‹ Gazette médicale de ParisChapitre 139 sur 394 · SUR LES EFFETS DU CYANURE DE FOTASSIU M · texte numérisé non relu

SUR LES EFFETS DU CYANURE DE FOTASSIU M

Un malade d'un hôpital de Caen prend à quatre reprises des lavemens de six onces d'eau et de six grains de cyapure de 2e humecté et en éprouve du soulagement, Il avait nne névralgie du tronc,

sol ou bien une partie du sol se submerge ou s’humecte seulement ,€ se dessèche ensuite plus où moins, et qui sont insalubres à l'é oque du dessèchement. Leur insalubrité est en raison composée du desséchement plus ou moins complet et de l'étendue de terrain qui s'y trouve soumise ; aussi les marais appelés mouillés parce qu'ils restent toujours jes très grande partie submergés, sont , toutes choses égales d'ailleurs , moins insalubres que les autres, Dans les pays marécageux, ce sont tou jours, dans un mêine leu et dans les années ordinaires, les mêmes sai. sons qui offrent le minimum et le maximum des décès. L'époque du desséchement des marais , et celle des maladies et de la forte mortalité qu'ils déterminent , avance dans le midi et retarde dans le nord. Tous les âges ressentent l'influence pernicieuse des marais, mais cette in- |fluence pèse surlont snr les jeunes enfans de nn à dix ans. De tous les

f qui résistent le plus à l'action funeste des

Un cinquième lavement composé aver le cyanure bien sec et à la même marais.

dose est pris, et tue le malade au bout d'une heure. M. Orfila conclut que le cyanure de potassinm humide est décomposé par l'ean. I cite

à ce sujet les expériences de M. Pelouze, qui a vu qu'en chauffant une dissolution aqueuse concentrée de eyanure de potassium , celui-ci se)

transformait en ammoniaque , en furmiate de potasse.

MONOMANIE HOMICHOL.

Un séminariste, porté au suicide et retenu par des scrupules, préféra se faire tuer par la justice. Il tente d'assassiner un prêtre, La cause de la préférence donnée à cet état est la considération que les prêtres en mourant ne laissent pas de famille dans le besoin.

Le cahier d'avril contient les articles suivans : INFLUENCE DES FÉCULENIFS ET DES ÉMANATIONS MARÉCAGEUSES,

M. Ruelle posède à Villetaneuse une fabrique de fécule dont les eaux se jetaient dans le ruisseau d'Enghien. Celui-ci traverse la propriété de M. le comte de Sommariva, et alimente deux grandes pièces d'eau ou étangs appelés de Coquenard et de la Briche. De 1827 à 1830 les eaux de ces étangs présentèrent une altération qui en rendit le voisinage insalubre, M. Perreau, locataire du château de la Briche, attaque M, de Sommariva pour obtenir résiliation de son bail, M. Lambert, locataire du moulin de Coquenard, demanda également résiliation de so0 bail , plus des dommages-intérêts. Le tribunal , sur un rapport de M. Gaul. tier de Claubry, leur donna gain de cause. M. Ruelle est, par le même jugement, condamné à 8,000 fr. de dommages. Il avait été mis en cause par M. le comte de Suommariva. Plus tard celui-ci forma contre M. Ruelle une demande directe et personnelle pour le faire condamner au curage de ses étangs , à 1,000 f. de Tr pour la perte du poisson, et 3,000 fr. pour troubles apportés à la pue , avec les frais. C'est alors que le tribunal nomma MM. Orfila et Parent du Chitelet, pour faire un rapport sur le commodo et l'incommodo de la feculerie de M. Ruelle. Nous ne pouvons que citer les conclusions du long mémoire de ces experts. mémoire plein de faits curienx et de considérations sugaces. L'insalubrité des châteaux et moulins de la Brich et de Coquenard avait été beaucoup exagérée; les preuves de la mort du poisson n'ont pas été fournies. Les maticres versées par la féculerie dans les étangs d'Epiray, ont bien pu ajouter un peu d hydrogène sulfuré à celui qui se dégage naturellement de Jeurs bords pendant l'été , mais on ne peut attrihuer à ce gaz les maladies et fièvres intermittentes dont prétendent avoir souflert les habitans de Coquenard et de la Briche, L'insalubrité de ces lieux tient plus certainement à l'air marécageux, air qui a une odeur spéciale qui frappe l'odorat de la façon la plus mamifeste , et dunt la partie vénéneuse est insaisissable par les Instrumens eudiométriques. Ce venin ne provient pas des boues accumulées dans les étangs; ces boues ne sont délétères n1 pour les poissons ni pour les hommes, tant qu'elles sunt couvertes d'eau. [l ne provient pas non plus des résidus envoyés par la féculerie de Villetaneuse, Ce venin s'élabore dans les terrains qui avoisinent les étangs et cours d'eau , prairies qui ne son! jamais parfaitement sèches ni submergées. Du reste la féeulerie a cessé de verser ses eaux dans le ruisseau d'Enghien.

INFLUENCE DES MARAIS SUR LA VIE, par M. Virrenmé.

Médicalement parlant, les marais sont des lieux dont chaque année le

{4} F', le numéro 21.

ju ce sont les vicillar:

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