‹ Gazette médicale de ParisChapitre 104 sur 394 · AL MN · texte numérisé non relu

AL MN

nité de tuyaux , destinés à porier l'eau dans Lous les quartiers d'une ville; mas es quelques-unes, et surlont celles qui affectent Ls fase des organes, telles que par malheurs ses auisons, ses jardins , ses pompes et ses tuyaux ne sant pas plus les degéoéreseures, les Lissus secidentels, les déformations du système 0simtelligbles que ledit été la représentation de l'appareil sanguia lui-même ; ct 41 on | seux , ete, Quelques nosograyplhes ant essaxé de représeuter des maladies dynamipacvient à seu faire une idée un pen précise, reste encore à l'oppliquer au systéme ques, comme les Gèvres, et diverses affentions aigus générales, en donnant le

circulatoire; de manière qu'as lieu d'une dificalté il mous en donne deux. Tel sera toujours l'écueil ae l'iconagraphie quand elle ne saura pas se tenir dans les bornes du possible, Pour être utile «1 raissanable elle doit ne s'appliquer qu'aux graniis traits de l'anatomie, et s'interdire la physiologie, qui ne saurait jama s être vue que par les senx de l'esprit. Des conditions plus étroites encore règlent l'emploi die la couleur, Il est impossible en fait, et out artiste de bonne foi en conviendra, d'imiter la couleur naturelle des issus aniaraux dans les procédés de li uluminure

On nepeul arriver qu'a de très grossiers à-peu-près, qui n'apportent aucuns instruction positire et doivent plutôt engendrer des erreurs. Toutrfois on peut adiuetire l'usage des couleurs pourea qu'il soit établi qu'ells n'auront qu'une va

leur arbitraire ct concentonnelke. Ainsi il peut être utile d'adopter l'usage du

noir, de rose et du blanc pour distinguer les veines, les artères et les noefs qui porrcsent étre fuilement coufoadus dans une image monochrôme, et on se srl le plus souvent de ce moyen ; mais chacun sait aussi que ces teintes noires, blanches et rouges, ne ressemblent guère aux teivtes naturelles des vaisseaux sangnins et des nesfs En un mot, les couleurs sout utiles pour différencier les ébémens des organs, quais ne peuvent guéec avoir qu'une valeur relative et nog absolue, Ces considérations s'appliquent encore mieux à l'anatomie pathologique.

faci-s supposé des maladee, Le plus grand peintre dit monde ne par rendrait pas à retracer de semblables portraits en usant de toutes les ressourccs de la peinture 5 l'huile. On ne doit donner à copar à l'artiste que des modèles qui puissent poser devant lui, comme sont toutes les préparations anatomiques , les pièces pathologiques et certaines sions de la peau; et les malalies générales ne sont pas de cé nombre. Ce seraient là toujours des portraits de fantaisie qui ne srvieaient à rien à la séméiolique , qui ne se compose que d'observations délicates , fugitives, impossibles à fixer. Pour Liconogrophe donc, pas plus que pour le medecio lui-m'me, l'anatomie pathologique n'est la pathologie tout entière ; méme dus Les lésions Les plus app-écsables aux seus, ct qui attestent d'une manière permanente la structure des wrganes, il + 2 des nuances iofnies de couleur et de forme qu'A faut renoncer à peindre, Les artistes qui oot travaillé aux malades d: la peau ont eu fort à fre jour se préter aux csigences du célèbre auteur de cet ouvrage, et le plus souvent, à notre avis, ils ont fait du roman ou lieu de faire de histoire, Co peut en dire autant d'une foule de planches qui passent généralement pour des chefs-d'œuvre, .

Savoir se Brner, voilà donc le soin principal qui doit driger les iconographes médicaux, Is ne doivent jamais dre de vue ce principe, que les images ne sont pas faites pour tenir lieu de ls nature, mais seulement pour La rappeler.

L'iconngraphie ne pent pas représenter toutes les maladies , mais seulement L Quiconqne voudrait s'en tenir à des planches pour l'étude de l'anatomie n'en sau-

as où l'amputation ne parait pas trés-wrgente, M. Larrey assure guérie presque toutes les fractures compliquées à l'aide de l'appareil ina- | movible. Tout le monde sait que dans ces cicconstances la pratique de : ce chirurgien consiste à couvrir toutes les plaies avec des morceaux de dischylon gommé etde poser l'appareil inamoviblepar-dessus, sans faire ! sicun autre pansement des plaies jusqu'à la levée de l'appareil. À cette époque, il trouve, dit-on, Les plaies cicatrisées au-dessous d une couchede | pus épaissi, Nous, au contraire, nous nerénssissons à guérir qu'un très-petit nombre de fractures compliquées à l’aide de nos appareils crdivaires, J'avoue que, manquant jusqu'a ce jour de faits suffisans de fractures compliquées traitées par l'appareil inamovible, je me trouve dans l'impossibilité de discuter à fond cette question importante. Aussien laisseras-jr l'examen à des hommes plus babiles que moi, Je ne dois pas cependant clere cette lettre sacs dire que la chirurgie possède aujourd'hui ua des moyens les plus efficaces qu'on ait jamais introduits dans notre !

+ art pour traiter les fractures compliquées, c'est l'arrosement continuel | d'eau froide sur le membre blesse, Vous trouverez, dans le dernier | numéro du Bulletin thérapeutique { 30 mars }, un mémoire très-détaillé que je viens de publier sur cet excellent remède, Notre ami ct} confrère M. S. de Reuxi, dont le zèle pour les progrès de la science est | si connu, ne manquera pas, j'en suis persuadé , de communiquer aux nombreux lecteurs de son estimable journal , les idées que je viens d’avoir l'honneur de vous soumettre,

Agréez, eic. , RoGNETTA,

Daxteur en médecine et en chirurgie.

Paris, cœ1°" avril 1634.

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