‹ Gazette médicale de ParisChapitre 138 sur 394 · ABCÈS PAR CONGESTION, OUVERT FAR UX NOUVEAU PROCÉDÉ · texte numérisé non relu

ABCÈS PAR CONGESTION, OUVERT FAR UX NOUVEAU PROCÉDÉ

Ons.HI.—N. M... , manouvrier à Saint-Souplet, âgé de près de S0ans, portait depuis dix-huit mois environ , à l'aiae du côté gauche, une tumeur dont des accroissemens puissans Gnirent par le rendre incapable de travailler. Aprés avoir été traité infructueusement dans son pays , 1 fut conduit à Paris par ke médecin du livu , et se présenta successivement à la consultation de M. Roux «1 de M. Dupuyiren, qui disgnostiquéreat un abeès par congestion et refusèrent de tenter sur lui aucune opération. Après six emois passés à l'Hôtel-Dieu sans aucua soulagement, il revint à Saint Souplet, et ce fut alors que son médecin même me parla de La position fcheuse de ce malade, J'avais toujours pensé que les dangers de l'ouverture des abcès par congestion tenaient pour beatcoup à là méthode d'opérer; je saisis l'occasion qui se présentait d'essayer un nouveau procédé. Je Gs ve mir le malade près de moi, et en présence de ron médecin, après avoir convenablement situé de sujet, je pratiquai, à deux ponces e& demi en dchors de La tu meur, une incision longitudivale où la seule épaisseur de la pean se trouve intéressée, Une sonde d'assez médiocre calibre fat alors dirigée au milieu du tissu cellulaire sous-cutané jusque dans le foyer de la congestion. Tandis que le liquide conlait , la maio refoulait et abaissait les tégumicns , qui, constamment 4 og at

dépend absolument du médecin d'empêcher l'introduction de l'air ; car La mallère

(4}Les détails de l'hémorrhagie utérine trouveront place dans le Campte-rendn! purulente syant été évacuée, les parties que la sonile à momentanément souleque je publierai en juillet du la clinique des femmes eu cou he de Fhôpilal Sainte || vévs efermént derrière son extrémité engage, à mesure qu'elle se retire, la

Los, sous les auspucvs do professeur Gerdy.

(2) Voir sa méthode rrtraleptique , pag. LE7 ct suis,

voie par liquelle elle a été introduite. On peut vider à plusieurs reprises pour donn r à l'organe cutané le temps de se rétrauter ; brs injections se font avec des

préceutions analogues. Le jeune homme qui fut opéré put vaquer à ses affaires après un laps de temps assez peu considérable.

Ce procédé me semble promettre des résultats aussi favorables apliqué à l'extraction des corps cartilagineux d“veloppés dans les sur- Le articulaires. Qu'on s'abstienne d'inciser sur l'articulation ellemême, ou aussi près qu'on le fait d'ordinaire ; mais que l'issue se ratique à quelques pouces des cavités articulaires, et qu'après l'intro- Soi d'une sonde à dard pour couper la membrane capsulaire de quelques lignes, on fasse cheminer avec la main le corps étranger dans la voie qui lui et frayée préalablement , et que les doigts effacent derrire lui à mesure qu'il s'avance ; et à des périls que l'on à à bon droit redoutés, je vois peu de causes probables, Après Les suites mortelles qu'ont souvent entraînées les autres méthodes , celle-là peut être proposée sans manquer d'intérêt.

F, Acuor.

SUR LES EFFETS DE L'INTRODUCTION DE L'AIR DAXS LES veixes, par M. Jorrre, D.-M. à Villeneuve-de-Berg.

La question qni a été soulevée l'an dernier dans votre savant journal, relative à la nocuité ou à l'innocuité de l'air introduit dans les voies cireulatoires, est d'une haute imporiance , et, comme vous l'avez dit vous-même, une des plus ardues de la pathologie chirurgicale, On doit vous savoir gré d'avoir jeté dans la discussion les deux observations remarquables de M. le docteur Warren. Cette discussion , si elle se

rolonge encore et que les praticiens s'empressent d'apporter au fait controversé les faits qui peuvent ètre à leur connaissance, amènera infailliblement à des résultats décisifs.

Les effets de l'air introduit dans le torrent de la cireulation , ainsi que l'abserve le professeur de l'université d'Harvard , paraissent avoir été conous de Lientaud , de Morgagni et d’autres pathologistes distin-

és.

On sait que Bichat enscignait qu'une bulle d'air introduite dans les veines et portée jusqu'au cœur, pouvait subitement produire là mort.

De nos jours, deux chirurgiens célèbres, MM. Dupuytren et Delpech, ont eu chacun , dans une circonstance malheureuse, l'occasion de constater Tes effets terribles dont il s'agit. L'observation du chirurgien en chef de l'Hôtel-Dieu de Paris est connue dans tout le monde medical ; celle du professeur de Montpellier , qu'une mort si déplorable vient d'enlever à la science et à l'humanité, n'a pas, que je sache, été livrée à la publicité, Je crois donc devoir la rapporter tei : plusieurs de mes anciens condisciples , aujourd'hui vos lecteurs, se la rappelleront sans peine.

Oss.— Un homme âgé d'environ 31 ans se présenta cn 1823 à l'Hôtel-Dira de Montpellier , à l'effet de se faire traiter d'un fongus fréuritoudes occupant la presque totalité du bras et de l'arant-bras, La pau qui recouvrait la tumeur était amintie et rompue dans les points les plus disténdus ; des hémorrhagies commen quiet à se déclarer et tout aisait craindre qu'elles ne devinéent considérables. La tumeur avast , d'ailleurs, le plus mianvais aspett possible, Cet état de choses Gt juger su chirurgien en chef que la désarticulatson scapulo-humérale € ait indis-

sable et l'unique moyen qui offrit quelque chance de guérison, Crtte opération Et entreprise : mais le bras était à peine détaché que le malade n'enistait plus. Uo coup de foudre n'aurait pas produit une mort plus prompte, Les vaisseaux , sinsi que cela arrive ordinairement dans ces sortes d'affections , élaient d'un ca libre énorme; néanmoins , La quantité de sang répandue ne fut pas considerable,

L'opérateur, surpris et affligé d'un événement auquel il était loin de s'attendre, et prévoyant, comme cela ne manque pus d'aenver, que la malveillince saisirait celle occasion pour le déerier, voulut , tant dans l'intérêt de Ls science que pour sa répulation propre, répondre à ses canemis les faits en main, eu leur démontrant que ve qu'ils pouvaient hui imputer à blime était le pur effet d'une cincunsance malheureuse et au-dessus des présoyances humaines. En conséquence , pen de temps aprés La mort, le cadavre fit mis dans l'eau, où on l'ouvrit en présence d'on concours nombreux de spectateurs. Quel ne fut pas le désappoiatement de bien des personnes quand , à l'incision des vaisseaux el du cœur , on vat s'échapper une quantité prodigieuse de bulles d'air !…

Heori Jorrer , Docteur en médecine à Villeneure-de- Berg (Ardèche),

— La concours s'ouvrira au burean central le 4° di mois prochain pe une lace de chirurgien vacante par la nomination de M, Bérard jeune, à l'hôpital ces énériens. Les candidats inscrits sont MM, Danyau, Malgaigne, Lenoir et Lepcl-

letier du Mans.

EMPLOI A HAUTE DOS£ DE L'EXTRAIT GOMMEUX D'OPIUM, DANS UN CAS D'OPHTHALMIE GRAVE.

Ons. — Louis Barbe, de Villeneuve-de-Berg, homme âgé de 35 ans , eut les veux brûlés par ste d'une explosion de poudre à canon. L'inflammation et les douleurs qui ve résuliérent furent des plus violentes , et ne tardèrent pas d'être suivies de plusieurs ulcéralinas de la cornée, Tout faisait craindre que le malade ne perdit La vue, Les saignéer générales et dérivalives souvent répétées , jointes aux pédilures, aux doux lavatifs et à une diète austère, ne faisaient que pallier le mal. Les vésicatoires, appliqués plus tard aux deux bras et à la nuque ( c'était an deuxséee mois de la maladie), ne produisient pas un meilleur effet, Je jogeai alors qu'ontre les applications émolli. ntes qui avaient été mises en usage sur La partie en souffrance ; il fallait favoriser l'action des épispastiques au moyen des ralmans. Ea conséquence , prescription du eollyre suivant :

Extrait agoeux d'opiuns,

2 gr.

Eau de fontaine. ?

3 onces.

Ce remède eut ane action peu marquée ; cependant je crus devoir le prescrire une scconde fois, Mais, por une méprise on peut dire inconcerable, au lieu de 2 grains de cet extrait. on en délaya deux gros dans la méme quantité d'eau, Le ealade n'eut pas pluiôt emplosé ce médicanwet, qu'il se sentit soulagé, Dès ce manon les <ouffianees cessérent; dés ce moment aussi l'inflammation changes de nature, et les ulcvrations diminoèrent, J'ous soin de faire entretenir les vésicatoires ; et sous crtie nédication, et contre l'atteate des parens, ke malade , qu'on regardait consme devant être aveugle , ne terda pas de recouvrer entièrement la vue.

less: Jorrne, Douteur en médecine à Vilicneuve-de-Berg (Ardèche),

TRAVAUX ACADÉMIQUES

ACADÉMIE DES SCIENCES

ÉTRER HYDROCTANIQUE,

Séance où 26 mar 1634. — M. Pelouze adresse quelques détails sur cet étber, qu'il a récemment découvert eo examaant l'action de la chaleur sur un mélange de sulfovinate de baryte et de cyanure de potassium, Cet éther est liquide, iucolore, doué d'une odeur allacéc trës-penétrante, d'une action très-envrgique sur

| l'éconoume animle, inflammable, bouliant à 82° sous La pression atmosphérique, d'une densité égale à 0,747 à La température de 45°, très-peu soluble dans l'eau , soluble en toutes proportions dans l'alcool et l'éther sulfurique.

H ne précipite pas le nitrate d'argent et ressemble sous ce rapport à l'éther hydrochlorique, qui be décompuse ce sel qu'après avair été préalablement de. trait par l'action de ba chaleur,

M. Peloure considire l'éther hydrocyanique comme formé de volumes égaux de gaz oléliaut et de vapeur jrussique condessés de moitié,

u L'idée de rechéccher l'éther hydrocianique, dit M, Peloure , m'a été suggé vée por la lecture d'une lettre que m'écrivit, il y a quelques semaines, M. le doctéur Licbig ; lettre dans lquelle il m'anuoncs que M, Zeire venait dé trouver un corps parbeuliee jouissant de propriétés acides, formé par l'action du sulfure de bariue sur Le sulfuvinate de baryle , et cotuposé de telle sorte qu'on peut le considerer comme de l'alcool, dans lequel le soufre remplace l'oigène. Toutefuis M. Zeire, qui pe parut pas considérer celle sorte de réaction comme propre à former des éthers, n'éteudil pas plus loju ses recherches.

USAGE DU CHARBON FOUR CONSERVER EN VIE , À NOND DES VAISSEAUX . CERTAINS ANIMAUX AGCAT QUES.

M. Moreau de Jounès demande ls parole par suite de la correspondance.

Deux jurseunes, dit-il, ont réclamé récemment la décourerte d'un procédé pour conserver les poissons e1 Les sanysues jemlant un long transport, en mettant du charbon pulvérisé dans l'eau qui les contient. Je demanderai à celle occasion la pénmission de rappeler les faits suivans,

Etant en 1817 employé comme officier d'état-major près du ministre de La manine , et ctant chargé de présenter diverses améliorations coloniales, je progasa d'introduire daus vos établissemens d'Amérique le gorami, poisson comestible qui focare à File de Bourbon une partie de la nourriture des nègres. Ce poisson avait été introduit à Bourbon par Poivre, qui l'epjporta de Java, où il avait êté amené antér.eurement par les Chinois, qui l'avarcnt pris au Japon.

Le teaget que devait faire le poisson était cette fois très-considérable ; il y avait plus de précautions à premdre pour le conserver vivant pendant toute la traverme. de prescrivis en conséquence la carbouisation de Fintérieur des touncaux dans lesquels ces animaus devaient étre transportés, et j'aveeiis que, pour eunjiécher la putréfaction de l'eau , on devrait au besoin y mûler du charbon pulrerise. Ces instructions qui furent pouctutilement suivies, eurent tout le succès qu'un s'en élit promis, et l'on parvint ainsi à trousporter de l'ile Bourbon des goramis vivaus à la Guyane et à la Martinique.

de n'ai d'ailleurs, poursuit M, Moreau de Jonnès, aucune prétention à l'inrentiou de ce procédé dont € posai La première idée à un cours, Mais si la réclama-

MÉTRONE ANALYTIQTE ET SYATHÉTIQUE,

M. Poisson lit ane note sur une question de mécanique analytique, et s'attache à faire mssortie l'utilité de l'analyse comme moyen de découvrir des vérités nonvelles. H cite à l'appui de celte proposition on certain nombre d'exemples destinés à çrouver la supériorité de ce moyen sur celui de la méthode synthétique.

M. Poinsot prend ensuite la parole, et croyant voir des les considérations ésentées par M. Poisson l'intention de réfuter ce qu'il avait dit lui-même dans

précédente séance sur les avantages comparatifs des deux méthodes, 11 s'étonne de ne trouver dans les raisgunemens et les exemples cités rien qui prouve qu'il se soit Irop avencé dans de qu'il à dit sur La nécessité de se faire que idée précise et claire de la question à résoudre avant d'y appliquer l'analyse. Plusieurs de ces exemples mue prouveraient Justement celte necesuté. Ainsi on a dit que dans la question de la précession des équigoxes , d'Aleembert avait ete sur le poitt d'ahans donner son travail, parte que les résuliats que lui donçait le calcul étaient évidemment insdnussibles, mais que cela méme Le conduisit enbn à voir qu'il avait négligé quelque clement important , et de rentrer dans la véritable voie, Or, quel était l'élément néglige? Lartation, c'est-a-dire le phénomènc qui est la cause de cette précesson Si d'Alembert done, avant d'appliquer le calcul à la question, l'avait bivu cousidesée en clle-méme , 1l n'eût pas manqué de tenir compte de la rotation, et se serait évite les cnnus qui l'obligèrent, pour ainsi dire, à renoncer à son L'avail. Je dois répéter, au reste, sjoute M, Poinsot, que je fus loin de nier l'utilité de l'analyse ; c'est un instrument très beau , le plus ivgénicux peut-être que les hommes aient inventé. Mais il ne dispense pas plus de raisonter qu'un télescope , qui esta iastrumeat fort precioux dans son genre, ne dispensé de re: garder.

M. Libei prend la défense de l'opinion soutenue par M. Poisson, et représente la méthode analytique comme la plus propre à faire découvrir des vérités nouvel. les. Si aujourd'hui, dit-1l, des élèves de l'école Polytechnique peuvent résoudre des questions qui eussent embarrassé Newion , ocls ne tient-il pas aux progrès qu'a faits l'analyse dans l'intervalle, et non pas à ua progrès dans l'aet de rarsonuer ? On dit, pour-uit-il, que l'analyse ve donne que ce qu'on y a mis ; ce serait donc à dire que l'on ne pourrait, pur exemple, résoudre une équation du second degré que s1, en be faisant, on en avait d'avance conuu les racines !

M. Poinsot, interrompaut M. Libri, dit qu'il ne peut ainsi laisser dénaturer ce qu'il a dit.

Le président ivvite M. Poinsot à attendre , pour répondre , que M, Lili ait achevé, et prie celui-ci de poursuivre.

M. Libri renonce à la parole, eu disant qu'il ne veut pas continuer une discusson par demande et par reponse.

M. l'oinsot ajoute quelques mots pour faire sentir l'ivportance de ces sortes de discussions ; eÎles ont dle l'avantage pour tons, même pour ceux dont l'opinion à le dessous ; elle peut les éclairer, et quand elle ae servirait qu'à leur in-pirer un peu plus de modestie, ce serait déjà un bien.

ACADÉMIE DE MÉDECINE

Séance où 27 mar 4894. — Présidence de M, Boulay.

SL. Bousquet éerit qu'il te retire de da liste des candidats à la place vac:nte dans la section de pathologie taterne,

M. Husson lit pour M. Resauldin un rapport sur un travail intitulé : Æérege de lhictui e de da médecine consulérée comme saence et comme art, jar M. Gasquier. La coinmission cenclut à l'inscription de M. Gasquier sur la liste des candidats aux places de correspondans.

M. Rocnoux reproche à Pauieur d'avoir avancé, et au rapporteur d'avoir ad. mis que la methode expérimentale à été introduite dans La médecine par la Société royale des sricaces de Londres. Suivant lui, cvtte methode remonte à Hip pocrale,

M. Loxne troure que le rpport aceonde trap d éloges à K. Sprengel , dont le livre est rempli d'erreurs.

M. Louwear répond que les erreurs sont ducs aux traducteurs de Syinengel ploiôt qu'à Sprengel lui-même.

M. Descssertes roppélle qu'il y à deus traductions feançaices de Sprengel ; lune, remplie d'erreurs, qui n'a pas pu aller au-dela de deuxième volume; la seconde due à M. Jourdan, et qui jouit méme en Allemagne d'une réputation méritre. |

Le rapport et ses conclusions sont a-boptés.

M. Drscesuerres à la parole jour on rappert, Le réglement de l'Académie, tit. VIE, art. B4, dit que Ls proposition de placer dans l'ence nte de l'Aradém e le buste ou le portrait d'un de ses memiwes ne pourra être faite que cinq ans après sa mort, Notre sacicn collègue Perey est mort en 827. Madame ls baronne Percy à fait frire ke buste en marbre de son mari; c'est ce buste, ontrage de David, qu'elle a offert à l'Académie, La commission chargée d'examiner cette proposition l'a sdoptée. Les services readns par Percy à La scicnre sont trop congus pour qu'il soit nécessaire de Les rappeler ; nous dirons seulement qu'il fut le premier chirurgien militaire de notre époque. La comauistion propose donc à

scances.

Cette proposition cst aduplée à l'unanimité, M. Mérat demande qu'en remerciant mailame Percy. on lui adr esse ane copie du rapport de M. Desgeuettes. — Adopté sans opposition.

M. Fenxes lit on très-Jang rapport sur les maladies générales qui régnent dans les maisons centrales de détention , sur leurs causes et sue les moyens d'v remédice, Ce travail est basé sur plusieurs rapports provenant des médecins et des chirurgiens de ces masons, adressés à l'Académie par M. de ministre da commerce et des travaux publics. Mais il manque des rapports sur onse du ces maisons, et précisément sur les maisons Les plus importantes ; encore, la plopiet de ceux qui ont été sounus à La commission sont incomplets. La commisaion s'est donc trouvée fort embarratsée pour répondre aux questions du ministre; car comment décider des questions quand on manque des principaex élémens ?

M. le rapporteur analyse chacun de ces rapports ; A regrette de ne trouver auun détail sur l'organisation de la femme Bincal, morte à la prison de Cavillac ; I eût été à déurer que la tête de cette femme eût été conservée pour la phrénologie, H appelle l'attention sur le résultat donné par la maison de Fontesrant, qui a eu dans one année 2,142 malades sur 2,000 déteous. I cite avec des plus grands éloges le heau travail de M. Voisio, chirurgien de la tosison centrale de Limoges, qui peut être regardé, dit-il, comes un madile, et dont il aurait donné l'analyse détaillée à F'Académie, silo Gazerre Ménicae ne l'avait récemment publié en totalité. Eola, un fait remarquable, obscreé à la maison d'Aix, donne lieu à M. le rapporteur d'insisier sur l'utilité qu'il y aurait d'accorder aux détenus des communrations avec leur Éanulle , et d'entre-enir ainsi chez eus des passions donces et affectneutes, 1 s'agit d'un prsocnier de la maïson de Toulouse qui était affex té d'un abattement général et furt slarmant; on lui perant d'avoir des relations avec sa famille, et if n'en fallut pas duvintage pour k rappeler promptement à La santé, Transféré à Aux, cvs relations Bai furent completement interdites; l'accabl ment revint, Gt des progrès rapides ; le malade suc comba le dis-seplième jour, À Lautopsié , où troura kes vanseaus cérébraux congesliunnés.

M. Ferrus aborde ensuite les questions que la commission avait à résoudre. La premiére porte sur les moyens d'améliorer l'état sanitaire de ces maisons, Les mosens sont de deux ordres : les uns propres à chaque maison en particulier , ét îs sont parfaitement mdiqués dons les rapports des médecins ; par exemple, à Limages, la prison est siture dans un endroit bas et humide ; il faudrait La transporter ailleurs. Quant aux moyens généraux, il conviendrait de veiller davantage a la salubrité du régime ; de prendre base du pain des détenus le pain des soldats; de donner de La viande quatee lois par semaine , tandis qu'ou n'en donne que deux fois ; d'accorder du vin aux iodividus scrophulcux , et méme à tous les prisonniers, en faisant pour cet objet re retenue sur l'argent qu'ils gognent par semaine. De cette foçon, on pourrait sapprimer ls cantines, véritables goio. gueties où l'on veud aux détenus du vin fort cher et de mauvaise qualité, et qui sont pour cux une occasion d'orgies et de débanches, Sans doute, on peut faire à ce plan des objections, et ls plus puissante serait celle-ci : Qui régle: a la reteane à exercer sur le gain de chsque détenu et la portion de vin qu'il aura à boire? M. le rapporteur pense que l'objection serait résolue facilement par l'intervention de l'autorité muniripale,

H faudrait que les vêétemens fassent chang:s s lon L'état de La température, et nou plus, conne op Ke fait, aux jours fixes qui ivdiqueut pour l'administration le passage d'une saison » une autre, Ains le passage intense SGf des vêtemens d'hiver aux vétemens d'été quand la température estencore fort basse, est une cause puis ante qui deviloppe les etarrhes si Tréquemment épi niques de ces prisons , et qui hausse La mortalité par Li phihisi pulmansire.

Les charubres devront être chouffées selon le besoin : les fossrs d'aisances mt hiles et inodüres; les Bts sépares; la plus grade proprrte maintenue; chaque détenu devra t étre soumis à des bains rescoant à intervalles réguliers; où si ce soyen est trop coûteux, du mous à des apersious où bains de plaie qui en tiendeaient ben en partie, M laudrant baunir toute espèce de tavaux insalubres, coueue Les travaux dans des caves: et forcer enfin tous Les détenus à travailler.

Sue les autres quest sts la commission répond : Que les rapports des médecins et des chirurgiens ne sont jras assez régulièrement rédigés; qu'ils devraient don ner tous les renséigucmens sur les Causes, Les symipièmes, la marche, la terminaison, les résultats des maladies , des details des autopsies , dis détails physiologiques sur chaque dutenu, des causes de sa détention, sa rondute dans la prtson, ete. 3; et les maladies suratent rangées dans des tableuux vmiformes et suivant on «adre nosologique adopié pour toutis ces maisons, 1] 4 aurait de méae un jouraal de clinique tenu à part jar le médecin et pur Le chirurgie; «t enfin des cali rs de visites arrangés suivant ke mème plan, afin de ramener le service de loutes rs maisons à une Cutslante umÉormite

La commission exprime cv terminant le regret, que l'autorité limite l'Acadimie aux questions purement médicales, Le médecin traite airssi Les maladies mentales, qui sont l'absence plus où moins complète de la raison et de la liberte nrorale ; mais les passions S'en rapprochent sous ce rapport. La commession denssade donc à l'Académie si on veul l'autoriser à laire sentir au nunistre que nulle étude morale sur des détenus ét les moyens de les corriger me saurait étre faite sans le concuurs des médecins,

M. Curvarcin dit qu'à Fouterrauli les éotrepreneurs ont donné des farines de légumineuses au heu des urines de céséales exigées par be caluer des charges: il dentanile que toutes les bivruisuns de farenrs pour les prisons ne soient reçues qu'après examen: el qu'on eovoie à chacun de ces établiss mens une vole sur kes

ons d'examiner ces farines et d'en faire ane analyse convenable, wT discussion est renvoyée à la prochaine séance.

L'Académie se forme en comité secret pour ke rapport et la discussion des titres des candidats à la place vacante de membre titulaire dans La section de pathologie interne,

BIBLIOGRAPHIE

ANNALES D'HYGIÈNE ET DE MÉDECINE LÉGALE , Cahiers de janvier et d'avril 1854.

DERXIÈME PARTIR (4).

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