‹ Gazette médicale de ParisChapitre 148 sur 394 · IL, JOURNAL HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE · texte numérisé non relu

IL, JOURNAL HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE

Les neuf cahiers d'avril et de mai contiennent, en fait d'articles originaux , 1° observations de lésions du foie, par M. Constantin; 2 note sur une nouvelle espèce de grippe, par M. Piedagnel; 3° un second article sur les abeès, par M. Vidal de Cassis : ce travail n'est point encore terminé; 4° des illusions chez les personnes hypocondriaques, mélancoliques et alienées , et des moyens de traitement qu'il convient d'y opposer dans quelques cas, en recourant à une opération simulée, par M. Montault; 5° considérations sur l'orchite blennorrhagique et son traitement , par M. Sabatier; 6° divers comptes-rendus de cliniques, et principalement de cliniques médicales.

La plupart de ces travaux offrant assez peu d'intérêt à nos analyses, nous clôrons cette revue par les trois articles suivaus, qui sont extraits du Bulletin de thérapeutique,

NOTE SUN L'USAGE MÉDICAL DE LA MANNITE , par M. Maurix Socow.

MATISMALES LT VERMINEUSES , par le docteur Cannon pu Vircann.

C'est surtout en Allemagne que l'on a employé l'huile de morue dans le traitement de ces affections : elle ÿ est transportée de Norwège , où lle est fabriquée en grand. Voici les phénomènes les plus remarquables que produit son administration. Goût nansécux , ressemblant à celui produit par les poissons pourris, et persistant malgré de nombreuses lotions. Aussitôt après son ingestion , on éprouve une sensation äcre dans l'œsophage , laquelle est d'autant plus violente que l'huile est moins pure. Cette sensation est accompagnée d'un ptyalisme visqueux et très-abondant. Plusieurs heures après, où est encore en proie à des éructations chargées de gaz oléagineux non moins fétides que l'huile elle-même. Viennent ensuite quelques coliques et de légères garderobes imprégnées de l'odeur caractéristique , et une sécrétion plus abondante de l'urine, qui exhale la même odeur.

On trouve dans Le commerce cette huile sons trois formes différentes : l'huile Himpide brune, l'huile limpide blanche, et une troisième qui est plus ou moins obscure. Les effets que nous venons d'indiquer sont d'autant plus évidens , que la couleur de l'huile est plus foncée. Les expérimentateurs allemands ont constaté les propriétés diaphorétiques de

+ h A . se CRE ss. a ‘ 4 £ Le prix élevé de la maonite a empêché jusqu ici que celte substance }ceue substance qui imprime à la sueur même son odeur désagréable, et fat employée parmi les purgatifs, et mère que ses propriétés fussent À lui ont reconnu aussi une propriété emménagopue très-énergique.

étudi£es avec tout le soin que l'on doit apporter dans ces sortes de re.

On prescrit l'huile de morue pour les adultes à la dose de deux on

cherches. M. Martin-Solon ayant eu l'occasion de faire quelques ex: trois cuillerées à bouche par jour , et même plus. Aux enfans , on en périences sur l'emploi de cette substance , nous allons faire connaître donne autant de cuillerées à café.

les résultats qu'il a obtenus, bien qu'ils différent Lrés-peu de ceux ob. tenus par Les premiers expérimentateurs.

1* Chez un jeune homme affecté d'un embarras gastrique, une once de mannite dissoute dans deux onces d’eau , détermina des coliques légères, et au bout de quatre heures une première selle peu abondante : puis une seconde ; deux beures après la première, On fut obligé d'administre Le lendemain une once et demie d'huile de ricin.

a° Une femme affectée de la même maladie prit également use one de mannite. Elle eut d'abord des vomissemens Éiieus, puis une garderobe de même nature douze heures après l'ingestion Le tuédicament,

Au bout de deux jours une once de manmite prise de nouveau occa- se développent chez beaucoup de perso

siona deux garderobes liquides.

+ | . , ; 3" Chez une femme affectée de congesuon cérébrale , une once de! de l'ammoniaque dans les cas de tympanite.

manaile détermina six garderobes.

4° Chez une jenne fille tourmentée d'une constipation opiniâtre avec accidens faisant redouter la péritonite , une once de mannite détermiva après deux heures deux petites selles précédées de quelques coliques.

La constipation ayant reparu dé nouveau , on administra au bout de!

deux jours deux onces de manne ;afin de comparer chez un même sujet l'action de cette substance et celle de la mannite. La malade eut dans Ha journée quatre selles abondantes qui succéderent à de tres-légères coliques.

5° Chez une femme atcinte d'ascite, et qui faisait usage de l'eau-de-

vice allemande à la dosr de trois gros , on administra une once de man!

nite, afin de constater si l'habitude de purgatifs énergiques rendrait nulle l'action de la mannite , et en effet elle fut sans aucun résultat,

. 6° Chezune femme affectée de phlegmasia dolens, une once de inannite occasiona quelques légères coliques, mais ne procura pas d'évacuations alvines.

M. Martin Solon dit avoir employé la mannite à la même dose , et dans des cas qu'il ne rapporte pas avec des «ffe:s analogues à ceux signalés chez les premiers sujets ; mais la faible quantité de mannite qu'il avait à sa disposition, ne lui a pas permis d'en élever les doses jusqu'à deux onces, ce qui, à son avis , en eût assure le succès dans tous les cas,

La mannite à sur la manne et sur l'huile de ricin le très-grand avantage d'avoir une saveur sucrée agréable, Tous les malades qui en ont

L'auteur dit avoir compulsé dans les journaux allemunds 140 cas de guérison obtenus par l'administration de ce médicament, qui, dans uelques circonstances, a été employé à des doses énormes ; plusieurs malades en ont pris jusqu'à À onces par jour, sans que leurs fonctions digestives en aient sonfleit.

DE L'EMPLOI DE L'AMMONTAULE POUR COMLAITRE LES RAPPORTS ALI” DES QUI ONT LIEU PENDANT LA DIGESIIOS , Par À. CHEVALLIER.

On connait l'efficacité des alealis dans le raitement des acidités qui ones, même dans un état de santé autre côté on connaît aussi l'effet 1 était facile de conclure de ces deux faits que l'ammioniaque devrait être utile également dans les |cas où l'on empluie avec tant de succès la magnésie calcinée où bien les pastilles de bicarbonate de soude. Nous laisserons parler ici M. Chevallier Ini-même sur la substitution de lammoniaque à ces substances. « Ayant dernièrement fait un voyage, je n'avais pendant toute la route ressenti aucune incommodilé, lorsque tout à coup des aigreurs se déclarérent dans la nuit avec une intensité inaccoutumée ; ne voulant pas déranger les personnes chez lesquelles je me trouvais, Je fis usage de l'eau qui m'avait quelquefois réussi ; mais ce liquide ne produisant aucua effet, j'eus alors recours à de l'ammoniaque que j avais frarrmi quelques réactifs ; je préparai un verre d'eau sucrée dans lequel je mis cinq gouttes de cet aleali; je Le bus et fus soulagé, Un secund verre, avec deux gouttes seulement, fit cesser toutes les aigreurs. Quelques juurs laprés ayant prouvé la même indisposition, je lis usage de l'ammonialque avec le même succès. . | Je pensais que cet alcali n'avait pas encore été employé dans celte | circonstance ; mais des recherches que je fis dans un grand nombre d'ouvrages qui contiennent des documens sur la thérapeutique, me l firent découvrir des résultats absolument semblables aux miens, par M. James; son observation démontre aussi l'efficacité de l'ammomiaque, let fait voir que les médications les plus simples sont souvent j'en connues ou oublices, Nous avons répété depuis peu l'usage de personnes, et nous ayous obtenu constaminent, dans Îles

apparente pendant Ja digestion, D'un

Fammoniaque chez plusieurs cas d'aigreur,

soulagement ; j'ai modifié la préparation à laquelle j'avais ans le principe.

un pro

recours

Eau dstillée, h onres, Eau distillée de mirte, 4 gros, Ammoniique , 3 gouttes.

Cette dose est prise en une ou deux fuis. »

Séance nu 2 zœix, — M, Gendrin adresse ne lettre dans laquelle il expose | rûe pas mis dans l'urne; mois puisque le sort à décidé, il accepte

quelques nouveaux faits tendant à prouver l'action de la limonade sulfurique comme remède et comme présceralif contre la cotique de plomb. > avoir rappeié que La première commnncation qu'il à faute à ce sujet à l'Acadrmie date dia de trois aus , 1 rapporte le fait suivant,

M. Roard, directeur d'une fabrique de blanc de céruse , à soumis tous Les au

vriers qu'il emploie à l'usage de la limonade salfarique , et depuis c& moment la)

colique de plorb à disparu de son établissement. En deux mois quatre ouvriers seulement ont ressenti de légères aticiotes de colique, et encore, dit M, Gendrio,

celte exception est-elle expliquée par des circonstances particulières à ces où |

vr'ers, el qui eussent pu être évitées. Mais , ajoute-t-1l, en même terups que ces résultats ont été constatés pour la colique . ou a vu se développer sur six de ces | ouvriers (parmi lesquels sont trois des précédens | des accidens étrangers aux ornes abdominaux , et qui n'avaient été jusqu'à présent considérés que comme effets de la rolique de plomb , tels a des crampes , de la faiblesse musculaire ou des sympômes nerveux épileptiformes. Ces sccideus, dit M. Geudria, é ient d'une couche d'oxide et PA carhonate de plomb combinés avec l'épiderme. Cet'e observation, poarsuit-il , end raison de besucoup d'accidens jnsqu'ici difficilement explicables , et montre l'ongine des récidives et des accidens qui survensicot si souvent après la guérison des coliques chez des ouvriers soumis habituellement à une grande intensité d'action des causes de La maladie. li prouve encore que, soit que l'on considère l'acide sulfurique comme moyen cura tif où comme moyen préventif, il faut l'administrer non-sulement à l'intérieur , mais aussi à l'extérieur. Conformément à cctie indication , les ouvriers de la fa. | brique de M. Roard, en même temps qu'ils prennent en boisson la limonade sul. | farique, sont soumis à l'usage des lotions externes.

M. Gendrio pense que désormais l'Académie pourra trouver assez de documens positifs justifiant Fefficacité de ce moyen curatif, pour l'admettre cette année au concours Monthyon.

M. Schultz adresse les additions à son mémoire sur les vaisseaux des plantes et | des remarques sur le rapport dont ce premier mémoire a été l'objet à l'Académie | des sciences. Il parait que les auteurs du rapport se fondant sur un mémoire de M, Meycn , avaient attribué à ce botaniste quelques observations que M. Schultz | réclame comme lui appartenant et comme ayant été exposées dans des leçons À auxquelles assistait M. Meyen.

M. Schuliz présente aussi quel toire des fluudes dans les vaisseaux de certaines plantes. Quatorze planches dessi. nées avec une grande perfection font partie de cet envoi.

M. Gourdon adresse ua méavoire sur l'opération du broiement de la tête de

l'enfant comparée à celle de La perforation , et sur certaines modifications qu'il a

rties à l'instrument inventé par M. Baudelocque neveu. |

. Cambessèdes adresse au mémoire sur le groupe des mystées. L'auteur ayant | eu l'occasion de décrire, dans la Flore du Brésil, un nombre considérable de myrtécs {164 espèces appartenant à sept genres dillerens), a été conduit par ce travail à analyser La Lg de celles qui se trouvent dans les diverses collections de Paris, Ce n'est qu'a la suite de cette étude lahorieuse, dit M, Cambessèces , que | J'ai pu Gver mon opinion sur la réritable limite de ces genres. J'ai eu sur ceux | qui s'étaient orcupes de ce groupe avant moi, l'avantage de disposer d'un plus| grd nombre de graines, et d'apprécier, par un grand nomb € d'observations, a valeur des curactères qu'elles luuruissunt. Les résultats de ces recherches ne | pouvant trouver place dans l'ouvrage qui ea avait fourni l'ocrasion, j'ai eru faire time chose utile à lu science cn les présentant dans un travail spécial.

Ce mémoire est divisé en deux parties : dans L'une , l'auteur passe en revue les Caractères propres à la section des myrtées et aux divers geores dont elle se compose ; dons la seconde ik donne, en langage technique , les cararières du groupe, ceux des genres et de quelques espèces oouvelles où mel connues. Le mémoire est accompagné de fort belles planches.

M. Larrey présente une pièce pathologique destinée à prouver la vérité d'une swertion relative sn sole de guérison des blessures à la tte , consignée dans un de ses précédens mémoires La er des auteurs qui ont traité ce sujet pes que Inesqu'il y à eu déperdilion de la substance du crâne, l'occlusion a lieu par une lame formée aux dépens du péricräne et de la dure-tère qui se réunissent l'ane à l'autre en s'ossifiant à ce potnt. M. Larrey a avancé au contraire que l'ouverture diminue par l'allongement de vai-seaux qui procèdent des bords métmes de l'ouverture ainsi formée. Dons la pièce qu'il présente, le rétrécissement de l'ouverture parait s'être en effet opéré de cetle manière, et le péricrâne où la duré-mêre ne présentent aucune trace d'ossifcation. L'occlusion n'a pas été complète , parce qu'ane portion du fragment détaché était restée engagée dans l'ouvectore. L'individu qui fait de sujet de cette observation à survécu vingt ans à sa blessure, e1 est mort d'une maladie aiguë tout-h-fait étrangère ou premier acci-

M. barrey rappelle que c'est sur cet individu qu'ont été faites les expériences qui tendent à prouver que, lorsqu'il existe ainsi ane ouverlure au crâne, les sons

uvent être transtus autrement que par le conduit saterne de l'oreille. Eu effet, Leon parlait à cet homme en approchant la bouche du point oi existait la s0-

lution de continuité dans la boite cérébrale, et après avoir eu Je sun di: lui boa- |

cher exactement les oreilles , il eutendait fort bieu ce qu'on lui disait, MA, Serres et Magewie ont tié témoins de ces rapériwaces,

[ou l'autre de ces deux médicamens est employé avec avantage

M. Magendie prend alors la parole, et dit que Les résultats

des essais faits en 52

présence ne lui ont pas paru sxsez conclaans pour qu'il puisse avoir une idée ar- Lrètée sur la manière dont se faissitilans ce eas l'audition.

M. Lassis lit one pote sur quelques essais thérapeutiques du tartre antimonié

de potasse et de l'ipécocuauba. L'auteur s'atiache à faire voir x lorsque l'un

duns le trattemeut

d'une maladie, c'est seulement dans le cas où les évaruans sont indiqués; que si

dans certaines affections on les a représentés comme spécifiques, c'est parce qu'on ne s'est pas bien rendu compte de leur véritable mode d'action.

ACADÉMIE DE MÉDECINE

Séance vu 10 som 1834, — Présidence de M, Boulay. M. Larrey écrit qu'il eût , par de puisssus molifs, demandé

s00 DOM mé

LL fonctions de juge dans le concours de clinique vaterne,

M, Oudet refuse pour cause de santé.

M. le président tire ensuite le noa du juge qui doit remplacer M, Oudet ; le sort amène M. Amnssat. ‘ !

La parole est à M. Husson, au nom de la commission chargée de présenter une liste de membres correspondans.

Dennis 4027, dit le rapporteur, 56 membres correspondans sont morts dans Hi départensens où à la Guadelogpe, La commissios , dans 400 travail , s'est laissé guider, non-salement par les travaux adressés à l'Académie , mais par

{ceux des méderins distingués qu'elle à cru devoir lui appartenir.

Voici la liste, par ordre alphabétique, de treute-six, dont elle propose l'acceptation :

MM. Bolsrd , pharmacien , à Montpellier.

Bédor, à Troyes (Aube).

Boissat , à Périgueux ( oran A Bou her, à Versailles (Seine-et-Qise), Brulatour, à Bordeaux (Gironde), Cafford , à Narbonne (Aude).

Claret , à Vannes (Morbihan).

Dessix, à Reims (Marne).

Delan , professeur de botanique , à Rennes (Ille-et-Vilaine). Dublanc , pharmacien, à Troyes (Aube).

Fabre, à Puch (Lot-et-Garonne).

Fourcaald , à Houdan {Seine-et-Oise}.

Garoot , à Brest (Finistère).

Gasquet , à Calais (Pas-de-Calais).

Girard , ofBcier de santé , à Chambon (Loire), Goupil, à Nemours (Seine-et-Marne).

Godard , à Pontoise (Seine-et-Oise).

Goyrand , à Aix (Bouches-du-Rhône).

Grandclaude.

Heortault d'Arboral, vétérinaire. ë

ques remarques relatives au mouvement oscilla- |

Kuho, à Niederbrun ‘ Labesque, à Lot-et-Garoonc).

Legal, À Emaroe.

Menon, pharmacien à Tonneins (Lot-et-Garonne). Pallas, à St-Omer (Pas-de-Calais).

Pinjon, à Dijon (Côte-d'Or).

Poucet, à Feurs (Loire).

Robert, à Marseille (Bouches-du-Rhône).

Ribes. professeur à Montpellier age?

Lautb, chef des travaux anatomiques à Strasbourg (liaut-Rbin. Constant Sancerotte, à Nancy (Meurthe). | Segond, à Cayenne (Guyane française).

Serre, professeur à Montpellier (Hérault.

Thévenot, à Rochefort { ses eu Toulnouche, à Rennes À het Villette, à Compiègne (Orse).

A côté de chaque nom le rapporteur indique les titres qui ant valu aux candhdats l'approbation de la commission.

Si cette liste ne contient que $6 noms , c'est que la commission n'a pas voulu combler toates les lacunes, afin de laisser un appût à l'émulation, On pourra cha-

que année, où tous les deux ans, réparer Les pertes, Il fsut s'attendre d'ailleurs à

des réclamations.

M. Maingault s'étonne qu'il se trouve dans le nombre un officier de santé ; le

réglement s'y oppose, Uae discussion s'engage à ce sujet , et il demeure prouve

l'art. 41 du de rai cuige en effet , pour étre membre correspondant , que l'on ait le titre de docteur, tandis que l'art. 8 de l'ordonnance admet Les ofliciers de santé aus places d'adjoints résidans.

M. Lispaanc. M. Amassat a dlé reçu membre sdjoint, a‘ayant encoreile titre ni de docteur ui d'uflicier de santé, à cause de ses travaux,

M. Bovsquer, M. Amussat avail té seulement proposé,

M. AorLox, is l'ordonnance de 4820, il 0 à para une deuxième, le 28 0ctobre 4829 où l'on a limité les grades. My avait, dans l'origine, 185 titulaires et autaot d'honoraires, Le tout a té rduit à 100: 60 titulaires ou honoraires et 40 adjoints. En mars 4890 , le réglement à été fait sur ces bases; or , quand un re-

lement à été se r le gouvernement , on doit, ce me semble, suivre plutôt e réglement que l'ordonvaure; je n'ose pas cepemlant trancher In question; je ferai observer seulement que la loi s'oppose à ce que les ofbciers de santé remplissent aucune fonction médicale publique, dans les hôpilsux où ailleurs.

M. Doveue , à cause de Fmportance du point en litige , propose ke renvoi au

! conseil d'administration,

Cette proposition est adoptée.

M. Dousce. On peut néanmoins discuter le rapport.

M. Avecon. Non, cela serait contraire au réglement qui renroie à la sonce suivante le vote sur les élections ; il preserit d'ailleurs un scrutin de liste.

M. Késauorer. Alors faites imprimer les noms.

M. Avezon comité secret. (Rire général.) . | |

Un membre demande si la commission a eu soin de distribuer les nominations dans les où il y avait le plus de vacances,

M. Douuce. On est partoat resté en deçà du nombre indi M. Bouilleud se pliiat de ce que le som de L* trouve, pas sur la liste.

La e est levée.

REVUE BIBLIOGRAPHIQUE

BEITRÆGE ZUR LEMRE VON DEN EYNÜLLEN DES MENSCH- LICHEX FOŒTUS , ETC. — Documens pour servir à l’étude des enveloppes de l'œuf du fostus humain, par Th.-L.-WV. Biscuorr, docteur en philosophie et en médecine. — Bonn, 1854, in-8°, de 112 pages, avec

deux planches lithographiées.

L'étude de l'embryologie est devenue depuis quelques années le but nombre d'anatomistes, tant en France qu'en

des recherches d'un gra

Allemagne, et nr, malgré plusieurs travaux remarq

il reste encore à éc

du fœtus, Je crois donc être utile à mes confrères en leur faisant con-

naître les recherches d'un }

schoff, sur matière di L'

ile(1}.

cieux qui n’a eu évidemment pour but = l'avancement de la science. Il à cherché à préciser mieux qu'on ne l’a fait jusqu’à

il a soin d’ex discute avec lucidité les opinions souvent contradictoires émises auteurs , pour donner ensuite le résultat de ses propres expériences.

M. Bischoff décrit quatre membranes dans l'œuf humain :

1° La caduque de Hunter ( caduque vraie et caduque réfléchie) ;

2° Le chorion , qu'ila pu séparer en deux lames ;

3° La membrane moyenne (die mittlere Haut}, qu'il décrit le preraier comme une membrane propre;

&° L'amnios.

duction probable de la caduque vraie et de la caduque réfléchie, l'auteur s'occupe de la structure de cette membrane, Il '

il à très-bien vu les vaisseaux qui la les injecter sans beaucoup de peine.

l'idée qu'il se fait de cette rane qui n'est, suivant lui, autre chose que la caduque vraie refoulée par l'œuf lors de sa descente dans l'utérus,

2° Le Chorion, seconde membrane de l'œuf, ne contient ni vaissceaux, ni nerfs visibles, Il se compose de deux feuillets très-étroitement unis et qu'on ne peut séparer que par parcelles. Les villosités qui recouvrent sa surface sont , d'après M. Bischoff, composéeà de filets très-déliés et de vaisseaux extrémement fins qui viennent de l'intérieur de l'œuf et qui rampent 2ntre les lames du chorion. L'auteur développe longuement cette opinion, qui lui est propre ; ce nt il avoue qu'il ne lui à pas été possible d'injecter ces vaisseaux ; oi même d'apercevoir nettement leur cavité sous ua fort grossissement.

3° Le chapitre LL est consacré à l'étude de la membrane moyenne, de la vésiculeombilicale, de l’allantoïde et de l'endochor:on de Burdach.

La membrane que M. Bischoff décrit sous le nom de membrane moyenne, n'est celle décrite par Haller , Hoboken et d'autres, comme l'allantoïide «st appelée pareux membrana media, à cause de sa position cotre l'amnios et leur chorion , et qui n'est autre chose que la

caduque, La membrane moyenne de ces auteurs est réellement le chorion , tandis que la membrane moycane de M. Bischoff est située entre

(1) L'analyse de cet ouvragg nous est communiquée par M. le docteur Lere-

boullet, de Strasbourg.

. Si où avait voulu observer Le réglement , nous devrions être en

M. Denis , de Commercy, ne se

aircir plus d'un point de l'histoire si intéressante médecin de Bonn, M, le docteur Bi-

que nous annonçons et dont nous allons chercher à donner une analyse succincte est le fruit des études d'un anatomiste conscien-

“sent le nombre des membranes qui entrent dans la composition de l'œuf humaio et à en donner des descriptions exactes, Dans tout le cours de son ouvrage r l'état de la science sur Le sujet dontiltraite, et il i r les

MÉDICALE du

ce dernier et l’amnios. Cette membrane occupe toute la périphérie de l'œuf , elle peut se démontrer sur toute espèce de délivre, et n'est pas même difficile à La.

Le plus souvent elle reste adhérente à l'amnios , quelquefois cependant au chorion ; c'est lorsqu'on opère la séparation en partant du cordun ombilical. Quand dans un délivre l'amnios est déjà séparée spontanément du chorion , il est alors facile de metire en évidence la membrane moyenne; il suffit d'étendre l'ampios sur un verre, de la soulever avec une pince, et d'en enlever un lambeau ; la membrane moyenne reste collée sur le verre, et peut de suite être placée sous un microscope. On peut même la séparer tout simplement avec les doigts. J'ai vérifié cette recherche conjointement avec M. le docteur Naegelé , fils du célebre professeur de Heidelberg, et en présence de M. A. Lauth, et nous avons obtenu des lambeaux très-considérables d'une membrane extrémement mince, transparente, d'un aspect brillant et vitreux. Sur us autre délivre j'ai pu détacher facilement avec les duigts la membrane moyenne jusqu'au cordon ombilical , et dans toute la péripbérie de l'œuf. M. Bischoff à examiné cette membrane au microscope sous un grossissement de deux à trois cents fois, et lui a trouvé une structure toute particulière. Les planches qui accompagnent sa brochure représentent deux petits Po ve qui offrent des stries nombreuses , droi tes, tortueuses ou ramilées , et qui se croisent irrégulièrement. C'est cette membrane que M. Velpeau décrit comme l'allantoïde chez l’homme, M. Bischoff cherche ensuite à s'expliquer l'origine de cette membrane ; il étudie pour cela la vésieule enbifieale, l'allantoïde et l'endochorion, membrane mentionnée pour la première fois par MM. chetet Burdach, mais envisagée par ces deux anatomistes sous des points de vue différens. Nous pe suivrons pas l’auteur dans ses dével intéressans; nous dirons seulement qu'il doute de l'existence de l’allantoïde chez l’homme, ou que, si elle existe, elle ne dépasse jamais la gaine du cordon ombilical ; qu'il n'a jamais trouvé entre l’amnios et le chorion aucun corps vésiculaire autre que la vésicule ombilicale , mais que celle-ci ne peut nullement donner naissance à la membrane ne, Ayant examiné avec soin un certain nombre d'œufs de la quatrième à La huitième semaine , M. Bischoff a vu entre le chorios et l’amnios une substance gélatineuse transparenle, parcourue par uu tissu excessivement fo. Il à constaté que ectte masse diminuait en proportion de l'accroissement de l'œuf; enfin , soumis à un fort grossissement , cette matière fluconneuse lui a paru très-riche en vaisseaux, qu'il soupçonne appartenir au système lymphatique. L'auteur ne doute pas que la membrane moyenne ne soit ce inême tissu vasculaire transformé eo membrane par l'accroissement de l'œuf et par le rapprochement de l'amuios et du chorion; les stries irrégulières dont il a été question plus haut ne seraient, comme le pense M, Bischoff, que des vaisseaux oblitérés

Dans le quatrième chapitre, qui traite de l'amnios, M. Bischoff parle d'une disposition particulière dont personne n'a encore fait mention. Si l'on examine au microscope la face interne de cette membrane , on la trouve couverte d’une couche épaisse de très-petits globules ayant environ le volume des globules sanguins de l'homme ; ils donnent souvent à la surface de l'amnios un aspect tout enr Quelquefois ces globules sont réunis par petits groupes disposés assez régulièrement et laissant entre eux des espaces vides. Ces corpuscules peuvent s'enlever avec le scalpel ; l'amnios devient alors plus lisse et plus tr renle ; ils sont cepe assez adbérens pour ne pas disparaître par k lavage ou E° le séjour dans l'eau,

+ Bischoff termine par un appendice sur la nutrition du fœtus , et par un résumé dans lequel il récapitule les poicts les plus importans traités dans le cours de l'ouvrage.

Nous ne saurions assez recommander l'opuscule de M. Bischoff , l'a nalyse que nous venons d'en faire ne pouvant en donner qu'une idée très-incomplète.

ESSAi SUR LA PARALYSIE DU PLOMB OE SATUANINE, par TaNQUEREL des Planches , D.-M. (Dissertation isaugurale.)

Pi con ge Ro que sem sur here er-agrs l'influence omb et de ses préparations , la coli e plomb à presque uniré-mn fixé l'attention des médecins. Ana, a à peine k l'on à étudié la paralysie qui reconnaît pour cause unique l'action des préparations de ce métal ; et l'auteur n'a trouvé aucun traité spécial sur ce sujet, pas même parmi lesnombreuses collections de thèses qui s'accumueat dans la biblicthéque de l'École de médecine, Ainsi le travail de M. Tanquerel est un travail original , et sous ce rapport mérite d'être l'objet d'un examen spécial. D'ailleurs , le nombre des sujets chez lesquels il a étudié la paralysie saturnine, est assez considérable relative-

ment à la rareté de cette maladie , pour que les inductions qu'il tire de ses propres observations méritent une haute confiance.

La mêmg incertitude règne sur Le mode d'introduction du plomb dans la paralysié saturaine , que dans la colique de plomb. Est-ce par l'absorption digestive, pulmonaire ou cutanée , qu'il pénètre dans l'économie ou par toutes ces voies à la fois ; c'est ce qui n'a pas été déterminé d'une manière positive, L'auteur nous apprend qu'il a tenté en vain plusieurs expériences sur des animaux vivans , à l'effet de produire artificiellement des paralysies saturnines. 24 grains de winium introduits chez un lapin, à la partie interne de la cuisse gauche, au-dessous de la peau qui avait été préalablement disséquée, puis 4o grains d acétate de

lomb à l'état liquide, injectés dans le tissu cellulaire sous-cutané du dos de ce même animal , n’ont point déterminé de paralysie saturnine ; il en a été de méme de quelques autres expériences. .

La paralysie saturnine est ordinairement annoncée quelque temps d'avance, par certains dérangewens des fonctions de l’économie, tels qu’un engourdissement , des picotemens ou des fourmillemens , une tristesse intellectuelle, des crampes ou un tremblement des extrémités , une faiblesse extraordinaire, Les auteurs rapportent ua certain nowbre de cas où la paralysie a dchuté soudainement, et méme n'a pas été précédée de la colique . plomb.

Parmi Les prédispositions, on n'a rien remarqué de constant : des sujets de tout âge, de toute couslitution et de tout tempérament, sont affectés de paralysie saturnine sans qu'on puisse savoir quelles sont les circonstances individuelles qui en unt favorisé le développement. La paralysie déterminée par le plomb est le plus souvent complète , la con- Eacttité des muscles est tout-à-fait anéantie ; quelquefois cependant , mais très-rarement, les muscles paralysés peuvent encore exécuter quel-

ues mouvemens obscurs ou incertaios. L'auteur der ici l'espèce

e contradiction qui se trouve entre son opinion et celle de la plupart des écrivains anciens et modernes, d'apr lesquels le mouvement des ies paralysées était diminué , mais jamais ou presque jamais complétement aboli. La paralysie nr ordinairement qu'un ou plusieurs muscles, ou bien un système de muscles d'un membre, les autres muscles non paralysés doivent nécessairement lui imprimer du mouvement, lorsqu'ils se contractent. Ainsi , le membre dont certains muscles sont paralysés, peut exécuter quelques mouvemens dus à La contractilité des muscles restés sains.

La paralysie saturnine se manifeste ordinairement par la seulemet du mouvement dans les parties affectées, tandis que la sensibilité y persiste sans altération, Cependant cette dernière faculté s'y trouve quelquefois affaiblie ou abolie, et plus souvent encore elle y acquiert un surcroît d'énergie ou un degré plus ou moins haut d’exaltation. Sur dix-sept individns observés par M. Tavquerel, il a trouvé la sensibi. lité intacte huit fois ; une fois elle était entièrement abolie , les masses musculaires, comme la peau, étaient complétement insensibles au toucher ; une autre fois , elle était diminuée ; enfin, il a rencontré sept fois la sensibilité exaltée.

Celte exaltation de la sensibilité devient quelquefois très-doulourense , et elle n'est pe uaiquement circonscrile aux parties paralysées. Très-souvent ces douleurs consistent en une sensation très-énergique d'un froid glacial ontinu , extérieur et intérieur, et qui est même appréciable au médecin ; elles sont soulagées par la chaleur et s'exaspi rent au contraire par le moindre courant d'air, le plus léger refroidissement.

La paralysie n'est pas également Tr dans toutes les parties du corps. Celle qui occupe les membres thoraciques est la plus fréquente de toutes; elle peut envahir tous les muscles d'un membre supérieur, ou bien n'attaquer que quelques-uns des muscles de cet organe. Dans le premier cas, lorsqu'elle est générale , il ÿ a presque constamment

onie ou au moins une difficulté notable de la prononciation. Chez

un malade, on a vu la perte de la mémoire et un état voisin de la folie; chez uv autre, il ÿ avait un état d'idiotisme presque complet. Lorsque la paralysie affecte seulement quelques-uns des muscies d'un membre, ele détermine des symptômes extrémement variés , suivant le membre et la position des muscles ra text Une considération importante qui ressort de l'examen des cas du dernier genre, c'est qu'on ne peut assiner d'une manière exacte la cause de la paralysie à une lésion particufière , spéciale, du système nerveux qui se distribue aux parties paralysées ; car alors on serait obligé d'admettre que, parmi les divers rameaux qui forment le tronc d'un nerf, ceux seulement qui se reudent aux parties paralysées seraient aliérés, ce qui n'est pas probable, La paralysie des membres inférieurs est nr plus rare que celle des membres supérieurs. Dans aucun cas, M. Tanquerel n'a observé de paralysie générale des membres abdominaux ; il a vu aussi que, dans vous 4 cas de paralysie des membres infér'eurs, les membres thora.

ciques étaient constamment paralysés ; mais alors les membres thoraciques étaicat devenus | aralytiques avant les supérieurs. La même considération ressort ici de l'examen des divers muscles paralysés que pe les muscles thoraciques : c'est que les mêmes nerfs qui avaient des

pas. Il paraît donc que l'on doit chercher ailleurs que dans une lésion, soit du tronc nerveux lui-même, soit de ses racines ou de la partie de la moelle d'où il tire son origine, la cause de l’atonie musculaire,

Lorsque la paralysie affecte tout un membre, elle commence ordi. nairement par les parties supérieures; ce sont les inférieures qui sont attaquées les dernières ; par exemple, pour les membres thoraciques, les muscles de l'épaule, puis ceux du bras, de l'avant-bras et L la main , sont successivement frappés de paralysie, de même pour les membres abdominaux les munte des cuisses, puis ceux de la jambe, du piedet des orteils deviennentsuccessivement inhabiles à se contracter. La maladie suit le même ordre lorsqu'elle marche vers la guérison, et ce sont d'abord les épaules, puis les coudes, les poignets et enfin les doigts qui sont délivrés. Il ÿ a pourtant quelques rares exceptions à cette règle générale.

L'histoire de l'anatomie pathologique de cette affection n'est qu'une suite d'erreurs ou de désappointemens et nous ne pouvons trop louer la manière ot 17 dont cette pus traitée par l'auteur. Il est pénible sans doute d'ère obligé d'avouer, après beaucoup de recherches, que l'on n'a pu d'écouvrir encore le caractère anatomique de cette maladie, mais nous préférons ce doute à l'empressement avec lequel beaucoup de pathologistes attribuent la maladie à la moindre lésion que leur fait Leica à l'ouverture du cadavre,

D'après ce que nous avons dit de l'impossibilité d'attribuer cette paralysie à la lésion des troncs nerveux, on prévoit facilement que l'auteur repousse A pp qui place le siége de cette maladie dans la moelle épinière. La nature de la paralysie saturnine nous est aussi inconnue que son siége.

De tous les moyens employés dans le traitement de cette affection , c'est, d'après l'avis de M. Tanquerel, la strychnine qui est le plus énergique et le plus sûr, soit qu'on l'admiaistre à l'intérieur, soit qu'on l'emploie dpt la méthode endermique ; l'électricité, les bains sulfareux qui ont eu des succès nombreux paraissent cependant le céder en efficacité à la strychnine.

L'anœsthésie saturnine ou la perte des sens par l'influence du plomb est beaucoup plus rare que la pre og saturnine ; jusqu'ici on ne connaissait que la perte de La vue et de l'ouïe que l'on pt rapporter à cette cause; M. Tanquerel rapporte avoir observé une anæsthesie cutanée due également au plomb.

L'auteur termine par Le récit de treize observations de paralysie ou d'anæsthésie saturnine ce travail remarquable par l'érudition qu'il à su jeter sur un sujet en apparence aussi rétréci, par l'instruction clinique dont il y fait preuve, et surtout par l'esprit philosophique qui parait l'avoir guidé dans toutes ses recherches.

SUR LA PATROGÉNIE DE QUELQUES AFFECTIONS DE L’AXE CÉRÉDRUsriNaL, elc.; choix d'observations prises dans l'hôpital de Bordeaux. Par L.-M. Rav, D.-M. P.

Cette dissertation contient quatorze observations qui pour la plupart, au moins , se rapportent à des affections céréeales 0 D des ir ar du système nerveux, et sont liées entre elles par des considérations souvent profondes et philesophiques, presque toujours originales ; mais qui, ayant toutes rapport à des maladies différentes , ne sont pas sus-

ibles d'être analysées ici. Nous serons donc obligés pour faire connaitre ce travail, qui mérite à juste titre d'être distingué de ceux du même genre qui chaque jour reçoivent les honneurs de la publication , d'indiquer sommairement le titre de quelques-unes des observations qui nous paraissent les plus remarquables.

La première observation a pour but de jeter quelque jour sur l'un des mystères les plus impénétrables de la nature, sur l'influence de l'hérédité, sur les sympathies qui existent entre des êtres humains reconnaissant la même origine el nés sous les mêmes influences; c'est l'histoire de deux jumeaux , descendans du poète Maifiltre, dont ils portent le nom, et qui présentent identité de mœurs, de penchans , de goûts, de jugement, cn même = qu'identité de conformation extérieure. Modeles d'amitié fraternelle , ils portent les bornes de cette dernière au-delà des bornes ordinaires. « Enclins à l'amour, dit M. Rey, ils se cèdent mutuellement l'objet de leur passion , en usant de supercherie, afin de faire croire à l'identité ; elle existait, en effet, cette identité : doués d’une organisation semblable , leur moi individuel devait se confondre ; il importait donc peu d'avoir affaire à Paul où à Julien, puisqu'a vrai dire il n'existait entre eux d'autre différence

que le nom. » Où trouverons-nous la cause de cette merveilleuse sym- pe que nous sommes arrivés à trouver dans ce volume de plus de pathie, de cette condescendonce et de cette fusion mutuelles? Serait-ce } 300 pages les élémens de l'exposition que nous venons de donner , que dans l'identité d'organisation organique? ou plutôt y aurait-il une fu- {nous craignons que quelques-unes des preuves sur lesquelles l’auteur à sion et une pénétration réciproque des deux moi individuels ? dû s'appuyer, ne nous ment échappé au milieu des détails de ce qu’il

La troisième observation , bien qu'incomplète, n'en offre pas encore appelle l'anatomie transcendante, et qu'il a à tort, nous pensons, accumumoins d'intérêt. C'est l'histoire d’un homme âgé de trente-cinq ans , | lés dans son ouvrage. entré à l'hôpital pour une maladie accidentelle et présentant une atrons considérable de toutes les parties du corps situées à droite de la igne médiane ; le crâne déprimé ; l'arcade arbitaire surbaissée ; l'oreille comme rangée ; la pommeite affaissée, l'œil phlogosé, etc. ; ni l'audition, ni la vision ne s'opéraient de ce côté; la contractilité et la sensibilité étaient

partiellement anéanties dumême côté, tand s que du côté gauche le déveoppement était complet et la sensibilité intacte. Que devient ici le phénomène des effets croisés, se demande M. Rey ; si, comme cela est très-probable, le défaut d'action etde développement du cûté droit tient à l'atrophie cérébrale, puis que cette atrophie existe aussi dn mème côté ; il est bien à regretter que M. Rey n'ait pas pu obtenir de renseignemens plus exacts sur l'époqne où à commencé à s'opérer cet arrêt de développement et sur les causes qui ont pu l'uccasioner s'il y en a eu d'appréciables,

A neuvième observation nous offre encore un intérèt assez vif. C'est l'histoire d'une vieille femme qui, à la suite d'une attaque d'apoplexie, ne conservait qu'une sensation très-obscure de l'an des deux côtés de son corps qu'elle considérait même comme un corps étranger. « Chez elle, pour nous servir de l'expression de l'auteur, le moi individuel paraissait appartenir an Îohe gauche et se 1éfléchir sur la moitié droite, 1l y'avait isolement mental des denx côtés ; la ganche était considérée comme étrangère au moi ! J'ai à gauche quelqu'un qui me gêne et qui est bien paresseux, » disait la femme sur le cadavre de laquelle on trouva le lobe droit du cerveau comprimé par un caillot volumineux,

L'auteur termine sa dissertation par trois observations de myélite etune observation d'empalement par la voie sexuelle chez unc jeune fille, et que la Gazvrre méDicaLe a dejà rapportée dans la dernière revue des journaux de médecine des départemens.

CONSIDÉRATIONS SUR L'APPRÉCIATION DE LA FOLIE, SA LOCALISATION ET SON- TRAITEMENT; Mémoire accompagné d'observations et d’autopsies. Par J.-E, Bernomwe , D.-M.

L'auteur de cette brochure , placé à la tête d'un établissement particulier et spécialement destiné aux aliénés , rapporte un certain nombre d'observations recucillies dans cet établissement et qu'il fait précéder de quelques considérations générales sur l'appréciation de la folie, sa localisation et sun traitement. Nous ne trouvons sous ces divers utres rien de très-remarquable ct qui mérite une altention spéciale. L'auteur, ilest vrai, parait persuadé que dans l'état actuel de la science on doit rapporter la folie aux lésions que l'on trouve si fréquemment chez les \sujets qui succombent après une aliénation de quelque durée ; mais il n'apporte aueune preuve à l'appui de cette opinion, qui a été celle d'un

rand nombre d'anatomo-patholugistes, et que beaucoup ont déjà abanonnée, et il ne résout point les graves objections, jusqu'ici sans rénse, que l'on a élevées contre cette opinion et que nous n'avons pas esoïn de rappeler ici. La folie dépend constamment, d'après M. Belhomme, d'uve inflammation aiguë ou chronique du cerveau et des méninges où d'une névrose cérébrale. Nous aurions désiré trouver ici l'indication des lésions qui appartiennent à cette troisième espèce de folie,

L'auteur est tellement convaincu de l'exactitude decettelocalisation de la folie, qu'il propose de donner de nouvelles dénominations aux princi-

aux phénomènes de l'aliénation mentale, et uniquement fondées sur eur localisation, et nous voyons arriver successivement les mévingocérébrites aiguës on chroniques, les névro-patho-gastro-utéro-cérébrales et autres dénominations dont la longueur et la bizsrrerie ne sont pas le moindre défaut. Nous trouvons à l'article du traitement quelques détails intéressans et preu conons sur plusieurs des établissemens consacrés en Angleterre au traitement d's aliénés.

ere Re Er ea | Le la physioogie, la pathologie , l'anatoinie pathologique et la thérapeutique , di de ve Jet Lois de per pre ir par E Patux s D.-M.

Nous ne critiquerons pas le titre de cet ouvrage, qui ne présente aticun sens à l'esprit, pensant que l’auteur a voulu dire phitosophie de la thérapeutique , ce qui n'est pas la même chose que “rent 2 ie thérapeutique , et arriverons immédiatement à l’objet de l'onvrage , qui est d'établir les lois de la thérapentique sur le développement régulier des anes et l'exercice normal de leurs fonctions, Ainsi, pour M. Patrix, dont les idées rappellent les croyances d'une évole célèbre, l'acte imaladif est une fonction dont on peut suivre Les diverses phases comme on suit celles du développement de l'embryon, et, bien plus, offre-t-il des périodes qui correspondent à l'apparition des divers systèmes organiques chez ce dernier. Ainsi, de mème que chez l'embryon les cordons antérieurs de l'axe spino-cérébral sont formés de la quiozième à la vingtdeuxième heure de l'incubation , de même la première période de tout acte maladif commence par le système nerveux. La circulation commence à s'établir vers la treotième heure, de même encore la seconde éniode d'une maladie n'existe que dans le système qui a été formé le second (le système vasculaire), comme la troisième période de tout acte maladif se passe dans les organes sécrétoires dunt là formation ne vient qu'à la suite du système vasculaire, ou en troisième ligne. D'après M. Patrix, il n'y a pas de quatrièine période dans les maladies spontsnées , et il ne peut y en avoir , puisqu'il n'y a plus de système organique qui puisse en ètre le siége. L'acte fébrile , qui est pour lui comme le type en abrégé de tout acte maladif, lui offre une application facile de ces rapprochemens. Une fois ceite donnée établie, il reste encore à en trouver l'application à la thérapeutique ;, que l'auteur regarde comme facile et mème philosophique ; car si chaque période de l'acte maladifl|nature, la température et les autres propriétés Cr et physiques se passe spécialement dans un système organique particulier, on devra||des eaux minérales de cette ville, jadis la capitale du Bourbonnais ; Le combattre pendant chaque période par les moyens qui s'adresseront à ||tel est le projet que semble s'être proposé M. le docteur Faye, et qu'il a ce système, rempli de la manière la plus convenable. La description de la source et Nous venons de résumer aussi brievement et aussi clairement qu'il ides conduits des eaux , celle de l'édifice thermal et de l'hôpntal, la masous a été possible l'idée qu'a développée M. Pauix dans le volume Ünière dont sont administrées ces eaux en boisson, en bains, en douches, que nous avous sous les te , mais qui y est comme cachée suus une || l'indication epfin de la saison à laquelle il convient de les prendre, coméruditiou prulise, sons des citations souven déplacées , sous un style! plètent cette petite notice, qui trouvera sa place dans tous les recueils obscur et trop souvent inintelligible. sur les eaux minérales et dans le bagage de tous les baigneurs qui iront Nous n'examinerons pas le mérite de cetie methode nouvelle : elle} visiter Bourbon-l'Archambault. sort trop de nos idées habituelles pour que nons prononcions sur le pole Pts sur lequel elle est basée ; et d'ailleurs c'est avec tant de Le Rédacteur en chef, Jures Guénix.

DU TRAITEMENT MÉDICAL DES CALCULS URINAIRES, ET PARTICULIÉ- REMENT DE LEUR DISSOLUTION PAN LES EAUX DE VICHY LT LES BICARBONATES ALCALIXS ; par Ch. Pervr, docteur en médecine, inspecteur-adjoint des eaux de Vichy.

C'est an moment de l'onverture des établissemens d'eaux minérales qu'il est le plus important de rappeler leur icfluence bienfaisante , les rincipales n rictés par lesquelles chacune d'elles est remarquable, Le eaux de Vichy jouissent depuis long-temps d’une renommée qu'elles paraissent n'avoir point vsnrpée, dans le traitement des calculs urivaires, et la brochure de M. le docteur Petit, qui présente un résume assez exact de l'élat actuel de nos connaissances sur la composition des calculs urinaires , comme sur le traitement médical qui leur est le plus approprié, en même temps qu'elle fait honacur aux connaissances de son auteur, mettra aussi les personnes incertaines sur les eaux qu'elles doivent préférer, à mème de juger si celles de Vichy leur conviennent. Nous n'oublisrons pas, avant de terminer ectte courte notice, d'indiquer une amélioration qu'annonce M. le docteur Petit dans l'établissement de Vichy pour la saison prochaine ; c'est l'engagement qu'a pris le fermier de cet établissement de tenir chaque jour à la disposition des imalades de l'eau de Vichy mousseuse qui parait être plus efficace, surtont dans les cas de calculs de phosphate de chaux.

NOTICE SUR BOURGON-L'ARCRAMBAULT ET SES EAUX THENMALES ET minéaaLes , par M. Fare, D.-M., médecin-inspecteur.

Donner dans un cadre aussi resserré que possible une note historique et statistique sur Bourbon-l'Archambault; faire connaître l'origine, la

PARIS, — EVEBAT, IMPRIMEUR, HUB DU CADEANX, N° 410. :

on

La Gausrre wéoicaue ne Pans {Gazette de santé ét Clinique des hépitanx réunis } parait tous les samedis de chaque semaine; chaque numéro est Éomposé de 16 pages in-4°, 82 colonnes , et équivaut à 6 fesiles in-8”. Le prix d'abonnement est poor Paris et les Départemens, de 40 fr. par am, 20 fr. pour 6 mois,

et 10 fr. pour trois mois. Pour 4 Octobre. — On s'ahonne à Paris, au huresu du Journal, rue Poissouniere reçoit que des lettres affrenuhres,

AVIS A MM. LES SOUSCRIPTEURS

MM. les souscripteurs dont l'abonnement expire à la fin de juin sont priés de le renouveler s'ils ne veulent pas éprouver d'interruption dans l'envoi du journal. Peur ne pas être exposé à décompléter les collections, aucun numéro ne sera adressé aux abonnés qui n'auraient

pas donné avis de leur renouvellement avant le premier numéro de juiller.

SOMMAIRE

Memoire sur Famputation du col de l'utérus. — Revue des journaux de médetine alleasands : De L'éflicac.té du sulfate de cuivre contre le éronp, — De la vateur des symp'ôm s gépérelemrent rcounus comme pathognomotiques du crop. Appel aux médecins dé l'Allemagne. — Sur le caraetére actuel de la petitevérole. — Obscrrations de médeuine, de chiturgse et d'acrouchement. — Re cherches sur la pathutugie et le diagnostic, — Ohbsrecatious et considérations pratiques. — Ohwrvation de séparation srtiGcielle des os fractnrés et vicensement consolides. — Académee des sriences, sésmec die 46 join 4834. — Gh:}, servalions sur l'emploi de ln roux tomique dons be traitem nt de ba paralysie |

ds wenires iuferieurs — Sur l'emploi du chlorure d'oxide de sodium contre | des fièvres totérnutivotes. — Sur bc nouveau procédé de berniotontié proposé || par M. le docteur Collicx. — Analyse d'un ouvrage intitulé : Physiologie et | hygiène des hommes livrés aux travaux de l'esprit. —Concours pour une chaire | de pathologie euterne. — Sur quelques mesures tendant à remédier aux ohstacks qui menacent d'entraver l'étude de l'anatomie 5 Paris, — Nouvest projet de réorganisation médivale.

feuilleton.

Page 1