‹ Gazette médicale de ParisChapitre 142 sur 394 · SUR LA VALEUR DF$ MOYENS PROPOSFS FOUR RECONNAÎTRE · texte numérisé non relu

SUR LA VALEUR DF$ MOYENS PROPOSFS FOUR RECONNAÎTRE

LE SsU- BLIME COMNOSIF DANS LES EMVPOISONNEMENS,

L'auteur, M, A. Devergie, a pris une place honorable dans la médecine légale par des travaux nombreux et par des cours brillans ; maintenant il devient une autorité en chimie médicale » Même auprès des chimistes de profession. Son mémoire expose ct juge au passage les divers procédés conseillés pour retrouver le sublimé corrosif dans ses dissolutions aqueuses étendues, ou le sublimé décomposé par les matières animalés ou végétales. Parmi ces derniers figure un procédé dont M. Duvergie lui-même est l'inventeur, et qui cousiste à dissoudre les matières animales solides par l'acide kydrocblorique , Cvaporer la |majeure partie de l'acide employé, puis suspendre dans l'eau pin obtenue, traiter la liqueur par un courant de chlore giteux, et enfin expérimenter par la pile d'or et d'étain de Smithson. Ce procédé avait été un peu critiqué par M. Christison d'Édimbourg et Los par M. Orfila. M. Devergie l'a défendu avec convenance contre les reproches de ces deux maîtres.

EXAMEN CHIMIQUE D'UNE POUDRE AnSÉNICALE, par MM. Ginanpin et Bannue.

Une fille est arrêtée et soupçonnée d'avoir versé dans un ragoût .

En conséquence la Société de médecine de Caën, propose pour snjet du prix qu'elle décernera en 1835 de « déterminer d'après des faits et appuyet sur des » observations cliniques , les résultats locaux . sympathiques et généranx de l'ac- » tion des porgatifs ; préciser les états pathologiques locaux et généraux dans les » quels leur nage est indiqué ; ainsi que les avantages et les inconvéniens qui re- » sultent de leur emploi et dle lenr abus, dans leurs différens degrés d'activité, »

Le pris «ra une médaille d'or de la valeur de 290 francs.

Les mémoires écrits Visiblement séront sdéessés francs de port, et avec Îre formes habituelles des coacours, avant le premier arril 41885, M. Lafosse , secrétaire de la société.

Les memres résidaus sont seuls exclus du concours.

m'allaient manger son frère et deux enfans , une poudre semblable à Féchantillon qu'on en saisit sur elle. Cette poudre analysée se trouve composée d'eau, d'oxide d'arsenic, d'arsenic métallique et d’oxide de fer; mais la preuve du mé'ange de la poudre à l'atiment n'a pas été fournie et le ragoût n'a pus été analysé. Aussi les experts eroïent-ils devoir avertir la justice que les poudres dites aux mouches ont souvent une composition pareille à celle qu'ils ont eue à analyser.

Les variétés contiennent nn long mémoire de M. Hazard fils sur la pommelière ou phthisie pulmonaire des vaches laititres de Paris et des environs. La plus grande cause de cette affection est le régime de sécrétion continurlle lait, auquel nous soumettons cette WF d'animaux. On sait combien chez les femmes les époisemens phthisiques sont communs après les allaitemens trop prolongés. L'auteur regarde la viande de ces animaux comme malsaine; :l n’a pas traité la question de la salubrité du lait.

TL y à aussi un nouveau fait d'empoisonnement par l'emploi d'un emplâtre arsénical , et un mémoire sur la purification de la lécule de la pomme de terre, par M. Boucharlat et le duc de Luynes, ete.

L'analyse rapide que nous venons de faire des deux derniers cahiers des Annales d'hygiène, prouve de plus en plus la haute importance de ce recueil. Les hommes qui le réligent continuent à soutenir sa répütation aussi bien par leurs travaux que par l'influence de leur nom. C'est une œuvre de conscience et de talent.

— Le tribune) de Rouen vient de confirmer le jugement du trihunal d'Evreux, contre le decteur Thouret-Noroy , ct a’a tenu aucun compte de la consultation des médecins de Rouen. (F°. le a. du 46 mai. }

— M. Andeal Gls à fait, samedi dernier, devant la section de pathologie ietérne , le rapport sur les titres des candidats à la place de titulaire, vacante dans cette section. Ce rapport a ête fait, dit-on, avec beaucoup d'impartialité,

Les candidats, rangés par ordre alphabétique, sont : MM. Bousquet, Bricheeau, Ferrus, Lasis ct Louis.

— On Kit dans la France miridionale : Le congrès méridioual a ouvert ses travaux dans la salle des Illusires , au Capitole. Nous avons remarqué avec satisfaofion la présence d'un grand nombre d'hanmes étrangers à Toulouse , venus des département voisins, La séance, ouverte à dix heures du matia sous la présidence de M. le chevalier Astier, doren d'âge, est restée secrète jusqu'à quatre heures de l'après-midi. Dans cet intervalle , on a procédé à la nomiastion du bureau déGnitif, et discuté, après sa formation , les différentes propositions présentées par La commission préparatoire. Ont été nommés : président, M. le docteur Ducasse ; vice-président, À Boisgiræm ainé , professeur de chimie à la faculté ; serrétairegénéral, M. Lavergne ; secrétaire-adjoint, M. ke docteur Rigal, de Gaillac.

A quatre heures, un public aambreux encombrait la partie de la salle des us tres qui lui avait ôé réservée. M. le président Ducasse a ouvert la séance publi- £a d'installation, Après un morceau de musique de choix exécuté avec besucoug

le talent et de vigueur par un nombreux orchestre, le président à donné la parole à M. Tournal. Nous avons prêté une altention soutenue aux es du jeune savant de Narbonne, qui , le premier, a émis l'heureuse idée du Congrès méridional. Nous ne saurions donner trop d'éloges sux pensées sages, mais en méme leaips hardies, aux nobles et généreux sentimens exprimés par M. Tournal, Iairacé, d'une main ferme et progressive , la marche féconde et neuve que doivent prendre, en passant d+ l'Aflcmagne et de l'Angleterre sur le sol frençais , cesutiles institutions, Le discours de M. Towrnal fera une préface excelleute a récumé des travaux que le Congrès doit publier à ka fin de la session.

M. Lavergne à ju enaute le réglement adopté par le Congrès ; et après un second morceau de musique exfeuté avec autant di précision et de talent que le premier, M, le président a levé la seance en indiquant pour lundi, à une beure, la promière seance publique,

Le nombre des signataires fidèles su rendez-veus, ke choix des hommes mi composent le burcau . 1 — général de là séance d'aujourd'hai , tout est d'un bon augure pour le succès de ce premier Congrès. C'est une heureuse innora ion , que cette toterrention de Ja macique an milen des travaux de la science et de l'indusfrie : c'est par Les arts, en effet, que l'induatrie et La science se donnent la moin ; et, comme l’a fort ben dit M, lournal , le rôle tont nouveau que de Congris à ronta , dés la prëmié « séance , faire jouer à La musique , est un véritable symhole. :

Evsène De Sazze, D.-M.M.

RELEVÉ DES ACCOUCHEMENS PRÉMATURÉS A4RTIFICIELS OPÉ— RÉS DE NOS TEMPS DEPUIS REISINGER.

Il y en a quatre-vingt-dix. L'opération a été faite le plus souvent en Allemagne , jamais en France (1); elle a été exécutée par treize médecins allemands, par deux anglais, per deux hollandais et par deux aliens. Les médecins allemands sont: d'Outrepont, Carus, Ritgen , Sichold , Schuthug, Kluge , Rierke , Taase, Falko, Vezin, Meude, Seulen et Nacgele. C'est Rütgen et Kluge qui l'ont entrepris le plus souvent : le premier trente, et l'autre vingt fois. Parmi ces quairevingt-dix arcouchemens, soixante-dix étaient naturels et vingt artifi. ciels. On compte 13 eufans nés morts, soixante-treize vivans dont cinquante-cinq restèrent en vie et dix-huit moururent. Des mères il en est mort sept ; chez trois de ces femmes on à fait l'opération une fois; chez deux, deux fois ; et chez une, trois fois, Aucune de ces femmes chez lesquelles il a fallu répéter l'acconchement prématuré artificiel n'est morte. Nous n° pouvons nous empêcher de demander, si l'un ou l'autre de ces avcoucheurs et surtout Ritgen, n'a entrepris l'opération sans qu'elle ait été nécessaire,

(Sur l'accouchement prématuré artificiel, Dissertation insugurale pré-

sentée à la Faculté de médecine de Wartzhourg , par le docteur E.-Z, Schippan. 1831.)

— Fauré nrs matamrs caxcéneuses, ouvrage posthume de G..L, Base , médec n de l'hôpital de la Charité et de l'empereur Napoléon, elc.; précédé d'un portrait de l'auteur et d'une notice lüistorique sur sa vie et ses ouvrages: revu . angmeuté et publié par snn neveu A.-L.-J, Basle , docteur en médecine , agrégé les exerce et bibliothévaire.sdjoint ce la Faculté , médecin des dispensaires , de L'Académie médico-chirurgicale de Naples, ete. Tome premier, — Paris, ches M, Laurent. ruc Sorvandoni, n. 17, et chez tous 1-4 libraires de Paris et des déportemens. — 1854.

EEE,

VARIÉTÉS

— Des coxvursions CItEr LES PÉMMES PENDANT LA CROSFRSE, PENDANT LE TRAVAIL FT APRÈS L'ACCOUCHEMENT ; par À. Verre, chirurgien de l'hôpital de la Pitié Un vol, in-#°, 3 fr, 50.— Paris, 4834, 3-HB. Baillière, libraire. rne de

l'Ecote-de-Méd, cine, n° 44 bis, — Londres, même maison, 219, Regent- Strect.

— Sujet de prix proposé par la Socidié de médecine de Caen. — Le concours ouvert par la Saciéte de médecine ile Csen sur l'usage de médicamens purgatifs , n'a pas répondu à l'attente de la société, et aucun des mémoires qui lui sont parvenus, he lai a paru résoudre assez completement les divers problèmes qui se rattachent à ce sujet, pour qu'elle ait cru devoir décerner le pris.

Mais limportonce eï l'opportunité de Li question , le nombre et la diversité des recherches que se solatian exige , de méme que La multiplieté et la répétition des observations cliniques, duiveut faire penser qu'en accordant un temps plus long ques accemplir tous ces travaux , il serait peranis d'espérer uo résultat Den com plet.

C'est pourquoi elle reproduit de nouveaule pragramme qu'elle avait poblié pour

48H , co prorogeaut jusqu'au mois d'avril 4635 l'époque à laquelle les mémoires seront reçus,

— TRANTÉ THÉORIQUE ET PRATIQUE NES ALESSURES PAR ARMES DE GÉFANE, rédigé d'après les leçons cliniques de M, le baron Dueurraex , chirurgien en chef de l'Hôtel Dieu , et publié sou sa direction par MM. les docteurs A Paillard ct Mars. Tome premier ,in-8°,7 fe.— Parss, 4834. 3..B. Baillière, libraire de l'Académie royale de médevine , ruc de l'Ecole-de-Médecine, n° 13 bis. — Londres, méme maison, 219, Regent-Street.

me annee

(1) Ea effet, aucune obtrvation n'a été publ ée en France sur oc sujet ; mais ke 30 septembre 1834, M, Stoltx, agrégé à La Faculté de médecine de Strasbourg,

sentrepris celle opération avec nn plein sucoës , et l'a faite une seconde fois de-

Le Rédacteur en chef, Juues Guru.

pus à lroyes.

(Y. du R,) | ESS SP TI

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