‹ Gazette médicale de ParisChapitre 129 sur 394 · DISCUSSION AU SUJET DU MACRÉTIAME ANIMAL · texte numérisé non relu

DISCUSSION AU SUJET DU MACRÉTIAME ANIMAL

M. Maixcautr, L'Acalémie étant plus nombreuse aujourd'hai qu'à la Gn de la derière séance, je crois deroir relire les deux propositions qui terminent mon travail, La première est que l'Académie , considérant que le deuxième rapport sur le magnétisme animal n'a point été discuté , préone jour pour la discussion de ce rapport

M. Hussox, J'ai déjà dit, et je répète que, si l'on veut discuter les conclusions, nous sommes (out préls; mais que, quant aux faits, nous ne souffrirons les ounes qui me les ont point vus, viennent les contester devant nous.

Rocnoux. La discussion du rapport va de droit; l'Académie ne saurait l'empêcher, Mais elle ne saurait non plas admettre la distinction de M. Huson , car il ne s'agit pas ici de contester la véracité des faits, mais d'apprécier leur valeur scientifique. Je prendrai us exemple des plus vulgxires : un paysan voit le soleil se lerer et se coucher en deux points différens; ns en conclut que le soleil tourne. Le physicien discute le fait, et trouve que c'est la terre qui tourne autour du soleil. Voulez-vous un exemple pris parai les faits magnétiques? On place derrière l'occiput d’une femme une montre qui marque 3 heures et quart ; la som nambule dit qu'elle marque trois heures moins un quart , et l'on en conclut qu'elle voit la montre derrière son occiput. J'en conclus, moi, qu'elle né voit pas,

M. Fennos. Nous acceplons la comparaison de M, Rochoux ; mais pour que le savant redresse les erreurs de l'ignorant sur le cours du soleil, au moins faut-il qu'il ait observé le soleil. Mais rous avez la prétention de juger des faits que vous n'avez poiat vus, ét dus faits surtout qui, comme ceux du magnétisme, ont besoia qu'on les ait étudiés à fond , et qu'an ait cherché au moins à les produire soi-même, Cela n'est pas possible. Les faits sont là ; que vous examiniez si lescon- Clasions en sont lugiquement déduites , rien de plus naturel; mais si ce sont Les faits que vous révoquez en doute , alors nommez une seconde commission paus

"tai son eMescilé, elle est bien loin d'être prouvée, Tant de moyens essayés contre les lièvrrys intermilientes, ont eu d'abord des succès suivis bientôt de nombreux revers, qu'il faut hiva reconnaitre que la cure de ces affections n'est pas un problème aussi simple qu'on le pense. M. Bou-geois se borne à dire qu'il a mrussi, sans citer de faits particuliers. Les èvres intermitientes étant fort rares, La commission n'a pu répéter par elle-même ses expériences; mais sur son ioritition , un médecin de St-Denis à essayé l'alun deux lois , à la dose indiquée par "M. Bourgeois , contre des Gèvres intermittentes simples : les accès ont été modifiés à La vérité, mais non suspendus ; tandis qu'ils ont très-bien cédé au sulfaie de quinine. Les conclusions de La commission sont done : {* que ce remède n'est n nouveau, et que rien ne proure sa supériorité; 2 que cependant les deux faits cités par la commission ne suflisant pas pour baser une décision , il y a Lieu de demander à l'auteur des détails des guérisons qu'il dit avoir obtenues.

M. Rocnovx conclut de ce rapport que la méthode éclectique n'est autre que la méthode expérimentale. (Rire général)

Le rapport et les conclusions sont adoptés.

M. Gonnet , médecin à Barèges, lit un mémoire sar les propriétés des esux qu'il dirige.

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