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Ons. — Un enfant dgé de 3 ans , bien développé et d'ane bonne constitution, fat pris au printemps dernier de fièvre tierce qui céda facilement à cinq grains de sulfate de quinine , administrés en deux jours, L'enfant s'était ent:èrement rétabb, lorsque, daus le mois de juin , deux mois sprès la disparition de la fièvre
bierce il fat pris de lèvre quarte, qui arrivait à six heures du soir tous les trois jours et durait jusqu'à minuit, La “habeur élait excessive et s'accompaguait d'un grand mal de 1ète avec délire.
Après le deuxième accès de la fièvre, ses parens #aperçurent que le soir, une heure environ après le coucher du soleil, leur enfant n'y voyait pas. A table, Ja chandelle allumée , l'enfant ne pouvait distinguer le verte, le pain, ou kes autres choses qu'oa loi présentail; il ne voyait méme pas la lumière produite par lachan-{ de verre fut passée entre lui et les muscles en fléchissant la jambe ; et
delle ou par le feu. 11 ne souffrait cependant nullement des yeux. Le lendemain ||}'on s'assura de sa sensibilité par les mouvemens que faisait Y'animal
matin, vers les neuf heures, lorsqu'il est levé , il distingue parfaitement {ous les : : : ñ æ objets; mais le soir, le soleil étant couché , il présente le même état que la veille; pendant l'implantation des aiguilles. Celles-ci furent disposées sur le
il me voit ni distingue plus rico, et l'héméralopie continue comme les jours précé- nerf à interva les, les unes au-dessus des autres, et mises en commnnication avec le galvomètre; l'animal était fort tranquille ; l'aiguille du
multiplicateur ne bougea ee Mais l'animal ayavt par un mouvement rh. dérangé l'appareil, l'aiguille dévia et oscilla sensiblement. Les aiguilles furent replantées , quelques contractions s'opérèrent; l'aiguille oscilla de nouveau, mais d'une manière douteuse pour les personnes présentes. Mais l'animal se livrant peu après à des efforts vigoureux et répétés , l'aiguille décrivit manifestement un are de plus de deux lignes; ces oscillations cessaient durant le repos, pour revenir à chaque contraction. 1 fut dès lors facile de reproduire le phénomène à volonté en piquant le lapin au nez ou en jrritant le nerf pour obtenir des eontraetions ; et l’are décrit par l'aiguille était d'autant plus grand que l'action musculaire était plus forte,
Cette expérience eut pour témoin M. Sandras; elle fut d'ailleurs rénétée nombre de fois avec les mêmes résultats. Seulement les phénomênes diminuent d'intensité avec la vigueur de l'animal, et ne peuvent plus être observés après la mort. IL ÿ a aussi quelques précautions à prendre ; aissi, M. David signale parmi les causes qui peuvent faire manquer l'expérience, 1° l'insensibilité du nerf produite par le tiraillement, ou par la pression trop fortement exercée en l'épongeant ; 2° sa tension trop considérable sur la lame qui le nr à 3° le sang qui baigne le nerf et les aiguilles; 4° le desséchement produit par l'épores mais alors il suffit de mettre le nerf un instant en contact avec es muscles pour lui rendre toute sa conductilité. Un autre pee essentiel est de bien nettoyer les aiguilles de platine, surtout si déjà ces ont servi, et de décaper avec soin les extrémités des fils du galvaromètre. Ce soin est tellement indispensable, qu'en trempant ces extrémités non décapées dans de l'acide nitrique étendu d'eau , l'aiguille reste ru ES et oscille au contraire très-fortement aussitôt que les fils sont
écapés.
Chaque animal aurait donc un appareil éleetro-moteur , producteur des courans observés; mais cet appareil serait-il le cerveau , la moelle
Les veux examinés au bout de huit jours parurenl dans le meilleur état possible; la pupille était très-dilatée des deux côtés, mais très-mobile, Un vésicatoire appliqué à la nuque, sur la demande des parens , fournit une suppuration abondan- Le, mais fut sans effet sur la fièvre et l éméralogie. Deux eutres appliqués derrière l'oreille furent aussi sans efficacité. Alurs on prescrivit dix geuns de sulfate de quinine à prendre <u quatre jours, commençaut par La moitié be premier jour, et le reste Les quatre jours suivans. La fièvre fut arrètée , et deux jours aprés sa disparition cessa auss1 l'héméralopie. L'enfant y voyait alors , et le soir il agissait comme avant ss maladie,
Mais il fut bientôt pris de la dysentérie, qui sévissait alors sur presque lous les enfans. Avec cette moladie reparut la fièvre quarte , ct avec celle-ci l'héméralopie. La dyssntérie guérit curmplésement en huit jours, mais la Éèvre quarte persista avec l'héméralopie, et les parens ne voulurent plus rien faire pour ls faire
er, persuadés qu'elle dispar aitrait au printemps. Après une longue incertituke, 4 consentirent enfin à l'emploi du sulfate de quinine. La fièvre quarte fut coupée, et deux jours après l'héméralopie n'existait plus. I y à tusintenset deux mois que l'héméralopieet la fièvre ont disparu, et l'enfant voit aus bieo Je soir que toute autre personne. ;
Ce qui rend cette observation très-imporlante , c’est que l'héméralopie revenait chaque jour , et me suivait pas la périodicité de la fièvre; en sorte qu'il est très-diflicile d'attribuer la lésion de la vue à cette fièvre. 11 semble plus probable que ces deux maladies , dépendant de la même cause, ont pu être soumises aux mêmes modifications et céder
toutes les deux à l'action du sulfate de quinine.