IV. MEDICINISCHES CORRESPONDENT-BLATT
Nous extrairons des premiers numéros de ce journal pour 1834 les deux faits suivans, qui nous ont paru offrir quelque intérêt.
ONSERVATION D'UNÉ HMÉMORRUAGIE MONTELLE, OCCASIONÉE PAR LA RUPTURE D'UNE VARICE PENDANT L'ACCOUCHEMENT, par le docteur Sreunez, à Esslingen.
Bien que je ne puisse rendre qu’un compte incomplet du cas suivant, je crois cependant, dit l'auteur, devoir le livrer à la publicité afin d'appe- L l'attention sur un accident qui, sans être généralement suivi de conséquences fâcheuses , peut être néanmoins la cause subite de la mort, et de provoquer ainsi la publication des cas semblables qui auraient pu s'offrir à d’autres médecins.
! Ous. — Une femme de 30 et quelques années, chez laquelle deax grossesses et deux sccanchemens précédens avaient suivi une marche régulière sans accident particulier, remarque vers La Ga de La troisième grossesse une tumeur molle, sorfant hors du vagin, que la sage-femme déclara être moe grosse varice puerpérale {kindsader}, et pour laquelle elle prescrivit de tirer du sang, La tumeur diminna par ce moyen, mais ne disparat pas; rt iméme au bout de quelque lemps elle aug menta ca volume. Do reste, la femme se trouvait bien: et bien que je vinsse dans la maison pour donner mes so'ns à un enfant, jamais elle ne se plaignait à moi de souffrir, L'accouchement suivit une marche naturelle , mais à l'arrivée de la tête dans l'excavation du hassin, la tumeur se romyat eut à coup, et il s'en écoula, autant que je puis en juger, six à 7 livres de sang. La malade devint trés. faible ; les exiremités se refroidirent ; elle perdit conaissance. Je fus aussitôt aplé avec an sccoucheur, mais toutes les t ntatives pour x rappeler à [a vi urent inutiles, Le sac vide de sang qui, même dans cet état de vacuité, aurait pa contenir le poing, pensait hors du vagin. On appliqua le furceps. mais conime 11 glissait toujours, on opéra ls version qoi amens promplement un snfant mort avec on spin biüda et un acciput arrête dans sou developpem nt. L'outspse ne fut point faite.
L'auteur se demande si la varice avait son origine dans l'utérus ou dans le vagin; et il adopte ladernière opinion, parce que dans le premier cas la rupture aurait en lieu sans doute plus promptement par les contractions de l'utérus. | .
11 demande ensuite quelle serait la conduite à tenir dans un cas semblable avaot l'accouchement ? Faudrait.il ouvrir une si grosse varice avant l'accouchement et en faire au besoin La ligature? Cela ne serait indiqué qu'autant que la tumeur aurait son origine dans le vagin et non dans l'utérus ; ou bien doit-on chercher à la diminuer par des sangsues et par des spplications froides? L'auteur laisse aux praticiens à décider.
NOTE POUR SERVIR À L'HISTOIRE DU COLOBOMA DE L'inis, par le docteur Hivekcoen, à Sigmaringen,
Depuis que Ph. Walther a appelée l'attention des médecins sur nn vice de conformation particulier de l'iris, auquel il a donné le nom de coloboma de l'iris, on a publié plusieurs exemples d'un semblable arrêt de développement; mais les occasions de l'examiner sur le ca davre avaient été beaucoup plus rares, Le professeur Ammon ayant eu
le premier l'occasion de disséquer un œil atteint de colohoma , trouva que ceite fente particulière ne divisait pas seulement l'iris , mais encore la choroïde et : rétine. Le docteur Heyfelder a rencontré un fait qui différe de celui d'Ammon ; nous reproduirons ici cette observation 1ntéressante.
Ons. — Pendant mon séjour en France durant ke choléra dans l'été 4882, je Lrouvai à Vendreit, auprès de Meaux , département de Seine-et-Marne, une jeune Glle de quinze ans , nommée Vicioire Bossuet , portant un coloboma de l'iris. Elle [ut atteinte da choléra eten mourut, Je saisis cette occasion d'étudier anatomiquement la fente de l'iris, Voici Le résultat de l'autopsie :
Le globe de l'œil avait une conformation normale ; cependant son segment su. péricer n'avait pas la roudeue habituelle; les bords de la fente de l'iris se diripesit en convergeant vers l'angle interne de l'œil; Je bord pupillaire supéri € paraissait pas étre plus profond que celui de l'autre œil. J'incisai l'œil parallement à l'iris entre la ir so antérieure et La chambre postérieure , et je me convainquis alors de l'existence simultanée d'une fente à la membrane uvée et au corps Ciliaire. Le cristallin était appuyé sur Je corps ciliaire, mais il laissait en bas un espace libre qui offrait une communication entre les deux chambres de l'œil : 4 n'y avait de fente à la choroïde ni à la rétine , et cetie ohservation diffère donc de celle communiquée par Ammon.
Il y a peu de temps, ajoute l'auteur, j'ai eu l'occasion d'observer un coloboma de l'iris à l'œil d'un chien brun, âgé de deux ans et demi. La pupille affectait une figure pyriforme; le segment supérieur était lé- | ms aplati et se montrait aussi sensible à la lumière que celle de autre œil. La fente avait son siége, ainsi que cela a lieu dans l'immense majorité des cas chez l'homme, au segment inférieur de l'iris dans la direction perpendiculaire ; à l'exception de cette fente de l'iris le globe de l'œil n'offrait pas la moindre difformité.
Lette dernière observation devrait déterminer les professeurs de l'art vétérinaire à faire connaître les observations qu'ils possèdent sur ce sujet : non-seulement ce seraient d'intéressantes additions à l'histoire des arrêts de développement (c'est dans cette classe que l'on range généralement le coloboma de l'iris), mais encore elles seraient lportantes sous le rapport physiologique,
TRAVAUX ACADÉMIQUES
ACADÉMIE DES SCIENCES
Séaxce pv 20 mar, — M. Rognella écrit qu'il vient d'imaginer pour le redressement des déviations latérales récentes de la colonne vertébrale, un moyen qui consiste à soumettre les jeunes malades à porter plusieurs fois le jour sur la tête une corbeille plus ou moins pesspte, et à l'y maintenir en ÿ pr
Les commissaires auxquel. la lettre est renvoyée auront à faire savoir si le procédé est nouveau 1 s'il peut étre appliqué communément avec avantage (1).
M. Chevallier réclame la priorité sur M. Cavaillon pour l'application du charbon amimal 3 La conservation des sangsues.
M, Baudelocque nereu annonce 5 a proliqué pour la cinquième fois l'opération du broiement de la léte de l'enfant mort. La femme est aujourd'hui en convalescence,
M. Néré Boubée demande qu'une note qu'il avait adressée sur les rapports de la marche du choléraavecla cnnstitation grologique des pays qui ont été atteidts, soit admire à concoerir pour le prix de médecine Montbyon.
M. Sidgard envoie an mémei e sur le Traitement de la fièvre cérébrale per les frictiont mereurielles à hante dote, (Pour le concours Monthyon. }
ACADÊMIE DE MÉDECINE.
Séance où 18 mu, — Prési lence de M. Bontay.
4 l'ocrasion da procés-verbal, M, Rocloux revient sur l'éclectisme , et ajonte
que #1 la question qu'il a faite est demeurée sans réponse , c'est que demander où sont les «œuvres de l'éclectisme, c'est demander à voir La postérité d'un castrat. (On rit.) à M. Puance fait on rapport favorable sur des capsules de gélatine inventées par M. Dublanc , pharmacien , dans lesquelles on peut renfcrmer Loutes sortes de médicamens liquides ou mous dont l'odeur et Le saveur ont besoin d'être masquées. La capsule remplie et fermée, on peut la transporler avec soi et l'avaler sans plus de précaution ni d'inconvénient qu'une pilule ordinaire, Le baume de copalu méme , renfermé que dèns ces capsules, ne Lsisse échapper aucune odeur, A ce gran avantage de sauver complétement loute odeur où saveur désagresble, ces copsales en joignent donc un sutre nou moins important ; c'est de permettre d'adannisteer à l'état de | des méiesmens qu'on est obligé de mélangor pour les rendre plus faciles à avaler, La commussion sc Sig dune à l'Acudénie d'accorder son approbation aux capsules de M. Dulilanc,
———ms
(4) Le moyen proposé par M. Rognetta n'esi pas nouvesu ; il avait été indi littéralement par nn outene anglais, James Wilson , ca 1821, dans un ouvrage sur les déviations de l'épine. M. Rognetla. qui est venu mois communiquer sa letter, en a lu lui-même La descr-ption dans l'orig mal, ainsi que les considérations physiologiques sur lesquelles il s'était appuyé. Du reste In méthode de Wilson n'est que d'un secours trés-scowssoire , el rarement applicable, CN, du KE)
M. trano ne voit pas quel grand avantage il y a à enfermer dans des capsules le|! 1° Rapport de La comnussion des épidémies ; © baume de eopabu. par € emple, qu'on peut trés-bien réduire en pilules au moyen|| 2° Mémoire sur l'épidémie de trphus qui a régué an bagne de Toulon ; de quelque poudre inerte. 3° Rapport de M. P, Dubois sur la version du fœtus ;
dl. Curvaucien. Quelque substance que vous méliez au copabu , les pilules au-|| 4° Mémoire de M. Goyrand sur la rétraction des doigts, avec le rapport de ront toujours plos d'odeur que les capsules, sans compiler que tout melange al-||M. Sanson ; . tère toujours plus ou maires les propriétés d'un médicament, C'était un trés-beaa|! 5° Rapport de M. Girard sur le mémoire de MM. Hamont et Fisher touchant La problème à r'soudre que celui que s'est proposé M, Dublanc, et il l'a parfaite- }cachexie aqueuse des bétes à laine en Egypte. ment résolu. Cette proposition est adoptée,
M. Méxar fait observer que les capsules qui sont sous les yeux de l'Acadéare| M, Cosmac fait remarquer que le dernier fascicule contient sue sa couverture sont bien volumineuses pour étre avalées. On répond qu'on peut en faire d'aussi || l'indication des livres qui se vendent chez le libraire, et entre autres des ouvrages petites qu'on voudra, Le rapport et ses conclusions sont adoptés. homæopathiques, 11 serait plus convenable , pour la dignité de l'Académ e , d'in-
M. Boulay quitie le fauteuil , qui est repris par M, Marc, diquer sur la couverture de ses mémoires les ouvrages qui lu ont été adressés,
M. Decexs lit ue rapport sur une note de M. Bourgeois, médecin à l'hôpital d'Alger. qui prétend avoir trouvé une substance indigène aussi puissante , à doses égales, contre les Gèvres intermiltentes que le sulfate de quinine. Cetie substance est l'alun; il dit l'avoir essayé eu potiun seul ou uni au liudanuem , et en avoir retiré des succès constans,
Mais d'abord cet emploi de l'alun n'est pas nouveau. M. Cssal, en 1807 (voyez les Annals de Montpellier), avait guéri deux Gèvres pernicieuses hémorrhagiques par l'alun à la dose de $ gros, et 11 cite quelques cas de Gèvres quartes égalément arrêtées par ce moyen. Il a été égdement essayé par d'autre; où peut consulter à cet égard le Dictionnaire de matière médicale et de thérapeu-
(Appuye.)
W Bousquet. 1 fant se ra med que l'Académie n'imprime pas ses mémoires, mais qu'elle les a vendus à un À raire. Or, les libraires ont de tout temps rerendiqué la couverture comme leur appartenant. (Oh! oh!) Si ce n'est un droit , c'est l'usage. Ce n'est pas que je n'approuve complétement l'idée de M. Cornac, Ainsi, votre traité éfsnt sue le point d'expirer, il conviendrs, en le renouvelant d'imposer cette condition au libraire. — Renvoyé au conseil d'administration, *