vœu que les Sociptés locales se transforment en syndicats, et que l'Association {générale devienne l'union' des syndicats de
France.
En résumé donc la grande majorité des Sociétés reste favorable aux syndicats, « reconnaît qu'ils peuvent exsrcer nne at^on avantageuse aux intérêts du corps médical, et recommande, dans les raiforts à aroir avec eux, soit la bienveillance réciproque, 80)t l'alliance ». Dès lors, le conseil général de rAssociation ne pouvait que déférer à ee voeu «en recommandant entre les Sociétés locales et les syndicats la concorde et la bonne confraternité >. Il ne voulait ' pas, et nous n'hésitons pas à le dire, il ne pouvait pas aller plus loin. Non senlement, en effet, des considératious d'ord re juridique, très bien développées dans le rapport de MH. Fo~ ville et Vaanesson, rappeUent ^ue l'union générale des syndicats ne pourrait acquérir m ester en justice pour la
t7 Avril 1885 GAZETTE HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE . N* 16 — 355
radéristiqoes 8e montrent du c6té des gencives. Deui canines en haat ont percé, les quatre premières molaires tendent la muqueuse ronge, gonflée. L'enfant y porte continuellement
les doigts.
Cet état se prolonge pendantsix jours. La température oscille dans les environs de 40 degrés. L'enfant a habituellement une toux sèche que les cris exaspèrent. L*examen de la poiliitie répété chaque jour ne révèle rien de sérieux; il y a de la constipation, des sueurs, principalement à la région céphalîque. Les laxatifs, les calmants, le sulfate de quinine n'apportent aucune modification à cet état. Le 37, les gencives ont été incisées an niveau des premières molaires inférieures, qui paraissent très avancées. Celte petite opération n'a produit aucun effet immédiat. Dans la soirée du 29, le pouls tombe, la (empéralure descend à 37*,4 et ne remonte plus. Depuis le commencement de la crise, sept nouvelles dents se sont fait jour I
Ici les accidents se sont prolongés pendant plus de dix jours. Dans çet intervalle une poussée deataire considérable a eu lieu, pendant toute la durée de laquelle la fièvre n'a pas cessé un instant. L'enfant refusait toute antre nourriture que le lait fort peu abondant d^aillenrs de la nourrice. En dehors des accidents buccaux si évidents d'ailleurs, aucune localisation n'a pu être constatée. (Voy. plus bas une observation de H. Decharobre.)
Si nous insistons sur des faits de ce genre, dont les deux premiers très rapprochés de date se sont passés sous nos yeux, chez des enfants soumis de notre part à une surveillance incessante, c'est moins pour établir une vérité qui nous parait hors de contestation que pour mettre sous les yeux de nos contradicteurs des observations dont les analogues ne nous manqueraient pas et qu'on pourrait bien facilement multiplier, et dont le tableau clinique ne prête à aucune équivoque. Comment invoquer en pareils cas, comme on l'a fait bien souvent, des ûèvres éphémères, gastriques, synoques, etc.? Nous ne voulons pas en conclure que la dentition soit toujours troublée par des accidents pathologiques et ne puisse pas évoluer sans susciter des réactions morbides ; mais nous prétendons démontrer que ces réactions sont fréquentes et que dans certains cas il est aussi illogique de les nier à priori qu'il pourrait l'être d'assurer qu'elles sont constantes dies tons les enfante m itntMm.
Blachez.
défense effective des intérêts professionnels, ce dreM n'appartenant qu'aux syndicats isolés; mais encore les statiOs des divers syndicats, et snrtout les résolutions que qoelquesiins d'entre eux ont votées, ne sauraient être approuvés par l'Association générale des médecins de France. Celle-ci ne )eut donc accepter les statuts des syndicats ni leor prêter ion appui et son concours que «mis bénéfice diinvmtairti »our parler comme le Rapport, c'est-jhdire en se résmnt e droit d'examiner ces statuts et ces résolutions.
La nouvelle loi relative aux Sociétés de secours mutuels l'étant pas encore votée, et la question de savoir si les mélecins peuvent utiliser la loi du 21 mars 1884 sur les synicats professionnels étant actuellement soumise è la Cour e cassation, les conclusions du conseil généjral de l'Assoîation devaient être très réservées, et nous comprenons isément qu'elles n'aient pas été plus explicites,
Hais comme d'autres questions, cqnnexes k colle des synicats, vont être ^ncessiimfnept soiUetées et discutées et
Même tmfmt.
Dans les remarques dont le rapport sur le concours du prix de la commission d'hygiène de ^enfance a tout récemment fourni occasion à M, Roger, notre confrère a très bien jugé la question de l'influence de la dentition sur les maladies de l'enfance. Avec lui, je croîs que cette influence a été fort exagérée; comme lui, je l'admets dans une certaine mesure. Cette manière de voir est aussi, comme le montre la note insérée ci-dessus, celle de notre distingué collaborateur, H. Blachez, qui d'ailleurs s'en était déjà expliqué dans l'article Dentition du Dictionnaire encyclopédique. On pent enfin dire qu'elle est partagée aujourd'hui par la majorité des médecins spécialement voués à la pathologie infantile.
Tous cependant n'enlendent pas la question de la même façon et ne font pas le même genre de réserves. Beaucoup, qui n'hésitent pas sur l'influence morbigène de la dentition laborieuse, de celle qui donne lien à de vives douleurs, ft la rougeur et au gonflement des gencives, k une salivation abondante, mettent en doute ou rejettent l'influence d'une évolution qu'on pourrait appeler silencieuse, ne donnant lieu à aucun désordre local apparent. Si l'on voulait, sur un point de pratique, tenir compte de la simple présomption, examiner si le fait est scientiQquement vraisemblable, si même il ne serait pas Tanalogue d'autres faits cliniques que personne ne met en doute, on serait disposé k l'accepter de confiance et à lui accorder une de ces existences théoriques que les sciences physiques elles-mêmes ne repoussent pas. Il fant remarquer que ce silence de la dentition n'est jamais absolu, que les gencives ne composent pas tout l'appareil dentaire, que l'évolution dentaire ne s'opère presque jamais sans douleur aucune, que nous ne pouvons pas mesurer exactement le degré d'excitation que subissent, dans ce travail, les radicules du trijumeau, et que même la tension des gencives, jugée médiocre ou nulle à l'extérieur, peut s'exercer profondément, plus qu'on n'a lieu de le croire, sur les filets nerveux. L'origine dentaire de certaines perturbations nerveuses en l'absence de tuméfaction gingivale ou de vives douleurs, chex de jeunes sujets que leur susceptibilité encéphalique prédispose tout particulièrement aux actions réflexes, n'aurait rien de plus singulier que les convulsions où les jettent parfoic un trouble de ta digestion, ou qne ces horribles attaques
comme, d'autre part, la presse médicale, libre de toute attache soit avec les syndicats, soit avec l'Association, peut, sans partialité ni parti pris, examiner les actes et les tendances diés uns et de l'autre, il nous semble permis d'entrer un peu plus avant dans le débat et de rechercher jusqu'à qtt« point la formation des syndicats médicaux ou celle, plus aif&eile encore, d'un Conseil de l'Ordre des médecins analogoft an Conseil de l'Ordre des avocats, pourrait être utile à la profession médicale.
Jusqu'à ce jour la plupart des syndicats médicauK se sont presque exclusivement préoccupés des intérêts matériels des membres qui les composent. C'est même pour ce motif que le tribunal de DomfronI et après lui la cour de Gaen n'ont pas reconnu aux syndicats médicaux le droit de se porter partie civile : ( Attendu, dit la cour de Gaen, que l'examen des statuts du syndicat de Domfroni démontre jusqu'à l'évidence que les médecins intervenants au procès n'ont eu, en l a'associaul, qu'un seul- but^ celui de fixer leurs honoraires
17 Avril 1885
* épileptirormes qui n'onl d'autre point de départ que la pré* sence d'un ténia, si peu offensir d'ailleurs que le muade n'en ressent dans l'intestin aucun effet.
Pour démontrer la réalité de maladies de dentition produites dans les conditions que je viens de dire, que faudrait-il? Obsenrer des cas dans lesquels, après avoir résisté à toutes les médications rationnelles, elles cédéraient & un moyen appliqué sur les gencives, et céderaient assez rapidement pour rendre manifeste l'action thérapeutique. J'ajoute que, dans cette éventualité, il neconviendrait pas d'argumenter sur le mode d'action du moyen pour essayer de montrer qu'il n'est pas en rapport rigoureux avec la cause supposée des accidents locaux. Si, par exemple, la scarification des gencives met fm tout à coup à la maladie générale, l'expérience a au moins la même valeur que celle de la cessation rapide d'une douleur intestinale par une application de sangsues sur la paroi de l'abdomen.
Or, il m'a été donné d'observer un fait que je considère comme un des plus décisifs qu'on puisse produire en faveur de l'inflQence morbigène d'une dentition en apparrence normale. Ce fait a même quelque chose de si inattendus, que j'ai dû prendre des précautions particulières pour être assuré d'en reproduire toutes les circonstances avec une exactitude minutieuse, et l'observation n'a été rédigée qu'après confrontation de mes notes avec celles du père et de la mère de l'enfant. On verra qu'elle date déjà de loin. Je l'ai confiée à M. Barthez pour la seconde édition de son Traité dei maladies des enfants, et c'est l'occasion du rapport de H. Roger qui me décide à la publier dès aujourd'hui.
Obs. Laryngite striduleuse gravs; incision des gencives; guérison instantanée. — Le 23 décembre 1866, un enfant de onze mois fut réveillé vers huit heures du soir par une toux rauque semblable à une sorte d'aboiement. Il était en proie à la suffocation. Inspirations rapides et par intervalles stridentes. Peau chaude. Dans l'effroi de la famille, on court diez plusieurs médecins du voisinage; il en arrive deux, qui administrent un vomitif. Je vois le petit nudade i dix heures : oppression nulle; pouls un peu fréquent. L'enfant s'amuse avec ses jouets; mais la toux redevient bientôt rauque et riaspiration sifOante. Le fond de la gorge est un peu ronge.
Dans les journées du ti et du 25, on renouvelle le vomitif; on administre un laxatif, et deux sangsues sont posées dans la fossette sus-sternale. Fomentations chaudes sur le larynx ; fumigations émollieates; un peu de sirop de belladnae. Néanmoins, le mal g'i^rave ; llnspihition devient tellemeni bruyante et d'une
suivant la pavité des cas et d'en poursuivre le recouvrement;
» Attendu que le tribunal de Domfrontse trouvant ainsi en présence d'un intérêt purement pécuniairei dû à juste titre déclarer les médecins appelants non recevables à invoquer le bénéfice de la loi nouvelle... >.
Il résulte de cet arrêt que les magistrats de Gaen ne considèrent les syndicats que comme une association fondée dans le seul but de rehausser les honoraires des médecins. Or ceux qui veulent bien nous lire se rappellent peut-être que, dès l'origine de la formation des syndicats professionnels, nous avions prévu cette objection et recommandé aux syndicats de se préoccuper d'améliorer la situation des médecins en combattant le charlatanisme sous toutes ses formes et en défendant la dignité et la moralité professionnelles et non pas en luttant exclusivement pour faire prévaloir des tarifs d honoraires, et encore moins en imposant des tarifs ayant chance de n'être pas acceptés. C'est parce ^ue nous ne pouvions approuver les actes de certains syndicats, parce
manière continue, qu'on Teolend de la pièce voisine, la porte fermée, fja gûi^e est à peine rouge; aoenoe trace de ^phlbérie. Le bruit retentit, à l'anicultalion, dans tonte la poitrine, sans auenn mélange de rèles humides. L'enfbnt est très abaUo,.)ea lèvres violettes, la respiration très fréquente, le pools petit et nfttde. Sinapismes sur la nuque, le dos et les membres. Vertuoe heure du matin (nuit du 25 au 26), je me trouve auprès de l'enfant avec M. le docteur Bouchut, qui constate, en outre des symptômes précédents, que les piqûres d'épingle dans diverses parties du corps ne sont plus senties. La face prend une teinte violette. Il y a menaced'asphyxie ou plutôt l'asphyxie est commencée. Un vésicaloire est appliqué sur la région du larynx. Une heure après, la situation emptrmit. Alors malgré le peu d'activité apparente du travail de dentition, je me décide à scarifier les gencives. Les incisives étaient sorties. De chaque côté de celles-ci et à chaque m&choire je fait, un peu au hasard, deux entailles (en tout huit), et je recommuide de passer sur les petites plaies un linge mouillé d'eau tiède. Pendant que j'essuyais ma lancette dans un cabinet voisin, moins de dix minutes après l'opération, la mère court à moi et me dit que le sifflement de la respiration et la c toux de ebien font eessé. Son air idTolé par la joie m'inspire quelque doute. Le fait .était pourlant réel. Plus de sifflement lai^ngé; le cri a perdu tonte raocité; le bruit de l'inspiration n'a conservé qu'un peu de rudesse.
A partir de ce moment on peut dire que la convalescence a commencé. Aucun des symptômes qui venaient de s'évanouir si brusquement n'a reparu. Le lendemain matin il n'y avait plus trace d'oppression; à l'exception de quelques faibles rfaonchus, le bruit respiratoire était normal, et la sensibilité aux piqûres était entière. L'enfant était guéri.
Je dois ajouter que, jusqu'à l'ftge de six ans, il a présenté diaqae année (au dire des parents), en septembre on octobre, des symptômes analogues aux précédents, mais sans grarité. |
Je ne me livrerai à aucun commentaire. Je rappellerai seulement que la laryngite striduleuse est une des névroses que plusieurs auteurs rangent parmi les accidents de dentition. L'intérêt de mon observation consiste dans la rapidité tout à fait exceptionnelle avec laquelle les accidents ont disparu. Je le répète, la durée des incidents de la maladie a été évaluée avec autant de précision que possible par la famille et par moi.
A. DsCSMIMtE.
que nous vovions avec peine la discordance absolue qui existait entre les revendications exagérées des uns etles pro- ' testations des autres que nous avions écrit un feuilleton dont le rapportde MM. Foville et Vannesson a rappelé la conclusion.
Or les propositions émises par quelques-unes des Sociétés locales sont précisément de nature à confirmer ce que nous avons toujours soutenu. Associés dans le but de défendre les intérêts morataB$l matériels'àe la profession médicale, les médecins appartenant aux syndicats pourraient peut-être arri> ver un jouraconstiluerdans chaque localité un Ordre des médecins, Analogue {mm non semblable) è l'Ordre des avocats, n'acceptant dans son sein quedesconfrèreshonorables,s'irii- , posant peu à peu par la justice et la modération de ses arrAls et pouvant espérer que ses décisions vis-à-vis du pubticou ses 1 appels à la justice des tribunaux seraient acceptés sans con- I lestation. S'il en avait été ainsi dès le début, nous \ie verrions pas les Sociétés de secours mutuels i^^géea-^b l'Association générale offrir, lorsqu'elles sont faVoi-ables aux
17 AvaiL i885 GAZETTE HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE — N* 16 — 257
CmtrUMto» ph«raM«wi«Mi«M.
SUR hk FARINE DE UN INALTÉRABLE (1).
Dans notre article sur les Sinapismes, n* 14, p. 218, nous arons montré la supériorité de la moutarde privée des 28 pour 100 d'huile Pae qu'elle contient sur la farine de moutarde du commerce ; aujourd'hui nous allons démontrer qu'il en est de même pour la farine de lin.
Il n'y a aucune comparaison à étahlir entre la farine de lin privée d'huile et la farine de lin ordinaire, et, lorsqu'on jette un instant les yeux sur ces deux matières et sur leurs propriétés respectives, on se demande, avec étonnement, comment l'une n'a pas complètement remplacé l'autre en médecine.
C'està M. Lailler, pharmacien en chefde l'asile de Quatre- ManSj près Rouen, que nous devons l'étude définitive de cette question. Grftee à lui, l'industrie pent fournir à l'heure actuelle autant de farine de lin sèche qu'on pourra en désirer.
Aucune Objection ne s'est élevée contre ce médicament, qui est, de l'avis unanime, lu son plus hant degré de perfection, et pourtant il n'est presque jamais employé. Pourquoi doncl'usage ne s'en répand-il pas?Ce produit attend peut-être son Rigollot. Espérons alors qu'il se présentera bientôt, car nous le considérons comme de première nécessité. Peut-être serait-il bon qu'on établit des cataplasmes de diverses grandeurs, tous préparés dans le genre des cataplasmes en feuilles si en vogue aujourd'hui. Ces cataplasmes seraient bien préférables aux autres à cause de leur épaisseur. Avec les tissus imperméables de tout genre que nous livre l'industrie, ce résultat nous parait facile à obtenir. Entrons un peu plus avant dans le sujet. Le Codex exige que la farine de lin soit toujours de préparation récente, parce que l'huile fixe, qui forme le tiers de son poids, rancit très rapidement et détermine alors sur la peau des éruptions pustuleuses, eczémateuses fort désagréables. Hais quel est le pharmacien ou l'herboriste qui peut se flatter d'avoir toujours de la farine de lin fraîche, puisqu'elle est entièrement préparée dans des usines spéciales et au moyen d'appareils appropriés, mus par la vapeur.
Dans les grandes villes, passe encore ; il existe de grandes commodités d'approvisionnement ; mais, dans les petites rillea et dans les campagnes, cela dépend de l'éloignement des cen-
(1) ERRAïaa. — N' 14, piga 818, t* eoIoaa«, Hra Hmirt et non Harul, «t ctoq lignet piM Iwi ! n pour 100 d'hulU ai llm de 18.
syndicats, de se < mettre à leur disposition comme tribunal . d honneur dans les difficultés déontologiques ou autres qu'ils jugeront à propos de leur soumettre ». Cette offre, qui émane de la Société de la Gironde et de la Société des Landes, aurait-elle pu être émise si les syndicats avaient été dès le début constitués comme nous le souhaitions?
En faisant cette réflexion, nous n'ignorons pas que l'Association générale a pour but c de maintenir, par son influence moralisatrice, l'exercice de l'art dans les voies utiles au bien public et conformesà la dignité de la profession *. Hais ce rdie, une Association de secours mutuels le peut-elle i-emplir dans toute son étendue et de manière & sauvegarder toujours la dignité de la profession? Les intérêts charitables en vue desquels elle a surtout été créée ne l'obligent-ils pas à une extrême indulgence et n'a-t-on point vu jusque dans les conseils de l'Association des médecins c convaincus de faits qui compromettent la dignité de la profession »?
Nous nous empressons d'affirmer que dans cette constatft-
Ires .commerciaux et de l'écoulement de la marchandise. Il est donc bien difficile de répondre de l'âge de sa farine de lin, et comme on n'a pas encore trouvé le moyen de la conserver sans altération, mieux vaut donc la remplacer par un produit analogue et plus parfait.
La graine de lin contient de l'amidon, du sucre, de la gomme, de l'albumine végétale, de l'arabine, de la bassorine, un principe cristallin appelé lînine, corps qui fournissent, an contact de l'eau, un mucilage remarquable.
L'huile de lin, qu'elle contient en outre, n'est d'aucune utilité dans ce mélangé ; au contraire, sa présence y est nuisible, puisque c'est elle seule qui rend cette poudre si rapidement inaltérable. Cela ne veut pas dire que nous demandions le remplacement de la poudre de lin parle tourteau de lin.
Ce dernier produit industriel ne doit pas figurer parmi les médicaments pour bien des-raisons troplongues à exposer ici. Nous ne voulons parler que de la farine de lin, privée des 30 à 35 pour 100 d'huile qu'elle renferme, au moyen du sulfure de carbone. Elle se présente alors sous forme d'une poudre jaune clair, sèche, légère, à odeur douce, ne donnant pas au toucher la sensation d'une matière graisseuse, ne touchant pas le papier, restant inaltérable et formant avec l'eau froide ou chaude, des cataplasmes émollients, suscepti* bles de conserver longtemps leur humidité et leur chaleur, sans jamais offrir le moindre inconvénient.
Avec de pareilles propriétés, le prix de cette poudre, forcément un peu plus élevé que celui de la farine commune, ne doit pas, ce nous semble, en arrêter l'emploi ; d'ailleurs, il aniverait, sans aucun doute, pour ce produit, ce qui arrive pour bien d'autres ; les prix fléchissent & mesure que la consommation augmente et que la préparation se fait plus en grand. A la vérité, il n'y a pas entre ces farines une si grande différence de prix, puisque pour une surface de cataplasme donnée, il faut employer moitié moins de farine sèche que de l'autre.
Cela s'explique matériellement:
100 grammes de farine de lin ordinaire perdent environ 50 pour 100 de leur poids après traitement par le sulfure de carbone et dessiceation.
Les 50 à 55 grammes de poudre obtenus représentent donc la capacité en puissance mucilagineuse des 100 grammes primitifs. Ce qu'il ne faut pas oublier, si l'on veut établir une comparaison entre les prix.
Noos tonninerona en souhaitant que les praticiens prêtent
tion d'un fait indéniable, mais inévitable, nous ne prétendons critiquer les statuts de l'Association, non plus que la parfaite honorabilité des médecins cminents qui la dirigent et t'administrent aujourd'hui avec un dévouement et un désintéressement auxquels chacun doit rendre hommage. Ce que nous avons voulu dire, ce que nous croyons vrai, c'est que, eût-il commis, dans l'exercice de la profession, des fautes que chacun s'accorde à considérer comme assez graves, un médecin riche, venant généreusement offrir une somme assez considérable à la caisse de l'Association, sera souvent bien accueilli et parfois même traité publiquement en termes que l'on regrettera dans l'intimité. Encore une fois il n'en peut être autrement dans une Société de secours mutuels, tandis que la conduite des syndicats, ou celle d'une Association qui serait formée en vue de ne défendre que l'honnêteté professionnelle pourrait être tout autre. Aussi, tout en ne nous dis-^ simulant pas les difficultés d'une pareille tâche, persispool^ nous à la conseiller aux méditations des syndicats. Ë6t?ce à
il Atru. 1885
quelque attention à ces lignes et se donnent la peine de faire eux-mêmes quelques essais.
Nous sommes certain qu'ils se rangeront sans réserve à notre avis et qu'ils contribueront à tirer de l'oubli un produit qui mérite an contraire la pleine lumière.
Pierre Vicier.
TRAVAUX ORIGINAUX
PatkoIOBl« «Klene.
Procédé de perfectionnement de l/l désarticulation DU genou ou d'amputation fëhoro-condyuenne, par H. le docteur Vaslin.
(Fin. — Voy. le numéro 13.)
Résultats. — La conformation du moignon est parfaite fvoy. flg. 1 et 2, M). Les condjles amputés ont augmenté ae dimension, suivant leurs deux diamètres antéro-poslérieur et transversal. Leur plan de section uni s'est transformé en une saillie arrondie, comme s*il y avait eu soudure avec la rotule laissée en place. De cette modification, survenue dans l'épiphyse, rtoulte une grosse tubérosité osseuse qui constitue avec tes différentes couches de tissu de la région antérieure du genou, dont elle est revêtue, un point d'appui excellent (voy. la figure). En effet, par suite de la rétraction du petit lambeau postérieur, la cicatrice (voy. fîg. 2, B) souple et déprimée occupe une situation qui la met À l'abri des froissements; et des tiraillements. Ètle siège en arrière du membre et décrit une courbe à convexité inférieure, éloignée de plusieurs centimètres de la périphérie du moignon. Les téguments qui recouvrent l'extrémité condylienne du fémur, sans y adhérer, c'est-à-dire en conservant leur laxité et leur souplesse, sont ceux de la région antérieure du genou. Epais et endurcis par les j^ressions qu'ils subissent continuellement, ils sont donc admirablement appropriés à l'usage qui leur est dévolu, celui de supporter le poias du corps.
Suivant mes prévisions, les principaux avantages du nouveau procédé de désarticulation résident dans la conservation des facultés nutritives du fémur. Son canal médullaire étant respecté et le cartilage de conjugaison de son extrémité inférieure étant sauvegardé, cet os devait ôtre moins exposé à s'enflammer et son accroissement en longueur, loin d'être compromis, devait être favorisé. Ces deux propositions, la seconde surtout, sont mises en évidence par cette observation.
Quand le chirui^en ouvre le canal médullaire d'une ^nde diapbyse, comme celle du fémur, son appréhension immédiate est l'éventualité de l'ostéomyélite diffuse et de ses
funestes conséquences, surtout chez l'enfant où les infiam— mations osseuses sont si promptes et si néfastes. Par le nou* veau procédé l'étui médullaire reste fermé et demeure par suite de son occlusion moins accessible aux complications inflammatoires. Pendant le traitement, il s'est produit un abcès profond dans la gaine du couturier et non aux dépens des éléments du squelette. Cependant on avait bien à re-
PlO. 1. — L'enfant qui a fubi la diSiarUculalioa du geofM gutdi», «wc rHcciîoii de IS mEllimètrei de> condjici, appinlt ûmm lei condition) d'un an[Mii£ de jambe an quart lupérieur. A, sibge da la fracture d« la CDii<e droite, ow niUïe Ugén du cal en dchora ; II, moignon ; R, rotule ; T, tubéraaM anldrloore ém tibia ; C, point de* condjrloa droits corroipondant ï celui de loclion de> rundylc» gauehea ; 0, aurfaca d'appui du aïoipion et de l'cilrdinlld eondylienae : G-D, ligae dtnbUaMntlodacréd'ailoDgannntda Nawr gnneka par nppori k iDa cnnfJntw ; oUo nwanro da 7 ««itimèlrM et éuù k 8 CDatiinètrat, dont U faut ninndicT S m 3 canlimèlreB d'alloogemeot apparent, iù aa raTCourciueniGnt de la culaae droite, auitc de u fracluro.
Fio. 2. — Face po-lcrieure du moignon. B, ^ealrits: eUo ddcril me ca«cfee h eootexité inférieure, dUlaute da pluaianra ceMinblna de la périphérie dn moIgaon ; D, aurfaca d'appni du moignon.
douter l'ostéite épiphysaire suppurative et le décollement ultérieur du cartilage adjacent; mais nous allons constater que rirritation consécutive au passage de la scie en pleine masse condylienne a été plastique et qu'elle s'est étendue dans des proportions qui ont produit les plus heureux effets.
La simple inspection comparative des deux membres inférieurs (voy. fig. 1) suffit pour se convaincre des avantages considérables retirés de ce procédé de perfectionnement. L'extrémité du moignon descend au niveau et même au-dessous de la tubérosité antérieure du tibia droit, c'està-dire que l'extrémité condylienne du fémur gauche dépasse de 8 centimètres environ le point épiphysaire droit, auquel elle correspondait lors de l'inlervenlion (voy. f^, 1, ligne G-D). L'enfant, qui a subi en réalité une sorte d'am-
dire pour cela que nous n'approuvons pas le recours au conseil général de l^Associalion ou aux bureaux des Sociétés locales dans ta plupart des cas où les syndicats éprouveraient desdiiBcultés?En aucune fa^on. Si l'on doit, jusqu'à un certain point, se méfier des résolutions d*une assemblée de secours mutuels en ce qui concerne tes qtuitions de personne, on peut avoir en elle pleine et entière confiance sur les gués tions de principe. A ce point de vue, les conseils de l'Aseociation générale et ceux des bureaux des Sociétés locales seront toujours utiles parce qu'ils seront dictés par des hommes honnêtes et justes. Les syndicats, qui ont pu commettre les erreurs, d ailleurs aisément réparables, que nous avons signalées, auront donc grand profité s'adresser à l'Association générale ou à ses conseils dans toutes les questions de principe qui leur paraîtraient douteuses. Hais, nous le répétons, s il semble un jour nécessaire de créer un Ordre des médecins et de lui confier des pouvoirs analogues à ceux de l'Ordre des avocats, c'est à Tunion des syndicats constituée
à c6lé, mais en dehors de TAssodatioa de secours mutuels des médecins de France, qu'il importera de demander concours.
Si l'on a bien compris le but de cet article, on reconnaîtra,
nous l'espéi'ons, que nous donnons notre adhésion pleine et entière aux conclusions si sages et si mesurées du rapport de HM. Foville et Vannesson ; que, par conséquent, s'il nous fallait prendre place dans l'un des groupes qu'il a formés, nous demanderions notre inscription au groupe de l'allianco entre les syndicats et l'Association, persuadé que les syndicats ne peuvent que gagner à solliciter, dans les questioHM de principe, \es avis et les appuis moraux de l'Association. Mais, d'un autre côté, nous avons dû, pour maintenir ce que la Giazette hebdomadaire à toujours déclaré, faire encore des réserves au sujet de l'organisation d'un Ordre des médecins, montrer que s'ils veulent deyeitfr"Veura«nkdlj4es, les syndicats médicaux devrMgi^i^âËyijiïâ^^M^ moraux de la profession médicale, enfin reconnaître à l'As-
il Kytah 1885
OAZBTTS HEBDOMADAIRE OB MâPEGINE ET DE GUIAURGIB
putation de cuisse, dans laquelle 2 centimètres des condyles rémoraux ont été enlevés, se présente six mois après l'opé-
nèse excessivement active, qui a déterminé sa reproduction et son allongement dans la proportion de 5 à 6 centimètres. Je dis seulement 5 à 6 centimètres, car, pour rester dans l'exactitude, il Taut retrancher de l'augmentation de longueur que l'on constate, 2 à 3 centimètres d'allongement apparent, dû au raccourclBsement de la cuisse droite, consécutivement à sa fracture.
Pour expliquer cet acte d'fayperplasUe, accompli à l'extrémité condVUenne du fémur, en vertu de l'or^inalité du procédé, il faut se reporter aux lois physiologiques présidant à l'accroissement des os longs en [ongpaeur. Cet accroissement s'opère aux dépens d'une couche mince de tissu car^ tilagineux, dit cartilage de conjugaison, situé entre les extrémités.de la diaphyse et de 1 épiplnse correspondante. A mesure qu'une couche de cette rondelle cartilagmense s'ossifie pour accroître la diaph]^e,nne nouvelle couche de tissu cartilagineux se produit par prolifération du cartilage préexistant et la môme série de pUenomènes se produit jusqu'à Té-
fioque où le développement s'achève. L'accroissement en ongueur se fait du reste presque en entier aux extrémités de la diaphyse, les épiphyses n'y participent que pour une faible part.
La première démonstration de ces fhits date du milieu du siècle dernier, elle est due h Duhamel de Monceau. Il pratiqua trois trous sur la diaphyse du tibia d'un poulet, dans la partie comprise entre les deux cartilages épiphysaires, et introduisit dans chaque trou un clou métallique pour en prévenir l'oblitération. Ayant sacrifié l'animai quelque temps après, il constata que l'intervalle compris entre les trois trous était resté le même, tandis que la longueur de l'os s'était accrue de quelques centimètres : il en conclut avec juste raison que l'allongement s'était fait aux extrémités. Hépélée un grand nombre de fois, la même expérience a produit les mêmes résultats.
Le mécanisme de cet aUongement resta longtemps obscur. Flourens démontra le premier qu'il est dû aTaddition des couches osseuses nouvelles déposées par le earlila^ épipbysaire du cAté de la diaphyse. L'observation microscopique a confirmé la justesse de son opinion. Pendant ce temps l'épiphyse se développe aussi de son eèté, mais beaucoup pins lentement et & ta manière des os courts. Lors- Qu'elle est tout à fait ossifiée, le cartilage de conjugaison unit par être envahi à son tour; il y a soudure entre la diaph^^e et les extrémités épiphysaires et par suite arrêt de développement en longueur. Ce phénomène s'effectue à des
époques assez précises, mus différentes. L'homme a accjuis
physiologique cinq ans.
Cresl donc, je le répète, sur ces données expérimentales, qu'a été basée ma manière d'opérer, ayant principalement en vue la conservation des éléments indispensables ^ croissement du fémur jusqu'à l'époque de son complet développement. Les résultats déjà obtenus ont dépasse mon espérance. Car non seulement l'extrémité inférieure du fémur gauche a crû dans les proportions physiologiques de son congénère, mais il y a eu hypergénèse, tant du côté du cartilage de conjugaison que ae celui de l'épiphyse. L'ostéite consécutive à la résection condylienne est restée plastique, alors qu'elle aurait pu être suppnrative et destructive. Sous son influence le tissu cartilagineux a proliféré en excès ; de» ostéoplasles se sont formés en bien plus grande (quantité qn'à l'état normal, ils se sont portés de préférence, suivant la loi physiologique, vers l'extrémité de la diaphyse et 1 ont allongée dans les proportions remarquables que nous révèle l'examen comparatif des deux membres inférieurs (voy. fig. 1, lîgnR G-D). Le travail réparateur n'a pas été moins efficace du côté de l'épiphyse, c'est-à-dire de la portion des condyles conservée. Les ostéoplastes de nouvelle formation ont régénéré en partie ce qui avait été enlevé. En se stratifiant sur la section osseuse, unie et à bords saillants.
Il semblerait que l'allongement si rapide du fémur eût dû rompre les corrélations de celte grande diaphyse avec les forces musculaires chaînées de le mouvoir. Il n en est rien. Les extrémités des muscles coupés se sont unies aux enveloppes de la périphérie du moignon et les masses musculaires ont participé au mouvement d'hyperplasie du squelette. De telle sorte oue malgré rexagéralion de longueur qu'a prise le fémur, les rapports analomiqnes et i^hysiolo-
, moignon.
cuissard muni d'un pilon, avec les avantages que lui procure l'élat respectif des membres inférieurs, c'est-à-dire comme s'il n'avait perdu que les trois quarts de la jambe gauche. Ces conditions sont définitives et ne feront que s'affirmer par la croissance.
Si l'on avait opéré comme d'habitude au-dessus des condyles ou sur l'extrémité de la diaphyse suivant les procédés récents de Gritti et Garden, on eût supprimé le cartilage de
sociation générale, à côté de son caractère principal, qui est celui d'une Société de secours mutuels, un rôle de conseiller utile, sinon dans les questions de personne, du moins dans toutes les questions de principe qui aigonrd'hui sollicitent l'atteation des syndicats médicaux.