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"4" quels sont les remèdes qu'elle réclame ; 4" en quoiceux qu'on a }

l'Étranger 44 fr, Les abonpemens ne peuvent dater que du commencement d'un trimestre, 4° Janviér, 4% Avril, 4° Jaillet,

n°5, et dans les déprtémens, chez Lond les Directeurs dés postes. — On ne

CHIRURGIE PRATIQUE

MÉMOIRE SUR L'AMPUTATION DU COL DE L'UTÉRAUS, par M. J. Lasrnaxc, chirurgien en chef de la Pitié, etc. ; lu à l'Académie des sciences le 2 juin 1834.

$ D. — ConsiDÉaATIONS GÉNÉRALES.

Aune époque, malheureusement trop rapprochée de nous, une rande obscurié régnait encore sur l'histoire des maladies de l'utérus. Tantôt elles étaient entièrement méconnues ou négligées, comne de trop ee ioconumodités, tautôt, au contraire, on les tonsidérait, quand elles étaient us peu développées, comme essertiellement mortelles. C'est alors que les médecins, frappés de l'impuissance de l’art , étaient forcés de se retrar.cher dans le dunaine des inoyens palliatifs ; ils voyaient toujours leurs malades succomber en proie à tout ce que la douleur iwontre de plus affreux. Mais, depuis quelques années surtout, les recherches nombreuses d'anatomie pathologique et d'anatomie chirurgicale ont jeté un grand jour sur cette partie jt ter de la pathologie. Les muyens d'exploration sont devenus et plus nombreux ct plus certains. Les causes des affections de l'utérus ont &té recherchées atec un soin el une attention dont on a bientôt recueilli les heureux résultats, On a démontré, par exemple, et l'expérience a sanctionné ces faits, que , dans la plupart des cas, les écoulemens blancs, les pertes wtérines rouges, les prolapsus de la matrice n'étaient point des maladies essentelles , comme on l'avoit cru jusqu'alors, mais bien des symptômes d'altérations plus ou inoins profondes des tissus de l'utérus. Par un esamen pius rigoureux des signes des altérations de ces tissus, on est parvenu à établir des distinctions nouvelles , à prouver par

l'anatomie pathologique et par la thérapcutique que besucoup d'entre

elles étaient moins graves qu'on ne l'avait pensé et que souvent elles

des anwliorations particalières propostes par l'Atadém'e et sanctionnées par la géaéralité des médecins, me parait avoir l'avantage de remédier au mosl dans sa tause, Pour procéder avec ordre, je va s irdiquer rapidement 4° cn quoi consiste le malaise de la profession médicale actuelle; 2° quelles en sont les canses ; usqu'ici sont insufGssns; 5° comment be système que je veux y substituer ést rh avantsgeus ; 6” dans un dvemier poregraphe j'examinerai et discuterai les inconvéuicas qu'on pourrail trouver à l'apphicetion de mon projet, ainsi que les principales objections qu'il sersit dans le cas de soulever,

$ EL — La profession médicale est dé onséderée, et n'offre plos sux médecins qué des ressirees insuffisantes Sous Re rapport matériel comme sous de v6rt moral, elle est congdérablément déchoe de ce qu'elle était aupararant ; ifest mn le d'entrer dans de grands déveboppences pour prouver la vérité de res deux asserlions, et jé saisis cit occasion pour dire que , toutes les fois que j'émmettrai dans rette note quelque proposition qui me poraltra susceptible de se passer de commentaires, je la donwerai comme mu principe dont les preutes sont implicitemeut renfermres dans son énoncé, su moins anjourd hui que tous kes médecins on loog-temps réflchi comme moi sar ke sujet qui mous occupe,

Je disais done que la proles-ion médicale, moralement comme matériellement, est dans uu état de souffrance incontestable ; que la profession n'est plis suff-

syhème de réorganisation qui nous est propre. Nous d'y avons rien changé, el! samment considérée ; qu'elle offre trop juu d'avantages pour dedommager nous Le publions tel qu'il a été lu devant ls commission, méme avec ses néghgences ! des sacrifices et des peubes qui en sont inscparables , «t pour procurer à ceux qui de rédaction. Ls scale objection qui ait été faite contre son adoption, €'est {la pratiquent une exitenre honorsble, Dire d'une part que la profession médicale qu'il est trop en opposition avec les id'es actuelles, et qu'ilne sers applicable nest plus comptée pour rien quand il est question d'en ap rérver vabnériquement que dans quelques dixaines d armées, Les lecteurs jugeront la valeur, dons on contrat de mariage , par exemple ; ajouter de l'autre que Les

n'étaient ni carcinomateuses , ni même squirrheuses ; que presque tou- temps une inflammation profonde dans le bassin. Le col de l'utérus jours elles débutaient par un état très-simple et qu'attaquées à une épo-létant assez malade pour qu'une opération soit indispensable, le corps que qui n’était pas trop éloignée de leur début , on ne les avait presque | de la matrice devient plus volumineux ; j'en ai eu la preuve par l'antopjamais vues encore, à l'hôpital de la Pitié, résister aux moyens de trai-Ü sie sur quelques femmes mortes peu de temps après l'opération. Je me tement noubreux dirigés contre elles, suis assuré que quand, dans les cas que je viens de citer, la matrice Depuis, eu effet, qu'un très-grand nombre de femmes sont sorties }n'étit pas doublée de volume , il ne s'agissait que d'une hypertrophie guéries de notre hôpital sans avoir été opérées, les malades viennent} simple , qui ne devait pas arrêter le praticien. Ge principe à été sancplutôt nous demander des soins ; et, au licu de faire, comme il ÿ a quatre tionné plusieurs fois par l'expérience à l'hôpital de la Pitié. | où cinq ans, quinze amputations du col de l'utérus par année, à peine] 5° L'utérus est-il plus volumineux que dans les circonstances ci-desen pratiquons-nous maintenant une ou deux. Nous devons ajouter que sus indiquées? Nous croyons que, si la maladie existe presque sans le nombre des malades à tnujours été croissant. douleur , il n'est pas certain qu'un ait à combattre un cancer , ni même Cependant, nous l'avons dit, il est des exceptions ; il n'est pas de Jun squirrhe, et qu'en parcille occurrence, par cela mème que les femméthode qui n'échoue quelquefois, C'eit alors que, comme derniere res-| mes, de l'avis de tous les médecins , sont vouces à une mort certaine , source, l'amputation du col de l'utérus devra être pratiquée. Tous les} on doit tenter l'ablation du col de la matrice; je l'ai vue réussir. L'augchirurgiens savent d'ailleurs he est grand nombre de femmes qui ,|meotation du volume de l'organe était constituée par l'engorgement par pudeur, se refusant à l'examen nécessaire, laissent marcher leÏ blanc simple , qui se dissipa après l'opération ; mais, avant de recourir

asset loin pour qu’une opération devienne encore indispensable ; je à ce moyen extrême, il faut essayer, ce qui nous a réussi plusieurs pour 7 pe P l ; : ,

dois le dire, malgré que Les idées nouvelles sur les maladies de l'utérus aient déjà plusieurs fois été publiées, les erreurs anciennes sont tellement enracinées, que beauconp de médecins restent trop souvent tranuilles spectateurs des progrés du mal; heureuses sont alors les malaes s'il n'a pas fait des progrès qui le mettent au-dessus des ressources qu'offre encore l’opéraion.

$ IL — Inpicarions £t conTRE iNpicarionws.

Nous allons examiner les cas dans lesquels on devra tenter l'amputation du cul de l'utérus :

1° lorsque le cancer est bien caractérisé et qu'il est assez profond pour qu'on ne puisse pas essayer la cautérisation.

2° lorsque la maladie ne s'étend pas au-dessus de la partie supérieure de l'insertion utérine du vagio.

fois, de ramener le corps de la matrice à son état presque normal.

G° Une question d'une grande importance doit fixer tuès-spécialement l'attention du chirurgien : le cancer de l'utérus est celui qui produit le moins suurent des engongemens sur les organes qui l'avoisinent.

Depuis long-"emps Bayle a signalé ertte circonstance, que nous avons vérifiée et qui vient à l'appui de cette idée, que les maladies de l'utérus sont mvins souvent carcinomateuses qu'on ne le pense généralement; c'est encore par ce beau fait d'anatomie rar nn qu'on explique pourquoi , quand on enlève par notre méthode le cancer du col de l'atérus et une certaine quantité de lissus sains qui environnent ; 00 obtient des succès beaucoup plus nombreux que quand l’ablation des carciuômes est pratiquée sur d'autres localités. Rs

7° Est-il besoin de rappeler ici que nous avons prouvé ailleurs par l'anatomie pathologique et par la thérapeutique, qu'une tumeur qu'on

3° quoique l'existence du carcinôme ne soit pas bien constatée, je! croyait carcinomateuse dans toute son étendue , ne l'était souvent que se qu'on doit encore opérer, si la sanié générale fléchit tous les! dans son centre? De là la possibilité de la réduire souvent des deux Jours davantage; si les autres moyens SRE Enr né guérissent | tiers ; l'expérience a sanctionné ces faits. | pas la maladie ou ne l'amendent point, et s'ils ne l’empéchent pas] 8° Est-l permis d'opérer quand un engargement à double le volume imème de faire des progrès qui menaceat d'enlever tout espoir de guc-|| des ovaires? L'un des membres de cette Académie, M. Larrey, nous a rison. montré une malade sur laquelle il a réussi. Notre pratique nous a fout ni Ne sait-on pas d'ailleurs qu'il est des ulcères non-carcinomateux de | un fait de ce genre. la jambe, qui par leur influence extrénement délétère sur l'économie , 9” Les chirurgiens rejettent en général l'opération du cancer ; Jorsexigent le sacrifice de ce membre? Pourquoi des ulcères simples de la qu'il existe autour de lui des ganglions lymphatiques enporgés qu'on matrice n'auraient-ils pas cette même influence sur la constitution de laf ne peut pas enlever. Des observations de Desault, de Sæmmering, femme? L'utérus exerce des sympathies beaucoup plus grandes sur | sont en opposilion avec ce préceple , quoiqu'on ne possédät pas , à l'étous les autres viscères. ue où ces grands hommes ont écrit , les idées thérapeutiques que L'expérience a démontré que des ulcérations simples, non carcino- | l'art applique maintenant aux indurations. | mateuses, de l'utérus, pouvaient ètre mortelles pt on ne les enlevait| Dans nos sciences comme en beaucoup d'autres choses , c'est parce point. | qu'on ne sait pas établir La distinction des cas , qu'on donne dans des 4° On conseille généralement de ne point opérer toutes les fois qu'illexagérations. Si ces gangtions Dore sont peu nombreux » réexiste de l’engorgement sur le corps de la matrice; je crois que cette lcens, peu volumineux , non adhérens ; nous partageons l'opinion des opinion est trop exclusive. Je vais soumettre à l'Académie les argu-} deux hommes distingués que nous venons de citer. Lorsque la Faculté mens qu'en peut lui opposer. de médecine de Paris nous chargea de faire la clinique externe de per- Les accoucheurs ont démentré que, dans les cas mème de grossesse! fectionnement , nous monträmes à l'Acadénie royale de médecine une extra-utérine, la matrice offrait ordinairement le double de son vo-! malade sur laquelle, en suivant les préceptes que nous adoptons , nous lume; j'ai vu les mêmes résultats quand il avait existé pendant quelque! obtinmes le plus heureux résultat,

cinq sixièmes des médecins de Paris gogaent tout au plus de quoi ponrvoir à leurs Î je puis bien omettre nominalement , se résolvent dans le trop grand nombre des dépenses les plus nécessaires, c'est énogcer les deux faits Les plus caractéristiques À médecins par rapport à la population , et dans l'insuftisance de lumières d'une de ta double déchéance de l'état de méderis en France, partie d'entre eux. Îl est inutile de donner à cette proposition les développemens 1. — Les causes du malaise médieal sont multiples et de différens ordres : | que chacun peut prévoir. te mais toutes dépendent de deux causes principales que j'appellerai causes primor- € IL. — Une fois les causes connues, le remède est fac le à indiquer : mais il diales. Les autres, engendrées par celles-vi, n'en sont que des effets deveuns cau- | n'est pas aussi facile à appliquer; l'indication seule st précise ; mais le moyen de + ses à leur tour. » tire ee l'est pas. Ainsi on peat dire tout d'abord qu'en Hœitant le nombre des Les premières sont : 1° le trop arand nombre des médecins par rapport à la po- Ÿ médecins d'one part, et de l'autre eo ne faisant que des médecins capables et lation , sombre illimité, et 2° le grand nombre de médecins peu capables et liastruits, 00 aurait résolu le problème, Qui ne voit, en effet, qu'avec un sombre instruits. La première de ces deux causes amème les spéculations du char- {limité de médecins, et de médecins très-capables et Lrèsinstruits, il n'y aurait ns le rabais des soins, la concarrence, l'eavie , La jalousie entre les Ë plus de chatiatans, il n'y aurait plus de coneurrenee hostile ; car chacug trouvepariies. La seconde, où défaut de capacité et d'instruction , diminue l'au- | rait à vivre , et à vivre honorublement. Qui ne voit ensuite que les médecins sans torité du médecin et la valeur morale de ses services. J'ajouterai en dernier | effort de corporation se trouveraient intellectuellement associés? il n'est parbelieu que ke defaut d'asociation et de ralliement qu'on a justement signalé || soin d'ajouter que 13 où il n'y aurait plus de rabais, de basses spéculslions , de vomme une des causes de la déchéance de notre profession, est elle-miae ane |'coficurrence envieuse et de rivalité jalouse , 11 y aurait ho ur. éstinre et profit conséquence du trop grand nombre des médecins , et de l'incapacité où du peu | pour lous les membres exerçant là profession d'une manière également digne et d'instruction d'une mulitude d'entre eux. Qui ne sait en effet que, là où il n’y au- légalement wie. Mais comment réaliser ce remède dont la théorie promet tant rait que des homes instruits ct en nombre proportionné aux besoins , l'associa- |d'eficacité, mais dont la pratique parait d'abord , sinon impossible, au mo ns ar

tion serait tonte naturelle; mais elle serait inutile, car chaque individu serait ap D ripathique à nos mœurs et à nos idées de liberté; c'est ce que je montrer.i plus has. précié ce qu'il vant, et les services de chacan payés comme ils devraient l'être, Le} 11 me suñit pour le momeat d'avoir moutré à côté de l'indication le moyen à ca défaut d'association n'est donc lu-méme qu'une cause secondaire qui oait des! player pour la remplie. Voyons maintensut ceux qu'on à proposes ju Ke ie deux esuses primordialus, Cr qui le prourerait encore au besoin, c'est que la consi- | IV. Et d'abord en cequi coucerac lapremière desdeux causes signalées, on n'a dératioa et La valeur de la profesion pourraient être rétablies sans qu'on dût | ricu fait pour en anéantir ou méme cn atténuer l'effet, On a proposé la suppression avoir recours à l'association, Résumant ce qui précède, je dirai que loutes les | du grade d'officier de santé :il ay aura plus d'officiers de santé, mais il y aura augcanws qu'on à awigutes au malaise actuel de la profession médicale , causes que À mentation dans le ombre des médecins, La difficulte des épreuves pour Les re-

10° Toutes les fois qu'un viscère est malade , l'art commande de ne

iat opérer avant que ce viscère ne soit revenu à son état normal; mais ls maladies de l'utérus exercent plus spécialement leur sympathie sur le thorax , et les malades sont fréqueminent tourmentées por de violentes palpitations du cœur. S'agit-il alors d'un état nerveux de ce viscère ou bien d’une altération de son tissu ? le diagnostic me paraît bien difficile à établir , au moins dans beaucoup de cas ; car les hommes qui se sont le plus occupés de l'emploi du sthétoscope, restèrent dans le doute pour un fait de ce genre à l'hôpital St-Cüme , où je les avais priés de venir m'aider de leurs conseils. La femme fut opérée : elle guérit. Elle a même depuis accouché très-heurcusement.

L'étendue de ce mémoire ne me permet pas de traiter l'hérédité du cancer et la diathèse cancéreuse.

Nous devons maintenant décrire l'ampatation du col de l'utérus; mais avant tout prouvons de nouveau que, dans l'état actuel de nos sciences, la médecine opératoire est essentiellement basée sur l'anatomie chirurgicale,

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