‹ Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgieChapitre 90 sur 228 · SÉANCE DU AVRIL -1885. — PRÉSIDENCE DE H. DUPLAY · texte numérisé non relu

SÉANCE DU AVRIL -1885. — PRÉSIDENCE DE H. DUPLAY

De la pèrinéorrtiapble ; oontlnnatloii d«la diBtniaslon : M. Haro Sèe, ■f PolaUlOD, H. Trilat.— Be la oootdno dazu le oatbAtërlcme aréthral : M. BonlUy. — Mal perforant palmalie : H. TerrUIon.— Ar- Uirite Uennorrhaglque aoraigoe : H. Bonaiiaet. — Extirpation des tomoura du triangle de Scarpa : H. KirmlSBon. — Présentation de plteea : saroome de la Joue : H. Horteloup. — Kyste du paraovarinm : H. PolalUon.

M. Sée substitue à la méthode ancienne d'avivement )a formation de deux lambeaux triangulaires qu'il applique l'un contre l'autre dan» toute leur surface cruetitée II fait deux sortes de sutures : des sutures profondes, mélallit^ues, enchevillées, qu'il enlève le septième ou le huitième jour, et des sutures superficielles avec du calgul fort, qu'il peut laisser en place indéfiniment, jusqu'à ce qu'elles se résorbent ou tombent irellcs-mêmes. Pour ses sutures enchevillées, il se sert de rouleaux de gaze iodoformée de la grosseur d'un porte-plume. Il n'a jamais observé de morliûcation des tissus.

H. Sée attache une grande importance au pansement, qui duil être permanent. Il place sur la ligne de réunion un peu de poudre de bismuth, un sachet de cellulose au sublimé, de la gaze iodoformée, des compresses, de l'ouate et un bandage en T. Il immobilise bien ce pansement avec une bande en caoutchouc qu'il fait passer alternativement autour du bassin et sous les cuisses. Il s'arrange pour que le malade n*ait pas degarde-robe ni de gaz pendant quelque temps; il pratique le cathétérisme plusieurs fois par jour et exige le repos, l'immobilisation absolue de la région. Au bout de sept à huit jours, il remplace te premier pansement par un pansement plus simple, et enlève les sutures profondes. Jamais il n'a eu de fistule i*ecto- vaginale par ce procédé.

M. PotaiUon pense que le procédé d'Emmet est applicable aux déchirures périnéales peu étendues et non plus aux mixtures qui remontent très haut sur la cloison. En ces cas, d'ailleurs, il s'agit plutôt d'une véritable périnéoplastie que d'une périnéorrhapoîe k proprement parler. Dans un cas donr l'observation a été publiée l'année dernière dans les Archives de tocotogiey M. Polaillon a étér obligé de modifier le procédé d'Ëmmet de la façon suivante : Il a été obligé de faire sortir, au-dessus de la muqueuse vaginale, les (ils profonds, dont l anse se trouvait ainsi à découvert à sa partie supérieure au lieu d'être tout entière comprise dans le tissu selon le procédé américain.

H. Trélat est d'avis de faire, dans les cas de déchirures étendues : {' une opération particulière, la suture de la cloison recto- vagin aie ; 2" la périnéorrhaphie proprement dite par les moyens et dans les conditions ordinaires. Il ne croit pas â l'utilité de lambeaux que l'un est obligé de tailler dans le tissu cicatriciel.

— M. Bouilly lit un rapport sur une note de M. Grynfeltt, agrégé de la Faculté de médecine de Montpellier, à propos de l'injection du chlorhydrate de cocaïne dans l'urëthre pour faciliter le cathétérisme. Dans un cas de cathétérisme extrêmement difficile en raison de la très grande irritabilité de Turèthre chez un jeune homme nerveux et impressionnable, il a suffi de 5 à6 grammes d'une solution à2 pour 100 maintenue en contact avecla muqueuse uréthraleen pressant sur le méat pendant quelque temps pour produire une anesthésie qui a duré vingt mmutes, et a permis l'introduction d'une sonde volumineuse. L'emploi de la cocaïne a été renouvelé pour faciliter la dilatation progressive et a permis de maintenir des sondes en place, sans ^oulear, pendant une demi-

heure et plus. L'auesthésie peut d'ailleurs être prolongée par une nouvelle injection.

M. Grynfeltt se demande si, par l'emploi de la cocaïne, on ne pourra prévenir l'apparition de ces accès de fièvre nrinaire qui surviennent après le cathétérisme, par voie réflexe, en dehors de toute lésion rénale.

M. Bouilly pense que l'emploi de la cocaïne pourra rendre service et qu'elle permettra de voir quelle part l'élément douleur prend dans l'explosion de ces accidents, quMI ne croit pas, quant à lui, jusqu'à plus ample informé, d origine réflexe.

— M. Plieaise fait quelques réserves sur l'action de la cocaïne sur les muqueuses autres que la conjonctive. Cette action est irrégulière et peut même manquer totalement dans

certains cas.

— M. Terrillon lit la fin d'une observation présentée antérieurement à la Société h propos d'un malade tabétique au début, atteint de mal perforant palmaire. Plusieurs membres ayant douté du diagnostic, M. Terrillon a fait pratiquer l'examen hislologique des tissus bordant l'ulcération et on y a constaté les mêmes altérations que l'on rencontre dans le mal perforant plantaire.

M. Nicaise croit que l'on doit conserverie nom de mal perforant pour une lésion qui envahit successivement tous les tissus jusqu'à l'os. Dans le mal perforant plantaire il n'y a

Bas d'hyperiropitie du derme comme vient de le signaler [. Terrillon, mais atrophie, ulcération de tous les tissus.

M. Poncet dit que ces maux perforants sont tous les mêmtS, quelle que soit leur palhogénie. Il y a une ulcération, un puits dans le derme nypertrophiè avec sclérose des tissus voisins.

— M. Bousquet lit un travail sur l'arthrite blennorrha-

gique suraiguë.

— M. Kirmisson lit un travail sur l'extirpation des tumeurs du triangle de Scarpa.

— M. Horteloup présente le moule de la face d'une femme de quarante-six ans, opérée il y a deux ans par M. Sarrazin, de Boui^es, pour une tumeur érectile du front, et à qui M. Horteloup a enlevé, le matin, un sarcome de la joue.

M. Verneuil a observé uu fait analogue. Il a enlevé un fibrome qui s'était développé dans la cicatrice d'un malade opéré auparavant pour un epitbéiioma de la joue.

— M. Polaillon présente un kyste de paraovarium qu'il a traité par l'ovariotomie, méthode qu'il croit préférable à la ponction avec injection iodée.

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