TROISIÈME PARTIE (1). — TRAITEMENT
. Fièvre bilieuse simple. — Les premiers malades que nons avons eu l'occasion d'observer , se plaignaïent d'une douleur au côté droit, sous
(1) Voy. les ouméros 49 et 20 de la Gazette mévicace.
44 fr. Les abonnemens ne penrent 1* Octobre. — On s'ahonne à Paris, au buresu du Journal, rue Poissonnire , n° 5,
dater que du commencement d'un trimestre, 4° Janvier, 4° Avril, 4° Juillet, et dans les départémens, chez tous les Directeurs des postes. — On ne
a nn a les cartilages des fausses côtes et justement vis-à-vis le duodéoum. La maladie fut prise pour une inflammation de cet organe, et le traitement dirigé en conséquence. Des sangsues appliquées sur Je mal emporièrent la douleur. Elle reparut au côté gauche : nouvelle application de sangsues. I étoit facile de s'apercevoir que nous perdions du temps. La persistance de la céphalalgie sus-orbitaire, de la teinte verdätre de des nausées, de l'ina pétence ; de la constipation, etc. , nous indiquaient un hesoin pressent d'évacuatious, Quelques sels neutres furent administrés. Quelle fut notre surprise quand on nous dit qu'au lieu de purger le remède avait fait voir et que le malade était guéri? 11 nous en était arrivé autant, comme nous l'avons déjàdit, avec les préparations de quinquina que nous avivns employées dans une de ces com lications assez communes de fièvre bilicuse et de fièvre iatermittente, La guérisun avait suivi les vomissemens, La nature nous donnait évidemment conseil, Nous le suivimes mon sans répugnance , surtout quand il fut question d'en venir à l'émétiqne. On en à tant dit de mal , il est si ge néralement banni, que j'hésitai à l'employer. 1} ne réussit qu'unparfaitement La première fois , et quoique il eût fait rendre une grande quantité de bile, comme la rh était ancienne , on fut oblige d'y revenir. La malade (madame Desf… \ guérit. Cet essai nous encourage ; d'autres malades se présentèrent , quelques-uns svec le même point douloureux vis-à-vis le inodénum. Nouvelles applications de sangsues, nouveaux échecs, Retour à la méthode évacuante, nouveaux succès. Dès ce moment , l'existence des duodénites nons narut fort équivoque. L'explosion de notre épidémie acheva de nous éclairer. Ges prétendues inflammations disparurent et nous laissèrent voir la fièvre biliense telle que Stoll l'a si bien décrite. Ses ouvrages nous servirent de guide, sa thérapeutique dirigea la nôtre, et nous n'asuns qu'à nous féliciter d'avoir suivi ses leçons. Sur 250 malades que nous avons traités à la Maison de détention avec notre confrère et ami M. Buisson, nous n'en avons perdu que huit , lesquels ont succombé à de graves complications qu'il était hors de notre pouvoir de prévenir. Nous n'avons eu aucun malheur dans nutre clientele particulière.
feuilleton.
el — LETTRE MÉMICALE SUR PARIS.
I est bon que je vous meite au courant , mon cher confrère , des nouvelles discussions relatives au magnétisme animal. Ce n'est pas la première fuis que je sous ee Te ét au traio dont vont les choses, je prévoisque ce ne sera pas la dernière. … Le 41 octobre 1825, fat un jour néfaste pour l'Académie de médecine. C'est ce jour là en effet que M, Foissac jela dans son sein un brandon de discorde inex-
lui proposant insidieusement d'examiner une sommambule qu'il
es < :
avait à sa disposition et qu'il assurait être très-clairvoyante, L'Academie ne le
fat te en cédant à ces velléités de curosité. Elle ne prévoyait pas les terribles
qu'elle alisit se mettre sur Les bras, et dont
Enlacée dans les nœuds inextricables de cette énigmati red
n'esl pas ment elle s'en Lirers. Vous
toas 1e bone Er sur Le magnétisme sans engager en rien sa re
on du magnétisme , sa marche a été jusqu'ici une suite continuelle de faux à et dans ca va nière séance elle s'est enferrée au point que Dieu seul peut savoir quand et comas plaindrez d'autant plus sincèrement la position eritique
dé cette sarante compagnie qu'il lui eûl: té, selon nous, très-facile d'écouter M. Fuissac et sa sommsmbule, sans se compromettre Le moins du moins, d'eutendre 15m ponts faire quelque chose d'utile pour la science, ce qui n'eüt pas ici
dé déplacé dans une société instiluée exprès cela. 11 lui suflisait de mieux comprendre sa position vis-àv s du public, vis-à-vis de la science , et visa vis d'elle-même, et de ne pas se laisser domiacr par des considérations de dignité, de convenante, etc. , assez hors de propos. Sans vouloir remonter su passé de cette longue histoire que vous connaiset COMME RUUS, je vous mettrai au point de vue de la dernière discu-sion provoquée par M. Maingault de la maniére la plus innocente, | Cet honorable membre se sousenant qu'un rapport sur le magnétisme anima avait été lu par M. Husson, au nom d'une commission nommée ac hoc, dans les séances des 21 et 28 juin 41834, et ce rapport n'avait pas été discuté, demanike tout simplement qu'il plaise à l'Académie de prendre jour pour cette discussinn. A ves mots grand bruit, Mais pourquoi s'il vous plait? n'est-ce pas là une motion des plus inoffensives ? y a-1-il quelque chose de plus académiquement régulirr, soit pour le fund, soit pour la forme que la propor-ition de discuter un rt ordonné par l'Académie elle-même à des commissaires nommés dans son sein et par elle, sur une question de son choix ? Mais n'oubliez pas qu'ils'agit du magriétisme anim.l, Ce mot terrible ne retentit jamais impunément dans l'assemblée, il y fait toujours l'effet du tocsin, Toul le mal est dans cette malencontreuse à Aution . dont le moindre tart est d'être complétement insiçniliante ct absur e m'étonne que dans ée siècle da néologisme on n'ait pas su trouver encore quelque substantif moins irritant pour les oreilles, Voila donc à ce seul mot l'Académie en émoi. L'opposition commence, tant les chos £ sont prises au rebours r la commissiqn elle-même. M. Husson prétend établir nne différence entre Les itset les conclusions de son rapport, et ne permettre à l'Académie que La diseussion de es dernières. M. Bochoux , M. Andral répondent tris-bien qu'il ny a pas de distinction à faire, que les faits et l'interprétation des faits sont des choses
"Le malade se présentait ordinairement le troisième ou le quatrième jour de la maladie, époque où elle était bien dessinée. Aussitôt après son entrée à l'infirmerie on lui administrait en deux ou trois fois et à quelques minutes d'intervalle , une potion de cinq ou six onces de véhicule contenant au grain ou un grain et demi de tartre stibié , tt une once où une once et demie de sulfate de soude. Souvent la nremière dose ne faisait rendre que des glaires | des mucosités et subis préparer les voies à la bile. Les deuxieme et troisième doses en faisaient rendre une énorme quantité, et nous croyons être au-dessons de 11 vérité en l'évaluant , terme moyen, à un litre par malade, Pendant les romissemens on dounait à boire de la tisane qui, en auginentant la quantité de liquide à expulser fournissait une espèce de point d'appui à l'estomac et en facilitait les contractions.
“Les ma'ades qui vomiss ment étaient les gens m noirs, ete, Nous en avons
aient le plus facilement et le plus abondamaigres , à tempérament Lilieux, à cheveux rencontré beauconp qui ne romissaient pas où vomussaient trés-diflcilement. Chez eux l'émétique jonait le réle de purgatif, où si ces malades vomissaient ce n’était qu'au prix d'efforts inouis, et encore ne rendaient-ils que des glaires écumeuses, de Ja pituite des anciens, En revanche, leurs selles ctaient abondantes et bi- Leuses et le soulagement était le même. Ce fait souvent renouvelé attira notre attention, et nous ne tardimes pas à reconnaître qu'il s'observait presque exelusivemert chez les personnes robustes , à teint coloré : douees enfin des attributs du tempérament sanguin, L'émétique fut administré de nouveau dans ces ns 4 et, conformément à nos prévisions, il ne produisit le plus souvent que des selles précédées de quelques vomissemens pituiteux. Comment expliquer ce fait? pourquoi le remède agissait-| comme purgatif chez l'un, et comme vomitif chez l'aatre? Nous eûmes recours à la percussion ; ile nous apprit que le passage de Ja bile dans l'estomac a lieu beaucoup plus tard chez les gens sanguins que cher les gens hilieux ; que même assez souvent chez les premiers elle h pénètre point du tont et se dirige sur-le-champ vers les intestins, C'est vraisemtlablement dans les cas de vacuité de l'estomac que le vomnitif avait été administré. La nullité d'action serait très-expliquable. Une où deux fois cependant le malade a rendu de la bile, et nous somnes tenté de croire ou que l'imperfection de l'exploration stomacale nous avait conduit à un diagnostic erroné, ou que la bile avait reflué du duodénum dans l'estomac par l'effet des contractions anti-péristaltiques que le tartre stibié avait provoquées.
Dans tons les cas, resterait à savoir pourquoi la sécrétion de la bile ou son passage dans l'estomac s'opère plus lentement chez les gens san-
guius que chez les gens bilieux. Contentons-nous du fait sans en recher. cher l'explication.
Voilà PE un fait signale par nos devanciers et confirmé par nos observations , savoir : que les vomissemens sent laborieux , qu Iquefois méme 1mpossibles chez les malades doucs d'une forte constitution et
d'un tempérament sanguin, rt que les purgatiés leur réussissent heaucoup wieux. ‘ L'emétique a été AL mu vomi , mais rarement en totalité, Nous croyons que , dans tous les cas, il en est resté assez à l'intérieur pour provoquer l'action expultrice de l'estoinac.
Quelquefois le purgatif a été vomi er
entier : malgré cet inconrénicoi attaché à l'administration simultanée de
phitétapliqnement inéparsbles, Probiblement l'Académie
rette opoion, mais voils que M. Corse demande brusquement l'ordre du jour; Ea d'autres termes, il veut qu'on ne discute point, qu'on n'éxamine noint, Mas pourquét ne vonlee-vous pas qu'on disvute, M. Cornac ? parce que Les magnéfiscurs sont des charlstans:; parce q 2 le misgnitisme vst 1ne jonglerie!!! Très. hien, mais e'ust précistment Li le fait en question ; c'ést là ce qu'il Gat discuter, D'ailleurs 2 n'est ne dans l'usage, ni dans Le réglement de paser 3 l'ordre du jour sue un rapport, M.'Aadeat, M. Bouillaud , cuvique peu disposés sans doute en Géeur du mognëtisme, réclament Ja discussion, Les voix, les cris, les motior s hoquent ; cn ne sait où lon en est, | :
Mors M, Adelon glisse use proposition conciliante au milieu du tumulte, File est ae os Lés-sogéniuse, loniné vous allez voir. Mess curs, dit-il, la qu Sion «st ressmple : ous disputons à propos nl un rapport, Mais si ce rapport n'était pas un rapport, m'est pes vrai quel n'y aurait plus ic à controverre? Eh bien donc! aies avoe Moi que ce rapport n'est jus ua rapport, ct tout sera fini { Sensation }. Mais comment faut-il dire,mons eur AdiJon ? 1 faut dire compte rendu et non nés 'appo 1, Au moyen de ce changenunt , da question ou smplile, Le réglement de. ‘ “lent muet, et L'ordre du jour st parfaitement eégulier «t légal MM, Hôu laut, il Ferrus, Rochons, qui ant lu la troisieme Provéacinte sur Le Pare air prochain , he veulent pas rendre à ect sccommelene nt, «Cest un rapport, dis nt-ils; il d'y 4 pas 3 vpilogutr la-dersus ; cest un sésitalle et in: onte:ta ne rapport, <ene blable à tout ce qui s'est jarusis ay prié rapport daus hutre Académie et dans toutes lei Academivs possibles. C'est pour faire un rapport que vous fvér nommé une | commission; c'est un rapport qu'elle sons a fait; c'est sue un Fapport que nous | “scuions; c'est sous le titre de rapport que vous avez vous-mémes fait sutogra- | luc La réponse dé vos com musares , pour que nous + vissrons plus chair, Nous
CS srrail rangée à
n'avons rien changé à sa formule adoptée, Nutre persévérance était légitimée par nos succès. | Fièvre bilieuse catarrhale. — Dans cette complication la conduite à tenir était toute différente. Dans le principe, alors que nous avions besoin des leçons de Féx nériencé, cette-excellente conseillère , nous donpions de primesibord l'éméto-cathartique, comine dans la fièvre bilieuse imple. Quand'le câtarthé était très-hénin , cette méthode vicieuse de traitement ne faisait point de mal; quand il était intense, le ponls fréquent et élevé, la peau chaude, la figure injectée, ete. , l'émétu-cathartique angmentat infalhiblement le mal, Le patient se coosumait cn efforts lattiles, ete rendait qu'une petite quantité de glaires écumeuses sans la moindre trace de lle, et il en résnltait constamment un surcroit do céphalalgie frontale et de douleur cpigastrique. Nous avons suivi les préceptes de Stoll, Sydenham, etc. fait précéder le romitif d'une je gnée, et nous avons toujours gbtenu dacs l'état du malade une amélioralion très sensible ct irès-favorable à l'action de l'éméto-catharti e, La saignée devait être faite à large ouverture, et quant à son abo 3 ce, on devait avoir égard à l'intensité du catarrhe , an sexe , à l'âgé à Ja constitution du malade , à son tempérament , à l’époque de La maladie, etc. On devait tirer plus de sang au commencement de la . qu'à la fn. Nos saignées étaient ordinairement d'une livre chez les adultes, Le grand nombre de celles que nous avons faites a fourni matère à quelques observations. Quelques-nnes de ces saignces tr effrayés. Après l'ouverture de là médiane basilique, le sang s’est élancé avec tant de force (à 4 pieds de distance) , avec tant de brut , 1} était si vermeil, si rutiiant, si chaud, le jet était tellement saccade, que nous avons cru la première fois avoir ouvert l'artère brachiale, et esque perdu le säng-froid nécessdire pour reconnaître notre erreur : n'est Même qu'avec peine que nous nous sommes rendus maîtres du san: Cinq ou six faits semblables se sont présentés à nous ; les su ets Mat maigres, musculeux , avaient le système vasculaire très-céveloppé ; leur maladie était le plus sonvent une a'fection des organes pulmonaires dans la période d'acuité. Dans un cas, la veine fluide était manileslement composée de denx espèces de sang, d'un sang etape + rouge et noir qui furmait le jet et devenait rutilant à chaque gee . toux, et d'un sang noir qui coulait en bavant autour du jet sur les lëvres de la plaie. La compression de l'artère brachiale arrêtait bar 23 instantanément le jet. Dans ces cas singuliers, la formation du tree md était prompte ct facile; la syncope rare. Le sang n Ar conen neux ? Le caillot étaie le plus sonvent sec à sa surface ; dans le cas we-8 traire, il n'y avait que deux cuiller ces de sérosité. L'on ne pet ph quer ces Éaits que par le voisinage de | artère qui Sc lal, e 0 sations à la veine, et par une plus grande facilité de career hr D 4 lesystème capillaire artériel et le système capillaire VOInCUXx , L Communication qui dépend d'un sureroit d'énergie de la part des 6 nes de la circulation , et permet au sang artériel de passer presque js nture dans les veines , en conservant encore un reste de la premièi impulsion qu'il à reçue. Re L'effet e la pra était tellement prompt cette Rr noet que souvent le malade sentait pour fo dire Guen nr nr sang. L'allégement portait principalement sur L a roi etoou leur épigastrique, Qu'on se Tree he Jar ae ski vation 7 catarrhe suffocant. Si l'amélioration n'était pas tou)
Der me : rtart sur tous les l'émétique et du Purgatif, nonsaussi prompte, elle n'était pas moins constante et Prertant
[ i oulez, que € raprort est un compte-rendu , éar les définitions bg rdc 1 faut vous cnebes gussi que le Gr same est er port. Enbn, comple-renilu , rapport où communication , a ee par ms
!missaires ect a, il faut la discuter. » Quelques membres demen chali nos a {ment , d'autres l'appatent : Le président vent meltre aux vaux Rent en os * clamations s'y opposent, Pourquoi ajourrer , én effet ? dans . ut ? ” qu es raisuts ? L'Académie n'a rien de mieux à faire pour le pt n cont x STE ‘discussion continue pendant long-temps sans . nt ga dpesres : ti cu salisfaisante , jusqu à ce que M. Mi . ra | tout le mal, pie à con tour Fne mesure ronciliataré, La : Le br . ver l'honneur de l'Acatémie rt celui def romnnssion. 7 inc gra fon. direz-vous, et assez mal à propos éménés ; car Îl sera difficile de Er pe pn quoi et comment l'honneur dé tsbt d'hanoralles personnagés ri ue compromis par une discussion tar le agnétismtantmal que sur le chokéra- .
bus où des pois Frigerio. Quoi qu'il en soit; 14 propasition dé M. Maïnçgsult n'a
: 1, 1 éttention:
satisfait personne , ct n'a pu mm obtenir un inslänt d'attention
: : y proposition de M. Becschet, elle o'a pas semblé. d'abord. accepta
Ar soid la commission à recommencdr ss travaux, dre oncliér ses conclu= sons, c'était trop exiger de La paiience et de la bonne volonté humaines; et dsillenrs em second rapport coulèverait les mêmes contestalions que, celui-ci. Aussi A Hoson s'y est fornullement oppnsé, et a déclaré ac tement sure la com mission n'avait plus rien à faire ni à dire.Celte déclaration m'a pas empérié L'Académie de revenir un instant après à cet expédient diltoire , comme rous Le verriz,
Nomer une commission potr foré un #prèrt
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DE P
sympiômes inflammatoires. Le plus souvent, il a suffi d'une seule saignée. Nous co avops quelquefois pratiqué deux et le lus souvent la seconde a esaspéré les symptômes de pléthore bilieuse ; il valait Leaucoup mieux , quand on avait déjà pratiqué une saignée et qu'on avait encore besoin des antipblogistiques pour diminuer la douleur et l'op-
ression résultant de l'inilannmation des bronches ; il valait mieux,
is-je, avo'r recours aux saugsues appliquées au nombre de 15 ou 20
au cieux. Cpigastrique ou le long du sternum , et dans la période aiguë | ement. Aussitôt
du catarrhe elles ont constamment produit du soulag que cxt'e première période touchait à sa Go, il fallait s'abstenir des antiphlogistiques.
Ainsi donc, quand le calarshe est intense, il faut commencer par tirer du saug. C'est, à notre avis, uo préceple important dont la négli-| gence paurrait dans certains cas devenir funeste au malade, comme, par exemple , quand il est prédisposé aux congestions cérébrales , et
r âge, et par tempérament. La saignée a pour avantages d'apaiser es symptômes inflammatgires, de prévenir des accidens cérébraux , peut-être même d’autres complications non moins graves. Ce n'est pas tout ; elle a un autre avantage non moins précieux que les précédens ; elle favorise la sécrétion de la bile ou son passage dans l'estomac. Nous | avons perculé cet organe avaat la saignée ; il était vide, le bruit so-; oore, Le lendeunain matin, le.son etait mat , l'estomac plein.
Nous voilà arrivé au point où 1} faut s'arrêter et abandonner la méthode antiphlogistique, Jusqu'à présent, on ne s'est occupé que des symptômes inflammatoires ; on les a réduits à l’état d'impoussance, La rougeur de la face, la céphalalgie, la toux, l'oppression, la fièvre, sont calmés ; il ne reste He sur la brèche que l'embarras bilieus; il faut changer de Latteries, Nous savons bien que l'emploi exclusif de la méthode autiphlogistique a sufi deux on trois fois pour obtenir par faite guérison; mais Les ces cas, quoique trés-béain le catarrhe dominait La Gevre bilicuse ; et d'ailleurs, qu esccplionnels sur deux ceat cinquante:
importent deux on trois faits En vaio dit-on que « si l'on
» voit bientôt disparaître tous les symptômes que nous avons indiqués | les » à la suite d'une évacuation plus ou moins considérable de bile, on | avus devions la formuler ,
# les voit tout aussi souvent peut-être persister et même s'accroilre # après celte évacuation, où bien céder à quelques jours de diete et
” de boissons acidules ou à des émissions sanguines, sans qu'aucune!» ils ne peuve » évacuation bilivuse ait Lieu. » ( Dictionnaire de méd. et de chir.l» n'est jamais
pratig., article Bile.}
Le respcet qu'on a pour les hommes n'entraîne pas le même respect pour leurs opinions, surtout quand ces opinions sont erronées el destinces à former celles d'aatres hommes. 11 ÿ a autant d’erreurs que de môts dans ce que nous venons de citer. 1° Les symptômes bilieux ne persistent presque jamais après l'évacuation de la lule ; 2° jamais je ne les ai vus s'accroitre; 3° rarement ils cèdent à quelques jours de diète, et quand cette terminaison a lieu elle se fait longtemps attendre; le plus souvent, la maladie traine en longueur et se complique de quelque autre maladie ficheuse ; 4 les émissions sanesprit d'opposition que nous manilestons des opinions si différentes de celles d'un estimable confrère; c'est dans l'intérét de la vérité, de cette vérité dont les traces sont si difficiles à saisir et si promptes à échap-| per. Souvent quand l'éméto-cathartique était bien PA rie ; nous avons voulu terporiser en ewployant La diète et les boissons acidules pour |
: : he , : ï guines ne sont propres qu'à aggraver les accidens. Ce n'est point par |
À épargner au malade les efforts toujours pénibles du vomissement. Nous avons même (et nous prions le lecteur ag foi à nos paroles), nous avons même dans plusieurs cas employé la méthode antiphlogistique F1 plusieurs reprises et exclusivement, voyant empirer chaque jour l'état du malade et craignant à la fin de sacrifier sa vie à de coupables condescendances thérapeutiques, nous avons donné les évacuans et sur-les champ tous les accidens ont disparu. L'on a donc grand tort d'iaprimer que « ces médicamens {les évacnans) sont évidemment bean-oup plus propres à augmenter les aecidens qu'a les dissiper ; q" ils ne peuvent qu'accroître la phlogose intestinale dont ces prétendues fi » vres essentielles ne sout que fes effets ; qu'aussi Ag) nt génc- » ralement en France renoncé à leur emploi. » {Dict. de med, et de chir, prat., article Bilieux.) Ce qu'il y a d'évident pour nous dans ce sassage , c'est que, où bien il se rapporte à quelque espèce de fièvre ilieuse que nous ne connaissons pas, on bien il a été écrit aa coin du feu, et dans ce cas on a sacrifié la vérité à des idées préconçues; ce qu'il y a d'évident pour nous, c'est que les émétiques et les purgatifs , al. ministrés isolément ou simultanément suivant les cas, guérissent la fièvre bilieuse simple; que, dans toute complication inflammatoire , la saignce est indispensable et doit préeéder leur administration; qu'on ne peut se dispenser de les employer après avoir dumpié la org inflammatoire, si l'on veut obtenir une guérison prompte et durable ; ce qu'il y a d’évident ponr nous, c'est que, si l'usage exclusif des antiphlogistiques à guéri deux ou trois cas de ficvre bilicuse catarrhate où les symplômes inflammatoires étaient prédominans et les symptômes bilieux à peu près ouls, la méthode mixte en à guéri au moins deux cent cinquante. Ce qu'il ÿ a d'évident encore pour nous, c'est que , toutes les fuis que nous avons voulu nous servir des antiphlogistiques alors que tout mouvement inflammatoire élait éteint, ils ont constamment et promptement aggravé la position du malade ; peut-être même, | si nous eussions persisté dans leur emploi , eussent-ils changé la ficvre | bilicuse en fièvre maligne , c'est-à-dire conpliquée des accidens plus £raves. Aussi notre conviction est - celle formée, et si prenant l'opposé du sens contena dans nous dirions : u Ces médicamens sont évi- » demment plus propres à dissiper les accidens qu'à les augmenter ; nt que guérir la fièvre biliense qui (quoi qu'on en dise}, l'effet d'une phlegmasie intestinale. Aussi revient-on » presque généralement en France à leur emploi. » , ee ne serions point à accord , il cst vrai, avec unc fuule de médecins modernes qui ont trouvé beaucoup plus commode, et cela se conçoit, d'assujétir toutes les maladies, quelque disparates qu'elles soient, à nn système uniforme de traîtement, que d'harmoniser à grands frais d'évude les ressources variées de la thérapeutique avec les exigeanres de chaqne espèce ou individualité morbide. Mais, à titre de revanche, :nons nous entendrions parfaitement bien avec Sydenham : « Sanë vomitorium propinare, ubi istius modi prægressa est vomendi preclivitas , aded est necessarium , ut nisé humor ille expellatur, in sentinam cormplurium malorum sit abiturus, quæ crucem figent medico toto durante medicationis tempore, ægrumque in haud leve periculum conjicient. » {Cap. IV. } Avec Baillou qui, aywès sé les caracteres de la maladie , observe que « aussitôt, d'ajnion du vulgaire des médecins, on a recours à la saignée ; ‘on n'a rien gagné ou bien peu, tandis
le passage cité plus haut,
avoir expo » près l'op » mais l'événement prouve qu
EEE
rapport, C'était compliquer eocore plus des diflicultés déjà astez abstruses, Cette proposlion ne pourvu trouver faveur non plus. Le vous épargne quelques propositions analogues cl Loul aussi inutiles.
EnGo pour fair, esr dl faut que tout sit ane G6n , M. Husson, pressé par les argomens de phis en plus séduisans de M, Adelon , est venu confesser lui-même que 300 rapport n'était pas ua rapport ; que c'était un comple-rendn, un exposé, ete, tout ce qu'on it, ob, esceplé on rapport. À cette déclarstion officielle des auteurs même de la puèce sans nom, il n'y avait plus d'opposition possible. Aussi le président s'est-il bâté de meltre aux voix la question préalable. On 2 adopte Li question préalable,
On pouvait , ce semble, s'en tenir Jà et passer à l'ordre din jour déGnitif, qni eût éteint pour loujours ces semences de troubles. Mais M, Adelon est venu de nouvrean tout remélire en question en propotant d'engager la commission à con- Uouer ses recherches ct d'agournes la discussion jusqu'à ba présentation d'un nouvean rapport ; ce qui à été adopté à notre grande stupéfaction, Por celte décifon, en effet, voila l'Académie saisie encore une fais de ce diabolique procès dont elle semblait vouloir sortir à tout prix. Tonte Ja discussion a roulé sur les moyens de s'en débarrasser: la question préalable, fondée sur de désareu de La commission , donne ce moyen ; on s'y jette avec empressement , tout bizarre qu'il est, et immédiatement après , par une contradiction inexplicable, on ouvre de couresu ls porte qu'on venait de fermer. En vérité, je ne puis comprembre ces siagolières Lergitersations d'une assemblée qui d'ordinaire sppurle dans ses démèrébes one gravité «t nie messre dont nous arons eu fréquemment À occasion de faire l'éloge.
Cette décision remet les choses au point aù elles étaient en 1834 , époque où
l'on nomma la commission du magnétisme animal, Depuis, on n'a pas avancé d'un pas. Supposons que la conunission ait assez de vertu , de force d ame , el je puis dire d'héroïsme, pour recommencer ses expériences , el assez d'abmégation pour rédiger un nouveau rapport, ce rapport sera-t-il micux accueilli que l'auire ? Lui fera-t-on plus qu'a celui-ci l'honneur de l'appelir par s0n aom ? Ne se transformeract-il pas encore en compte-rendu, pour ensuite s'évanouir comme une fuméé dans la question préalable? Les raisons bonnes qu mauvaises , les sus ceptihilités, les préjugés, Les fausses idées qai troublent l'imagination de T'Académie toutes bes fois qu'il s'agit du magnétisme animal , 1ous ces fantômes seront ls dissipés quand M. Husson vicndra lui offrir son repport corrigé, reru et augmenté? Les magnétiseurs aurout-ils cessé d'être des charlatans ct des jongleurs , où d'être crus ils, ce qui revient au méme, pour que M. Cornsc, M. Colhiarau et bien d'autres, n'aient plus à demander l'ordre du jour sur re bel argument ; Hélas ! non. Toutes les difBeultés seront les mêmes et pires enrore. Il cst évident que l'Académie ne veut pas eutendee parler de magnétisme animal , et que si ce n'avait été La considération personnelle dont sont entourés les membres de la commission, elle eût manifesté ses répiignances d'une manière bien autrement significative; elle pe s'attendait pas eux conclusions du rapport, qui, sans étre hardics ni bien assurées, tendent cependant à faire consrdérer le magnétisme comme quelque chose de sérieux et dont il n'est plus temps de rire, au moins sans dire pourquoi. Si elles euss nt été autres, le CA “op eût été discuté et approuvé, Poussée à hont par le cours des événemens, elle à cru dans sa dernière séance satisfaire à ses antipathies par la question préalable, et sux convensntres Cnvers la commission en lui demandant de wouvelles recherches; maïs ets demi-mesures, ces moyens dilaloires ne remédieront à rien, et Lt où (ar elle aura de houvéau à s'explique catégoriquement, à moins que la commission, dégoûtée ei décou-a-
» que s'il survient un “holéra ou la diarrhée, ou si l’on donne un pur- » gatif, les douleurs ne tardent pas à diminuer, » fin nous serions d'accord avec Stoll , Hippocrate , Baglivi et tous
les praticiens qui ont traité des fièvres bilieuses.
vacuez quand la maladie est simple; saignez et évacuez quand la maladie est compliquée d'élémens inflammatoires : voilà toute la thérapeutique des fièvres bilieuses. Bien entendu que si le malade pour lequel on est appelé était pris d'une diarrhée biliense critique , il faudrait s'abstenir avec mad soin et de purgatif et de vomiuf. Agir autrement en parcil cas , serait méconnaître la marche salutaire de la nature, ignorer sa furce médicatrice; ce serait faire une médecine irrationnelle, pertuhative, et exposer le malade à de graves accidens.
Les vomilits causent tant de frageur au public, qu'il ne faut y avoir recours qu'avec une extrême prudence, et en ayant soin de se précautionner contre tous les accidens qui peuvent arriver. Si le malade est un homme, a-t-l une hernie? s'il en à une, il Ja faut soutenir par un bandage. Si c'est une femme , a-t-elle une chute, un renversement de lutérus? dans le cas d'affirmative, 5! ÿ faut remédier. La grossesse n'est point une contre indication. Cependant , si le médecin administre un cinétique pendant l'état de gestation , et que , par une de ces fatales coïncidences impossibles à prévoir, et si communes dans notre état , la malade avorte ou accouche d’un enfant mort, alors même que l'écoulement des eaux aurait précédé de plusieurs jours l'alministration malencontreuse du vomitif , tout l'odieux de l'événement n'en retombera Fes moins sur celui qui l'aura prescrit, On doit fuir autant que possible
ur emploi chezles À pou qui ont déjà eu des attaques d'apoylexie ou qui sont menacées d'en avoir. Le cancer de l'estomac est une contre indication forwelle :’on sait qu'il en peut résulter uneruplure. La science pessède des exemples de ect accident funeste, Les plaies abdomivales , thoraciques , les Br , les anévrismes , peuvent devenir autant de contre indications. Ordinairement nous n'avons donné de voritif qu'une seule fois : quand la maladie était ancicone , nous avons cté obligés d'en réitérer l'usage.
La percussion stomacale nous à souvent dirigés dans l'administration des évacuans. 11 y a plusieurs écueils à éviter dans la pratique de ce moyen d'exploration : souvent le colon transverse est distendu par des gaz; cette cause d'erreur se lie ordinairement à une affection intestinale. Pour ne pas confondre la sonoréité de ect intestin avec celle de l'estomac, il faut 1° découvrir l'abdomen du malade : souvent le trajet du colon se dessine à travers sa paroi antérieure; 2" percuter sur toite la longueur de cet intestin. Si l'on obtient partout la même sonoré té, il est presque sûr que c'est à lui seul que l'hypocondre gauche doit la sienne. Dans ce cas, pour arriver jusqu) l'eeasse, il faut placer l'index et le médins de la main gauche au-dessus de l'arc transverse du colon, parallèlement au bord inférieur des cartilages costaux , et diriger leur pres en haut et en arrière, sans oublier qu'il + à mauté ou bruit humorique quand le malade a pris des alimens , qu'il ya cgalement matité ou à pêu près, quand l'estomac est contracté sur lui-
même , avec cette différence que dans le dernier cas l'hypocondre gau-!
che n'est plus tendu. 11 faut aussi percuter sur les dernières côtes : nous avons souvent ainsi reconnu l'état de l'estomac ; on peut être , il est vrai, induit eo erreur par le volume de la rate; mais il est alors er de la sentir en déprimant en dedans des dixième et onzitine
n'abandonne la partie, D: toutes les conjec'ures , eclle-ei pourr it bien dire rait-clle à sa dig
fus probable.
ous me demand rez sans doute pourquoi l'Académie n'a pas voulu discuter le rapport, el pourquoi elle ue veut pas, en général, entendre parler du magoétise animal? Votre question est fort natucelle, mais J'épronve quelque etnbar. ras à y répondre, Ceci ne s'eaplique que par des causes générales dont l'histoire sricaces offre de nombreux exemples, En s'occupent du magnétisme animal on craint en général deux choses fort redoutables pour dis savans et pour des honnêtes gens, savoir, d'être pris pour des dupes où pour des charlitans, Depuis cent ans l'incrédulité pe la mode, et on l'a étendue un pen au del; de son domaine légitime. T1 y a dans la science des esprits forts, qui ne veulent pas de miracles, et qui appellent de ce nom tout ce qui cort de certaines règles où ils enfermucat la nature. Vous avez entendu, par exemple, M. Cactel vous dre qu'il se refuserait à écouter une déraonstration de la non-élasticiré de l'air. et il croit être trés-logique, Par La méme rase ue voudrait pas admettre le fait de la vision magaélique à travers la paupière ; quand ilen serait témoin il ne be ervitait pas, Besocoup de méderins et de savans pensent de même, et chose singu- Père, ce sont ceux-B méme qu'ysrlent le plus souvent d'olkervation, d'expérience, de log'que , ct qui ont sins cesse à la bouche le chancelier Bacon, TE ÿ a aussi des ames prôbis, des cœurs droits qui craigneot le contact du charlatanieme, et n'entrent pas volontiers dans des opinrons où la calomnic pourrait accuser leur caractère. I fut avouer aucsi que l'exploitation du magnétisme animal , abandonné qu'il est à lindu-trie du premier venu, est Irks-propre aujourd'hui à d6goûter les véritables savans çt les honnétes gens. Voilà les motifs généranx'êe ces réphgnances jnvinrihes; mais sont-ils «uflisans pour faire réjetegle mashétismé animal hors de la science? C'est 6e que je ne pif admettre, L'Ac#itie manque
Nous nous sommes constamment servi de nos doigts comme intermédiaires dans la pratique de la pereussion. Outre qu'on les porte partout avec soin et qu'on est peu exposé à les perdre , ils sont, par leur étroitesse, leur flexibilité et la connexité de leur pulpe , d'une application beaucoup plus facile que La plaque cireulaire ; ils ne dépriment qu'un point fort limité de la paroi abdominale , ne produisent point de bruit étranger à celui qu'on veut obtenir, tandis que la plaque agit sur ane plus grande surface, exige une plus grande force de dépression , et menace d'altérer les résultats de la percussion par ses propres vibrations.
11 y a un second mode de percussion qui ressemble beaucoup à I succussion hippocratique , et qu'on ne peut exécuter qu'avec la main ou les doigts. A-t-elle été déjà signalée? nous l'ignorons. Voici comment on ÿ procède : il faut commencer par mettre la paroi abdominale dans l’état de relâchement en faisant fléchir les cuisses sur le ventre, et reposer la tête et le thorax sur le plan incliné que le lit représente, Quand le malade est dans cette position, on imprime une brusque secousse à l'hypocondre gauche, ou avec la main , ou avec le bout du doigt indicateur, Ce mode de percussion nous à à eg arr appris d'une manière non équivoque que l'estomac contenait des liquides et des gaz. Si l'estomac est plein, ce mode de percussion n'est plus bon à rien. 1! faut recourir à l'autre. Quand par ces moyens d'investigation nous avons reconnu que l'estomac était vide , le plus souvent nous nous hornions à l'emploi du purgatif. Quand l'estomac était plein, l'hypocondre ganche tendu, comme il y avait le plus souvent constipation, nous $ Ordinairement un éméto-cathartique. | ,
Ces recherches ne sont point longues à faire. Elles exigent plus d'adresse que de temps. Chaque jour l'exercice augmente l’une et diminue l'autre,
Complication de pleurésie. — V'on avait besoin dans cette ficheuse complication d'une thérapeutique fort active. Ordinairement cette maladie était si aiguë que l'épanchement avait lieu dès le début , et qu'en quelques heures il remplissait une cavité pleurale. Il fallait débuter par une abondante saignée et presque immédiatement après ap-
liquer un grand nombre de sangsues , 40, 50 ou 60 sur le côté dou- Latour, suivant l'exigence du cas, Si les signes de pléthore bilieuse venaient à reparaître il fallait recourir sans hésitation à la méthode évacuante. Ces pleurésies hybrides , connues depuis long-temps sous le nom de bilieuses , ne cedent qu'à une sage combinaison des anti-phlogistiques et des évacnans. Nous n'avons eu qu'un cas de pleurésie diaphragmatique bien dessinée , la malade était à ee près sans fièvre ; elle sentait une douleur à la base du thorax tout le long des insertions du diaphragme, et était tourmentée par une toux siche , convulsive, qui se renouvelait cinq ou six fois par minute etsans qnintes. |
H fallait sc tenir en garde contre des points douloureux qui se manifestaient à droite on à ganche du thorax avant l'emploi des éracuans. Ils étaient sempathiques de la plénitude de l'estomac, Nous en dirons autant de quelques douleurs dans les mollets , les cuisses , les lombes. Ces dernières étaient prises quelquefois pour des donleurs rhumatismales ettraitées par les bains, ls sangsnes, les saigné:s e1 tous les remèdes qui, loin de diminuer le mal , ne faisaient que l'augmenter. L'éméto-cathar-
tique eolevait sur-le-champ le mal. Nous avons eu quelques otalgies
sans tuméfaction, ni rougeur. Deux çu trois saïgnées lorales ont été sans effet; ces douleurs sympathiques ont cédé aux évacuans,
snté, se compromettrait-elle soit scientifiquement , soit morale-
rent, en faisant de ces questions l'objet de «es recherches? je ne l'admets pas : davantage. Elle an ait pa tremquillement discuter le rapport de sa commis-ion , saus aîtiree our elle ui ridicude , ni reproches. Les houorables qui compossient celle commission, et qui pendant trois aunées n'ont cessé d'expérimenter et d'observer Les faits magnetiques , ont-ils perdu quelque chose de l'estime et de la considération qu'ils méritent à tant de titres ? Quelqu'un s'avisera-t-il de trouver icides dupes ou des fripons? ils ont au contraire honoré leur caractère de savant, ea sacribant de justes répagnances à l'amour de la vérité. Is ont vé qu'ils etaient animés da véritable esprit philosophique, quai consiste à examinér avant d'approuver où de proscrire, ct du veritable courage philusophique , qui ne consiste pas à étre incrédules quand même, mais à croire tout ce qui est démontré par des preuves el à déclarer ses convictiuns qu'elles soivat, Ainsi ft en 1784 la commission dont Bailly fut le rapporteur, Ses conclusions furent differentes, mais sa condu te et sa position furent les mêmes, L'Académie des scieuces pe lui oppota pas la question préalable et ni la commission, ni l'Acadéic des sciences ne furent déconsdérées pour avoir exaumné les puetentuns scientifiques du charlatan Mesmer. L'4cadém'e de médecine aurait pu suivre cet exemple sans aucun risque, tandis qu'en prenaut Le parti sontpaire, et se montrant exclusive et partiale, clle manque à . ces principes de libéraliLe, de tolérance, de progrès, qui doivent animer le scentiiques ; elle obéit 5 certains préjugés out en croyant résister à d’autres. Que lui demandait-ou , en effet ; de dire oui ag gou sur À aislenct du js maortique , de l'atmosplière nerveuse, du sixième sus, où sur la valeur telle où telle théorie imaginée par les magnctistes ? Aucunement. Jamais un Corps scientifique né doit époncer m rejeter une doctrine on an système, du moins officielle:
— icati \ it i Éri t l'em- ons étaient farcis de tubercules:; leur parenchyme était atteint de le. Cette com lication exigeant impericuseincn m ; Pneumonie P P
Elles seules étaient capablés d'arrêter les progrès 11 fallait leur associer la méthode évacuante si hilicuse venaient à se montrer encore. C'éeuses de même mature que les pleurésies et tune méthude thérapeutique mixte.
s devenait fort embarrassant quand
ce se surajouter à la phlogose pulmonaire : il fallait |
pr Séaie différent de ces ris imaladies , et tout en satisfaisant à leurs exigences thérapeutiques respectives , éviter d'aggraver l'une en guérissant l'autre. Pour y réussir on devait s'absteuir de tirer du sang aussitôt que la pneumonte était en voie de serre et incapable de compromettre hi vie du malade. [l fallait se D Tr ns à l'emploi des boissons adoucissantes, des épithèmes émolliens sur le En général, les indications thérapeutiques
ventre et de la diète. 3 Sr , étaient faciles à saisir quand on avait assisle au début de la maladie,
arr arce que Le vlns souvent l'on était fixé sur sa nature. Îl n'en était pas bus de LPS et plus d'une fois nous avons le cmbarrassés en résence de ces affections douteuses pour lesquelles NOUS sommes appefes dans nos campagnes : là tout est difficulté et écueils. Les antécédens du malade vous sont inconnus; vous ne pouvez le "9 souvent obtenir de ceux qui l'environnent que des détails tout-à-fait insuflisans pour éclairer votre diagnostic. Il faut tout deviner “res seule inspection des organes. Or, voici quels sont ces Cas : le malade a les joues rouges, les yeux un pet animés, le pouls peu fréquent, mais PRET à Ve pipe la peau chaude , sèche, la langue un peu rouge sans fre ité ; »] ne crache pas ou crache peu, et s'exprime fort sensément. 5 De vous bornez à cet examen superficiel, vous le trouvez peu mulade et portez un pronostic rassurant, Examinez encore, vous découvrez une double pneumonie ct vous vous disposez à lui faire une Jarge et abondante saignée. Attendez, poursuivez votre examen Il est constipé depuis plusieurs jours. Gardez-vous de lui prescrire un purgatif : demandez s il dort bien, L'un vous dira que le malade est tranquille pendant le jour et qu'il a un délire furieux pendant la nuit. Vous en savez assez. Le malade à une pneumonie double et une entérite folliculeuse autrement dit, unefièvre ataxique lp compliquée de pneumonie {1}. Quel trailement faut-il faire? les avis sont partagés. Les uns emploient les toniques , les autres les stimulans; d'autres font de la médecine expectante, d’autres tirent du sang , etc. Quand la pneumonie menace la vie du malade , nous faisons comine les derniers en donnant ordinairement la préférence aux sangsnes appliquées sur le côté malade. Quand nous emplevons l saignée nons avons soin qu elle ne soit pas trop ébondante. Mieux vaut dans ces cas difficiles pécher par timidité que par hardiesse. La timidiéest prudence et la hardiesse témérité. Quand nous avons mis la preuruonie hors d'état de nuire au malade, nous nous bornons à faire de la médecine à peu près expectante en ténant Lonjours l'œil ouvert sur la marche de la maladie. Les purgatifs en pareil cas sont homicides. Hydropisie- — Cette complication à éle fatale à Ï un de nos malades. Le second qui en a été atteint à succombé à la phthisie. Les deux pou-
Ploi des saignées. El rapides de l'hépatisation.
les symptômes de pléthore | tient des pneumonies bili qui, comme elles, exigeaten
Entérite folliculeuse. — Le ca
(4) La synonyinie de M. Voisin ne nous parait pas plus exacte que celle qui con. | \ )
foadait la bivre bilicu-e avec la grstro-emtérite, on Hg ru que la veable fovre atagique caistait ansti légitimement que les hévres lulieuses, ruable fivvrre atasiq Ci (Hate du Rédacteur)
et sous la forme d'un vole, Mais il ne s'agissait pas de ce'a; elke derait seulement examiner les Lits observés et ravoblés par ses COmmissaIrts, en iliscuter la prohabrlité, la portée et la valeur, €t lirer de ce travail une solution quelconque analogue à crlle de l'Académie des sciences en 1784. Sa décision m'eût pas été un arrêt ; esr alors elle eût «lé DE mais une simple opinion , susceptible d'étre contredite au-dedans et au-dehors l'Académie, et d'être re visée par ls snite, Celte opinion vût-elle été conforme aux conclusions du np
ont, quel mal en serait-il résulté, soit jour À Academie , soit pour la sciencc? a quoi eùt-clie manqué à sa d'gnité en disant que « les recherches sue le ma- » giétisme animal méritent d'étpe cncouragécs Coma We branche très-cu u rase de psychologie et d'histoire naturelle? w : |
Vons saecz irès-bien que je ne plaide pas ici la cause du magnétisme animal. 11 s'agirait de toute autre question qui JE penscrais et parlerais de même. Nous ne vovons pas plus elsir dans Je magnélisme animal que l'Académie clle méme; seu lement . nous serions bivn aises de nous éclairer ct nous voudrions qu'elle nous sidät. Nous ne tenons nullement à avoir on à ne pas avoir la faculté de voir par l'épigastre ou par la nuque ; mais nous srrions bico aiscs de savoi- ce qui en est, li non: importe peu que la vérité soit ici plutôt que là; qu'elle soit ceci ou cela ; nous ne demandons qu'à la voir, étant prëts à l'embrasser partout où clte se présntera et quelle qu'elle soit. Ce sunt la les dispositions d'esprit que nous aurions vouto trouver dans l'Acedémie de médecine en cetle Girconstanee. | J'ai oublié bien des closes dans cette analyse de La mémorable discusion du 2;
mais vone n'avez qu'à jeter Les yeux sur Le compte-rendu de La séanre à La fin du journal , il enppléera à mes omissions.
mem ,
cette pneumonie particulière qui accompagne ordinairement la phthisie. A gauche une caverne pulmonaire s'étant ouverte dans la plèvre a produit une pleurésie suraiguë avec pneumo-thorax et déterminé La mort du malade. Dans ces deux cas d'hydropisie nous avous employé les diurétiques et les sudorifiques.
Fièvre intermittente, — Dans cette complication il faut commencer var traiter la fièvre bilieuse. Souvent vous voyez disparaitre l'une et ‘autre maladie par le même traitement, Si la fièvre intermittente persiste, 11 faut avoir recours sux anti-périodiques. Nous nous servons presque habituellement du sulfate de fer à la dose de 20 graiss en solution ds de l'eau pour le traitement des fièvres intermittentes. Îl est aussi efficace que le sulfate de quinine, IT nous à même réussi dans beaucoup de cas où celui-ci avait échoué. Nous croyons que cet agent possède des avantages qu'on n'a pas encore assez appréciés.
Nous avons employé pour hoisson une tisane composée d'orge, chiendent, réglisse. Pendant quelque temps nous l'avons remplacée par une infusion d'arnica montana. Les malades s'en trouvaient bien.
Ïls commençaient à manger ordinairement le soir même du jour où ils avaient été purgés et émnetisés , et jamais aucun d'eux ne s’est plaint de coliques, a maux d'estomac, d'aucune incommodité enfio qui pût nous faire soupçonuer la moindre altération dans la texture, ou le moindre désordre dans les fonctions de l'estomac. Nous augmentions la quantité de nourriture suivant le sexe , les besoins de l'individu, etc.
Les habitans des campagnes veulent être nourris dans une foule de cas où la diète est de rigueur pour les habitans dés villes. :
En résumé, quand la maladie est simple, dennez l'éméto-cathartique: ne le donnez pas sur-le-chauwp : administré trop tôt, il est peu efficace ; attendez que la bile ait passé dans l'estomac ; consultez la percussion. Le moment opportun est-il venu ? point de retard : agissez si vous ne voulez pas que la maladie se régle : le moindre jm produira le vomisserment. Vo n'avez pas besoin de spécifique, Tout ce qui causera du dégoût ea remplira le rüle ; et puisque les fameuses pilules micapanis purgent, je ne vois re urquoi elles ne feraient pas vomir, S'il ÿ a quelque complication de phlegmasie, commencez par désemplir le systeme sanguin , c'est la meilleure manière de préparer le malade à l'action de l'émeto eathartique. Aux malades doués d'un tempérament sanguin et dont l'estomac ne contient pas de bile et qui ont des nausées, donnez des purgatifs. Soyez prompt à changer de méthode aussitôt que
a maladie changera de genre, Quittez la saignée pour les évacuans , et les évacuans pour la saignée, suivant l'exigence des cas. Surveillez attentivement l'état des poumons ; observez le décubitus du malade; redoutez la suppression des crachats, la rougeur des pommettes, la diarthée tardive, le ballonnement du ventre, le délire nocturne, ete. Defiezvous du mulade qui vous demande à vomir. Chez quelqnes malades évitez de nomraer la fièvre bilicuse : elle n'a plus cours: c'est maïntenant la gastrique qui circule dans le public, Tout le monde se plaint de l'estomac , tout le monde à des maux d'estomac , des inflammations d'estomac ; c’est La maladie à la mode. La fièvre bilieuse a eu son temps ; elle est maintenant reléguée avec la rhubarbe et le séné, parmi les vieilles hardes de l'ancien régime médical. Quel est aujourd'hui le malade de bonne compagnie, quelle est la petite maitresse qui consentrait à avoir uve fièvre Élus, une muladie d'humeurs? Fi donc ! mieux vaut cent fois avoir une gastrile où une gasiro-entérile, 1° Cette
EEE
Mon cher confrère,
Un journal de médecine (la Lancette) s'exprime ainsi en rendant compte de la séance où l'on à fait connaitre Le résultat dn concours pour la chaire de ci. nique d'acconchemens : « Deux juges, MM. Dopugtren et Lebreton, ont pro- ” testé contre La nomination de M, Dubois. » 1] est quesiron ane deuxième fois dans Le même article di « la moble protestation de MM eo ag et Lebire- » ton, » Je suis autorisé par M. Lebreton à affirmer qu'apiu le par un devoir du profession , et alors qu'il croyait avoir accompli tous ses devoirs de juge, il sé. tait absteu d'assister à la séance publique sans prévoir | interprétation qu'on aurait pa donner de son abseuer. Je pourrais, sans crainte d'être contredit par M. Lebreton , donner un démenti plus piquant à l'article de la Lancette, si je 8e respectais le secret des votes. J'iguore quel est celui des candidats qni s oblenu le suflrage de M. Dupuytres; mis à coup sûr il n'a pu catrer dans la pensée de ve professeur de protester par son absence contre la nomination d'un compétiteur dont il ævrait si favorablement jugé le talent. Un juste sentiment des convenanres m'empêche de repradnine ici tout ce M. Dupuytren a dit sur le mérite sbsola et même sur Le mérite relatif w de M. Dubois, dans la séunce où furent expasés et mis en discussion les titres des candidats à la vlare vavaute; mais je puis afGrmer qu'une apprécialion aussi avantageuse , faite por où homme d'un jugement «ûr ct d'ane capacité supéricore , n'a pu manquer de disposer favorablement ke jury à l'égard de M. Dubois. |
Becercs, ele, Bénann ainé, prolesswur, et l'an des juges du concours.
mn
maladie est à la mode , et c'est beaucoup en France , que d'être même un malade à la mode : ne l'est pas qui veut; 2° elle est plus dangereuse, et vous le savez, il y 4 ne sais quel mérite à avoir échappé à une affection grave : on en parle comme d'une campagne mémorable ; 3° il y a bénéfice pour le malade, parce que lout préoccupé qu'il est du danger qu'il court , il ne songe qu’à suivre ponctuellement les ordres du médecin.
Quel que soit le malade livré à vos soins , ne lui parlez jamais de le faire vomir. L'un vous dira qu'il a l'estomac trop faible, l'autre vous af. firmera qu'il l'a bouché, et qu'ilne peut pas vomir ; un troisième vous observera que tel médecin lui a défendu les Mme etc. Voustrouverez mille obstacles en travers de vos volontés. Ce sera bien pis si vous parlez d'émétique: administrez-le secrètement ; que personne ne s’en doute, si vous ne voulez pas vous exposer à être chassé, peut-être même poursuivi comme empoisonneur F 266 le cas où la maladie tour. perait mal par sa propre faute ou celle du malade. Donnez du tartre stibié, donnez surtout du tartre antimonié de potasse : ce nom nous a semblé produire ua bon effet sur l'esprit des malades, par sa longueur , son étrangeté et celle du remède qu'il anronce. Combien de remèdes ne doivent leur vertu , combien d'hommes leur considération , qu’à la bi. zarrerie et à la puissance de l'étiquette ! si par hasard le remède provoque des vomissemens alors même que le malade serait guéri , excusez-vous et faites votre possible pour détruire toute espèce de soupçon sur la nature présumée du remède; dites que ces vomissemens ne sont po » et que vous avez donné un purgatif, un anti-fiévreux,
i vous persuadez le malade, vous conserverez sa confiance ; dans le cas contraire , le plus souvent vous la perdez ; ou s'il lui prend encore fantaisie de vous appeler , serait-ce même pour la maladie dont vous l'avez déjà guéri , Î pe voudra plus de vos drogues ; ou s'il consent à un prendre de nouveau , gardez-vous de les administrer sous la même forme : appelez à votre secours l'art de formuler. Vous aviez donné la première fois de l'émétique en pus , donnez maintenant du tartre antimonié de potasse en pilules. Tout malade est ingrat.. envers les remèdes bien entendus ; et rien n'est d'ailleurs aussi ennuyeux que d’être toujours guéri de la même manière. 11 faut tromper le malade pour lui faire du bien ; souvent même il faut le guérir malgré lui, Tout ira bien si vous n'êtes pas découvert, Mais malheur à vous si vous l’êtes! Si quelque accident arrive post hoc, ergo propter hac, vous seul en serez cause ; vous serez même fort heureux si l'on ne vous accuse pas d'une maladie qui sera venue dix ans après l'administration de votre mallieureux émélique.
Voilà le fruit de la petite guerre qu'on lui à faite ! Ce remède , admirable dans beaucoup de cas, est tombé dans un si grand discrédit qu'on ne peut et qu'on ne doit l'administrer qu'à la dérubée , et pour peu que cela cuntinue, nous ne serious paint étonnés qu'un nouvel arrêt, semblable à celui que rendit autrefois le parlement de Paris , ne vint en interdire l'usage. Pourquoi l'a-t-on tant décrié? Est-ce parce qu'il à fait quelquefois du mal? Si c'est là La eause qui le fait proscrire chaque jour, quel est l'agent ro quelle est même l'institution humaine capable de résister à une pareille enquête? Le remède est-il responsable des mauvaises applications qu'on en fait? Avec de telles conclusions on devrait proscrire l'usage du pain, car il donne des indig:stions; cg des bistouris, car ils peuvent armer la main d'un assassin , etc. Nous n'avous signalé qu'une cause à celte petite guerre ; l'esprit de parti n'y est pas étranger. Qu'on porte de l'esprit de parti dans des discussions politiques, cela se conçoit ; mais ea thérapeutique ! Non erat hic locus. Qu'importent nos systèmes à celui qui souffre ? 1] veut du soulagement à tout prix et se soucie fort peu que vous soyez solidiste ou humoriste, vitaliste, physiologiste, etc., et que vous lui en donniez par la rhubarbe ou la saignée, La vérité n'adinet rieu d'exclusif, et prétendre gnérir toutes les maladies avec les seuls antiphlogistiques ou avec un dix-millionième de grain de quelque poudre inerte est, à notre avis, aussi absurde que le serait la prétention d'arriver au même résultat avec l'émétique ou autre chose, La recherche d’une panacée doit aller de pair avec celle de la pierre philosophale et de la quadrature du cercle, La saignée guérit dans un cas de pneumonie francherent inflammatoire ; y a un cas de pneumonie adÿnamique, elle tue. Non-seulement le génie des maladies diffère suivant leurs es-
èces , mais encore il diffère, dans une seule et mème maladie, suivant es climats où on l'observe; en sorte que le remède qui la guérit dans un lien ne la guérit ps dans un autre. En France’, la saignée produ't en général un bon effet dans la pleurésie légitime ; à Rome ct à Athènes, elle était peu eflicace. Les émétiques réussissaient à Stoll et à Sydenham dans les fièvres bilieuses ; ils échouaient entre les mains de Ba: glivi. Le temps, notre censeur à tous , rit de nos systèm®s et renverse en courant sous les pieds de l'ubservation ces vains châteaux de cartes ,
ces brillans échafaudages du génie, Que nous restet-il des médecins humoristes, solidistes, mécaniciens, ete. ? Rien, sinon les belles ob. scrvations que quelques-uns d’entre eux nous ont laissées. Toutes leurs théories sont mortes avec eux, où si l'on s'en souvient encore, c'est pour les montrer dans un dictionnaire comme, objets de curiosité , à peu près comme un antiquaire montre dans son cabinet les oripeaux es ou moins grotesques qu'on portait à telle ou telle époque. Les faits ien observés seuls restent, et c'est avec eux seuls qu'on peut conduire notre science à ce degré de perfection qui lui manque encore, et dont chaque pas depuis quelque temps semblerait vouloir l'eloigner. Héritiers ingrats, dans nos accès de vanité dédaigneuse, nous semblons vouloir répudier le patrimoine de nos pères, ce patrimoine scientifique qu'ils ont pris tant de peine à ramasser el tant de soin à nous transmellre, et nous ne songeons pas que chaque jour nous demandons à ces mêmes hommes, et l'appui de leur nom, et l'assistance de leurs observations , pour soutenir ces théories prétendues nouvelles que nous révons sous le manteau de la cheminée et dont l'idée-mère a été prise le plus souvent dans leurs œuvres! et rependant quel est l'homme qui a suffi à une science? Voisin.
REVUE DES JOURNAUX DE MÉDECINE
JOURNAUX ALLEMANDS
JOURNAL DER PRACTISCHEN HEILKUNDE, von Hurezan und Osann.
Le numéro de novembre 1833 contient les articles suivans :
L. Communications cliniques du professeur Berndt de Greifswald , comprenant : 1° trois cas de pemphigus chronique, avec quelques remarques sur l’action particulière et insidieuse de larsénic; 2° une guérison d'une hydropisie des ventricules du cerveau et du canal rachidien ; 3° cas de paralysie guérte, dépendant d'une rachialgie et d'une inflammation chronique de la substance ou des enveloppes de la moelle épinicre ; 4" cas de guérison d'une cyanose nerveuse parvenue à un trés-haut degré.
I, Réfutation de l'opinion qui admet que Le vaccin a perdu de sa force, par le docteur Rave, de Ramsdorf, en Westphalie.
IT, Quelques remarques sur l'homwæopathie, dans ses rapports avec l'état, par le docteur Vetter, de Berlin.
IV. Maladies de Lunebourg pendant Les premiers mois de l'année 1832, par le docteur Fischer (suite).