CENT PARTIES DE SOOLE CONTIENNENT
Hydrochlorate de sonde, 25,75 — de choux , 0,09
— de magnésie, 6,82 Sulfate de soude, 0,56 — de chaux, 6,143 — de magnésie, 0,24 Eau, 72,40 Perte par l'opération , AU 1v0,00
MM. Gay-Lussac et Desprets ont trouvé à différentes fois les quau- Utés suivantes d'hydrochlorate de soude dans 100 parties d'eau du Grand-Océan.
La plus petite quantité, 3,48 La plos grande , 8,77 La morcouc , 3,65
On voit, d'apres ces analyses, que le sel marin contenu dans l'eau de mer est à celui qu'on à trouvé dans la socle : : 1 : 7,088; c'est-à-dire
Les premiers essais d'eau salée, pratiqués sur quelques ouvriers em- || que ce dernier composé en renferme une quantité sept fois plus grande. plurés aux salines et affectés de rhumatismes chroniques, de scrophules { 11 sera indiqué plus tard comment cet excès de sel muriatiqüe , réuni à
rait jamais an mot , et si on arail le courage d'entreprendre ane opération sur les seules données fournies par ce genre d'instraction, 3) y aurait à parier mille contre ua qu'on commettrait de funrstes erreurs. 1l y a plus; c'est que ceux-là seuls sont cn état de comprendre uve immige, qui ont étudié le nature ; kes autres sont incapables d'y rien discerner, ni d'y pu'ser une idée tant soit peu approchant de la vérité, L'iconographie a done ane fonction gear xD À ja que représentatise. L'auteur de La HMéifreére pittoresque est trop éclairé pour concevoir dif. féremmment son but. Nous le fchcitons d'avoir dit lui-même que c'est comme moyen de se souveir que Les planches sont de plus utiles. Ce principe bien arrêté et Gidélement suivi peut seul dunuer à son ouvcage toute l'utilité dont il est susceptible.
Jusqu'ici toutes les livraisons qui ont paru nous ont semblé choisies arce beau. coup d'intelligence , el ne pas dépasser des bornes légitimes de l'iconographie médicale , telles que nous les entendons. Plusieurs sout empruntées à des ouvrages déjà connus; d'autres, en plus grand nombre , sont nouvelles. Si, comme nous n'en dou‘ans pas , l'auteur reproduit dans le cours de son travail les magoifiques dessins a: ar Sœmmering, Scarpa, Walier, Caldani, Allinus, Loder, Masvagni. AL ller, Meckel, Hunter, Charles Bell, Ticdemana, Langenbeck, Bock , Sasehifoet, Gall. Bréra, Bremscr, etc. et colles d'auteurs plus modernes , il aura rendu va véritable service an public médical, qui se peut en aucune manière ac- Quérir tous ces ouvrages à la fous.
Le seul défaut de cette poblication, c'est de porter le titre de pitrorcique, qui “mble au premier coup d'œil l'assimiler à la foule de ces productions fatiles dont Mon sommes Inond's; elle ausait gagné à êtes présentée sous des formes srienti-
Giques Lys) que mercantiles, d'autant plus qu'elle n'a emprunté à l'esprit comwereial que s08 Ulre et son mode de distribution , puisqu'elle est adressée | not pas au grand publie, ité en ee moment par le pittoresque ; mais aux médecins et aux élèves, Ainsi, nous le répétons, sauf le litre, cet ouvrage est ane prduction sérieuse , consciencicusement traitée , écrite dans lu langne de la science, très-propre à favoriser la diffnsion des connaissances médicales , utile à tout médécia , et par ces raisons digne d'encouragement.
— Leçons de clinique médicale, faites à V'Hôtel-Dicu de Paris par le professeur A.-F. Cuowaz ; recucillies et publiées sous ses veux par F.-L. Genest, D.-M, P., aucien chef de clinique médicale à l'Hôtel-Dieu de Paris. 4 vol. in-8° br. 7 fr, — A Paris, chez Germer-Baillière, libraire, rue de l'Ecole-de-Médecine, n° 13 bis,
— M, le docteur Carron Durillards, inventeur d'un instrument f à agrandir l'ouverture de la cornée , mous informe que ect instrument est fait depuis un an, qu'il a té communiqué à M, Grarfe à Paris, et que M. Mounoir en a emporté un à Genève. Ces circonstances jointes à la description de l'instrument dont il s'agit dans be n° du #5 novembre dernier du Hufletin Thérapeutique , assurera à M. Corron la priorité de son invention, priorité qne nous avions cru contestable , d'après La vue d'un instrument imaginé par M. Pirondi , pour opérer fa cataracte.
l'action de la température qu'on a l'habitude de communiquer au Bain ! rait difficile d'éviter : placces à quelquesmètres pr ait dela chaudiere,
dans lequel la soole entre à des proportions souvent trés-fortes, amène
des effets hico autrement énergiques que l'eau de mer, en sorte qu'on
peut dire que les espérances des médecins qui les premiers ont cherché
un succédané à cette dernière, ont été non pas réalisées, mais dépassées l'action énergique de la soole des montagnes d'fsch].
L'établissement actuel, construit en bois sur une échelle assez grande
r permettre chaque jour l'administration des bains à 200 personnes pes a matinée, est d’une architecture élégante. !1 se com de cabinets isolés, de piscines et de baignoires à douches. les baignoires (soolenbader } sont faites en planches épaisses et praduces à l'intérieur, de manière à ne recevoir que la quantité prescrite de soole. Deux robinets fournissent à chacune d'elles l'eau cummune chauffée , et la soole est froide.
L'application des bains de soole , toute récente qu'elle soit , à lieu d'après des règles dont l'invariabilité m'a semblé en plusieurs circonstances peu philosophique relativement aux effets qu'on doit observer , et préjudiciable à uo certain nombre de malades.
nombre des bains est réglé d'après la constitution individuelle, la sature de la maladie et ses changemens favorables où défavorables. C'est le plus commun de faire prendre aux malades 28 à 30 bains de suite, et de les laisser reposer quelques jours pour revenir à leur asage. On voit que la quantité de ces derniers est un peu supérieure à celle qui s'administre daus nos eaux de France pendant la durée d'une
saison.
La cnacité de chaque baignoire équivaut à celle de nos baignoires piles La her ë la he» du bain et le volume de soole qu'il contient, varient selon les indications et selon la constitution des individus. La plus babituellementemployée est celle des bains chauds , (27°, 28°, ag° +0). Le temps moyen que dure le ban est de vingtcioq minutes à une demi-heure. On le prolonge jusqu'à l'heure entière dans les cas d’éruptions chroniques de la peau. Le plus souvent on augmente graduellement les pr salines, au fur et à mesure que le traitement s'avance. Il n’est pas ordinaire que les malades puissent supporter un bain de soole pure. Celle-ci est administrée d'après use mesure de capacité appelée eimer , laquelle pèse 13 livses et conlient en dissolution 30 à Eu livres de sel {poids de Franer). Les femmes , les personnes délicates ou irritables et les cnfans débutent quel-
uefois avec la proportion d'un demi-eimer de solutum salin; maïs or. soraéeh on emploie d'abord un ou deux eimers et on arrive jus-
u'à six.
+ On a expérimenté plusieurs fois que la soule transportée à Vienne subissait une sorte de fermentation qui donnait lieu à la rupture des vaisseaux qui La contenait, à un dégagement de gaz fétides , en même temps qu'à un surroit d'activité dans ses effets sur l'économie animale. Des malades qui supportaient les bains d'Ischl avec parties égales de soole et d'eau commune, ne purent se haïgner à Vienne qu'avec un eimer du solutum salin. , |
A G60o pieds au-dessus du bourg d'Ischl, la montagne de sel laisse échapper une source abondante qui exhale une odeur très-forte de gaz hydrogène sulfuré, et que l'analyse a trouvée richement chargée de principes salins. Cette eau d’une couleur laiteuse se prescrit en boisson dans quelques syncrases scrophuleuses , ou est mélangée aves le bain de soole , selon des proportions variables , dans les. cas d’éruptions cutanées anciennes et rebelles. Le plus souvent on mêle une partie d'eau sulfurcuse avec deux parties de soale. Quelquefois elle est remplacée par une certaine quantité de foie de soufre. Pour satisfaire à certaines indications particulières, pour combattre por exemple chez de jeumes sujets une disposition originelle aux scrophules , au rachitisme la sole du bain est chauffée au moyen d'un morceau de fer rongi au feu. Care modification du remède parait avoir eu d'heureux résullats,
A l'époque où je visitai un cer L gnoires étaient consacrées aux douches. Je n'en fais mention qne pour mémoire; car les tuyaux ne était fournie par un réservoir sidrrables.
[la vapeurqui s'élève arrive dépourvus d'une partie de sa chaleur et se condense sur la toile en gouttes d'eau qui retomheut froides sur Le cos ps ou du malade. Une galerie bordée d'une rampe est destinée à ceux qui doivent seulement la respirer , soit en se promenant , suit en restant assis. Pour quelques susceptibilités particulières, on à pratiqué une econde galerie au-dessus de la première, où les gaz arrivent à un degré moindre de chaleur et plas grand de dilatation. Un petit appareil trésimparfait sert aussi à les concentrer sur une partie du corns.
On se fera une idée du volume de qui s'élève de la chaudière, quand on saura qu'elle contient plus de 225,000 livres de sovle, et qu'elle fournit chaque jour 730 quintaux de sel, quantité moyenne, Il est à regretter que l'analyse de ces vapeurs n'ait pas été faite. En les respirant, on y retrouve évidemment quelques-uns des caractères physiques du gaz acide muriatique, tels que son odeur particulière , l'imso qu'elle produit sur la gorge et les voies bronchiques. l'uurtant,
priori, on ne conçuit que diflicilement son dégagrment.
Maintenant quelles sont les maladies auxquelles on D 07 la soule en bains et en vapeurs? Quels sont les effets et le mode d'action de cet agent thérapeutique sur l'économie animale ? Quels sont parfois jes inconvéniens qui résultent de son sdtinistrution peu rationnelle ?
J'ai eu sous les yeux un ouvrage allemand destiné à rendre compte des différentes affections wbservées à Ischl pendant les années 182, 1823, 194. Sur 2:16 individus, on eut à traiter : Gouttes, 58 ; scrophules , 38; dartres, 23; infarctus du ventre, 17; hérorrboïdes, 13; hystéries, 12; rhumatismes, 10; phthisies pulmonaires, 103; crampes et convulsions, 7; faiblesses de nerfs, 5; racliitismes . 5 ; gales obstinées, 4 ; épilepsies, 3; hypocondrirs, 3; paralysies, » ; chluroses , 2; jaunisse chronique , +; dysmie , à ; lumbago, à ; claudication, 1.
Dans ce tableau, on voit dominer la goutte, les ut pr ; les dar tres et les obstructions abdominales. Il faut savoir que la première joue encore dans les doctrines de l'Allemagne , ou au moins de l’université de Vienne, le rôle multiple et hypothétique qu'elle a joué naguère en France, avant l'époque où l'anatomie pathologique y vint localiser les maladies, Sous ce num goutte , ou affeclion de nature arthritique, l'ouvrage que j'ai cité comprend une foule de cas qui seraient pour nous des ulcères atoniques, des lésions organiques de viscres , ete, Gctte dénomination n'est point réservée uniquement au gonflement douloureux accompagné de rougeur et de retour par accès des me nues articulations des membres. L'individu a4-il éprouvé à une date plus ou muins ancienne, soit un rhumatisme articulaire, soit une goutte légitime ; sun affection présente est une artbritis frigida , vaga , interna, generalis.
Les dartres ne comprennent pas seulement tuutes les variétés des dermatoses, quant à leur forme ct à leur nature ; elles se trouvent eacore mêlées aux élémens des maladies sous la dénomination de principe herpétique, qui a si long-temps régné dans La science. Les engorgemens de l'abdomen sont rarement désignés sous le nom des organes
u'ils affectent, où sont caractcrisés d'après une nosologie tombée en désuétude. Je citerai seulement la viscunie du foie et l'infarctus des entrailles.
Une partie de ces cas duminans se rapportent à ceux auxquels on à coutume en France d'appliquer les eaux salines naturelles , celles de Bourbonne-les-Bsins , par exemple ; seulement , on duit rajipeler que Îles névroses, surtout les névroses convulsives , n’ont jamais été jugces par la médecine française de nature à être traitées par les bains ther. maux , malgré la proportion plus faible de leurs clémens salins , coin-
3 Q D |parée à celle que contient La sole. Nous recommandons , au contrair-, [lu age des bains de mer dans la Lg des afoctions nerveuses, parce
que la température de l'eau de mer, le mode et la durée de son applica-
les bains d'Isehl, un certain nombre de baï- jet maintiennent les effets d'excitation propres à sa nature chuuique
lançaieat que de l'ean commune, ‘lignellellcaces les bains maritimes
d'une capacitéet d'une élévation peu con-!/nropres à satisfaire aux indications réclamées à l'hrenses des éruptions cutanées et
Comme on l'a vu, la plus grande partie de la soule arrive au vaste{ et des grandes articulations.
at degré qu'on a besoin de produire, Ges conditions , qui rendent effi-
ner ce genre de maladies , les rendent imr les variétés nompar l'arthritis chronique des petites
établissement où l'on fabrique le sel de cuisine, Elle est reçue dans une} D’après le relevé de cinquante histoires particulières relatives à des
chaudière de fer de 36 mètres de cireonférence, laquelle reste eons-} malades qui ont retiré du séjour d'Ischl, ou une tamment sommise à une température voisine du degré de l'ébullition, Il jen une amélioration notable dans leur santé , il rés lsovle
‘ rte nuage de vapeurs, qui répandent à un haut degré l'orh ip per recilar ere: Au-dessus de la chaudière, on à eu
l'heureuse idée
vamense dégagement de demi-heure à une heure.
aber complète, i ulte que les bains de agissent puissamment dans les affections chroniques du système dermoïde , du système veineux sous-cntané , du système lymphatique ,
de construire des cabinets où tentes en toile à voile, }.du système nerveux animal et ganglionaire et des organes splanchniques
Parur + « : fl
avec un plancher à chair-voie, où les malades sont expnsés nus à cet} vapeurs, pendant un laps de temps qui va d'une
Ces tentes ont un iuconvéaient majeur qu'il se!
et génito-urinaires, et dans les malad:e< rongéniales | accidentelles ou spéiliques des systèmes osseux et librenx articulaire. Entrer dans Fexplieat ot plysio'egique du mode d'action intime de
la soole sur chacun de ces élémens organiques, dans leurs dérangemens matériels ou fonctionnaires, serait une tâche qu'on ne pourrait entreprendre aujourd'hui, à moins d'imiter l’auteur allemand , qui s’y est aventuré avec une confiance que ne peut avoir la médecine française, Suivant lui, l'absorption cutanée serait la voie par où pénétreraient les parties salives dans la profondeur des organes , par l'intermédiaire des nerfs de la périphérie et des communications de ceux-ci avec les nerfs de la vie organique. On découvre de suite tout ce qu'a d'hypothétique une pareille explication. Certainement l'eau, et mème certaines substances médicamenteuses , sunt absorbées à la surface des tégumens. 1] y à loin de là à admettre l'absorption des particules salines , et surtout leur infiltration dans l'intimité de nos organes. Eussé-je été témoin de plus de faits que je n'en ai vu, je m'abstiendrais encore de toute explication, en me rappelant les difficultés qu'il y a à déterminer la rature des actions thérapeutiques dans les maladies. On peut dire que c'est en ce sens surtout que nous serons encore long-temps de véritalles
ques.
ourtant quand on se burne à la simple observation au milieu des
malades d'Ischl, il ÿ a quelques phénomènes à constater, ‘esquels ren-
dent compte jusqu'a un certain point de l'action finale de la suole dans
gr maladies, Après un certain nombre de bains, on est frappé e l'espèce d'excitation , de stimulus général qui se montre chez les individus. F1 semble qu'une vie plus grande soit départie à quelquesunes de leurs fonctions. La peau devient le siége d'une exhalation habituelle , et malgré cette condition réagit mieux contre les varictions de la température extérieure. Les Faculies digestives sortent de leur langueur et acquièrent une énergie notable. On voit les évacuations alvines , ou le Aux hémorrhoïdal se montrer avec une abondance insolite. Il est commun de constater la grande augmentation de la sécrétion urinaire avec ou sans émission de parties gravelleuses. Un assez grand nowbre de inalades éprouvent un sureroit d'activité et de force musculaires et une amélioration sensible de leur état moral,
Cette action dynamique de la soole sur le corps humain , s'exerce le plus souvent suivant une sphère d'intensité qui , ve dépassant pas La tulérance propre aux malades , tend à ramener les lésions matérielles et les désordres fonctionnels des organes à un état plus ou moins rapproché du type normal. 11 n’en est pas toujours ainsi. Outre ceux qui, par la nature de leurs maladies ou ben application du moyen thérapeutique , Sont dans le cas de tous les malades incurables où inconvenablement traités, et ne peuvent retirer aucun fruit de l'emploi des bains de soole , il en est certains antres qu'il n'est pas rare de rencontrer à Isch}, à qui cet emploi est évidemment préjudiciable.
J'ai vu un eimer de soule , et même un derui eimer , dans un bain de 28°—+-0, conseillé à des individus névropathiques , de constitution maigre, de tempérament bilieux, d'âge et de sexe différens, et sujets à des souffrances hystériques et à des palpitations simplement nerveuses
ou dé pr pr à conditions organiquement anormales du cœur, causer
immédiatement de l'accablement , de la fatigue et de la pesanteur aux membres, et un sentiment général de chaleur. Ils voyaient en sortant des étincelles voltiger devant leurs yeux; dans le reste de la journée , ils éprouvaient une lendance au sommeil sontinuelle , ou une sur-excitation générale accoinpagnée d'une sensation insolite de chateur , de nr » de pincement où d'angoisse aux précœurs , avec ou sans pleurodlynies latérales du côté gauche; une oppression , un essoufilement et des palpitations plus marquées que d'habitude , et des douleurs utérines, La nuit suivante était tonrmentée par des rèves sinistres, des ré-
veils en sursaut, ou par une insommie opinidtre, Avec les quantités
progressives de soole , la température et la durée usitées des bains , il n'est mens pléthuriques ou caractérisés par la facilité et l'habitude des raptus s samment l'usage
rature du bain ont té convenab sole aient être limités au de
-età la chaleur du bain.
En présence de ces surexcitations produites par des bains saturés de sel marin, dont les médecins allemands ne paraissent tenir aucun compte , il n'en est guère d'entre nous qui ne fussent prêts à renonrer à l'u- Les théories médicales de notre pays nous ont peut-être pratique d'une foule d'actions thérapeutiques utilement empluyées chez nos voisins.
sage du moyen.
rendus trop timides en pareil cas, et nous ont enlevé la
pas rare d'observer des congestions céphaliques chez les tempéra-
anguins. De À ra conditions devraient contr’indiquer suilics bains salins chez ceux qui les présentent, ou du
moins en faire modifier le mode d'application. Les individus que j'ai pu diriger d'après mes inspirations personnelles, n’ont ressenti que partiel. lement la série des phénomènes précédens, quand la durée et la tempéques réduites , ce qui tendrait à faire
penser que dans un certain nombre de cas les effets exagérés du bain de convenable , si l'on étudiait avec attention le point de tolérance de chaque malade relativement au temps
Cette circonspection que je signale et que je partagerais peut-être, peut s'observer chaque année dans l'application de nos eaux thermales salines, que des quantités plus faibles de muriate de soude rendent plus innocentes que la soole,
Dominé par mes idées françaises , ce n'est pas sans surprise que je vis des individus pâles et grêles , de chétive et nerveuse apparence, ou affectés de tic douloureux et d'autres hr supjorter la soole à de grandes doses , au-delà de mes prévisions. Je me demandais si la raison de l'innocuité que présentait chez eux l'usage de ce médicament si acuf chez quelques autres , ne tenait Lee leur origine allemande, Je repa-sais dans ma mémuire les faits déjà entrevus par l'antiquité, que 'bistoire et la physiolegie ont constatés plus tard, les faits relatifs à l'iufluence des climats sur la constitution et le tempérament particuliers des indigènes.
Toutefois des cas se rencontrent fréquemment dans la pratique des médecins de Vienne , lesquels sont en possession à peupler chaque année les habitations d'Isch} , et qui se passent journaièrement sous les yeux du médecin résident, des cas où les bains de soole seraient contre-indiqués pour tout hoinme doué de quelque sens d'observation, ont impatrouisé sur les lieux , deux ou trois axiomes irréfragables, qui n’ont que le sort d'être exprimés dans un sens absolu.
1°" Axiome. Pour produire les résultats qu'on en attend , les bains de soole doivent amener d'abord chez les malades l'exagération des souffrances habituelles et le développement de phénomèues morbides étrangers à celles-ci.
2° Axiome. Ceux qui n'éprouvent pas d'abord de mauvais effets des bains de soole , ne retirent aucun fruit plus tard de leur efficacité.
3° Axiome. La soole doit faire maigrir les baïgneurs pour devenir efficace.
Tout médecin qui réfléchira sur les effets physiologiques d'un agent thérapeutique comme la soole, s'apercevra bien vite que l'adoption absolue de ces prétendus axiomes est erronée, et qu’ils ne peuvent renfermer qu'une proportion de vérité relative. Bordes avait inis de soc temps des principes analogues, principes qu'il reconnaissait faillibles en un grand nombre de cas, dans ses recherches sur les effets thérapeutiques des eaux des Pyrénées, Il est bien certain que quelques dartreux , par exemple, ressentent des démangeaisons générales, sous l'influence de la socle; que quelques dartres semblent se raviver, avant de commencer à disparaitre. Elles deviennent pendant un certain tem le siège d’une vitalité excédante qui, en disparaissant, ait place à des caractères annençant leur extinction graduelle, I n'est pas besoin d'un long séjour à Ischl pour recueillir une foule de faits contradictoires à ces principes généraux, faits qu'un esprit rationnel adméttrait à priori sans se tromper. Un grand nombre de malades guérissent par les bains de soule, sans avoir épronvé cette aggravation de leurs symptômes ou cette addition , de phénomènes nouveaux à ceux qu'ils présentent dejà. Une certaine proportion de ces malades se plaignent, 1l est vrai, d'une exagération dans leurs souffrances où de l'invasion de douleurs nouvelles, mais sans obtenir plus tard l'amulioration que semblent faire attendre ces préliminaires VE bou augure, Au contraire, il arrive parfois que les accidens augmentent à cs point qu'ils sont forcés d'abandonner un traitement qu'ils ont poursuivi jusqu'aux limites possibles de la confiance et du courage que la médecine demander à celui qui souffre. La diminution de la nutrition est loin d’étre un fait général chez les baigneurs ; ceux qui sont impassibles à l'excitation de la soole, ne maïigrissent fes; ceux qui eo souffrent, qu'ile persistent dans son emploi ou qu'ils le cessent , sont les seuls qui offreat des signes d'amaigrissement,
Les vapeurs muriatiques ont été surtout préconisées par les médecins de Vienne, à cause de leur renouvellement incessant, de leur mouvement ondulataire et de leur expansihilité à la surface du corps, rt aussi de leur pénétration dans les voies respiratoires. Ils recommandent leur usag» à la grande majorité des malades qui viennent prendre des bains de s0ole; mais ils vantent spécialement leur efficacité dans les affections bronchiqnes ct pulmonaires, qui sont jugées de nature scrophuleuse , variqu-use , hémorrho dale, arthritique où rhumatismale , qu'elles soient où non soupconnées de complication tuberculeuse ; dans les maladies de tout genre qui reconnaisseat pour cases l'arthritis interna ou les principes scrophuleux et herpétique , telles que les tumeurs blanches, les leucorrhées , quelques ophthalmies , différentes espèces d'hydropisies, quelques névroses rebelles ; eofio, dans les dermatoses et la syp ilis constitutionnelle,
Les conditions qui, dans l'esprit des médecins de Vienne, contreindiquent l'application des vapeurs sont : le bas âge , l'excessive irritabilité nerveuse de la constitution, les névroses purement dynamiques, les ioflammations phlegmoneuses , la pléthore, la phthisie ulcéreuse
avec hémoptysie, J'âi vu ces vapeurs causer de la dyspnée, de l'anhi-
Ltion en marchant, des lypothimies promptes à des femmes tourmentées par une toux hystérique ou une affection organique du cœur ; elles ne pouvaient les supporter plus de cinq à six minutes. De tels faits les documens que j'ai sous les yeux
doivent se rencontrer quelquefois ; n'en parlent pas.
Me rap
de sel, et qui vivent dans cette atmosphère de vapeurs hydrochlori
ques, étaient plus que les gens du pays exempts de cette maladie; mais j'ai eu besoin de me défier des reuseignemens que j'ai reçus à ce sujet, renseignemens qui ne m'ont été ni sincèrement fournis, ni
scientifiquement formulés, malgré ma qualité de médecio.
J'ai à faire connaître l'usage particulier qui se fait quelquefois de La
soole ou de ses produits.
Chez quelques individus pléthoriques, on la donne comme daxative à la dose d'une ou plusieurs cuillerées. À l'extérieur, on en lotionne euses, et on en fait des pédiluves dans quelques
les teignes scroph:
céphalalgies.
Dans les excavations de la montagne, lorsque l'eau s'est saturée des
rties solubles du minerai salin , on recueille un dépôt, lequel à reçu e nom de bergschlamm {vase de montagoe) , et s'applique avec succès sur quelques darires qui ont résisté à la sole, sur quelques tumeurs blanches et quelques ulcères atoniques. Le bergschlamm est une masse grise d'une grande pesanteur spécifique, d'une saveur très-salée, contenant , avec les élémens du sel de cuisine, de l'argile , de Ja silice et
une proportion assez considérable d'oxide de fer. Je n'ai
d'Isehl.
Il est assez habituel de leur faire prendre chaque jour plusieurs verres de petit-lait non clarifié. Ce produit, fourni par les nombreux troupeaux de vaches qui paissent sur les montagnes environnantes, à
une grande réputation dans le pays.
L'état de réaction où se trouvent les tégumens par l'application journalière de la soole les rend insensibles le plus souvent aux changemens de température , fréquens dans ces contrées , habituels même aux dif.
férentes heures de là journée. Cette condition nouvelle de l'organisme, u'il semblerait précieux de ménager, a créé parmi les malades d'Ischl des habitudes de vie réprouvées par une saine hygiène. On
les voit, sans distinction de temps et d'heures, se promener vêtus à
la légère , s'engager à cheval ou en voiture découverte dans les vallées
étroites et marécagenses qui entourent le séjour des bains , et revenir à la nuit par des gorges de montagnes boisées toujours froides et humi-
des. La médecine est complice de ces erremens funestes ; car loin de
s'élever contre eux, elle les constate et les permet, dans le but de pro. clamer les merveilleux effets des bains de soute.
Gaunir.
CORRESPONDANCE MEDICALE
AMAUROSE ET RAMOLLISSEMENT TRÈS-ÉTENDU DU CERVEAU s CAUSÉS PAR UNE TUMEUR FIBREUSE DE LA DURE-MÈRE ; HERNIE DANS LES FOSSES NASALES D'UKE TUMEUR FOR- MÉE PAR LES MÉNINGES ET SIMULANT UN POLYPE vÉsICULEUX ; Observation communiquée par M. Max. Bouier, élève de l’hospice de la Salpétrière.
Os. — Lenormand (Marie-Désirée), veuve Giot , âgée de 52 2ns, tenspérament nerveux, se vit atteinte en 1830 d'une céphallgie violente et contiaue, qu'elle attribua à l'habitation d'un logement bas et humide. Au bout de quelques mois de souffrances elle sentit sa vue se perdre graduellement des deux yeux à Ln fois. File dit , du reste n'avoir jamais eu de maladie sérieuse , jamais rica qui pôût
mbler à de la paralysie.
Dep het pes anne ique à La Salpétrière pendant le mois d'octobre 1838. Ses douleurs de tte ont continué jusqu'ici; son caractère est devenu très-irritable; des peines morales vienvent encore s'ajouter à ses souffrances physiques. La nuit surtout ses plaintes redoablaient, Son intelligence se 1roublait parfois; ses voisins remarquaient surtout de l'ivcohérence dans ses idées. Parfois aussi penden! les premiers jours de février 4834 , elle se plaignait de sentir sa jambe gauche “ins ours que de coutume: en même temps la main correspoudante devenait rebelle à la volonté. Sa malsdresse trahissait souvent Les progrès de la À pri lysie. Comme ces symptômes marchaient très-lentement clle en était platôt a ‘gée
ant les succès qu’on avait récemment proclanes en France sur l'emploi des inspirations chloriques dans la phthisie pulmonaire, et désirant rencontrer un fait analogue à celui qu'on a cité des blanchisseurs de toile , j'ai voulu savoir si les ouvriers employés à La fabrique
plus qu'un mot à dire sur l'hygiène prescrite aux baigneurs
que surprise, À deux où trois repnses différentes, elle fut prise d'un Corÿza {rèsllense qui s'aecompognait d'uo écoulement abondant de sérosité flante barine droite , avec sentisent d'us corps étranger qui remplissait cette catité,
Ce fut le 18 février qu'elle vint réclamer du soulagement dans les salles de M. Cruvelhier ; une céphalalgie assez molente, sn re d'un appétit pressant fut tout ce qu'elle déclara. L'encombrement força bientôt de la transférer dans une salle de convalescente. Son humeur difécile , et un léger Mouvement fébrile fut Lont ce qui avait été remarqué avant 4a translation.
Son état s'était cunservé Le même , avec son appétit intact jusqu'au 9 mars Le soir en se couchant elle sccusa des douleurs de tète plus violentes de coutume , et des fourmillemens douloureux dans la main gauche; rien dans là jambe du même côté; elle passa la nuit sens dormir, de ses nouvelles souffrances. Elle croi les ajraiser le {0 au matin 0 preuant un bais de pied sims. pisé. Elle resta peu de tenxps levée et gagna elle-même son lit sans qu'on eût bens de la soutenir. Appelée auprès d'elle une deai-heure après je La trouvai dans l'état suivant,
Décubitus dorsal ; feciescoloré ; la tète est fortement portée enarrière : les sourcils froucés indiquent une céphalalgie violente ; ration pénible assez fréquente mais non slertoreuse; pupilles larges et insensibles à la lumière ; l'ail gauche est largement ouvert ; le droit est fermé complétement ; l'état de contraction du muscle ochiculaire est très-senuble ; une grande quantité de mucostis flantes et transparentes s'écoule de la narine droite ; la commissure gauche de la lèvre est fortement portée en has et en dehors. Je n'ai pu réussir à lui faire faire une insufflation pour constater l'état des muscles de La face, La langue est blanche large et non déviée; rien de remarquable dans les muscles du cou. Dans les mem bres du côté droit , La sensibilité et la molilité sout intactes; La main serre forte. mu nt, Daos le bras gauche, au contraire , fourmillemens douloureux qui vont en augmentant depuis la veille ; le coude est fléchi à ongle droit avec contraciure de tous les muscles qui agissent sur ceîte arlicelalion et surtout du bi ; da main est complétement paralysée, Dans la jambe gauche , la mouilité est diminuée sans dire abolie, comme dans lextréanté du membre supéricur ; La sensibilité dans l'un et dans l'autre ne parait pas altérée,
L'intelligence est an peu obtuse: la malode répond cependant avee justesse à toutes les questions ; c'est de sa bouche que je recuville tous les détails que con ticat cette observation ; mais son attention est fréquemment disiraite par la céphalalgie frontale, qui est accompagnée d'une chaleur intense dans toute celte région. Les excrémités sont fruides ; Le pouls lent et filifarme ; quelques nausées sas vomisæmens , quelques hoquets se succèdent d'assez près.
Deux sinapismes sont appliqués aux jambes: je pratique an bras droit une sai. gnée d'une palette et deaue, Le sang sort avec prise , quoique l'ouverture de la voine lai nt une issue facile, À peine lu saignér terminée, que la face se co lore de plus en plus; la malade e souvent latmain à la tête, cn } accusant une douleur atroce; elle se plaint d'une gêne considérable dans La poitrine. Elle cesse lout à coup de parler, Plus de mouremecs os aioires par les côtes ni par le diaphragme ; plus de bruit palmousire. En quelques seondes la face se congestionne, elle est boufle, livide; seux fixes et saillans: c'est le tableau de l'as. phyxie par strangulation. Le cœur bat avec force et lenteur : La ere supérieure val agitée de quelques mauvemens convulsifs. Les battemens du cœur deviensent lout à coup faibles et tumultueux , puis bientôt redeviennent lents et vont en diminusnt d'intensité; euôn mon oreille n'entend plus rien de vivant palpiter dans cette poitrice sur laquelle elle était appliquée depuis cinq minutes : c'est Je temps de celle prompte sgonie. La scène n'avait pas duré plus d'une beure.