‹ Gazette médicale de ParisChapitre 126 sur 394 · V. Mélanges et extraits · texte numérisé non relu

V. Mélanges et extraits

CAS DE PANALYSIE DÉPENDANT D'UNE RACHIALGIE ET D'UNE INFLAM- MATION CHRONIQUE DE LA SUBSTANCE OÙ DX$ ENVELOPPES DE La MOELLE ÉPINIÈRE, GUÉMIE PAR LES FRICTIONS MEBCURIELLES.

Ons. 1. — Charles M... âgé de 46 ans, d'une constitution Iymphatico-re:neuse , à fibres lâches , tien déreloppé pour son ge, n'avait jamais eu de malad'es dans sa première jeunesse , si ce n'est une fièvre internullente. Au mois de février 4832, il tomba d'un grenier de neuf pieds de hauteur sur un râteber, le côté gauche de la poitrine sur l'une des perches , la cuisse gauche sur Fautre per che du râtelier; la nuque par le mouvement imprimé de la tête éprouva an fort tiraillement ; les suites immédiates de cet accident se barnèrent à ane douleur passagère dans le flanc et une tache blene sur la partie intéressée qui se dissipa bientôt ; emais quelque temps après cet individu éprouva uac douleur à ln nuque qui ke génait daus les mouvemens de La tête, mais + ms n'eugmentait pes lorsqu on exerçait une pression sur celte partie. Cette douleur devint peu à peu plus forte , et, cinq à sept jours après l'accident, lemalade fat obligé de garder le lit ; on ordonns des Lot ions alcooliques qui furent continuées pendant quime jours, mais sans succès ; nné à dication de sangsues produisit un meilleur effet ; les douleurs diminuërent et disparurent entiérement, de sorte qu'au bout de quinze jours le malade put vaquer Les occupations , sa sanié Cane rétablie. Au mois d'août il fut pris de gène et d'une sensstion de fourmillement dans le bras gauche, peu à peu les mouvemens de ee bras furent impossibles , quinre jours après Là paralysie s'éteniit à l'extrémité iaféricure. Au bout de quel semaines le mouvement était entièrement aboli à ces deux extrémités et le malade ne put plus marcher qu'avec le secours d'autres personnes; ss main gauche ne pouvait plus saisir le moindre objet; les autres fonctions n'étaient pas altérées, .

6 octobre 1832 il entra à la clinique : où ne découvrit d'autres symplèmes

we la paralysie du bras et de la cuisse gauche; c'étaient priacipalement les mus- A fléchisseurs de la main qui étaient paralysés de sorte que l'action des extenseurs l'emportaient; la main et les doigts étaient Lout-à-fait rétractés en arrière; le malade ne pouvait marcher qu'à l'aide d'ane csnne et trainait Le pied gauche ; il resentait en outre un fourmillement dans ces parties, et même les extrémités da côté sain étaient depuis quelques jours devenues le siège d'ane pareille sensation; da reste la notrition se faisait bien , mème dans les parties malades. On admit que cette hémiplégie avait pour cause une inflammation chronique qui avait son siège

dans la partie supérieure de la moelle épinière et peut-être principalement dans | de la colonne rertébrale , que l'on fut rendu attentif à une affection du canal rales membranes, inflammation qui avait probablement été suivie d'une exsulation, 11 chidien, Ce mal, accompagné d'accidens nerveux fréquens , d'insomnies et d'une c'est d'après cette indication que l'on ordonsa le traitement suivani , quoiqu'on ne | Gèvre lente , de dérongemens dsns les fonctions digestives avec des naurées (rèss'e0 it pas un grand suerès : on plaça, depuis la nuque jusqu'au dos , des penibls, durait depuis assez long-temps. Néaamwo ns on parvint, au moyen d'un séions dont on entretenait La suppuration par des onguens ieritans pour |selon et des frictions avec l'onguent gris, qui furent continuérs jusqu'à une légère établir ainsi une forte dérivation, En méme temps on lui fit faire chaque soir des | solivation, à faire disparaitre peu à peu l'affection locsle, de méme que l'hémifrictions d'ongoent merryriel à la dose de deux gros à la partie interne des mem- plégie. Plus tard, un traitement fortifiant , 1 influence des affections gaies de bres et Le long de la colonne vertébrale; en ayant soin de faire prendre d'abord , || l'ame contribuèreut puissamment à l'éhitier rétablissement de sa santé. penilant pluseurs jours, des bains chauds au malade et en prescrivant use diète e , sévère. Aprés huit frictions les glandes saliraires furent fétrement affectées , || Ces cas pourront suffire red prouver quel est le succès d'un trailemais en même Lemps on s'aperçut d'une diminution potable de La paralysie, lant l'nont mercuriel actif secondé par des dérivatifs énergiques dans les cas au bras qu'à perrihe conlinue reset} perçues gr Peu er d'exsudation et d'un état inflammatoire chronique du canal vertébral. [ ion. Aurés la quatorzième friction, 3Ù survint une diarrhee aibli » s ep” dt pat k té Leg da malle; ce ne fut qu'au bout de quelques Jours atlas put L auteur préfère les frictions à l er iotérieur du calomel, puisque ce l'arrêter, La paralysie augmenta de nouveau. On avait suspendu Les fr.cuous, et les dernier remède agit ordinairement ésavantageusement sur les organes sétons ayant beaucoup fatigué le malade, on fut obligé de les laisser guérir; les digestifs , et provoque d'une manière moins certaine l'irritation nécesforves très-affaiblies avaient besoin d'être relevées. On donna pendant plosicurs lsaire dans le système lymphatique. Ces cas peuvent encore servir à rensemaines une décoction de quinquina qui produisit une amélioration sensible. [de attentif sur un symptôme secondaire dans les affections de la moelle La noix vomique [ut employée plus tard sans succès. Plusieurs semaines 5€ dr'éte ds Le Fr il État ds | 1 nt pendant lesquelles on put s'apercevoir qu'il se faisait une amélioration e'epane, ( ont Jos, Frank, parmi es MCUCCIDS AUEMIADNS ; est lc seu lente mais sensible dans l'état du malade, que l'on considère comme une suite} qui ait fait mention ; sympiôme qui Lompe souvent le médecin sur éloignée du traitement par les frictions, Cette amélioration fut hâtée par les sé- le véritable siége du mal. tons qu'on ploça de nouveau à la nuque el le long du dos. Bientôt La paralysie de

la main cesse, il resta encore une légère faiblesse dans la jambe, mois le malade! JE, JOURNAT, DER CHIRURGIE UND AUGEN - HEIL vait marcher des jours entiers el mime monler des escaliers; enfin il quitta KUNDE.

Fhépitat au commencement de mars 1833.

Ons. IL. — Ch. K°**, âgé de 34 ans, journalier, de constitution robuste et en Le cahier 4, vol. XX du Journal de chirurgie et d'ophthalmologhrinr sensé, était tombé en arrière 5006 1e polis € on Mrdeus qu'il avait temié de las de Graf et Wallber, contient : 1° des olvérvations sur la marsoulever en automne 1832. lowédiatement après, 1] seatit une forte douleur dans che et les terminaisons du diabète sucré , par le professeur Albers: la colonne lombaire qui l'empécha de contiauer son chimio, Après quelques mo- 2° sur L'emploi de l'extrait 25 belladiee eur Le rldéiée: des her

mens de repos, 11 put cependant marcher; mais la douleur persista et devint plus 7.7, ’ 3 : « forte. Au À de huit jours, La docleur dimiaus peu à peu sans aucun médice- nies étranglées, par le docteur Fraukel ; 3° deux observations d'ab-

ment , et le malade put reprendre ses accupations, quoiqu'il fât encore incom- | cès du psoas , dont une traitée avec succès par le docteur Pfenfer; 4° modé par une certame raideur et une pesanteur dans les extrémités inférieures. l'erpériences et réflexions sur le mode d'action de l'enu de Binelli, Plasieurs semaines € passèrent ainsi sans aucun accident , si ce n'est quelques par le docteur Kosch; 5° observations sur quelques affections des or org el perte eq ol alerrrr h fosses nasales, par le docteur Hildebrum ; 6° description du nouvel

novembre , ke malade travaillant dans les champs fut mouillé, et hientüt après il a S : ressentit un frisson suivi d'une | gice chaleur. Us sympèmes el l'état de moluise appareil à transfusion de Graefe, par le docteur Edouard. qui Les scrompaguail disparurent bientôt ; mais il re-la un tiraillenwot douloureux dans La colonne vertébrale qui s'était déclare aprés de frisson, et qui altermait avec de fortes douleurs dans l'hypocondre gauche. Dès le troisième jour, le éprouva ue engourdissement et une diminution des mouvemens des extrémités iofricures qui angmenta bientôt à un tel point qu'il ne pouvait se trainer qu'à l’aide d'une canne et souteou par d’autres personnes. Au milieu du mois de décembre, le malade fut reçu à la elinique, En l’examinant, on trouva que la paralysie des extrémités inférieures n'était pas complète; la douleur lancinante nat à continua:t à se faire sentir dans la région des vertèbres lombaires supérieures , et augmentait par les mouvemcas latéraux de Ls colonne vertébrale ; la douleur de Lhypocondre gauche n'existait que faiblement et surtout par inter valles; les extrémités infcrieures n'étricat pas amaigrics. La cause de cctle parahsie était évidemment une inflammation qui avoit son

DE L'EMPLOI DE L'EXTRAIT DE BELLADONE DANS LES Cas DE HERnues ÉrRANGLÉES , par le docteur Frankel.

C'est dans l'été de 1829 que s'offrit à moi le premier des six cas de hernies étranglées que j'ai traités avec succès par l'extrait de belladone.

Os, 1. — Une paysane, d'une forte constitution, âgée de 42 ans, fut atteinte dans l'hypocondre deoit par le Limoa d'une charretle poussée avec une grande vitesse, el renvérsée par terre; on la transporta à l'hôpital. Le visage était pâle, les extrémités froides, le pouls petit, conrulsivement contracté, [y avait des siége dans le canal vertébraf, et qui avait produit une altération organique ou une | Pauées et des vomissemens de matières améres, mêlées de murocités ; donlrurs essudation. La persistance de la douleur sourde et toute la marche de la matidie | *ives à la région da foie. A l'aine droite te trouvait une hernie étranglée, surre- Greal présumer que cetle inflammation avait passé à l'état chrogique, On ne pur QE immédiatement après le coup; la malade assura ne s'en être jamais perçue rien déterminer de certain concernant le siege spécial du mal, Cependant fau. favparavant: J'ordonnai une signée , des sangsues, des appheations sur la partie teur, en consukérant la douleur qui se manifestait à plusieurs reprises dans l'hypo- malade : plus à l'exterirur nne solution de carbonate de pou, «t je fis adminiscondre droit, fut porte à croire que la moelle épinière elle-même était at'einte ; trer de tems à autre des lavemens Haxatifs. La douleur de l'hypocondee droit cessa en effet, il a eu occasion d'observer si souvent cette douleur dans F'hyporondre FI à PEN: mais la hernie offrit à a réduction gne rénistance insurmontable. Endroit ou gaurhe , dans la rachialogie «t dans les inflammations chroni ques de la in l'hypogastre étant trés-æonflés ka somissemens devenant stercoraux . la ronmoelle épiaière, qu'il croit devour l'admettre comme un signe diagnostique teis- |tpation persistant et la mala le Nr se ri 120 Propose l'opération, qui fut important dans ces deux affections. 1 y à même des cas dans lesquels celte dou. } paltrement rejelér, Alors je lai Le pren fe par intervalles quelques gouttes leur acquiert une furce particulière el revient périodiquement , et elle peut faci- d'esu de laarier-cerisr; on continua les spplica'ions froides et humides; et en lement induire en erreur Le médecin sur la mature et le siège du mal. même temps je la fs frottir toutes les heures sue là tumeur hieniaire et sur Lhy-

En raison du diagnostic, 00 adopta le traitement suivant, Application de 45 | Pegnastre avec Re ponmede penser ss d'athés et de deux sangaucs , qu'on repela quelques jours aprés ; dde plus, on plaça sur la pariie que] "65 d'extrsit de bellutone, Le résu re ce traitement fat extrêmement favol'o8 soupçonna être Le siege de Là maladie un grand seton de chaque côté, que rable; l'intensité dés acridens diminua bientdt ; la tumeur hernisire dev ni plus Fon Gt entretenir eu forte sppuration, En mème temps. après avoir ms le ma- molle et plus petite: lrs vomisemens ecssérent et des selles d'une odeur trèslade à une chète sévère et lait prendre des bains, on ardonna tous les suirs iles ftide eurent lieu, La hernie renra et la femme fut bientôt guérie. ras, avec 2 gros nr gi gris sur la partie interne des membres et le lung de La colonne vertébrale. Ces frictions produisirent une salivation moiérée le ir ' : : : : dousième jour. L'état du malade s'amél La ænsiblement, Les frictions furent la nécessité de | opération. On pourrait à la vérité objecter qu'en Paréduites à 4 gros Lous Les jours «1 furent bientôt suspendues ; on entretenait seu- | reille circonstance on 5€ fait très-souvent illusion, et que la hernie au lement la suppuration des sétons. L'amélioration marcha si rapidement que le rait peut-être fini par rentrer d'elle-même sans l'extrait de belladone, malade ee fi he Are jambes sans avoir recours à la canne, Quelque temps ! Mais j'eus quelques mois plus tard l’occasion d'observer un autre cas a Route as on Ro re soin de lui re- | 4e hernie étranglée qui dejà avait résisté pendant huit jours au traite

“ti iment d'un autre médecin. Déjà même un chirurgien avait été appelé en

Ons. HI. — Un traitement semhloble fut suivi de succès chez F, G***, qui lconsultation, et l'opération résolue. La constipation résistait à tous les sit ane courbure peu marquées de la colonne vertébrale, et chez laquelle une

irritalion inflammatoire chronique s'était développée dans le canal à l'endroit de ere: il y br . eng de Rs . q- ons u la courbure, serilalion qui avait eu pour suite ue paraplégie iacomplite, L'ap- les symptômes étaient fort graves, 10rsque 1 Malade, redoutant l'opéraplication de deux farts selons ét l'emploi de frictions mercurielles comsinné jirs- 410, $C confia à mes sons.

qu'à la sshivation, sufürent pour la gucrison, qui cut lieu au bout de six semaines. On pat o server ég lement sur ec malade cette douleur dans l'hypocondre gauche, qui se renouvila plusieurs fois à un faible degré.

Ce cas fut d'autant plus important pour moi, que je doutais moins de

Oes, 11.— C'était une forte femme, mère de six éulans, qui précédemment n'avait jamais porté de bandage, attendu que la hernie nu se montrait ordinairement que pendant les grossesses. Elle alliitait alors un enfsat cle six mois , qu'il faltait sou Ons. IV. — Un dernier cas est celui d'une jeune dame qui après un refroidisse- À vent dter de son berceau pour l'apaiser, Elle avait déjà eu de la diarrhée penment , et sous L'influence d'aflections morales tristes, avait été affectée d'une ra- À dant huit jours, lorsque dans la nuit, après un mouvement brusque pour sortir de chislgie très-furte avec tendance à l'inllammation : un des symptômes essentiels h son lit, la hernie reparnt et fut promplement étranglée L'opération était, comme et des plus inrommodes était de nouveau cette douleur dans l'hypocandre gsu- | je l'oidit, regardée comme sdispensai de; et je l'aurais conseillée également si le ebe . et ee ne fat qu'après que les signes d'une hémiplégie du méme côté se furent { preonier cas ne m'eût enbardi à essiyer de nouvesu 1: vertumédicatrice de la bella manifustés «t que la malade eut accusé une douleur qui aruit sou siége au milieu donc. La heraic fut en effet réduite sans opération. La (lemme cul encore deux

oo

couches régulières, La hernie ne reparat comme auparavant que dans les derniers [la tous , de l'expectoration, de la cons, rvation de l'intelligence, jetaient quelque mois des grossesses, sans cause d'accidens particuliers; et depuis la dernière ||lumière sur cette maladie obsrure. '

délivrance elle est restée dans la cavité abdominale.

Le fait suivant ne fut pas moins important pour moi, en raison de sa complication.

Ones, I.—I s'agit d'une femme, âgée d'environ cinquante aes, chrz laquelle le flux menstruel avait disparu. La hernie existait depuis long-temps; c'écait une bermie crürale du cé droit, Îl y avait dans son voisinage des glandes ingninales indurées et pour cette raison la malade n'avait pendant long-temps porté aucun han. dage. L'étranglement se déclara pendant ua travail corporel et exigeant des efforts, La tumeur hermaire était très-volumineuse. Après que l'on eut employé un assez grand nombre desangsueset qu'on cut fait des fractions souvent répétées avec laponmade es question, le romissement cessa le cinquième jour, et des selles eurent licu. La béruie fut réduite, mais quelques glandes inguinales passèrent à la suppuration et formèrent un grand abcès qui s'ouvrit et douna ua pus trés-fétide, Enfin sous l'influence de La continuation des applications chaades de la dévoction de son la malade parvint à une guérison complète.

Il est ane circonstance qui n'est pas sans importance , c'est que tous les étranglemens que j'ai vus céder à l'emploi de l'extrait de belladoue , et dont les deux n'ont rien offert de particulier , appartenaient tous aux hernies crurales , et s’offrirent chez des femmes. On sait que ces hernies ont une plus grande tendance à l'étranglement , et nécessi. tent plus souvent l'opération que les hernies ingunales , auxquelles le sexe masculin est plus expose.

Une aatre forme de hernie qni exige aussi promptement l'opération dans l'état d'étranglement, c'est la hernie oubilicale. Je n'ai jusqu'à présent observé qu'un cas d'étranglement de cette hernie.

Os, IV. — C'était sur une femme âgée, affaiblie et amaisrie, qui souffrait d'uo exomphale très-considérable, suite de grossesses répétées. Cette hernie s'étrangla uo matin après un écart de régime el un violent rom:ssement , ct forma uoc fumeur extrêmement volumineuse, résistante et très-doulonteuse. J'ema saone des sangsues , des applications chemdes et humides, et l'extrait de é de la manière indiquée , et j'eus bientôt la satisfaction de voir cette femme débile délivrée du danger qui menacait sa vie. Elle vécat encore plusivurs années après,

OLSERVATION D'ABCÈS DU MUSCLE Psoas, par le docteur Christ PFENFEn.

Cependant , comme la formation de l'abcès que l'on devait craindre ne se prononçait pas à l'extérieur, l'indication élait de remédier aux symptômes les plus menaçans. La malade prit donc une deécoction concentrée de La er avec de l'alun pour boisson, un sit d'amandes, et fit nage contre ka salivation d'une décoction de gnimanve avec du chlorure de chaux liquide en gargarisine. Je pres. crivis en outre Papgl cation de cataplasmes de plantes narcotiques sur l'abdomen et sur la région lombaire, Au bout de huit jours, l'insoummie causée par les dou. leurs lombaires et la fièvre obligècent à remplacer l'alun par la teinture d'o-

La salivation céda le septième jonr ; mais be traitement n'avait 2 she aucun changement notable au reste de la maladie , lorsque , le 1 août, elle se plaignie d'avoir passé une huit très-agitée , bien que sans douleur, par des alternatives de froid et de chaud, ainsi que une soif ardente ; elle témoignait cependont une grande joie de prouvair se tenir déjà pendant une heure sur Le côté souffrant, « À u l'exsmun de l'abdomen, je vis uoe tumeur de la grosseur et de la forme d'un ” œuf de pigeon sur le ligament de Poupart. 1e l'épine antérieure ei supérieure » de l'os des Îles s'étendait jusqu'à l'épiue postérieure une seconde lueur, qui » avait La grandeur et la largeur de la paunse de Ja main. Ces deux tumeurs of- » fraient une fluctuation énidente, et lorsqu'on comprimait liuférieure , la supé- » rieure sc rémplissait, et vice vers, En rome la tumeur supérieure avec » la main, 00 entendait d'une manière sosuble no craquement , comme si quel. » ques balles d'air se trouvaient mélées avec de liquide qui y était contena, »

ussitdt on plaça la malade dans ume À eu élevée , et on ouvrit La tumeur avec un trocart au-dessus du ligament de Poupart. Il s'éconla par ls canule une quantité consilérsble de pus; la malade disait avo.r à pcine senti l'instrument pénétrer. La nuit suivante , elle eut trois heures d'un sommeil paisible.

A son réveil, elle sccusa une grande compression à la DH en lombaire gauche ét sacrée , el se plaignit qu'il Mit sorts si peu de pus. Cependant, le pouls était peu fréquent , La soif peu vire ; les forces étaient relevées ; il «1 avait pas eu de selles depnis vingt-quatre heures, Après l'avoir fait places sue le côté droit. on Gt avec uu bistouri-lancette, au bord supéricur de l'os des Hes, à partie c'e l'é pine antérieure et supérieure , nne inci-ion de deux pouces et demi de long diri-

éc en arrière, sortit oosaitôt un jet , ayant presqu'un pouce d'épa sseur, d'un pus fétide mtlé de beaucoup de halles de g2. L'incision fut prolongée en arrière, si bien qu'elle avait trois bons pouces de long de l'éjiine antérieure et suieure vers la colonne verlébrale, 11 s'en éroula encore une plus grande quantité de pus , dont Le poids pouvait environ s'élever à deux livres (24 onces , poids médiciual). La crète de l'os iliaque était à au; à peine ponrait-on atteindre avec

Île doigt indicateur la paroi opposée du foyer de l'ahcès. Une sonde , longue d'an

Ipied environ, que l’on in isit avec facilité , alla soulever avec son bec le ligament de Pouyart, eo que l'autre extrémité était visible en haut; en la relirant on vit qué nt était légèrement noirei; le côté interne de la crète

ilisque était rude au toucher et carié. Comme l'oa ne pourait pas bien ous rir dans toute sa longueur cet abrès énorme , qui s'étendait jusqu'à l'anneau crur:l, on ft

On lira avec intérêt les deux faits suivans qui ont rapport à une |lsut le ligament de Poupart une contre-ouverlure , pur laquelle où passe un

affection fréquemment confondue avec la carie des vertèbres, et qui ten-

dent à jeter plus de jour sur le disgnostie et sur le traitement des abes ||.

du psoas.

séton,

La malade se seotit tellement soulagée par l'opé-ation , qu'elle dissit qu'on lai ait retiré du corps on poids de cent livres, et qu'elle se sentait revivre, Mais outre La carie de l'us ilinque et la faiblesse de traction, suflisamment manifestée par l'absence de douleur durant l'opération , il surviat le lenlemsin des selles li-

Ons. 1. — Margaretha H°**, âgée de 26 ans, ebevinte pour l1 première fois, quides, qui toutefois ve contenaient plus de sang; la Gèvre redoublant }a wait

et parvenue vers | !

tombe sur la partie postérieure de la crête de l'os ilisque gauche, De là des dou-

Ga de Es gestation, glissa en morchaut, le 5 avril 4929, ei [laruena une insomnie premanente , l'appétit se perdit, et l'épuisement fit de tels

srogrès que le pronostie redeviot encore aussi douteux que dons les premicrs

leurs violentes revenant par intervalles daus la région lumbaire, et augmentant [jours de son admission à F'hpital.

surtout par la flexion ou l'extension du rachis; elles fininent

ou le s ) 1 PP disparaitre, L'accouchement se Gt à trois mois et trois sémuiues , su dire de la

L'indication était de soutenir Les forres; on donna donc , outr: la décoction de

femme: l'eu- [quinquina avec adil Gion d'alun, une infusion d'érorce de cascarille avec de l'o-

fant, maigre et chéuif, était entièrement couvert d'une éruption bum'de ; il mou- pium. On prescrivit un régime fortifant lésé ement vutritif, et au bout de deux

rut daus sa quinrième semaine.

jours on lui donna tous les jours un quart de Chambertin La plaie fut pansée

Les suites de couche furent assez bonnes; mais après la cessation des lochies La |'légérement et à see. Dans les premicrs cinq jours , il s'écoule une telle quantité

ferme fut prise de crampes d'estomac ; un peu Le reviarent Les douleurs de lomhes, el voici l'état dans lequel La malade se présenta à l'hôpital, Le #4 août

Elle offrait les symplümes du marasme déjà avancé: 11 peau était pile dans toute, son éteodue; l'abdomen mitéorisé, un peu doulour: ux, à Le pression sur la région du cœcum et de l'iléum; les selles étaient fréquentes, fétides, mélées de pus et de sang; la soif était augmentée; l'appétit dimiout; l'urine quelquefois normale, quelquefois trouble, présentant un sédinent tantôt purulent, tantit muqueux. Le pouls battait 415 à 420 fois par miaute; il était petit , mou , (ac.lenwat dépressible. La fièrre parsissait avoir le caractère d'une fièvre lente, La respiration était cependant Lout-b-fait libre , les facultés intellectuilles intactes,

le accusait à la partie postérieure de la crète ibaque, ainsi qu'à toute la régioo lombaire du côté gauche, une douleur vire, pulsative, qui s'étendait jusqu'à l'articalation du genou. Toas les monremens de la raisse, ceux des extesseurs aussi bien : eux des Héchisseurs, étaicat cxtrémement doulonreux ; il était impossible à la malade de se trair sur le côté affecté; elle ne ponvait se tourner dans sou lit et se placer sur le vase de nuit rhone soutenue avec précaution. n Qu we put, par l'examen le plus stteatf, découvrir extéricurement le * moindre gonfkment, la moindre Quctuation , le moindre raccourci:sement de !

» la cuine, enfin la moindre difformité. » Aux parties génitales s'offraient les ci- lldre, comme 11 est si facile de le faire,

ca rices de condibômrs ct de chantre guéris ; misis on n'y remarquait agcane sé | crétion anvrmale,

A tous ©s symptômes menaçaos vint encore $e joindre une salivation légère , ais incommude, qui était sans doute la suite de frictions mercuriiles faites antérieurement pour les symptômes syplulitiques. |

D'après les causes, les dévelopqumens et la marche de cette maladie, et anssi nie me les symptômes présens alors, on devait dingnostiquer sinon avec certi- Indre , au moins avec un: très-grande probabilité, une affection de psoas , et Le Jronostie devait tre fort incertain : a question était de savoir s'il s'était formé ti abeës et sl devait s'outrir on chemin à l'esteriour, Scelement, la circon-

de pus que l'appareil dut être renouvelé deux fois par jour. .

À partir du huitième jour seulement la suppurstion devint moins abondante et de mvilleure netuce ; des bords de La plaie devinrent plus fermes et prirent ane couleur plus vive. | . : .

Le quatorz ème jonr après l'opération, on retira la mèche, ce qui fit éprouver de grandes douleurs à la malade, | .

Le 46° jour , on ne pouvait faire péaétrer ledoiit au-delà de cinq quarts de pouce dans la plaie ; la suppuration dininuait et s'améliorait de plus eo plus : la Gèvre persistait mais à ua fable degré ; les selles se réglèrent et devinrent plus vonsistantes ; le sommeil et l'appétit reviorent , et La malade prit un aspect plus animé ét plus satisfait. |

Le 10 octobre. On troura be foyer de l'abrès complétement fermé ; seulement aux bords de la plaie se montraient quelques légères excroissances , qu'il suffit de toucher avec la pierre infernale pour kes faire disporaïtre et opérer la complète cicatrisation, La cuis<e resta cependant légèrement contractée; la malade boitait un peu hait jours avant sa sortie de l'hôpital, qui eut lieu le 21 octobre ; la menstruation se rétablit complétement dans l'état normal,

Bien que , dons le cas indique , il ne füt pas possible de confunle psoïte et l'abcès du psoas avec la goutte sciatique, l'inflammation de la moelle épiuière et des reins, la coxalgie, ete. , cependant on pouvait douter si celte maladie n’était pas plutôt une péritonite musculaire avec sa suite ordinaire la suppuration , attendu surtout que cette dernière affection survient ordinairement chez les accouchées. |

Mais outre que la péritonite musculaire ne s'observe ordinairement qu'à la suite d'une épidémie éteinte de fièvre puerpérale , et que la

'psoïte n'est due le plus souvent qu'à des causes mécaniques telles qu'un

since de l'intégrité des fonction puimoncires , de l'absence de l'oppression, de

coup, une chute, l'élévation de lourds fardeaux, ete. , 1l manquait duns

TA

DE P

le développement et dans la marche de cette maladie plusieurs signes caractéristiques de la péritonite musculaire. Nous n'avions ni ces douleurs vives de l'abdomen qui ont un cachet particulier dans la première riode, et qui, comme celles qui suivent l'accouchement, ont coutuise 'irradier de l'utérus et des ovaires, mi cette tumeur qui au bout de trois à quatre semaines, dure, circonscrite, 1nmol c pant la place de l’un ou de l’autre ovaire ; et simulant une induration dans les ovaires ou dans l'utérus ; tumeur qui atteint la grosseur d'une tête d'enfant, augmente peu à peu en grosseur, et s'étend en travers, en

forme de boudin, vers la erète iliaque, ce qui peut faire penser que la || P re une autre. Ïl man. ||pas non plus

tumeur originelle à disparu et a été remplacée itre quait encore les phénomènes ictériques , s'accroissant et diminuant pé-

riodiquement, qui

ou jamais elle ne produit la carie. |

D'ailleurs ce cas prouvequ'une précaution trop craintive dans l'ouverture d'un abcès du psoas , n'est pas toujours convenable , et que la pénétration de l'air à travers une grande ouverture , n'est pas nécessaireinent nuisible; car il me paraît certain que la première ouverture au moyen du troquart n'a eu d'autre effet que d'accélérer La destruction de l'os en dedans, par la carie. !

Toutefois un abces du psoas peut n'être pas toujours dû à des causes extérieures mécaniques ; c'est ce que montre le cas suivant, qui s'est terminé d’une manière fcheuse, et auquel je joins Les résultats de l’autopsie.

Ons. IL. — Marguerite Lang , âgée de 23 ans, fut admise à l'hôpital Le 4°” dé. cembre 4829. Toute ton habitude révélait une phibhisie manifeste; et dejà depuis sa sixième année elle avait eu fréquemment des catarrhes opiniätres dans lesquels les rachats étaient de temps en temps mélésde sang. Durant une grosses € qu'elle eut en 4828, La maladie avait été suspendue ; maïs après l'acconchement, elle reparut avec plus d'intensité et força la malade à entrer à l'hôpital,

Outre kes signes bien évidens de La phibisee au dernier degré, la malade accusait une douleur sourde à la pressian à la D gr du cœeum et de l'intestin grêle ; l'abdomen paraissait tendu. 1 ÿ avait tons les jours deux à quatee sellis liquides, rougeitres, quelquefois | dt qui accusaient l'ulcération de quelques points de la muqueuse intestinale. F |

Vers le 46 décembre il sarvint un symptôme tout-à-fait nouveau et inaltendu. Elle :e plaigait d'une douleur Gne, légère, dans la région lombaire. Le peu de pas qu'elle svait à faire pour faire son Lit lui furent difbeiles ; la cuisse droite ve put être soulevée ni étendue sis douleur. Cette douleur deviot sensible à la pression à la partie supérieure de la région inguinale, au bord supérieur el extérieur de l'os des iles. Souvent il s'y joignait un sentiment de picotement partienlier qui s'étendait jusqu’à l'articulation du genou. Elle disait avoir retsenti après son accouchement une douleur semblable dans la hanche, mais qui s'était toutefois dissipée au bout quelques jours. Elle ne se rappelait d'ailleurs avoir reçu aucun coup, aucune violence extérigure , ni avoir fait aueune chute,

Cette affection n'en devait pas moins être con-idérée comme un obcès du psoas commençant , dont il fallait d'autant moins empécher l'entier développement qu'une grande partie de la substance À rs était envahie par des tubercules en suppuration. On se borns dunc à d s spylications de plantes narcotiques avec le sel ammonise. : . .

Le 30 décemb-e où aperçut une tumeur dont la fluctuation était manifeste ,

acée au-dessus et au-dessons du ligament de Poupart qui avait d'abord La forme

‘une berne, mais qui s'éterdit bientôt sous forme d'une sancsse allougée , vers

la crête iliaque. La tumeur visiblement partagée par le ligament de Poupart, pa- |!

raissait avoir des conuexions avec le psos, Avant succotmbé le 42 janvier, l'autopsie révéla les objets suivans. Nous passons fout CE qui se rapporte à la philisie et aux altérations des viscères. Sn L A l'ouverture de la tumeur à l'endroit de Fsbdomea indiqué, il s'écoula ane quanlité médiocre de pus : en examinant de plus près on trouva la gaine du psoas transformée danstoute sun étendue en une masse de pus épaisse à travers laquelle passaient quelques faisceaux atrophnés de ce muscle, Toute kB masse purulente qui emprisonnait le psoas 1 us lui-même était épais ei fétide. {n'y avait aucune trace de carie des os du assis.

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