L. Lereboullet
FACUL,Tfi DB MÉDECINE DE LVON. — Un CODCOUrs pOUf UQO
place de chef des travaux anatomiques de la Faculté de médecine de Lyon s'ouvrira le 15 juillet prochain. Les candidats devront se (aire inscrire au secrétariat de la Faculté au moins un mois avant cette date, et jostifter qu'ils iwssèdent le dijplême de docUur en médecine. La durée des fonctions est de six années et le traitement aonnel de deux mille francs.
CholAra en Espagne. — Des divers renseignements fournis il résulte que la recrudescence de l'épidémie est partout sans gra- -vité.
HApitaux de Paris. — Par suite de la Domination de H. Granchet- à la chaire de clinique des maladies des enfants, N. Blacbez passe de Gochin à Necfaer ; H. Gouraud, de Saint-Antoine à Gochia; H. Hutinel^ de Lourcine à Saint-Antoine; M. Roques, du Bureau central à Lourcine.
SoaÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX (sésuce du vendredi 24 avril).
— Ordr« du jour : M. Guyot : Observation de cathétérisme de l'œsophage suivi de mort. — H. Albert Robin : De la pyélite primitive. — H. Ferrand : Présentation de pièces anatomiques.
— HH. tleori Huchard et Panl Le Geodre : Observation de crises laryngées tabéti^es ayant nécessité la tradiéotomie. — H. Kelseh : De la fièvre rémittente gastrique.
Le docteur Scrweninger. — Schweninger, médecin du chancelier, dont la nomination comme professeur à l'Université avait soulevé tant d'orages, et dont nous avons parlé à DlusieurS|reprise, se décide, disent les journaB|n^y^@ja§d%.à|^l0ml@ et va s'établir à Wiesbaden. O
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conjugaison et Tépiphyse entièrement^ on eût ainsi sacrifié tous les éléments de régénération osseuse dont nous observons les remarquabies bienfaits, un résultat absolument inverse de celui que nous voyons se serait produit. En effet, tenant compte à la fois de la perte considérable de substance qu'eût infligée d'abord t amputation au-dessus des coudoies et de celle qu'eût entraînée ultérieurement la destruction de l'épiphyse et de son cartilage, la cuisse gauche ou plutôt le moignon aurait aujourd'hui 10 ou 12 centimètres de moins qu'il ne présente. Cet amoindrissement et la disproportion entre les deux membres auraient augmenté, à mesure que Tenfant eût grandi. Aussi, acceptant l'opinion émise par le professeur Sappey, que la longueur de la diaphyse rémorate est à l'étendue du corps : : 2 : 5 et considérant en outre raccroissement pi*oduit depuis la date de l'opération jusqu'à ce jour (du 19 octobre 1883 au 10 avril 1885) on peut estimer que par le procédé de perfectionnement de la désarticulation du genou, Tenfant arrivé au terme de son développement, c'est-à-dire à l'â^e de vingtcinq ans, aura gagné de 30 à -tO centimètres de fémur et une force motrice proportionnelle, qu'il eût perdus par les autres procédés applicables dans la circonstance (1).
Conclusions. — Eu égard à ses excellents résultats, le procédé d'amputation du genou que je viens de mettre en pratique me paraît applicable dans beaucoup de cas. Il me semble indiqué de préiérence aux autres métiiodes de désarticulation fémoro-tioiale et à l'amputation de l'extrémité inférieure de la cuisse suivant les procédés (dits fémoro-rotnlien) de Gritti et Carden, principalement chex l'enfant et l'adolescent, lorsq^ue l'ablation de la jambe est jugée nécessaire et qu'il existe des parties molles en quantité sufGsante pour tailler un grand lambeau antérieur et un petit lambeau postérieur.
Quant au tétanos, je ne saurais trop attirer l'attention sur l'ensemble des moyens qui ont réussi à le guérir.
CONGRÈS SŒENTIFIQIIES
CongvM frunyto éa «lilvw|rle.
(Suite. — Voy. le numéro 15.)
SÉANCE DU 7 AVniL 1885 (matin), présidence de V. OLLIER.
PathogAnl» des inteotlona ohlrnrgioalw t MarobM at dlatbèm : M. Abadla. — Erysipèla et antlaapsla : MM. Gaaolwla M DamMmi (de Rouen). — Microbes et ptomalnas : MM. Jeanntf et I.aalanlè (de Tonlonae). — Aboès fèUdM : U. Nepran. — PathogAnle de U sappnnition t «K. Boda (de BAle), (UUar, T«nMiiU, Xoe* wenbarii, Berrut.
M. Abadie se propose d'étudier l'influence respective des microbes et des diathèses sur les complications qui peuvent survenir à la suite des plaies Iraumatiques ou chirurgicales.
Sans nier l'influence des diathèses sur la guérison des plaies, il convient de les considérer comme un facteur secondaire infmiment moins important que l'infection micro-
(1) !.«• procAl^t spplicablot ëtaifnt les auivnnts : !■ l'arapulation île cuiïse que \'<m pratique d'habitnde à ^elquet traTcn de doigt an^deiiui dei condytaa ; ^ rampaUllon rtaoro-rotulianno, niitanl le* proeédtfa de Grllli et Canleo, dana Im^Is oa agit M-deitiw du earUl^ dptphjriàln.
Dans l'oB comme dana rentre wkoia d'action, m aacrifiiU une certaine lootiieor du fëmur, le cartilage dpiphyaatro et la néoformalion osseuae Gon><.'cuiiTO k l'irritaUon rdaultant do la section conilylionno.
La fdnuir d'un adulte de taille moyenne, i t'tge de vingt-cinq ans, pr^aoule 50 centimèlrcB do longuenr, celui d'an enbot de ouïe ans, 97 ccntioiitres.
Par l'amputation de cuiaae au-desaue deaeondjiea, sBivant la méitiode dmilaîre ou à lambeaux, ropdraleiur ralevalt chos l'enfant mvirsn 10 cenlimitref deléuur. Cette première eonilraetioa de 10 eentinUraa entratoalt ioétitableflMnt U dbperitlon da cartUage de eoidncelaee et de l'^dpliTH : &immt» d'aeendunent
bienne.n est beaconp plus dan|ereax d'ouvrir l'artienlatiom du genou à l'homme le plus sain sans prendre de précautions antiseptiques qu'au diathésique le plus avéré dont la plaie sera soigneusement mise à l'abri du contact des germes. Les résultats fournis par l'opération de la cataracte corroborent cette manière de voir. La constitution du sujet, son état diathésique, sa décrépitude même n'ont qu'une influence à peu près nulle sur les succès et les revers de cette opération. Toutes les fois que la plaie suppure après l'opération de la cataracte, c'est qu'elle a été infectée par des micro-organismes, et l'état général du sqjet n'y est pour rien.
Dans les plaies oculaires, révacaation de l'humeur aqueuse constitue un danger sérieux. L'humeur aqueuse qui se forme immédiatement après Topéralion constitue pour les microbes un milieu de culture particulièrement fnvorable, qui explique pourquoi les suppurations sent pim fréquentes après l'ablation du cristallin qu'après la discîsion ou la simple paracentèse de la cornée.
Ce qui est vrai de la chirurgie oculaire paraît vrai de la chirurgie générale. An point de vue de la ^érison de fa plaie opératoire elle-même l'influence diathésique est pt'esque négligeable.
Le raclage et révidement donnent de fréquents succès chez ceux qui sont arrivés & un degré très avancé. Les opérations heureuses faites si souvent chez les cancéreux conflrment aussi cette manière de voir.
Beaucoup de bons esprits admettent l'influence d'un état général antérieur lorsqii il se produit des phénomènes généraux après une oj)éralion ; ils sont dans l'erreur, il s'agit d'une septicémie insidieuse, modifiée dans sa forme, dans ses allures, rendue méconnaissable par le fait du traitement et des agents antiseptiques employés. La comj>licalion est due à un microbe. Lister a défendu cette opinion dans un discours récent au Collège royal des chirurgiens de Londres. L'origine de ces complications siè^e non pas dans un état diatbésiaue, mais dans une infection microbienne.
Pour éviter ces accidents, il faut perfectionner les pansements antiseptiques. Il faut surtout s attacher à éviter les inoculations au moment de l'opération ainsi que pendant toute la durée de la cicatrisation de la plaie. Il importe d'opérer dans une atmosphère absolument pure; iltaudrait dans chaoue hôpital une salle ^écîale consacrée aux opérations, danslaquelle on n'entrerait qu'après avoir pria certaines précautions et oû l'air ne pénétrerait qu'à travers des ouverture munies de couches de ouate à travers lesquelles il serait filtré. On peut doue opérer impunément les diathésiques. L'état des viscères n'est rien, 1 infection microbienne est tont.
— U. Cauchois (de Rouen) présente un relevé statistique des cas d'érysjpéle et d infection purulente observés à l'HAtel-Dieu de Rouen; 1" avant l'usage de la méthode antiseptique ; 2* après l'emploi de cette méthode. Il récite de ces chiffres qu'avant 1 antisepsie les érysipèles atteil^aient le chiffre de 10 pour 100; aujourd'hui ils s'élèvent k 0,52 pour 100 et la mortalité est nulle. La puissance des pansements antiseptiques est telle qu'on pent impunément
longiMw, pradaal U jidriode d'etlatwee da eus aaa à vingl-eiaq ans, qae roe peut dnlner ft 18 os 90 eenlimèirea, ear le fdmiir Allenfs •■rtoat su dëpese ét
aon axlrdmitd Inr^Eeure. Enfin Iroislkms ddperditloD, en enlevait «asai lea diémenu de nfeformalion do S à 8 centlmttrea lilidrenia au proeAM eaaployè et q«« l'on conalate aur la lithographie.
Coa trais AéÙcUt (10 + 18 + SnSS i S») coeslilumt une perle tetale de SI k » ceatimètrea que nislilae emplemeet le procédé de |ierlMiMBeMiL Par les pmetfdda de GritU et Carden le déficit toldeit été nwljidndsdk S csnttnèires.
Bn aoBiaie, l'enhnl aura, I vingt-cinq ans, as Itear notnal de tê eanilailrca avec un surcnll de 5 k 8 centimtlrrs, G'eal4-dlre âne cuiaae foHe et vigearrasa. Undis que, ampuié an-deains des condylas. Il eût gardé un fémar d* 80 eealimètrea et présenté une cuisse atrophiée et psasque^radlmeutaire.
il. le professeur Ollier (de ^y^)rffr4ff9Wf4^^m t'accroiMseoient en longuear du Hnnr, s'epère dana la proportiM i^ fMAHUeacBl audéM^ da l'^piphyas ■updriam el det Itob qnstu m dépcoi de rdplphyae liiMrim.
il AvuL 1885
laisser les érysipélateux dans les salles ordinaires. La contagion a'a pas lieu si les pansements sont bien faits.
H. Dutnesnil (de Rouen) vient compléter la statistique de M. Cauchois et montre que depuis l'emploi de la méthode antiseptique Tinfection purulente et les érysipèles graves ont complètement disparu de son service.
— H. Jeannel (de Toulouse) communique un travail très étudié fait en collaboration avec M. Laulanîé, sur le rèle respectif des ptomalnes et des microbes dans la pathogénie de la septicémie. A l'aide d'une série d'expériences, Fauteur cherche â résoudre la question de savoir si, lorsqu'une plaie wt infectée, elle t'est par les microbes uu par les ptomaloes. Il est impossible que nous rentrions ici dans les divers détails des procédé* d'expérimentation qu'il a employés ; disons seulement que dans la pathogénie des accidents septieémiques ce sont les microbes qui jouent le râle actif; les Romaines n'y sont pour rien, car, si elles étaient absorbées^ 'infection se produirait à la surface de toutes les plaies granuleuses qui absorbent tr^s facilement les corps sofubJes cf^mme les ptomalnes. Les microbes ne sont pas absorbés par les plaies à surface granuleuse, parce que la membrane qui recouvre la plaie leur oppose une barrière infranchissable. La surface de la plaie se comporte à l'égard des microbes et des ptomalnes comme les membranes muqueuses qui absorbent les seconds, mais non les premiers. La théorie die M. Jeannel fait bien comiurendre comment surviennent les accidents après les blessures des {tiaies. Le filtre qui retient les microoes étant rompu, ceux-ci s'introduisent dans l'organisme. Tant que le filtre est intact, les microbes ne peuvent j>énétrer dans l'économie. La suupuratîon peut être aussi très abondante et même putriae à la surface des plaies sans entraîner d'accidents généraux. Le mémoire de M. Jeannel s'appuie forcément sur des hypothèses et des analo^es assez lointaines, mais il n'en présente pas moins un vif intérêt.
— H. Nepveu démontre, à l'aide de deux curieuses observations, que des bactériens peuvent incarcérés dans l'économie pendant de longues années sans produire d'accidents et qu'un trauina quelconque peut à l'occasion réveiller leur action pathogène et leur faire produire de grands désordres. Certains abcès fétides des membres ne peuvent être compris qu'à l'aide de cette hypothèse.
— H. Socin (de Bàle) communique un très intéressant travail sur la [)athogénie de la suppuration. La méthode de culture des micro- organismes sur un terrain solide, imaginée par Kocb, a donné une nouvelle impulsion à l'étude des microbes pyogènes. On s^est d'abord occupé du microbe de rostéomvéïite. Hocher, élève de Koch, dans un travail publié en 1883, crut avoir découvert le microbe spécllique de cette affection, et décrivit un microbe pyogène en grappe jaune (Staphylococcus pyogenus aureus). Hais Rosenbach (de Gœttingue) et Krause (de Halle) montrèrent bieotftt l'existence d'un autre microbe blanc nacré {Staphyfococcus pyogenus albus) dans le pus de l'ostéomyélite. De plus ils établirent sur des preuves solides que ces deux microbes se trouvaient dans tous les phlegmons et dans tous les abcès chauds. Quelque temps après Rosenbach découvrît un microbe plus petit dispose en chaînette, nonen grappe, le Streptoeoccus pyogenus. Ce microbe est particulièrement malin. H. Socin et son assistant M. Garri ont poursuivi les études des précédents auteurs. Sur trente cas d'ostéomyélite aiguë ils ont touiours trouvé tes deux premiers microbes dans le pus. Ces microbes jouent donc un grand rôle dans la palhogénie de l'affection. Rodet (de Lyon) a pu reproduire rostéomyélite chez des lapins en leur injectant dans les veines des cultures de ces mîcrococcus, mais ces expériences n'ont pas été répétées. H. Garri, pour développer l'ostéomyélite, a toi^ours dâ tranmatiser les os
avant d'injecter les microbes. Or ce ne sont pas U de bonnes conditions expérimentales, car l'ostéomyélite aiguS survient la plupart du temps sans traumatisme.
Les abcès, les furoncles, les phlegmons, contiennent les mêmes parasites ; il faut en conclure que l'ostéomyélite n'a pas d'agent spécifique. M. Garri pour démontrer rentière justesse de cette assertion n'a pas craint d'expérimenter sur lui-même. 11 s'inocula d'abord près de l'ongle de l'annulaire gauche une petite quantité de microbes d'une culture artificielle provenant du sang d'un malade ostéomyélitique. It s'ensuivit au bout de vingt-quatre heures un abcès sous-épidermoldal i|ui fît le tour de l'ongle. La réinoculation du pus de cet abcès sur la gélatine redonna des cultures du microbe jaune. Le courageux expérimentateur alla plus loin ; il se fit sur le bras gauche une friction avec du pus; il se développa une grave éruption furonculeiise; puis un volumineux anthrax. Pendant quelques jours les symptômes furent très alarmants, et la guériaono^eut lieu qu'après l'élimination de larges lambeaux mortifiés.
11 ressort de l'ensemble de ces faits et de ces recherches que mêmes
que l'iniroauciion au microtie n'a pas à travers une solution de continuité de la peau, mais qu'elle peut aussi se faire par friction.
(Cette communication s'achève au milieu des applaudissements de l'assemblée. M. Ollier prie H. Socin oe transmettre k son assistant U. Garri, les félicitations du Congrès français de chirurgie pour ses courageuses et remarquables expériences.)
— H. Verneuil insiste sur l'importance clinique de la communication qui précède. Il y a longtemps que les chirurgiens connaissent la gravité particulière de la suppuration jaune de l'ostéomyélite. M. Delore a fait le premier celte remarque bien des foisvérifiée. La culture du microbe jaune,
3ui est particulièrement pathogène, explique bien cesaccients. La clinique et l'expérimentation sont ici parfaitement d'accord.
H. Ollier rappelle les expériences de Rodet (de Lyon). Cet expérimentateur a pu reproduire l'ostéomyélite en injectant dans les veines les microbes dont vient de parler H. Socin. Les inoculations faites sous la peau n'ont jamais produit d'inflammations osseuses. Les injections intraveineuses ont au contraire produit des ostéites juxta-épiphysaires.
M. Hodet a constaté l'existence du microbe orangé au niveau de foyers inflammatoires très anciens, épiphysaires. Sons l'influence de certaines causes occasionnelles ce microbe peut reprendre ses propriétés nocives et provoquer ainsi le réveil des accidents inflammatoires.
M. Lcewenberg, répondant à M. Socin, rappelle les travaux qu'il a publiés sur Je furoncle et la furonculose. Dans ces travaux, il a soutenu cette idée, savoir que les microbes peuvent s'introduire dans l'organisme par l'intermédiaire des glandes de la peau.
H. Sodn, à l'appui de l'opinion de H. Nepveu, raconte l'histoire d'un vieil invalide blessé pendant la retraite de Russie. Soixante ans après on dut lui pratiquer l'extraction d'une balle qui produisait autour d'elle de graves accidents inflammatoires. Il est scientifique d'admettre oue le projectile avait entraîné avec lui des bactéries restées longtemps endormies dans l'économie, et attendant pour provoquer des accidents une disposition favorable de l'organisme, un terrain approprié. C'est ainsi que les grains de blé sommeillent pendant des siècles dans les tombeaux égyptiens, en conservant leur puissance de reproduction. r\r\cs]{>
M. VerneuiL Les microbes exigenï^ ^etfoor se^velopper un terrain favorable, et si nous ne sommes pas envahis
862 . 16 - GAZETTE HEBDOMADAIRE DE NfiOECINE ET OB GHIRIIRGIE
par toute sortes de maladies infectieuses, c'est que notre économie résiste et que nous nous défendons. L'homme peut être considéré comme une fabrique de produits chimiques délétères et un réceptacle de microbes. A l'état normal, il ne se laisse pas envahir, il constitue un milieu de culture réfractaire. C'est là ce qui le sépare de la gélatine.
Un jeune enfant est atteint d'ostéomyélite infectieuse lorsque son organisme favorise la reproduction des microbes, qui sont chez lui à l'étal latent. Dans les follicules pileux, Duclaux et Fournier ont trouvé une foule de germes figurés. Il importe de se défendre contre ces ennemis, qui constamment nous assiègent, et de maintenir notre organisme en état de lutter contre eux.
M.Berrut (de Marseille) est d'accord avec tous les chirur* giens sur la question de pratique chirurgicale, mais tient h faire des réserves sur la question de doctrine. Il a obtenu des résultats excellents avec des pansements sales, fétides, et croit qu'il existe entre la pratique et la théorie une contradiction encore inexpliquée.