L. DU Cazal
ProfbUBur a^n!^ an Val-de-Grftce.
SOCIETES SAVANTES
SAANCE du 11 MAI 1885. — PRESIDENCE DE M. BOULET.
RecHERCDES sur la raison de l'impuissance DES EXCI- TANTS MÉCANIQUES A METTRE KN JEU LES RÉGIONS EXCITO- MOTRICES DU CERVEAU PROPREMENT DIT. Note de M. Vulfion.
(Sera publié.)
Sur UN NOUVEL appareil DIT HÉMA-SPECTROScnpE. Note de M. Maurice de Thierry. — Cet instrument est destiné à la recherche de quantités inrinitésimales de sang dans un liquide quelconque et à déceler sa présence dans les taches sur le linge, les étoffes, le bois, les métaux, etc. Il peut être utilisé aussi dans tous les cas où il y a lieu d'appliquer le procédé de la spectroscopie par absorption. Il repose sur les principales propriétés optiques de l 'oxynémoglobïne et de l'hémoglobine réduite qui donnent, Tune deux bandes d'absorption situées entre les raies D et E du spectre, et l'autre une bande unique connue sous le nom de bande ae Stockes, située entre les deux précédentes.
Des urines patroi^giqdes. Note de M. A. ViUiers. — D'après l'auteur et contrairement à l'opinion émise par H. Bouchard et par H. Pouchet, l'arine normale ne contiendrait pas d'alcaloïdes et ceux-ci n'existeraient que dans les urines pathologiques. Dans le cours d'un grand nombre de maladies, mêmerorl légères, des alcaloïdes, dont les proportions et les propriétés toxiques sont probablement, fort variables, se formeraient dans certains organes, passeraient dans le courant de la drculation et seraient éliminés par les reing. Kntre cette formation et réliniînation qnç {qttç 9*é\ti-
blirait, et, si l'élimination était moins rapide que II (ormilion, il surviendrait une véritable intoxication.
De là peut-être un grand nombre de cas mortels dennt être attrU)ué3 à des lésions rénales produites soit par une cause étrangère, soit par l'action même des poisons sur ces organes, lésions qui diminueraient leur action éliminalrice.
TlIÉOniE CIRCULATOIRE DE LA MYOPIE, GUÉAISOH DE U MYOPIE PROGRESSIVE PAR L^IRIDECTONIE ET LA SCLÉBOTOME.
Mémoire de H.H.Dransart. — Nous en résumerons ainsi le$ conclusions : de même qu'elle explique la production da glaucome, la théorie circulatoire explique fa genèse deli myopie. Dans tous les cas de myopie progressive dont l'icuilé visuelle est réduite à uu quart et même à moins e( dont les progrès n'ont pas pu être arrêtés par les moyens thérapeutiques ordinaires, il y a lieu de pratiquer l'iridettomie ou la sclérotomie qui arrêtent les progrès du mal, maintiennent l'acuité visuellf, peuvent même la doubler et plus encore dans certains cas, ou même la faire revenir quand elle a totalement disparu. L'irideclotnie pouvant, de concert avec un traitement approprié, guérir un quart des décollemeftto do la>réti»e>et en améliorer les deux tiers, il ; aura lieu d'y procéder comme mesure prophvlactiquediidicollement rétinien ; on supprimera ainsi le facteur principal de la cécité par myopie.
Sur la mesure de l'intensité des sensations et eh
PARTICULIER DES SENSATIONS COLORÉES. JNotO de H. AUQ.
Charpentier. — Les résultats obtenus par Tauteur, dès 1883, avec quatre couleurs, lui permettent de déterminer, pour une intensité quelconque de la lumière excitatrice, la nouvelle quantité de lumière nécessaire à ajouter pour produire un nouveau degré de sensation, c est-à-dire pour déterminer les degrés successifs de la sensation.
H. Charpentier conclut ainsi en terminant : Les anomalies, constatées depuis longtemps dans la comparaison de la clarté des diverses couleurs à différents degrés d'inlensiU, reposent uniquement sur ce fait que la Traction dilTérentielle varie en même temps et dans le même sens quelaréfrangibilité des couleurs, l'éclairage ayant, d'autre part, la même influence pour toutes les couleurs.
SÉANCE DU 18 MAI. — PRÉSIDENCE DE M. DODLET. Le CENTRE DE LA PROTUBÉRANCE EST LE NOEUD DES FACl'L-
TËs SUPÉRIEURES. Note de M. Bitot. — Le travail de l'auieur se résume dans les conclusions et les corollaires suivants:
1* Les lésions bornées à l'un des cAtés de la protubérance annulaire, par conséquent awc conservation du raphé, peuvent retentir sur la parole et l'intelligence, mais le trouble qu'elles amènent est transitoire.
2* Les destructions très étendues de la protubérance annulaire, embrassant le raphé, coïncident constamment et absolument avec la perte de la parole et de l'intelligence.
3" La destruction unilatérale, grande ou petite, qui euvabit la portion centrale du raphé, produit toujours successivemenl la perte de la parole el de l'intelligence.
4" Les lésions même très limitées de la protubérance annulaire, pourvu qu'elles soient situiei sur son cenire, détruisent la parole et riiitelligence.
5" Les lésions qui embrassent toute la protubérance annulaire, moins le ranhéy n'entraînent pas à leur suite la perte de la parole el de rintelligence.
6° On ne doit pas recourir an voisinage du centre balbaùe (respiration et circulation) pour expliquer la mort produite par la lésion du centre prolubérantiel. Cette dernière n'anéantit immédiatement que l'intelligence et respecte la vie végétative, au moins un certain temps, tandis que la lésion du centre bulbaire fait tout cesser à la fois- et instantanément; çUç foudroie, parce <)ue ii^mw»^ kk:f&à^^^H
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aussi indispensable au jea de l'encéphale qn*& celui du rœar et du poumon.
7* La portion centrale du raphé protubérantiel constitue donc physiologique ment un véritable centre pour les fonctions supéneures.
8" L'existence du centre intellectuel dans la protubérance annulaire implique la négation des localisations psychiques dans l'écorce cérébrale. Cette écorce recueille toutes les impressions qui lui sont apportées par les organes des sens. C'est en elle que les impressions, véritable nourriture, sont prises et élaborées par la force intellectuelle, à l'entretien et au perfectionnement de laquelle elles sont indispensables. Centre pour les organes des sens, l'écorce cérébrale n'est qu'une périphérie oour la protubérance annulaire, comme le poumon pour le bulbe. La lésion du centre protubérantiel fait cemr l'inteltigence, comme celle du bulbe met lin à la respiration et à la circulation ; au contraire, dans les deux cas, la périphérie peut Ôtre profondément altérée sans qu'il en résulte une atteinte mortelle pour le centre. Le centre prime la périphérie. Dès lors, il n'y a plus lieu de s'étonner qu'après une apoplexie cérébrale quelconque, ou bien la des- , truction traumalique ou patholo^que d'un bloc cérébral, l'iulelligence puisse quelquefois, c'est-à-dire quand la commotion n'a pas été trop forte, reprendre son exercice habituel. Seule^ la destruction de la partie centrale du raphé protubérantiel anéantit l'intelligence tubitmcnt, abtolumeni et tam rtUntr,
PnfeSENCE DE l'acide UMQUB DARS LA. SALIVE, DAHS LE MU- CUS ITASAL, PEARTNGA, BRONCHIQUE, UTfiRO-VAGIHAL. NotC de
H. Bou^éron. — Les glandes salivaires ont non seulement pour fonction de sécréter de la plvaline, mais aussi d'acréter certaines substances en excès dans l'organisme, telles que l'acique urique chez les uricémiques, Tiodure de potassium, le plomb, le mercure, tes ptomaines, etc.
Les glandes à sécrétion muqueuse simple, comme les glandes des fosses nasales, du pharynx, des bronches, de l'utérus, etc., peuvent aussi excréter anormalement de l'acide urique, et autres substances de déchet, ainsi que l'auteur l'a vérifié directement en se servant de la réaction caractéristique de la muréxide; c'est-à-dire que, à côté de la sécrétion normale, il existe une excrétion accidentelle supplémentaire. Voici quelques particularités de celte fonction supplémentaire :
Chez un siyet excrétant une quantité modérée d'acide urique, la présence d'un corps sapide dans la boudiefail disparâltre momentanément l'acide urique de la salive^ la sécrétion ptyalinique se substitue à l'excrétion de l'acide urique.
Le tabac chez les fumeurs ne modifie que peu l'excrétion urique salivaire. En rejetant sa salive chargée d'acide urique, le fumeur diminue d'autant la quantité d'acide urique en circulation.
L'excrétion supplémentaire d'acide urique par les glandes annexées au tube digestif doit faire admettre que l'acide urique excrété par le rein ne représente pas toute la quantité fabriquée par l'organisme.
La goutte glandulaire et certains catarrhes nasaux» pharyngiens, broDchiques, stomacaux, utéro'vaginaux^ coojonctivaux, etc., sont des manifestatîoiu de ces excrétions supplémentaires des déchets de l'économie, dont Tacide urique est le plus facile à déceler.
La présence d'une grande quantité d'acide urique dans la salive peut être un signe prémonitoire des accidents uricémiques et un signe diagnostique de la nature de ces accidents.
Le procédé à employer en clinique pour la recherche qualitative rapide de l'acide urique est la réaction de la muréxide. Cette coloration rouge peut être obtenue ici en faisant réagir successivement les vapeurs d'acide azotique et d'ammoniaque sur quelques gouttes de salive desséchées lentement au (utifi-marie dai)« nn^ eapsifle de porcelabte,
sAanck pubuqub anndbllb du 19 HAi 1885. — prAsidbnce