SUR QUELQUES MESURES ;, TENDANT A REMÉDIER AUX OMSTACLES QUI
Celui qui ne verrait là qu'une chose ordinaire n'aurait en suiti depuis environ MENACENT D'ENTRAVER L'ÉTUDE DE L'ANATOMIE À PARIS. dix suaées la marche des hommes et des chuses dans la chirurgie française. Il A dix as qu'on ne comptait dans Paris que denx hüpitans et deux cliniques de chi-!| Nous n'arons pu jusqu'ici, et fante de renstiguemens assez positifs, trater ni
rurgie; encore l'ane d'elles n'avait plus qu'ane existence et une réputation sc. !|sujet qui intéresse à nn degré éminent bes progrès de la médecine en France, nous vondaires, Malgré le talent incontesté de ses chefs, la Charité demeursit écipsée |voulons parler des dissections , des entraves qu'elles ont éprouvées dequiis un et domiuée par L Hôtel-Dieu. Alors il y avait dans un coin recn'é de Paris un hô-{|certa nivms, et des moyens auxquels il convient de recourir pour remédier à nn
ital ignoré du public, à pe connu des élèves, où l'on jetait dédaigneusement !|ml qui, s'aggravont chaque année, pourrait compromettre à La Go la solidité des e rebut des malades. M. Lisfranc en prit poss ssion. et de ce jour nous tüaws ilétudes médicales ct l'avenie de l'école, Les détails qui nous ont été commeniques une clinique de plus, une ehnique qui bientôt rivalisa avec les plus célèires de]|depuis pru nous permettent de présenter quelques rem rques sur cette question l'Europe. importante.
On : sait la latte opiniètre qui s'établit alors entre la imbione indépendante de la ans la dernière séance publique de l'école le médec ne de Paris, le professeur Pitié et les : aires oficielles dte la Charité et de l'Uôtel-Drw, Ce lat une guerre chargé du discours à présenté un tableau à la fois satisfaisant ct vrai de Da situsacbarne uus sorte de combat à outrance ; plus d'un amaur-propre fut grièvement ton de celte école, Le nombre des inscriptions élevé sucecssivement de 3564 Llosse sur re champ de bataille, et quoique les querelle: seuntifiques me bref nt | eh fre de 1822 à 6746 , le nombre des examens augmenté dons la même pra-
portion, les bonnes notes acquises à ces actes prohatoires l'emportant surles mauvaises où sur Les sjournement , malgré la sévérité des jnges , le corps des professeurs et celui des agrégis avsnlageusement recraté par le concours, tous Les cours faits avec régalarité et souvent prolongé: au-delà du sq détrrminé per l'usage etes réglemens, des salles de dusection et on nouvel Fu de clinique con
struits dans le vuisinage de l'école, les étrangers venant chereher à Paris et La soence et le Mitre qui ln constate, voilà ce que La faculté opposzit à ceux qui
méttant peut-être leurs vœux à la place de la réslité, ataicot parlé de sadécadence.
Mais à côté de ces indices d'une prospérité telle qu'oucuue école dans sucun temps ét dans aucun pays n'en s offert peut-être un exemple semblable, une des branches dé instruction médicale était restée en souffrance. Benommée autrefois por la solidité des études anatomiques et la facilité qu'on trouvait à s's livrer dans ses amphithéätres, la faculté de Paris ne pouvait plus, depois quelques années , mettre à la disposition de «es nombreux élèves , la quantité de sujets nécessaires à eur anstruction Le chffre des morts me s'était pas grossi comme celui ks cou. sutnmateurs. Uoë autre cause avait contribué à amener ceîte pénurie de cadavres dans les salles de dissection. Cette cause. M. Crfila l'a signalée dans le discours qu'il s encé lurs de la distribution des prix des hôpitaux, C'est l'ardeur des recherches d'anatomie pathologique. Lans leur zèle, très-louable d'ailleurs, les jeunes médecins que les déruiers arrêtés du conseil ont fait entrer én assez grand nombre dans kes hopitaux, ne se bornent plus à l'inspection des trois cavilés splanchiques , toutes lesarticulations , tous les vaisseaux d'un certain calibre, soni pur eux minuticusement ouverts Et examinés, et le cadavre eutilé qu'ils abaa donnent est presque toujours devenu impropre aux étules analomiques ; on peut afficmer qu'a elles seules Les sevherches ayant pour objet La plrbite entrareut chaque année les diswctions de quelques centaines d'étudians. C'est en vain que de-
sis deux ous plusieurs circulaires ont été ndersées par le conse] général des Lospiees à MM. les cluls de sorvice des hôpitaux pour les inviter à livrer entiers aux dissections Les corps dont l'ouverture ne leur paraitrait présenter que pou dl'intérét , et à ménager ceux dout ils croirsient devoir examiner lesvisrères; cette recommandation a cé sans résullat. Depnus qu'il siége au consril général des hospices, le doyen de l'école a de nonveuou sosiste sur les besoins actuels de l'anatone descriptive, il a montré les résultats fächeux auxquels avait conduit l'abus des investigations d'anatomie pathologique. 11 a adresse à MM. les médecins et les élèves des häpileux Les observations les plus pressantes pour obtenir que les deux études fusscot concilié, s dans l'intérét de tout le monde, les abus n'en ont pas moins continué ; bien plie, ils se sont mallipliés dan: l'hiver dernier au point que sur 754 cadavres apportés dans les pavillons de l'écoke pratique, 275 se sont troa.
obstacles à l'entrée d'ane rarc:ère déjà si épineuse pour ceux qéi &c trouvent placés dans des conditions plus farorables." à
Les élèves étrangers aus hôpitenx ne sont cependant pas les seuls pour lesquels la sollicitude de l'école ait voulu msaltipliee les moyens d'instruction, Une cummission présidée par M. Orôla, et composée de MM, Craveilhier et Bérard , a fat aupess de ME Le préfet de la Seine une demande dont MM. hs élèves internes éteiternes ne poucront manquer de leur sacor gré, quel qu'en puise être le resultat ultérieur, Pour comprendre Le but la commission s'était proposé Æatteindre, 1 fant reprendec les choses d'un peu plus haut.
Des onlonnances de police renducs sur des avis motivés du consel de slubite, s'opposent depuis quelques années à ce qu'il y ait des dissections daus les hôpitaux , et si jusqu'à ce jour on a négligé de tenie la moin à l'exécution de res ordonnances dans les bpitaux exventriques, c'était par tolérance , et jusqu'à ce K lamphithéätre de Clamart ft terininé. Cet établissem nt est achevé aujour-
hui, et le conseil municipal, de concert avec M, le préfet de police, enjoisnent à l'adoaistralion des hôpitaux de fermer tous ses omphithéätres, Le conseil nnemicipal allégue qu'une somme de 4 mule francs a été votée pour la construction de Clamart à la condition expresse qu'on ne disséqmerait plus dans les Lüpilaux. L'adeinistration des hospices est assez disposée , comme on sait, à interdire les iissec tions dans ses amphithéâtres, ct peut-être a'eût-elle point attendu, il ÿ » discbeit mois, linjonction du conseil municipal pour metire à exécution celle mesure, si M. Orlila, récemment nommé su conseil des bospices , n'eût sollieñé
| et oblenu , à cette époque , que l'on continuerait à disséquer dans les hôpitaux jencentriques, et que l'oncogstruirait méme aux Enfans maladesune salle plus conteuable pour l'étul-de l'anatomie, Mais, ninsi que nous venons de le dire, ce n'est plus derant le conseil des hôpitaux , ‘est devant be coneil municipal que l'affaire tst pendonte; av, voiri maintenant quel était le bot de la démarx dite suprès du préfet de ls Seine. La cornmission de la Faculté avait pensé qu'il serait utile aux él'ves internes et externes que le tiers des sujets qui (si le projet exposé plus laut est adopté) seront absndoanés aux médecins pour les recherches d'asata mie patholngique . ait servie en mème temps, eldns fes hôpitaux indistnetemet, à l'étude de l'anatomie descriptive. M. le dosen à la téte de ses colléçurs à rétracé à M. le préfet, aussi virement qu'il lui a été possible, ce qu'il v aurait d'avantage pour bes ‘lèves à adopter relie me ure, qui d'ailleurs n'offrirait jrs de grands inronrégiens, sous le rapport ile La salabrité, puisqu'un tiers sul-ment des cadavres pourrait Ête ainsi disséqué daus les hôpitaux MM. Bérard et Cru. veiller ont parlé dans be méave sens, Nous ignorons quel sera Le sort de cette | pétition, mais nous avons lieu de penser qu'elle ne sera pas favorablement acewcil | lie par le conseil municipal. L'autorité redoute de multiplier dans Paris des fovers
vés hors d'état de servir aux dissections, L'étude de l'aagrivlogie a surtout souf- | q'infection ; elle objeite que les élèves n'étant pas surveillés dans ks hôpitaux fert de vetie pénurie de cadavres cahiers, et un trés-pelit nombre d'élèves, parmi! corsme à Clamart où à la Faculté, il y à gasquilage des cadavres, eocesbrement
cenx quiontencomibréles pavillons de l'ecole pratique aux heur,s des distributions, * 4-4 débri sat eu la bouue furtan: de diserqu er un suje: injecté, Nous ne rerhercherous pas !
es d'antee. causes out pu evntribu.r avre l'amour de Fanatotuie pathologique à
fallait retours à des mesures plus eficaces. AL. Orlila a souris ke projet à la discossnn des professrurs de l'école, et le présentera sans doute à des membres da con-cil des huspices,
is et des étudians dans un local resserré, On craint aussi que Les malates ‘des hôpitaux o'éprouvent one impression péaille en contemplant de près le
L our € L #8 [sort qui leur at rescevé s'ils viennent à sneromber. On veut éviter aussi de laisser amener ua état de choses anssi déplorable, mais il était devenu urgent d'y remé- se ecnoureler le scandale donné per limprudence de quelques «lèves, qui, à der, et puisque des observations biraveillantss avaicot été si peu entendues, il avoir enlevé des hôpitaux des debris de cadavres pour des disséqner dans
ur
SV | chambre , ont ensuile jeté ©vs débris sur la voice publique D'après ces raisons Sanciiot | bonnes ou mauvaises , et d'après quelque: sutres encore , le cansril municipal pa- Îrait décidé à concentrer les travaux anatomiques dans les établissemens de Cta-
Pesrndant le semestre d'été, aucune restriction ne serait imite aux ouvertares | mart et de l'école pratique; et il est à craindre que toutes les démarches de la Fa-
radaveriques ; mais il n'en serait pas de même pendant le semestre d'hiver. Ceux cnlté n'abaul ssent qu'à deux exceptions : l'anc en faveur de Bicêtre et l'autre en des cadavres qui pendant celte saison scraicat réclame pour tee inhumés, pour- faveur de Sxint-Lous,
Faut être, connme par le passé, ouverts pa les chefs de service où hursintermes, Un tiers des cadavres non réclamés serail enrore mu à la disperition deiméecins ; mas des deus autres tiers seraient livres amtacts aus pavillons de l'évole pratique où à Letablissement de Chumirt, On exceprorait de cette meuire les cliniques de la Faculté pour des raisons que chacun conçoit, et les services de chirurgie, parc qu'il est Loujours important d'ouvrir Les 1odivides qui suceurabent apres avoir sui une opération.
Où ne peut sos doute espérer qu'une semblable nresare sera mise à exécution sans provoquer quelques réclamations de la part des intéressés. Mais ces ré. | criminations auront pra de retentissement su-dehors des bôpitanx, et plus de 2,000 élèves applaudiront à are disposition réglementaire qui leur ren dira les moyens d'étudier l'anatomie, A tont prendre, d'ailinrs, le prog et de M. Orila ne peut être considéré comme hostile aux anatomo-pathologistes, Leur part semblera asscz considérable encore, si lou réfléchit qu'its n'éproureront | aucune antrave à leurs traraux pendant le semestre d'été, et que dons la saisor: des dissection un tiers des mets , plus Los ceux que les pirens auront réclamés pour les fire inbumer, pourront être contecrés aus études d'asatomn: pathols. gique. Ajoutons que La use à exécuiton de ceile mesure ne serait pas Si rigoureuse que MM. les médecins ne pussent ouvrir deux , trois él quatre cadavres de suite à dur choix, ssof à déduire plus tard du ombre qui leur serait dû l'exoëdant qu'ils auraient reçu d'avance, Eofn, M. OrËla n'a pas voulu prendre sur lui seul La responsabilité d'une semblable mesure : avant d'en proposer l'adoption au conseil général , il a cru devoir recueillie L'avis de ses confrères. Le projet a été communique à la commission nommée par les médecins et chirurgiens des hôpitaux , et composé de MVL Biett, Guéneau de Mussy, Roux, Baron, Louis Ferrus et Soubuiran, M, Orlla à vonsulié MM. Serres et Bréchel, chefs des travaux anatomiques de Clamart et de l'école pratique, Nous avons dejà dit que le doyen avait aussi demandé conseil à la Faculté, Partout il ÿ à éù ananémite sur la con vemance de cette disposition réglementaire ; persoute a'asant pa, d'ailleurs, indiquer à M, OrGla, qui le sollicitait, un plan préferable à celui qu'il venait de soumettre à l'avis de ss honorables collègues. TL a paru à tout le monde que ke moven proposé était le soul qui püt, sans nuire à l'anatomie pathologique , faciliter l'étude de l'anatomie descriptive à cette foule d'élèves qui, n'appartenant point ans hôp taux, avaicat vu depais quelques années sc multiplice pour eax les
PAIN, — EVEUAT, EIMPRIMECH,
RE
Les détails dans lesquels nous venons d'entrer ne soat pas sous doute d'un iaterét général pour nos lecteurs; maistous ont à cœur devoir prospérer kes bonnes létudes owdivoles qui ont les preuvers élémens de la refurme si impatiemment
{attendue , et pour cela on mous saura gré d'avoir insisté sur les mesures qui
vrometient de favoriser l'étude de l'anatomie dans la capitale du monde scienlique.
— Nouveau ronmtocaime PRATIQUE DES müeraux, où choix de formules d shôpr'aus cvils et mmilitains de France, d'Angleterre , d'Allemagne, d'itahe, ete, ; par MM. Mine Edwards et P. Vavasseur, docteurs mélecins. 2° édtiau augmentée d'une notice statistique sar les hôpitaux de Paris. 4 vol. in-24 imprime en caractere dit aompareille, Prix 4 fr. A La libraire de Crochard, rue et plare de l'Evole-de-Mrdecine, 1. 45.
— Nouvelle FLORE os Exvinons pe ramis suivant la méthode natarelle , arc l'indication des vertus des plantes usitées en méderine, par F.-V, Mérar, docteur-tmédeein de la Faculié de Paris Tome 1 contenaot la croplogamie, Prix 4 fr. ; l'onsrage complet, © vol, in 18.43 fr. À Paris, chez Méquigoon-Marris pére et fils, libraires éditeurs , rue du Jordinet ,n, 18.
— M. k ductiur Auroux, auleur des préparations d'anatomie chastiquie , a ouvert mardi 47, à midi précis, rue du Paon, 0° 8, uv cours d'anatunue et de physiologie à l'usage des gens du monde, Dans ce cours, qui sera trminé en sx leçons, 11 montrera toutes es parties qui entrent dans la compos. trou du corçgs humain: en expliquers Le jeu et le mécanrsme, Ce cours aura lieu le mardi ef jeudi de chaque seu iue jusqu'au 3 juillet.
Le Rédacteur en chef, Jvvrs Gueux.
RE
RUE OÙ CADNAN, x° 146
La Gaastre wévicaue ve Panis (Gazette de santé et Clinique des h de 16 pages in-4°, t et 40 fe. pour trois mois. Pour l'Etranger 44 fr.
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réunies } parait tous les samedis de chaque semaine; chaque numéro est composé
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SOMMAIRE
Recherches sr les phlegmasies catarcholes du conduit auditif. — Note sur lemploi de l'extrait alcoolique d'aconit-Napel dans le traitement du rhumatisme articulaire aigu, — Revue des journaux de médecine italiens : Nouvelles recherches sur les névralgies die la face. — Sur l'efracité de l'extrait alcoolique de l'écorce de racine de grenadier contre Le lœnia, — Sur une hernie de Ja ligne blanche. — Observation patholog que démontrant l'influence du paeurmogastrique ser les mouvemens du vœur. — Histoire d'une inmeur fongucuse de la dure-mère. — Anstyse de caleuls prlmonaires, — Sur une nouvelle méthode pour extraire par le périnte les calenls volumineux de la vessie, — Académie de médecine , séance da 20 juin 1894. — Analyse d'un ouvrage intitnlé : Recherches chimiques et médicales sur la kréosote , sa préparation , ses propiriétés el son emploi. — Concours pour une chaire de pathologie externe, — De lulluence de La presse médicale périodique.
PATHOLOGIE EXTERNE
RECHERCIES SUR LES PHLEGMASIES CATARBHALES DU CON- DUT AUDITIF OÙ OTITES, par le docteur Deceau jeune, médecin de l'huspice des orphelins pour le traitement des maladies de l'oreille , ete.
L'otite externe est une maladie simple, peu grave, facile à constater : à l'état aigu elle ne trouble que momentanément l'audition. La membrane semi-muqueuse, semi-dermoïde qui tapisse le conduit auditif est seule affectée, L'inflammation s'y présente sous trois aspects disuncts.
Le premier degré consiste dans la phlogose érysipélateuse sans soulèvement de l'épiderme ou phlyciène, et sans snintement séreux.
Le second degré a pour caractères l'érosion de la surface pelliculaire et l'exhalation ke Ja sérosité, qui se montre parfois assez épaisse , assez glutinense pour prendre le nom de mueus.
Enña l'otite la plus intense est cette lésion qni a pour symptômes prédominans la tuméfaction considérable , la chaleur vive, la rougeur écarlate et la douleur lancinante, pulsative, qui se développe dans toute l'épaisseur de la membrane.
À ces phénomènes morbides succède un écoulement de pus blanc ou verdâtre, semblable à celui que l'on observe à la surface des vésicatoires.
Ces trois degrés de l'otite basés sur l'état maladif du tissu muqneux auriculaire externe étant bien appréciés, les pathologistes ne confondront plus sous la méme dénomination d'autres lésions souvent plus graves qui réclament des traitemens plus éncrgiques. Ils éviteront surtout de prendre pour base de ieur classification, de leur division, qu'ils nomment pare er signes secondaires de la maladie ; les produits
#eutlleton.