DE L'EFFICACITÉ DC SULFATE DÉ CUIVRE CONTRE LE CROUP
La découverte du sulfate de enivre comme rembéde contre le croup est, sans contredit, ne des acquisitions les plus précieuses de la théra-
utique moderne, Aussi M. Hufeland se félicitest-il d'avoir appelé Fenestion des médecins sur ce nouvel agent médicamenteux contre cette terrible maladie, en ouvrant les colonnes de son journal aux importantes publications de M. Hofinaon, qui en à parlé le premier, Le présent article contient deux nouveux mémaires sur ce sujet. Le professeur de Berlin engage à cette occasion les praticiens à continuer leurs br hr afin de fixer d'une manière irrévocable le mérite curatif du sulfate de cuivre ; il désirerait le voir substitué au calomel, considéré jusqu'à présent comme le seul moyen de salut contre le croup , quoiqu'il ait cchoue dans un grand nombre de eas et que son influence f4cheuse sur l'organisation tendre et délica'e des enfans ait souvent été constatée,
Le premier des mémoires dunt nous venons de parler à été trouvé dans les papiers de feu le docteur Serlo de Crossen, et publié par son frère.
Après quelques considérations générales sur la difficulié du traitement de certaines inflammations caraclérisges par une tendance à l'exsu. dation lymphatique telles que l'hydrencéphale, Ja pétitonite pure rpérale, le croup, cle, aiosi que sut l'insuffisance des antiphlogistiques proprement dits dans la cure de ces maladies, l'auteur parle du croup en particulier et des différens agens thérapeutiques employés dans le traitement de cette alfection.
Parmi ces derniers, il cite les sangsues , le calomel , mais principalement les vomilifs , après l'administration desquels il à presque toujours vu disparaître les accidens les plus alarmans. Cependant tons ne méritent pas le même degré de confiance : ainsi le lartre stibié n'a un effet ni assez prompt, où assez sûr, el il perd de sa force vomitive, lorsqu'il à été donné plusieurs fois de suite, L'ipécacuanha est difficile à faire avaler aux enfans à cause de son trop grand volume nécessaire pour produire l'effet qu'on désire ; de plus, 3l est à craindre qu'à cause de son action irritante, il n'augmente encore l'érétisme des parties enflammées. Néanmoins c'est à es deux substances que s'en tint le doc. teur Serlo, à defaut d'agens plus énergiques , jusqu'en 1823, lorsqu'à cctie époque il eut à traiter une petite file atteinte du croup, pour laquelle il avait € suisé, sans sticrès, sangues, calomel, tartre stibié, vésicaloire , elc. Fous les signes de l'exsudation existaicut déjà, et la maladie menaçait de passer à la période de paralysie. Un vomitif éncrgique seul pouvait sauver la petite malade, «est alors, ajoute le docteur Serlo , que j'eus rrcours au sul£ite decuivre que je venais DA ed ü connaître per la lecture de l'excellent travail de M. Hofinann. Je l'admi. nistrai à la dose de 4 grains, à prendre en une seule fois; 5 minutes aprés l'enfant fut prise de vemissemens trés-furts qui se répétèrent à trois reprises, et rendit une quantité assez cut sidérable de concrétions mewbrainenses : aussitôt les accidens cesserent comme par enchantement et au hout de quelques jours, l'enfant, que l'on avait eru perdre, se ré. tablit enticremnent. | |
Enhardi par cesuccès, ledocteur Serlo continua à donner le sulfate de cuivre toutes les fois que Le vomitifetait indique : mmais 1Ù avait soin dans chaque cas de fre précédir son administration par une application de
pes
|sangsues ; le calomel, auquel il resta fidèle encore pendant quelque temps, fut abandonné plus tard, parce qu'il crut remarquer que lorsique fa maladie n'était pas enrayée pour ainsi dire par les sangsnes et Le \vomitif, il ne fallait pas attendre de grands effets des mereuriaus. L'auteur à eu tellement à se louer de la méthode de traitement consallée par le docteur Hofimann , que , sur 4o à 50 malades atteints du croup {ebez lesquels il A ges , 4 seulement ont suceombé, et encore chez 13 de ces derniers le sulfate de cuivre avait été administré trop tardet ichez le quatrième, les parens n'avaient point suivi avec exactitude l'or- ‘donnance du médrcin.
| Le docteur Serlofajoute à son mémoire, comme preuves des bons effets qu'on peut retirer du sulfate de cuivre dans le traitement du crunp, ‘9 observations choisies dans sa pratique, où ce remède fut constamment \donné avec le plus grand succès.
Comme ces observations se ressemblent à peu près toutes, tant pour les symptômes que pour la manière dont le remède a été administré, nous nous bornerons à une seule, la première qui nous offrira tous les détails intéressans à convaitre,
CAS DE CROCR CUÉRI PAR LE SCLPATE DE CUIVAF.
Ons. — Le 28 février, à 9 heures du soir, Le docteur Serlo fut appelé en touie hâte auprès d'on enfaut de quinze mais qui présentait Lous Les symptômes do croup : tète renversée en arrière pendant le sommeil; respiration inégale, oppressée, sans étre précipitée, s'accompagnaut d'un son analogue à eelui d'une cure d'iasirumenl en vibralion ; voix et toux rauques ; bruit de sifflement à chaque inspi ralion , enfio menaçant de suffocation,
Or applique de suite 6 sangsges le long du vou depuis le larynx jusqu'au ster. Enr ; aprés leur chute, qui fui suivie d'un écoulement de sang assez abondant, on fit prendre un ment ler de sulfste de cuivre trois grains et de sucre six grains, Dés prudaot les sangsues l'enfant avait commencé à rendre quelques mucosités ; mais après l'administration du sulfate de cuivre il survint des vomissehd très forts par lesquels il rejets de nouveau et en ahoudsnce des matières muqueuses épaisses el visquenses, Le remède fulcontinué de deux en deux heures \à La dose d'un quart de grain sur cuaq grains de sucre; à chaque dose il se mani- {festait de nouveaux vomissemens avec rejet des mimes maliéres. Les poudres furent répétées le lendemain avec le méme résultat : dans l'intervalle, la respire. De était devenue plus libre, plus égale, et Le petit malade avait goûté d'un peu Lde repos; dans la matinée du 1° mars il ne restait plus que de l'eurouement ; la tous quoique sèche et encore un peu rauque était devenue moins sifflante ; mais vers une heure le vomissement avant cessé , la respication desint de nouvean plus 'agilée, Le pouls plus rien et et la toux plus inquiétaute ; où insista de nonvesa sur l'adminisiration régulière des poude. « vomitives; et on fit apgliquer un véaiicatoire à La nuque. Vers Le soir Le vomissement était rereou et avec lui unc nouvelle l'amélioration des symptômes.
Dans la matinée du 2 mars (7° jour), l'enfant avait eu une selle bleie-veniätres les symptômes avaient continé à s'amender; le soir il me restait plus que de ls \loux et un peu d'enrouement ; on prescrieit soufre doré d'antimoine , extrait de jusquiame as nn grain eau de Meurs de tilleul, sirop de séaéga ana uoe démi-once; |à prendre par cuillerée 3 caf, | Cette potion fut cuutinnée pendant quelques jours ; dès be $ murs (4 jour), la loux devenue de moins en moins rauque, comments à se détacher ; et le 4, tout danger avait disparu et l'enfant catrait en conval sente.
Aux faits recueillis par son père, M. Serlo june ajoute le fruit de sa propre expérience. Depuis huit aus qn'il lui a succédé dans la pratique LA la tuédecine , 11 a eu occasion d’oliserver 8 cas de croup , qui tous ont été guéris par l'emyiloi du sulfate de cuivre, Dans 6 cas, 11 à fait adininistrer de prime abord, sans application préalable de sangsues, le sulfate de cuivre , une première fois à la dose de x à 4 grains, et ensuite toutes les deux heures, à la dose d'un quart de graio à un deri-grain. Dans les deux autres, il appliqua une fois, sur un enfant ide 4 ans, 4 sungsues , et une autre fois, sur un malade de 6 mois, à sangsues, | | |
Le second mémoire est du decteur Malin de Cottbus, et traite de la nature du croup ct des indications du sulfate de cuivre
Dans ce travail, Le docteur Malin se livre d'abord à quelques considérations suz la nature du croup et Le genre d'inflimmation qui curactérise cette maladie, Pour lui, truis élémens mothides constituent la phlogose : l’altération du sang, l'ivritabilité augmentée des artires et L'ivritation des nerfs, et le caractère de l'inflammuation change slon que l'un de ces élémens prédumine sur les autres, Ainsi, dans le sa , sont principalement le sang des vaisseaux capillaires et les nerfs dn a lrvnx et de la trachée-arière qui sont affectés. Ces nerfs se trouvent, dans cc cas, dans une sorte d'autagonisine avec les nerfs de l'estomac ; telle que la sensibilité des premers ne peut être exalice qu'aux dépens lde la sensibilité des seconds, {| Après cette explication théoriqne de la nature de la maladie ; que l'auteur croit pouvuir déduire de l'observation des phénomènes maurbiides qui constituent cette dernière , il passe rapidement ea revue læs différens moyens qui ont été recommmandes contre le croup. Aux vœmitifs es appartient , selon lui ; le premier rang, et parmi eux an sulfate
RE
de cuivre. En effet, ajoute t-il, ce remède affecte et irrite plus vive-|| pour se livrer avenglément aux spéculations systématiques ; ce reproche
ment que tout autre vomitf l'estomac; il agace et stimule plus fortement ses nerfs, et abaisse aiosi la sensibilité exaltée des nerfs du Iarynx et de la trachée-artère ; il va donc droit à Ja cause du mal. De plus , il n'y en a point duot l'effet suit plus prompt et plus sûr.
La dose de ce méd'cameut varie selon l'âge des malades, le degré de la maladie, la force et la fréquence des vomissemens qu'il provoque.
Chez les enfans de 6 mois à 1 an, on commence par un sixième de grain que l'on donne de deux en deux heures , et l'on monte jusqu'à un quart, un tiers de grain.
Chez des enfans plus âgés, on débute par un quait de grain et l'on va jusqu'à 1 grain. Cette dernière dose a constamment sufli à l'auteur dans les cas les plu graves , et même chez des enfans de 7 ans.
La forme 14 plus ordinaire sous laquelle on l'administre est ls forme de poudre, que l'on delaye dans de l'eau où dans du lait.
M. Malin recommande beauconp ce nouveau médicament , qui a été expérimenté déjà par un grand nombre de praticiens distingués. 11 est surtout indiqué, selon.lui, dans la période d'irritation où d'inflammation avant toute exsudation plastique. Dès que les coucrétions membrareuses sont formées, la maladie tend vers la période paralytique; les moyens à employer alors sunt ceux qui peuvent relever l'activité des nerfs et des vaisseaux du larÿax et de la trachée-arière, tels que le soufre doré, le kermès minéral, la scille, le sénéca, le camphre, le must, les excilans externes, et principalement les bains alcalins.
DE LA VALEUR DES SYMPTÈMES GÉNÉRALEMENT RECONNUS COMME PATROGNOMONIQUES DU CROUP, ET DU TRAITEMENT EMPLOYÉ JUSQU'ALIOURD'HUL DANS CETTE MALADIE ; par M, Je docteur Scumrrr De Riesrcn,
Daos cet article , l'auteur rapporte deux observations d'une maladie:
caractérisée par les symptômes pathognomoniques du ero symptômes disporurent, dans l'une, le jour mène, par le seul effet du calomel, et dans l'autre, an bout d'une demi-heure, sans aucun wédicameot. 1! se demande à ceite occasion quelle est la valeur des symMmptômes reconons comme caractéristiques du croup, et quel est le degré de confiance à accorder aux remèdes ordinairement employés contre cette terrible maladie ? Il ne donne aucune solution et croit seulement pouvoir avancer que le véritable croup n'est pas aussi commun qu'on e pense généralement, Telle est aussi l'opinion de M. Hufeland, 11 se prsse des années sans qu'on ait occasion d'en observer, puis il en vient une où l'on en rencontre assez fréquemment, C'est ce qui fait dire an wofesseur de Berlin que cette maladie a quelque chose d'épidéimique. L'pense que l'on prend souvent pour eroup ce qui n'est qu'une simple affection catarrhale du larynx. 1 admet, du reste , une grande ressenblance, une sorte d'affinité entre ces deux maladies , qui seraient comme les deux points extrêmes d'un même travail athologique , et
up, où ces
prenant pour comparaison la cholerine et le choléra, il les appelle crou-!
pure et cronp.
Mais quand nne maladie se présente avec des symptômes d'une affec. tion d'abord légère, comme le catarthe, mais qui peut rapidement devenir funeste, conme le eroup , quelle est Ja conduite que doit tenir le méderin et surtout le jeune médecin ?
Dans ce cas, M, Hufrland conseille de commencer tou; vomilif, en ayant soin de faire appliquer d'abun enfans sont phihisiques, 11 recommande vres :
ours par le Ï des sangsues, si les sa potion vomitive des pau- Prenez : tartré émét., : { grain,
Oymel scillitique, sirog simple, 4112 once,
Ein, 4 once.
Mlez avec coin : 3 prealre toutes les demi-heures une cuillerée à vufé, jusqu'au vomissemut.
Îl dome ensuite par cuillerces à café, toutes les heures , Lo compo- #ilion suivante : pe
Prenez : Tarire tartacélé Via d'sntimoinc , Esu de fleur de surcats, sirop manne,
de chuque
1 gran.
40 gouttes, {ouce.
De ceïte manière, le mal est souvent éoufié à sa source ; mais s1 les accidens venaient à se reproduire , on donacrait le sulfate de cuivre de ls manière prescrite par le docteur Serlo,
AVPEL AUX MÉDECINS DE L'aLLEMaGNE par Île professeur Dons,
. Le professeur de Halle se plaint qu'en ait si vite abandonné la direc lion que Les travaux de Bichat avaient uprimeée à l'étude de |
1 l'adresse surtout aux médecins français. Il expose à cette occasion combien le système de Broussais a fait de tort à la science et à l’huma. mté, et démontre l'abus qu'on à fait des sangsues, que lui, pendant une pratique de 30 ans, n’aemployées qu'une fois en mille où M. Broussais les. aurait tonjours indiquées; ainsi dans les maladies des yeux, par exemple, quoiqu'il ait occasion d'en traiter plus de mille par an et on sait avec quel succès, 11 n'a pas une seule fuis fait usage des saignées locales ; il recommande donc aux médeciens de son pays de ne pas se laisser égarer par l'esprit de systéine et de revenir à une étude plus approfondie de l'organisme humain, tant de ses organes que deses tissus les plus élémentaires à l'état sain comme à l'état pathologique, et de fonder sur cette base la véritahle médecine et une thérapentique rationnelle ; il les engage de plus à publier les nouvelles découvertes qu'ils auront faites par tte méthode d'ubservation ; afin d'établir la réforme de la science et d'élever ainsi un monament durable à la gloire de 1 médecine allemaade.
Il. RUST'S MAGASIN FÜR DIE GESAMMTE HEIL.
KUNDE
Le premier cahier du 41° volume contient les articles snivans : 1° sur le caractére actuel de la petite-vérole considérée sous le rap port de la pathologie et de la police médicale, par le docteur A.-C, Neumann ; 2° rapport de médecine légale sur un cas infanticide , par le docteur Eshrenhorst ; 3° guérison d'une plaie faite au jarret par un coup de fusil chargé à plomb, suivie de la gangrène de la jarnbe, par le même ; 4" observations de médecine , de chirurgie et d'accouchement, par le docteur W. Wollmer; 5° recherches sur la patholagie et Le diagnostic, par J.-T.-H. Albers de Bonn ; 6° de La propriété slyplique de l'eau de Binelli et de la kréosote.
SUR LE CARACTÈRE ACTUEL DE LA PETITE-VÉROLE, considérée sous le rapport de la pathologie et de la police médicale; par le docteur C.-A. NEumMaNx.
Dans cet article , l'auteur fait l'histuire d'une épidémie de variole qui à régné, dans les années 1832 et 1833. dans le cercle de Strasbourg {Prusse}. Cette description n'offre absolument rien de nouveau. Nous nous bornerons à rapporter les conclusions que l'auteur en déduit.
19 La variole n'est de nos jours ni aussi meurtrière, ni aussi défigu- }rante qu'autrefois ;
2° Cette modification dans le caractère de la maladie s'est üpérée ‘spontanément et non par la vaccination ;
3° Cette dernière conserve néanmoins la propriété préservative conitre la variele actuelle, an moins pour quelque lenps.
OUSERVATIONS DE MÉDECINE, DE CHIRUNGIE ET D'ACCOUCREMENT ; par le docteur W, Votsmen,
1° Dourc cas de rétention du placenta reconnaissant pour cause l'inertie de l'utérus, accompagnés, à l'exception d'un seul, d'hémorihaigies plus où moins abéndantes.
| 4° Affections rares de l'utérus,
| Ons. — G... , âgée de 83 ans, mère de plu-ieurs enfans , d'une santé toujours h florissante , atait passé, depuis 4 ans, l'âge rrilique sans éprouver d'accid: ns. Pen i de temps aprés elle s'était remaniée avec un homme jeune et robuste, et elle avouaclle-méax avoir abusé de mariage, À peine tros mois s'élaient évoulés qu'ilse manifeste un Qux dé sg par la vulve qui se reproduisit à des époques ierégulières. Au bout de quelques mois le sang disparut , l'abdomen commença à se tumefier, et au 5° mois de La maladie, La femme ressentit un mouvement dans le bas-ventre ; tous ces sympômes lient soupconntr un élat de grossesse; mais 1 passé le terme de la gestation supposée, Ja femme n'accoucha pas; c'est alors qu'on appela un medecin, qui trogva les symptômes suivans : bas-ventre d'une | mopleur excessive, descendent jusqu'aux genoux, dur, iusensible et sans Muctus- | tion manifrsle, vatrémités infériures edematenses, L'exploration par 1e vagin et [he récturs Bt découverr un corps dur qui descenait fort avant dans le premier
organe: l'orifiee de La matrice avait disparu; ses parois Étaient partout également | distendues ; habitus de la maladie cachectique : fièere lente; point d'écoulement d'aucune oatore par la vaive: selles difficiles; urine pen nbondante à a fois, mas fréquente, Dans les derniers tops vomissomens répétés d'une matière noiràtre ; analogue au marc de café; marasine et mort. À l'autoysie cudasérique ou trouva l'utéres énormément développé présentant [on diamètre transversal depuisla colonne sertéheale jusqu'à l'ombilie, de 6 pieds, et un longitadinal depuis l'appendice syphoide jusqu à l'arcade du pubis, de 5 pieds; les parois élueut devenues minces comes celles d'une vessie de vuait distendue; des veines variquenseset quelques faisceaux de Gbres (fbres musculaires], iles porcouraicnt en tout sens, Au côté droit de lutérms ét au-dessus du col exis- Etait une tumeur stéatomatense , ronde, splatie sous deux faces, et pesant à peu lyrés 4 livres; clle avait repoussé Le col et l'onbee qu'elle fermait en haut ct à
a médecine” gauche £a ncisnt la matrice, il s'en échapga une quantité prodigieusr de ente
même matière que la malade avait vomie dans les derniers jours. Cette matière remplissait également l'estomac et le duodénum ; en poursuivent les recherches on découvrit dans un endroit où l'estomac et la matrice adhéraient ensembie nne perforation de ces deux organes.
Quelle fut maintenant l'origine de cette affection extraordinaire? Le docteur Vollmer la fait dépendre d'un abus du coït qui, réveillant tout à coup l'activité de la nature, point encore tout-à-fait éteinte, aurait pour ainsi dire sollicité cet organe à produire , par une sorte d'aberration de sa force formatrice , la tumeur stéatomateuse. Cette dernière, à son tonr, en obstruant l'orifice de la matrice, aurait favorisé l'acenmulation du sang dans la cavité et provoqué par là l'énorme distension de ses parois.
3° Cas de gestation parcourant régulièrement toutes ses périodes . malgré uoe altération organique très-profonde de l'utérus.
Ons. —La femme qui fait le sujet de cette observation avait atconclé trois fois et toujours heurvusement. Pendant sa dernière grossesse elle avait été sujette à üne affection rhumatismale très-intense; du reste aicun outre accident n'était survenu
Le 28 nosembre 1833, an matin, Les premières douleurs se frent sentir; le travail, abandonné aux seules forces de la nature, 5e prolungea jusqu'au kodemain à 7 heures du soir. et la femme succombs sains avoir été délivrée.
Des poursuites judiciaires furent commencées, et Le docteur Wolimer sc rendi , de 2 octébre, sur les lieux , d'après l'ovitation de l'autorité, pour procéder à l'evamen ducadavre; nous ne transrrirons lei que ce qui à rapport aux organes de la génération. ,
Les parties génitales externes et l'orifice de la matrice convenablement dilatés. permettaient sa0s peine l'introduction de la main ; de bassin était régulièrement conformé ; l'enfant se présentait dans la première position de la téte à l'entrée du petit bassin ; en incisant la matrice , ou trouva dans son angle gsnche , à l'endroit où vient s’aboucler la trompe de Falloge, une cxrroissonce de fon sphérique, du Ja grosseur d'une tête 'enfaut ,trèuse, d'un poure d'épaisseur, La passée à l'intérieur d'un réseau vasculaire, contenant au sang noir et cosgulé et tenant le milieu, pour son Lisse , entré la substance lardacée et Le cartilige. Le reste de l'utéras était à l'état normal ; mais Sur le fond de cet organe on remar quait une fente longue de trois pouces qui s'étendoit de la partie moyenne v.rs l'angle droit.
Il est de toute évidence que la mort fut occasionée par celle rupture dela matrice, et cet accident déterminé par la force des couiractions concentrées sur le côté druit, tandis que le côté gauche resta complé. tement impassible.
Le docteur Vollmer conclut, dans son rapport, que cette rupture , qui n'a dû se faire que dans les derniers temps du travail, aurait pu être évitée par des secours portés à lemps, et qu'ainsi la mère et l'enfaut, qui portait tous les caractères de viabilité, auraient pu être sau- Fes,
# Tympanite intestinale traitée avec succès par l'usge externe ct interne de l'eau à la glace.
Ons. — W. L..., dgée de 25 ans, arrivée au 5° mois de la gestation, sans in commodités graves, commença à éprouver quelques dérangemens dans les fonc tions digestives : fatulence , colique, ventre resserré, rapports suisis d'aucin soulsgement ; pen a pet tuméfachon de l'alutomen, dépessant de beancoiu k volume d'une grossesse arrivée à terme ; distension inégale des parois du bas-vi n
tre, laissant apercevoir les bosselures des intestins et priacipalemeal du colon ||, vssés:
transverse; percussion sourde et obseure , mais point de fluctuation:; plus tard nausées; efforts inutiles pour ex ulser les gaz; douleurs allominales, périodrques , intenses. (D'abord purgatils doux et lavemens simples: puis purgalils plus énergiques et lavemeut d'assa-fætida ; fomentations aromaliques sur le bas-veñire: le tout sans effet.) Constipation de plus en plus opiniitre; nausées; romituritions; vomisseimeRs ; irritabilité extrême de l'estomac.
Dans cetle position désespérée , le docteur Vollmer se crut autorisé, par le danger toujours croissant de la maladie, à recourir aux moyens les plus energiques, pour wire une réaction au risque de provoquer l'avortement, À cet effer il Gt placer la malade nue dans uec cuve et verser peu à peu, sur be bas-vesire, trois seaux d'eau à la glacc ; aussitôt nn on la Leansporta dans un Lit chand où on lui admiaistra ua larement d'eau froide et de vinaigre; elle avala en mème temps
lusieurs verres d'eau à la glace,
L'effet fut prompt el au-dessus de toute attente ; une demi-heure après le bain il se dégages, par le haut et pd le has , une grande quantité de gaz qui soulagürent beaucoup La malade ; il survint des selles d'abord solides, purs pultacées ; le gonflement ct la tension de l'abdomen diminuèrent , et l'estomac put de gouveait conserver quel urs slimwns. Une meédication slimulante et un régime fortifiant cosliaués pendant quelque Eu 14 relevèrent le ton du canal intestinal, et empé. chérent tout retour de la maladie,
4 autopsies de personnes mortes presque toutes dans la première période de la coqueluche, le nerf vague fut trouvé 43 fois à l'état normal ; sur les quatre autres qui étaient en même temps scrofuleuses, on trouva une fois le nerf hack 2 et trois fois le droit d'une teinte rosée à l'extérieur. Remarquons pourtant que cette injection s'observa chaque fois du côté sur lequel le cadavre était couché. 2° Dans 7 cas de dotbigenterie une semblable coloration fut remarquée sur cette même paire de nerfs deux fois à droite et une fois à gauche. Ell- disparaissait par une mactration de quelques heures dans de l'eau froide. 3° Le fait suivant mérite de fixer toute notre attention : un paysan d'une constitution robuste, âgé de a ans, fut pris le 14 juillet de violens frisons suivis d'une chaleur générale et de trenblemens ; le soir, difficulté dans la respiration, angoisses , convulsions et enfin délire; vers minuit ; frisson, tétanos et mort. Une heure seulement avant la mort on avait eu recours à un médecin, qui ordonna aussitôt une saignce, des sangsues à la tête , des vésicatoires aux mollets ct une potion nitrée avec le sel de Glauber, Autopsie faite le lendemain : tous les organes à l'état normal, sice n'est une pléthore universelle; en poussant plus loin les recherches, on trouva la portion cervicale du nerf vague trés-ronge et plus molle qu’à l'ordinaire. Cette rougeur ne disparut qu'avec lenteur par une macéralion dans de l'eau froide et devint à la fin d'un blanc jaunâtre, L'auteur fait remarquer que celte rongeur s'obtient quelquefois par une congestion artificielle opérée sur le cadavredes personnes p'éthoriques en plaçant la tête plus haut que le thorax et en comprimant ainsi la région cervicale ; wais alors l'injection disparait en plongeant le nerf dans l'eau , ce qui n'est pas arrivé dans le cas présent, 4° Chez 15 phthisiques tuberculeux , on trouva les deux nerfs vagues beancoup plus developpés et surtout celui du côté droit, qui dr à l'état normal, est plus fort; cette différence dans les deux nerfs duit être assez commune dans cette maladie, observation qui à déjà été faite par Dessault. 5° Dans deux cas de cancer de l'æsophäge, le nerf récurrent était détruit, et dans un troisième où il y avait perforation de la |trachée-artère et de l'œsophage, ce nerf ainsi qu'une portion du nerf vague avaient disparu, 6° Dans un cas de fongus cellulaire, assis dans le médiastin, sur la trachée-artère et l'æsophage et entourant le nerf vague, on trouva, après avoir incisé le fongus , le nerf tuméfié et présentrat, à cet endroit, dans son intérieur, le même aspect que la tuineur fongueuse ; de plus ; les filets nerveux étaient rendus méconnaissables.
11. Deux observations de tumeurs développées dans le cervelet.
Dans les deux cas le cri des enfans qui se faisait entendre pendant l'inspiration était tellement aigu et bref, que l'on reconnaissait facilement une maladie du crrveau. Les deux tumeurs que l'on trouva dans l'hémisphère du cervelet étaient accompagnées d'un épanchement autour de cet organe, de la moelle allongée et de la moelle épinière. L'auteur attribue dans ces cas l'altération de la voix signalée par Biiliard dans les maladies du crrveau à la présence de l'épanchement autour de la moëlle allongée et de la moelle épinière, plutôt qu'à la tumeur ellemême, car les netfs vagues, glusso-pharyngien , accessoire de Willis,
et même Le facial , qui servent tous à la phonature s"y trouvaient inté- LA à