NOUVEAU TRAITEMENT DES RÉTENTIONS D'URINE ET DES
(1) Un vol. in-8° avec 10 planches graties en laïlle-doure.—Ches J.-B. Baillière, libraire, rue de l'Ecole-de-Mèlecine, à, 43 bis,
lin s'en reml compte par la suppuration qu'elles déterminent dans les fongosités de l'urètre qui se trouvent ainsi détruites. D'une part il n'est pas sûr qu'il y ait des fongosités dans l'urêtre; d'autre part il est fort douteux que la suppuration ait le pouvuir de rien detruire. Avouons qne l'explication nous échappe; mais le fait n'en existe pas moins. Depuis long-temps M. Dupuytren laisse ainsi la bougie ou la sonde à l'entrée du reétrécissement qu'il ne peut franchir, et qui finit par s'entr'ouvrir devant cette pression si legère. Nous avors eu occasion récemment d'observer un phénomène encore plus remarquable, Un jeune hemme, porteur d’un rétrécissriment fort avancé, se présenta à nous ; l'empreinte prise à la manière de Ducamp n'avait pas un tiers de ligne de diamètre; ni sonde, ni bougie ne purent pénétrer ; et une gonttelette de sang étant survenue, tout effort fut diseontinué, et la sonde retirée. Je lendemain, le malade urinait cependant par un jet double de la veille, et l'introduction d'une fine bougie ne souffrit aucun obstacle. Ici la dilatation s'était faite d'elle-même et en l'absence de toute compression. Nous répétons que ces faits demeurent sans explication supportable. : . En
Quand le rétrécissement est moindre , et Jaisse pénétrer une sonde très-fine sans Jui permettre pourtant d'aller jusqu'à la vessie, M, Mou. Jin à imaginé un procéde qu'il appelle injection forcée , et qu'il a dé. couvert aussi, dit-il, avant M. Armussot, Lei le débat est lien moins grave ; et l'on va voir que les deux inventeurs ne se sont rien ravi l'un à l'autre. Voici le procédé de M. Moulin.
Il se sert d'une sonde creuse , effilée vers le bec, et sans aucune ouverture vers son extrémité vésicale; elle doit être en gomme élastique très-molle, tres-mince, très-extensible , où en boyau de chat ; et ne peut être dirigée n'a l'aide d'un mandrmn. Ajoutez au pavillon de là sonde un embout d'argent , muni en dedans d'une soupape ; chargez de mercure coulant ane petite seringue d'Anel et vous aurez l'appareil cémplet. Maintenant portez la sonde dans le rétrécissement , retirez Je mandrio ; ajustez la seringue ; poussez le mercure jusqu'a ce que la sonde en soit suffisamment distendue; puis retirez la seringue, Le jeu de la soupape empéchera le mercure de s'échapper de la sonde, Corte sonde laissée à demeure agit dès lors comme un dilatant ; d’où l'on voir qu'elle a beaucoup d'analogie avec les dilatateurs de toute espèce, et qu'elle n'en a aucune avec les injections foreces. M. Moulio cite deux ras où elle lui a réussi ; l'établissement Je huugies à demeure à la même efficacité avec une simplicité beaucoup plus grande,
Tel est le résumé des idées propres à l'auteur, dir jen par qua. torze observations fort bien rédigées et illustrées par huit planches gravées au trait qui représentent les instrumens, et toutes les positions dans lesquelles on peut les introduire. Nous passons au second mémoire, qui n'offre pas moins d'intérêt que le premier, et qui traite des déchi. rures du périnée chez la fenme. |
‘Après avoir indiqué les causes et Je mécanisme de ces ruptures. M. Moolin rapporte ua fait fort remarquable qui en montre les conséqences, il expose sun procédé , et donne une observation de succès à l'appui. Daos le premier fait, il fn d'une femme déjà acconchée plusieurs fois naturellement, qui, à 35 ans, délivrée à l'aide du for ceps, eut toute la cloison recto-vulvaire divisée. et le eg et le rectum déchirés dans une étendue de près de deux pouces. Au bont d'un mois, les lèvres de cette plaie s'étaient cicatrisées isolément ; depuis lors , Ja femme ayant tantôt de la constipation , tantôt de Ia diarrhée , avait ce. pendant repris son embonpoint et sa fraicheur, Elle mourut à 63 ans , à Neuilly. Dans sa dernière maladie, M, Moulin appelé en consultation avec M. Chupin , médecin dé la maison, avait proposé des lavemens : ce fut a'ors qu'il apprit qu'elle n'en prenait qu'avec la plus grande dif: ficulté ; et lorsqu'ils étaient indispensables, elle était obligée de refuuter en avant avec toute la main gauche placée entre les fesses, le vagin et la matrice pour pouvoir trouver l'ouverture du rectum ; elle avait beau. coup de peine à distinguer l'orifice de cet intestin de l'orifice de l'utérus; et il fallait une canule de gomme élastique de près de huit pouces pour pénétrer assez avant dans le rectum et remplir le but que l'on se proposait. |
aus avous eu occasion de rappeler ailleurs les diverses sutures cnployées contre cetie déchirure , et l'on n’a pas oublié le beau mémoire de M. Roux sur ce sujet, que nous avons publié dans Ja Gazewre mé DICALE.
M. Moulin tient de M. Chupin que M. Carré son collégue à Neuilly a pratiqué dans deux cas la suture avec un plein succès. Malheurenserent il ne donne pas d’autres détails, et n'indique pas même quelle espèce de suture,
La suture est en effet le seul moyen efficace dans les déchirures qui vont jusqu'à l'anus; mais pour celles qui ne divisent qu'une partie du périnée, M, Moulin les trouve trop douloureuses, et c'est pour ces cas
qu'il a imaginé le procédé suivant. 1 se servait d'abord d'une p nce munie d’un coulant comme un valet à patin, dont la partie formant le manche avait trente lignes de long sur six lignes de large, et dont chaem branche se termiuait par une plaque de forme ovale garnie de peau
e chamois. Dans l'état de relâchement , cette pince offrait un carte. ment assez grand pour pouvoir embrasser facilement les grandes lèvres. Enfin, à la réunion des plaques avec le reste de l'instrument, se tronvail une ouverture destinée à recevoir des rubans qui allaient s'attaclier autour du bassin ou des cuisses, et servaient ainsi à fixer l'instrument et à en alléger le poids. Aujourd'hui il a modifié cette pince; an lieu d'un coulant pour rapprocher les branches , il a préféré une vis fixée à l'une de ces branches , traversant une ouverture pratiquée à l'autre, et sur laquelle on fait marcher un écrou qui serre où évarte les branches à volonté. 11 à aussi négligé les ouvertures destinées aux rubans , ceux-ci pouvant très-hien se passer dans l'entre-deux des branches.
Lorsqu'on cst appelé pour une rupture périnéale toute récente , on lave soignensement la plaie, on en rapproche les bordsde lamain gauche, cton les embrasse avec la mince dont on pousse le coulant de manière que les parties comprises entre les plaques soient assez bien tenues pour rester en contact immédiat jusqu'à parfaite guérison , mais non jusqu'au oint d'y déterminer la gangrène. L'instrument est fixé à l'aide des ru- Lens. ct trois où quatre jours suffisent ordinairement pour obtenir ane réunion complète et sold .
Si déjà quelques jours se sont passés, si les lèvres de Ja déchirure sont enflammées, tumefiées, on conçoit qu'il faut attendre plus tard ; et si enfin es levres s'étaient isolément cicatrisées, on rafraichirait les bords de la plaie avec des ciseaux, avant d'appliquer la pince.
J cite à l'appui de ce procédé un fait de déchirure récente, comprenant la comiissure postérieure et quatre lignes environ du périnée ; et ilajoute que dans d'autres circonstances il a également réussi d'une mamère prompte et complète, L'autenr n'hésite donc pas à recommander sa pince , non-seulement pour ces sortes de plaies , mais encore pour une foule de lésions analogues : plaies du scrotum, du périnée, du cou, du ventre; plaies qui succédent à l'ablation des loupes , à Ja taille perinéale ; pour flétrir et faire tomber sans ligature certaines tumeurs pédiculées, ete. , ctr. TL est certain que cette pince à tous les avantages es compresseur, mais aussi tous les inconvéniens ; et si, dans certains cas, on peut juger convenable de la préférer à la suture , il scra indispensable d'apporter les plus grandes précautions pour que la compression trop forte , amevant la gangrène à sa suite , r'aggrave pas le mal que l'on se prososait de guérir,
MANUEL PRATIQUE D'OPATHALMOLOGIE, OU TRAITÉ DES MALADIES DES YEUX; par Victor Sroœner, D.-M., agrégé à la Faculté de médecine de Strasbourg (1).
En publiant cet ouvrage, M. Stæber à eu l'intentiondefaireunouvrage pratique clair et suceinet, mais qui embrassät en mème temps tout ce Fais est utile et indispensable de savoir sur les maladies des yeux et leur traitement. Îl a voulu aussi combler une lacune qui existe dans la bibliographie ophthalmologique. En effet , la plupart des ouvrages que vous possédons sur cette matière, sont ou trop étendus, ou incomplets , et laissent le plus souvent à désirer sous le rapport de la thérapeutique. Ge reproche te peut s'adresser au manuel que nous annonçons ; les indications y sont posées avec netteté, et les moyens de traitement choisis avec tact et sagacité, L'élève qui entre dans la période clinique de ses études, le jeune medecin au début de sa carrière, nousajouterons même le praticien exercé, ÿ puiseront d'utiles enscignemens.
a principale division des maladies de l'œil que M. Stœber a CU est établie d'après un ordre anatomique et non d'après la nature de la lésion; il admet ainsi quatre grandes classes : la première comprend les maladies des organes lacrymaux ; la seconde , les maladies de l'orbite; la troisième “hs maladies des paupières ; la quatrième, les maladies du globe de l'œil.
Cette division peut paraitre vicieuse sons Îe rapport nosvlogique , en ce qu'elle sépare des lésions de même nature ; mais elle offre des avantages récls sons le point de vue pratique; car, pur ne parler que d’un cas particulier , personne 0e contestera qu'une même affection peut exiger un traitement différeut selon la partie ou le tissu de l'œil qui en sera le siége.
Les subdivisions sont basées sur la nature de la lésion. M. Stœber commence partout par inflammation, comme étant la plus commune ;
(4) Un vol, in-8°. Chez Lerrault , rue de Laharpe , n° 59, Prix
19 fr.
traite ensuite des altérations organiques, qui sont le plus souvent le résultat de l'inflammation. Après celles-ci 1l range les lésions dynamiques, puis les vices de conformation, et enfin les lésions mécaniques.
Nous ferons remarquer la distinction éminemment pratique que M. Siœber éublit entre les diverses sortes d'ophthalmies. Il expose d’abord tout ce qui est relalif à ces maladies en général ; ensuite il indique comment l'isflammation franche se manifeste dans chaque tissu de l'œil ; enln il parle des ophthalmies spécifiques , c'est-à-dire des inflammations de l'œil qui ne suivent pas une mwarehc franche et présen. tent des particularités dues soit à la nature spécifique des eauses qui ont occasioné l'ophibalimnie , soit à l'influence qu'exercent sur cette maladie locale certaines diathèses ou maladies constitutionnelles dont les individus sont affectés. , |
Cette division des ophthalmies est un des pointsles plus essentiels, parcequ'en confondant sous le nom d'ophthalmies toutes les inflamunations de l'œil, on ne parvient jamais à bien traiter ces maladies ; ce qui prouve mieux que tout raisonnement que l'altération morbide qu'on nomme in flammation présente une infinité de variétés qui différent beaucoup eu. tre elles et exigent des traitemens fort dissemblables ; aussinous croyons
ue presque chacune de ces maladies présente quelques particularités s son traitement. :
L'ouvrage de M. Stæber est riche en citations ; rien de ce qne les anciens ont écrit d'important n'y est omis, et il va Lg ip dernières limites de la science moderne. L'auteur a indiqué les sources où it à puisé et celles où l'on pourra trouver plus de détails sur tel ou tel point. Saus s'arrêter à tous les traitemens et à loules les opérations , il s'est borné à décrire en détail ceux dont 1l se sert et ceux qui sont re. commandés par les plus grandes autorités.
L'ouvrage est suivi d'une pharmacopée oculaire qui n'est pas trèsétendue, mais qui contient toutes les substances qu'il est utile de connaitre pour le traitement des maladies des yeux. La table alphabétique des matières peut servir de dictioanaire opbthalmologique et faciliter ainsi l'intelligence des termes si nombreux dont on à surchargé cette science. Cestermes, M. Siœber les indique tous au moins dans sa synovymie; mais il a eu raison de se servir des mots les plus simples et que tous les médecins comprennent.
Ce manuel est accompagné de trois planches, dontlesdeux premières coloriées représentent , sur dix-huit yeux, vingt-cinq des maladies les plus fréquentes de ces organes. Sur la troisième, on ne trouvera pas tous les instrumens qui encombrent inutilement l'arsenal chirurgical ; mais ceux qui y sont figurés suflisent pour les différentes opérations que l'on pratique sur les yeux. ;
L'ouvrage de M. Stæber nous paraît être un excellent guide à indiquer à tous les médecins qui s'occupent d'ophthalmologie,
CONCOURS
JB, UNE CUAIBE DE CLINIQUE EXTERXE.
(2° épreuve.)
La soconde épreuve du concours est lérminée. La luite oratoire est finie. Les concurrens, déjà pourvus du sujet de leur thèse , ont mæantenant à faire preuve de leur talent d'écrivain, en attendant qu'ils se prennent € rps à corps, pour ainsi dire , dans un cambat plus serré, plus redoutable, celui de l'argumentation. Avant d'entrer dans l'aual;se de leur seconde épreuve, disons d'aho:d que l'effet
néral à été beaucoup plus satisfaisant que celui de 1 première. Suit que dès l'a-
rd les compétiteurs n'aicol pas eu toute l'assurance que donne l'habitude de celte tribune solennelle, sait que l'émulation ait doublé leurs furces, toujours est-il que presque ous, ont fait une seconde leçon plus brillaute que la première,
Séance nu 27 suis, — MP. Elundin.
M. Blandio avait à examiner d'abord un sujet atteint d'un engorgement chranique des deux smygdales, L'orateur en expose les symptômes dune manière assez complète ; passe au diagne tie différentel, indique les moyens de distingu r cette affection d'un engorgement des ganglions du cos el du canevr des smygdales ; traite ensuite du pronostic, regarde La maladie comme jeu grave , ne pou: raot hi causer la mort par elle-même, ni dégénérer en cancer. Cependant il ajoute qu'une inflammation sigué survenant dans cette région pourrait entrainer la sufforation, EnGn, il ait histoire des divers procédés opératoires, rejette abrolument la cautérisation ; déclare la ligature impraticable, attendu L: largeur de la tumeur à sa base, et doone la préférence à l'excision. Il ne faut pas chercher à enlever les amygdales en totalité; Béclard a vu cette opération faite par un charlatan, conduire à la lésion de la caratide et à ne er ge 1 que l'on ne put arrêter. M. Blandin trace les règles du procédé opératoire; 1l fait agir le histouri d'abord de bas en haut, puis de haut en bas, sans en donner les raisons. Les suites de cctie apératiou sont généralement très-simples ; cependant M. Blandin cæ
a vu résuller une hémorrhagie en nappe qui mensça les jours du tnalade et que l'an eut bean de peine à arrêter.
Le pr er Lait alteiot d'un bubon isguinal assez volumineux , présentant en deux points de La Muctuation, mais surtout à sa partie supérieure, où La déjà rouge menaçait de s'ouvrir. M. Blancin eu a recherché la cause ; le ma. Lde la rapportait à ue effort considérable qu'il avait fait viagt-cinq on trenié jours auparavant, | n'a de phymosis congénial, point de blennorrhagie , il rétend n'avoir pas du coit depuis un an, Rien cependant à La jambe, à la esse, aux parois abdominales, qui explique cet engorgement des pogiens de laine. Serait-ce un bubon idiopalbique? M, Blandin n'ose pourtant l'aférmer, et dout.: s'il a'aurait pas, malgré les dires du mualode, uoë orginé rénérienne. Le traitement doit étre antiphlogistique , et cousister en applications de sangsues, de cataglasmes , et dans un complet. 11 faudra ouvrir la collect on de pus; se servira-t-on , à cet effet, du bistouri ou de la potasse caustique ? M. Blandin déclare qu'il n'a point d'opinion à cet égard; cependant quelques faits observés lui à l'hopital aujou le font inchinvr vers la potasse caustique, Faut-il joindre à ce traitement des antisyphilitiques ? Vu l'incertitude de la précaistenee de la syphilis, M. Blandio croit qu'il convient d'attendre que des symptômes conséculifs se déclarent pour recourir à cs moyens. ! Ponr apprécier cette leçoa avec imparlialité, 51 faut se rappeler combien le sujet était magrat cu lui-méac. Aussi l'orateur, refroidi et comme déconcerté, ve songeait pour ainsi dire qu'à remplir son beure, de quelque manière que ce für, De là de: digressions dout, eu foute autre occasion We. Blancin aurait senti Jaimènw l'inopportunité, sur le diagnostic différentiel de l'engorgement chronique des amygdales avec l'engorgement des ganglions cervicaux; et d'un bubon en pleine suppuration avec la hernie, l'anévrisme, l'abcés par congestion, ete, 1! n° avait peut-être qu'un point de disgnostic qui pt offrir un véritable intérét ; ere) que fait uneflort, et la tumeur étant agitée par les pulsations des vaisseaux , on aurait pu rechercher si l'abcës bia évident qui s'offrai à Lg vue ne recouvrait point vue hernie où un anévrisme; et c'est précisément le seul point dont Forateur n’ait point parlé Mais celle fois encore où reproche à M, Blandin uneerreur de diagnostic; son malade est porteur d'une chawde-pisse aiguë, avec un écoulement jaune et vert Irès-copieux. Ce malade surait1 chingé de chemise de matin et uriné avant l'esamen du chirurgien, de manière à dicsémul: r tous les indices de l'écoulement ? S'il en est ainsi, l'erreur commise serait bien mains une faute qu'u malheur pour l'honorable compétiteur ; mais ce qui rend toujours ce malheur irréparable , c'est que dans ce coneours , il est arriré à M. is pour la seconde fois |
Séance ou 28 1018. — M. Lisfranc.
Toujours la même affiuence d'auditeurs, toujours les mêmes marques d'enthots. siasme.
Le premiur malade échu à M. Lisfranc est un homme de 88 ans, qui à reçu il ;" trois jours sur la «lavicule une pièce de bois gmbant d'un deuxième étage. là tumélaction , contusions , ymoses, et enfo fracture de la clavicnle audessus de l'apophyse coracoïde. L'oraleur décrit à grands traits les phénomènes ‘ offerts par celte fracture; puis revenant sur chacun des symptômes , il les cx-
plique en en déterminant les causes el leur manière d'agir, La fracture siége dans. un point où le trapèze balance l'action du deltoide; de là une moindre étendue | de Shlssment ea bas du fragment externe, C'est La le mode d: déplacement le
plus ordinaire ; cependant quelquefois le fragment externe reste supérieur, phénomène dont Boyer n'a point parlé, et que M. Lisfranc rapporte à une certaine obliquité de La fracture, 11 fait ici une Kgère digression sur des cinq espèces de déplacemens a.lmis par les auteurs, et en note un sixième, savoir, l'allongement d'un os long fracturé, soit ee l'effet de La parslysie muscula re, soit par l'effet de tractions fortes dans des fractnres obliques, dont les fragmens se rencontrent alors par le point le plus saillent de leurs bants fraciurés. Dans Je cas qui nous occupe , la crépitation est sensible à la vue et au toucher, M. Lisfranc rappelle Le pour La rendre plus manifeste à l'oreille, 1 a conseillé dans les cas difcibes: ‘appliquer le stéthascope.
La cause de cette fracture est directe, chose peu rommune pour les fractäres de la clavicule. Une syplilis, dont cet homme à été atteint il y a dix ans, auraitelle contribué à rembre l'os plus fragile? Cela est peu probable. L'influence de La syphilis sur les os est bien moins marquée que celle d'autres diathèses. M. Liss franc saisit celle occasion de cor. iger une mauvaise expresion des auteurs , qui disæot que le cancer, per exemple, rend les os plus friables, Depuis quinse ans, a-t-il dit, que je (ais des cours de médecine optrato re , je me suis fréquemment sersi de femmes cancéreuses dont les cadavres nous arrivaient de La Sulpétrière ; au lieu d'être secs et faciles à briser en éclats, comme on pourrait le croire , Les: os étaient plus mous, plus bumides et gorgés de sucs que dans l'état normal, et trois traits de scic suflisaient pour diviser complétemeal Les plas volumipeux.
Le ic est ici favorable, Il 5 a peu de déplacement , nul symptôme du côté de la poitrine; La fractore est accompagnée de quelques petites csqnilles, mais leur petitesse méme fait qu'elles pourront être comprises dans le cal, commer M. Lisfranc l'a observé plusieurs fois sur les cadavres apportés à sam cours d'apérations; on elles s'envelopperont d'un kyste et Gniront par être résorbées. La seule complication est l'ecchymose , qui pourra retarder ua pra la consolidation ; car telest l'effet des épanchemens sanguins, quoique Mugler sit prétenda que dans tous Les cas le sang épanché sert à constituer le cal.
Le traitement est siuple. M.Lisfranc parcourt les divers appareils peus pévr celle fracture , el s'arrête au coussin de Desaull soutenu por une écharpe simple, Pour favoriser la résorption de l'ecchymose, son avis serait de faire une sigaée, et d'appliquer d'abord des topiques émolliens, On s'empresse géuéralrment de recourir aux applications résolulives; c'est ane faute, car immédistement après” l'accidegt il survient dons la partie un excès de ton qu'il faut combattre. Plus: er seulement , et quand toute irritation aura disparu, on emplaiera les révub. sis. Enr Le second malade est un Allemand ; âgé de 63 ans , qui 4é M an doigt annulaire, de La main droite une plaie par iastremeut tranchant. L'ampu'ation deviat inéri:”
table avec L
1 dus état morbide antérieur de L'estomae , et serait-ce alors ce que l'on désigne sous le mom d'érysipele bilieus, IE n'y & point encore d'abcès apparent; mais il est probable qu'it en sursicades sur tous les points où le prou est le plus rouge. Cette ecloration permet de prévoir Laheës; mais il ne faudrait pus se hâter de conclure de sa disparition que l'ubès u'aura pas lieu. Je dois rppeler ici voire attention suc un fat très important de pratique; dans beaucoup de cas de ce genre, soit qu'il y art où qu'ils ait pes cdème, La rougueur de La peau s'en va ; ke malade se-crait guéri, al va et vient comme en pleine santé ; et si le chirurgien a partigé cette téméraire confisnre, il est tout stupéfait de voir se développer plus ou moins long-temps après des abcès sous-culanés , faciles à méconnaitre 1out d'a. bord , et qui décollent la peau au buin J'ai fait voir à la Pitié des malades suxquels il survenail sinsi en quelques jours quatre à cinq sbcès de cette sorte. Hi importe donc beancoup d'être prévenu , et d'esserioer de membre frégoemment avec Da soin tout spérial, pour saisir les premicrs indices de ces abeis ét en srréter le développer nt. ù | | :
Le proncs'ie est peu grave pourve qu'il n'y ait pas d'improdences commises ; mais a le malade venait à faire ds érarts de réime, il pourra sensuvre, à ranson de son grand âge , uuc trés-grare gastro-entérile, et de là un réel dun-
er.
' Le traitement est assez simple : 1Ù faut d'abord débrider Les trajets Gstuleux , placer be mumbre dlansune position déclive, et pes fréquemment pour éviter la stase et la résorplion du pus. Quant à l'érysipèle , est-il besoin de ssigaées géné. rales? Mais elles sont contr'indiquées à la fois et par l'âge da blessé , et par la longue durée de ses souffrances, et par la gastro-entérite qui l'a affaibli, I faut être sobre ici de toute émission sanguine; d'ailleurs la phlegmasie est un peu faille, et l'on sait qu'en ce cas elles résistent davantage à ce moyen. Enfin il s’agit d'en érysipéle ambulant contre lequel les émissjons de ssug ont moins de succès que contre les autres. Souverez-vous aussi du précepte posé par Sydenham : quand une épidémie règne, ohservez son géaie pour y soumeltre voire traitement. Ainsi, dans Le érysipéles survenant cz un grand sombre de sujets, et avec des renees toutes semblables, j'ai vu une année des érscuations sanguines généra. La très-bico rémssir , et au contraire échouer l'année suivante.
Les Anglais on! conseillé : on're ces érysipèles les scarilications, J'ai vo Béclard en essayer et ÿ renoncer. D'autres vantent les frictions mercurielles, d'autres le véicaioire. Cn à blimé ve durnier moyen dans le cas d'irritations gastr ques , at- Ladu, disait-on, que be vésicatoire agissail ou proft de celle irritation Mais ici ce n'est pas le cas : le vésicatoire ne peut faire aucun mal , et c'est le meilleur moyen que je couvsi-se de centralistr ae inflammation ragabonde, Vousen nwttres donc un, deux, trois s'il le faut, etsi les premiers ne suflisent pas, avec la pré. caution de faire sécher reux-ci ; et fréquemment à la Pitié vou: avez été témoins de nos sucets. Tout récemmert encore , chez une malade atteinte d'un cancer énorme du sin, qu'il fallut cxtirper en fouillaut au loin sous la peau , pour ainsi dire , les tégunaus qui recouvraient cette vaste plaie furent frappés d'érysipèles 2mbulans qui furent srrôtés ct detrusts par les vésicatoires.
ti lhuure à arrété M. Lifianc, el aunsi s'est terminée cette leçon remarquable , où la métlrude et la elirié dans la discussion releraient encore la verve et Féc'at de la parole de l'oraieur, U est soperilu d'ajouter qu'elle aété-suirie d'un redoublement d'ayplaudissemens ct de bravos.
Séance ou OÙ au x. — M. Lepclletier.
Le premier malade de M. Lepulletier est un enfant de 3 ans et demi, portant à la face pot ricure da sacrum use lumeur très-proémineunte , ovoile, recouverte par la peau, iran-parente au jour, mais surtout à la bougie ; fluctuante, Certe tu meur est congémale ; lors de la naissance, cile avait le volume d'une pomme d'api:
elle est grasse aujourd'hui comne la tête d'un fœtus de 6 à 7 mois , «t elle à con- ||
tracté des adhérences avec les parties sows-jacentes.
Quelle est la mature de celle tumeur? La première idée qui se présente est celle d'un bydro-rachis ; et en eff.t, où à vu des enfans vivre jusqu'à 20 ans et plus avec vuc affection de ce genre ; mais la tumeur ea question en diffère cssenticllement par trois principaux caractères : 1° elle n'est pas sur la ligne médiane ; T les yses dyineu-es du sacrum et des verlèbres se sentent sous La peau infacies et sous traces de séparation; 3° les membres inféri ors se sont dév loppés et jouissent de krurs mouvemens comme à l'ordinaire,
j°e sont cicatrisées, ct la tumeur à repris so0 développement.
| rotume ; mais ce volume menacé de s'accroitee encore. La résoletion est à près impossible ; une opération seule peut arrêter et guérir la maladie, Si cette opération était dangereuse , on devrait hésiter peut-être à la tenter ; nrais comme les suites en sont en général fort simples , elle est parfaitement indiquée.
Toutéfais, comme il n'; a aucune vrgence, M. Lepelletier comeille sr pe avec peu d'espoir, d'essayer ksonctivns résolutires, la compression , etc. Mais il ne fror {pas prolonger ot essai plus de quinre jours, si l'on n'en retire aucun bénéfice. Quelle est alors l'opération à préférer ? L'orateur examine successivement l'incision simple, la dissection et l'ablation du kyste, le séton; l'incision suivie de mens avic ls chargie; discute les difliculiés et les chances fcheuses de ce procédé, el se déclare r La ponction au trocart , suivie d'injections comme pour l'hydrocile. Il à traité de cette manière avec ua plein succès deux hystes de ce genre, obserçès également chez deux jeunes sujeis, e1 dont us occupait presque le même place. Si l'injection détermioait trop d'inflammation , on recourrait aux émissions sanguires, aux réfrigérans, ete.
Le second malade est un charpentier de 25 ans, tombé la veille d'un échafan dage sue un tas de pierres. la tête la première. Immédiatement, perte de connaissuce ; où le transporte à 1 Hôtel-Dicu, où une saipnée lai est pratiquée ; mais le connarssance n'est point revenue, Hier il ne pouvait avaler les boissons; ce matin où est parvenu à le foire boire, mass celte amélioration à peu duré , et la dégluti- Lion est de nouveau impossible. À l'examen où trouve : 4° une plaie au soureil droit, qui n'ntéres e que les partics molles; 2° une autre à la racine du nez , inc'inée un peu à gauche cl pénétrant jusqu'aux os; 3° une forte contision à l'occiput, sans fracture ou enfoncement des os appréciable, Le malade à rendu du ss par la bouche, mais ce sang rst noir et en eaillots. M, Lepelletier en conclut qu" Le vient point de la poitrine , mais des fosses nasales, Les yeux sont Gres, les pupilles très-dilatées et immobiles, La respiration siertoreuse, le pouls lent , embar- \rasté; les membres du côté gauche, principalement la jambe, se meuvent automajiquemni comme pour repousser les couvertures ; le côté droit du corps demeure
limmobile, insensible méme quand aa pince la peau; mais ce qu'il importe de noter, c'est que , quand les mouvemeéns du côté gauche sont le plus énergiques , le \membee inférieur droit se raidit comme une barre de fer, et ne redevient flasque tt mobile que quand L'accès est passé, Le b'as ne participe point à cette espèce le spasme clonique. Ajoutons ecfin qu'il n'y à aucune excrétion involontaire, ni des urines, ni des matières fécales, et qu'on ne trouve aucune irace de contusio® autre que celles que nous arons indiquées.
Comment expliquer ces phénomènes ? Ls contusion simple da cerresn n'agit pas avec cctle promplitude ,il y a eu évidemment commotion. Mais il est à remarquer qu la commotion n'a que des effets temporaires, e& ici, en effct, vous voyez que les symplèmes ont d'abord été er diminuant pui-que le blessé à pu avaler Le matin. Puis ils ont reparu avec une nouvelle énergie ; il y a donc une autre Cause qui a agi; ceîte cause nouvelle tient sans doute à la compression du cerveau : €t la comprrssion , suite d'un épanchement sanguin, ne pouvant augmenter, il y a lieu de présumer que les accidens vont aller en croissant jusqu'à la mort, qui ne saurait dire éloignée,
Recherchons maintenant où cet épanchement a son siége. Les yeux sont fixes. les pupilles larges ct immobiles ; probablenwnt , dit M. Lepelletier, la compression caiste à la base du cerveau et agit sur les nerfs opliques. De plus , la paralsrie, bornée au côté droit du corps, indique que l'épanchement doit tire du côté apposé ; il est donc probable que c'est le choc reçu près de la racine du nez qui l'aura déterminé dans l'hémisphère geuche, On pourrait s'aider encore des effets produits sur les membres supérieurs et inférieurs pour chercher à mieux préciser le siége de l'épanchement ; mais c'est un point do controrerse trop dooleux pour que l'orateur craie utile de s'y arrêter. Enfin celte paralysie à droite es4: interrompue par des contractions cloniques, que la compression ne saurait expl-
mer; tl La admettre ane iritation du cerveau, ste inévitable de la coutusion le vet organe,
Le pronastie est très-grave; ccpendant les faits de guérison cités par Ledran et d'autres, dans des cas aussi pe que celui-ci, ne permettent de condamner ce blessé qu'avec une certaine réserve; mais s'il en réchappe , chose peu proba+
ble , la guérison n'aura lieu qu'avec une extrême lenteur.
Les plaies et la contusion v'exigent qu'un psnsement fort simple, Quand ja commotion exiait, c'était par de violens révulsifs qu'il fallait La traiter, aa de rétablir bes fon-tions dagsue état suflisant d'énergie arsut de recourir à la saignée. Mais à présent qu'elle est dissipée , 1l reste à combatire l'épanchement et l'inflacrs mation. Îl est indiqué de saigner le malade ; et si le pouls se relère, insister sur ce moyen sans tout: faisepabuser. Ua moyen escelleot est l'application de la glace sur La tête; mais il est essentiel d'entretenir un égal degré de: froid d'une manière permanente ; le frod appliqué d'une manière intermitientc est plus dangerenx qu'utile, à cause de La réaction, On sjoutees des révulsifs suc les membres inferieurs , mais des révolsifs peu douloureux, tels que des sinapismes mitigés, des j'ésicatoires , qu'ue ealrebendra , etc. Enfo des buissons acidules, et un peg laxalivis, pour dérver aussi sur Le tube intestinal.
Cette leçon , dite avec toute la facilité qui caractérise M. Lepelletier, d'ailleurs pleine de faits et de déductions pratiques, a produit un grand eflet sur l'avditoire. Jimsis encore cet honorable candidat pe s'était montré aussi brillant, et n'avait recuilli des applaudissemens aussi bien merités. M. Lepelleticr , long-temps éloi-
lgaé de Paris, n'a pas pu suivre aussi aisément que ses compétiteurs les progres fe la science; el méme dans cette leçon nous avons regretté de lui voir poser ce
Serait-ce uve bématocèle, un siéatome eukysié où non enkysté, un lipôme? | principe suranaé , que Les lésions cérébrales produisent constamment des effets M. Lepelleber décrit les signes qui font reconnaitre chacune de ces tumeurs, et | croisés. On counait aujourd'hui des exceptions biva constatées à cette rêgle, et qui manquent dans celle-ci. Appuyé sue le diagnostic mégatif et sur les caractères || déjh méme on à eberché à Les gg par le non-eotrecroisement des Gbres.
pe
positifs de la tumeur même, il la regarde comme un kyste séreus, et, selon toute||pe téricures du cerveau, Mais st M.
letier ne se décourage point , il peut
apparence, unilnculaire. À sa partie inférieure où remarque deux petites cicatri- l'par un travail assida regagner l'avance qu'ont sur lui ses adversaires; el alors
ces blanches, fermes et solubles , comme si l'on avait passé anciennement nn séton||nous ne doutons
pas qu'ii ne devicane uac des nolabilités les plus redoutables
su travers; mais les personnes qui accompagnent l'enfiot avast déclaré qu'on ne! dans Les concours
Séance pe À" sucer, =M. elpean.
M. Velpeau avait à exwminer d'abord un homme de 30 ans , atteint depuis neuf mois environ d'une fstuk- urinaire à la région lombaire , au-dessous des fausses côtés du côté droit , en dehors du lombo dorsal, Cet homme avait reçu dans ce poiat us choc violent par suite d'une chute de cheval ; mais l'accident semblait n: devoir avoir aucune suite, lorsque, trois semaines sprè<, par suite d'an effort , des douleurs se manif stérent, une tumeur très-doulonrense survint, fut ouverte avec le bistouri, et laissa écouler une matière noirätre sans melange de pus, Le neuvième jour, il soctit de l'urine par ls plaie ; depuis lors on a tenté La rompre+sion, les bains de mer, ete. ; on n'a pu guérie la Bstnle, mais son orifice extérieur a té très-rétréci. Du reste le malade n'a jamais ariné de sang, ni épronvé de douleurs dans la vessie, de rétraction des testicules; enfin, chose remarquable , il assure que l'urine coule tonjours par larètre en égale quantité que dans l'état vrdinsire.
L'orsteur traite le diagnostic différentiel ; et après avoir établi la nature de la Gitule, il conclut qu'elle à très-p-obablement son origine dans le rein , et non à L'uretère, En effet, duns ce cas , la quantité d'urine qui passe dons la vessie serait diminuce, 1 y aurait un autre indice important à acquérir pour conbrmer ce point de diagnostic, savoir, si l'urine qui sort par La plaie wfre bien tons bes carartères de l'urine perfectionnée, où si ce n'est eacore que cette urine trouble et mal éaborée qu'on rencontre dans Les mantelons du rein. ..
Le pronostic est peu grate, I n'y aurait à craindee qu'ane oblitération imtempere de l'oriice lsiuleux, ce qui donnerait lien à des abeës Gstirleux qui fuseraient à l'intécicur ; mais l'ancienneté du trajet Gstuloux est une garantie contre toute iofliration de ce grore. Du rrsté, la guérison spontanée est passible , mais
u probable; et il; à moins d'espoir encure de l'oblenir par les sccours de ‘art.
L'autre malade est an homme de 65 ans, qui a reçu hier dan: la poitrine un coup de téle de taureau qui l'a renversé. On Fa saisné ; el comme 3l ne pouvait se relever, où l'a transporté à l'hôpital. H n'y à ni crachement de sang, n1 gêne de la respiration , ni douceur intemme; lausculiation G la pereassion trourcnt les poumons Dbres, hrs cran point fort cirronserit ; mât à l'extérieur, de l'omoylate à da fesse, on voit uac tuméfac'ion bleuätre facile à déprinre, gardant l'empreinte du doigt et offrant la crépitation aérienne, 1 y à évidement épanchement d'air et de Liquie ; de plus deux où trois côtes fracturées, ! de
D'où vient cet emphysème ? l'emphysème est dù en général à une lésion des conduits aériens ; mais quelquefois au si à des plaies qui en sont fort éloignées. M. Velpesu a vu une luxation compliquée du pied produire un crophysème géné -
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ment les opinions professées dans une autre occasion par M. le professeur Bérard, e1 regarde romme démontré le fait de la résarption puralente. D'ailleurs, le traitement est à peu près oul; à part deux observations de M. Sausoc qui semblent prouver que ces aboës ne sont pas nécessairement mortels, tous les sujets qui en ont été atteints ont misérablement succombé, Le moyen qui parait agir de plus favorablement est le tartre stibié à hautes doses,
Séance ou 3 avrerer. — M, Sanson,
Le premier malade de M. Sanson porte à la (uis once taie de la cornée , une articulation accidentelle du radius et des paquets variquenx aux jambes, qui sont envahis par une inflammation lente et purement locale, M. Sanson s'est peu rrrèté sur la première affection, comme s1l avait dédlaigné un terrain où la supériori:é lui edt été trop facile, La fausse articulation lui a paru mériter mieux son attention; elle avait fait suite à une fracture négligée de l'extrémité inférieure du radius, ua abcès s'était formé el s'était fait jour au dehors, et la consolidation ne s'était point faite, C'e t une terminaison rare et bien préférable pour le malade à la consolidation qui n'aurait pu étre que vicivuse, la Fracture n'étant point trsi. tée, En effet, il se sert fort hien de son poignet , et il s'est méme engagé comme volontaire, sans que la fausse arlicalation nuise aux besoins de son service, A propos de ces fractures du radins , où à cru long-temps , a ajonté l'orateur, aux lusations-da poignet, et moi-même, dans mon ouvrage et dlans un article récent d'un dictionnéire , j'ai donné l'histoire de ces luxations. J'avais por moi une autorité imposante , celle de Bayer, et je n'avais fait que copier sa doc'rine El convient de dire que dans ces derniers temps la possihilité de ces luxalions a été réroquée en doute, surtout por M. Dupurtren ; il a démontré que généralement on avait pris pour telles de simples fractures du radius, et l'anatomie des artieulalions du poignet vieut à l'appui de cette doctrine nouvelle, Ici M. Sanson rappelle les détails press 2 précisés pour là première fois per M. Malgnigne , qu'il né ste pas , et vonelut à L presque impossibilité des luxations du poignet . Enfin, passant à l'examen des pelotons variqaeux des jambes que porte auxti son malade , 3l trace une histoire concise des varices, fort Lion résumée de la thèse de M. Briquet , qu'il aurait pout-°tre aussi fallu citer.
Le traitement a été trés-bicn indiqué, e1 l'orateur n'a pas manqué de rappeler les nombreux succès obtenus contre des varices d'une autre région par le nouveau de M, Becschel.
La seconde malade est une enfant de 2 ans, attinte d'an hec-de-liivre congénial, qui cependaut ne préscate pas sar les bords de la division l'espèce de bourrelet rongeâtre qui le distingue d'ordinaire du bec-de-Hèvre sccubeotel. 1
est simple, slué comme de coutume sur l'un des côtés ; on sait que le bec-delèvre médian est tellement rare que La plupart des modernes en ont nié l'existence; toutefois M. Sanson en rappelle un €ss cilé par Moscati, D esomine ensuite les causes du bec-de- lèvre, devrit «es diverses spères et ses complications ; il note que dans Le cas présent, quoiqu'il n'y ait pas de division des os, l'os in cisf du côte affecté est plus sallant que Fantre, et les dents incisives ua peu devires, | Quant à lopraion , VW, Sanson déclare que dans une leçoe de clinique # ne *
ral tel que le blessé était gonflé comme un ballon. Mais quand il est dù à nue lésion da poumo, les conséquences pan en être très-graves: l'air peut s épancher dans la cavité plenrale , et de La angoisse et menace de suffocation, Notre malade actuel n'offre rien de semblable ; ce qu'on peal aît-ibuer à plisivars caues, où à ce que la plaie du poiimon est fort étroite, on à des adhérences préesis tantes du ponmon avec la plècez, on enfin à ce que la phie du poumon resté avcc la plaie extérieure dans uno correspoudanve porfaile,
Que faut-il faire dans les as de ve genre ? On a conscilléde fonc dilater le pou no malade ; mais on oubliait qu'il représente alors URE VEUE aphaèr qui laisse échapper tout L'air qu'on yiansutlle. La première imbication est de tendre à cicateiser La plaie, ce qui ne se peut que par le repos le plus comglit possible, Abirneths combat l'emphssème catérieur au moyen d'un ndoge | mé qui og need la po Line; mais ce procrdé expose à une accumulation d'air dans la plivre, Quand l'emphysème est fort étendu, on donne issue à l'air par des iacisions Lrges et profondes; ilne faut pas «er borner à de simples scanifieations, trop insufisandes pour Furgence dû mal. D'ailleurs des invisions tri +-Étendues en appare pee sur un sujet ballonné, se trouvint rédustes à ben peu de chose après r éraruotion de V'air, M. Velpeau à fait dans un cas de ce genre jusqu'à tevale incisons et pas , et Le malade menacé d'une suffocation prochaine , en fai immédistement sou'agf Lacompréssion peut saflire pour un emphysème léger, pour un emphysème étendla les incisions sont indispensables Nous aurions désiré que M. Velpeau discutt les chances de l'opération praliquée par Abeenethy pour évacuer l'air accumulé dans la cavite pleurale ; cetemphisème d'air avait succédé précisément à une fracture des côtes, et rentrait naturellement dans le sujet de la question. .
Pour l'épanchement sanguin ot il se résoudre , où il se rassemblera en foyers qu'il Hadra ouvrir. Quant aux fractures des côtes, celles résistent beaucoup à la consolidation, en raison des mouseniens respiralo res ; et le but de l'appareil qu'on leur oppose est 1051 d'immoluliser les côtes le plus possible , en faisant respirer le malade presque uaïquemini à l aide du disphirayne,
Leçon très-buane, dite avec cualeur, &t couraaiée pr de nombreux applaudissemons. ‘
Séunce où 2 souuer. — M, Bérard.
M. Bérard est tombé eurorc cette fois snr une luxation ; al s'agissait de La luxation du férour sur lili où eu haut el en dehors. El a glissé assrz M marier sur les causes et les signes de La luxation, et a été plus bref encore sar le traitement à lui aggdliqu r. Ii pratique d'extension dans la dircelion que La luvatron à donnce au menbree , de qui est d'älleurs la mélhod e géuvralement ae se, sans qu'aucun des chirurgiens qui l'almelient aient daigné nous apprendre Les motifs de veute préférence. Il y avait la un vaste champ de dseusson d'autant plus brillant qu'il n'a encore été touché sérieusement par fersonne , la comparaison des diffévens
rocédés employés depuis Hippocrale jusqu'à nos jours. Nous regrellons | ra
Béeard se soil borné à d'scutir La question de savoir où Les lacs extensifs d-
voient êtee appliqués, au-detsus du genon on des malléoles; 11 est gartisan de La méthode anglaise et Les applique au-les us du genou.
Le second malade a anbt une dé-articalftion du cinquième os du métacarpe, pair La méthode à un lumbean ; mis Fa plaie va mal, ct M. Béranl prose qu'il s'est formé déjà des abrès méastatuques dans les viscères, lei se présentait Ja Lelle L question de la résorption jnirulente; M. Bérard s'en est emparé , el a irace an gort bon résnné ile
ue PR USE = —— D LE EE SES
pakis, — ÉVÉRAT, EMPRIMEUN,
Lplus ordinairement sppliqué.
Liitoire de La science sue cette matière, 1 adoute pleine. Î
croit pas avoir à S'acengee de ce qe ont lait d'autres chifargiens, et qu'il sc bor-
acra à décrire ce qu'il ferait Lune mme, et 38 termine par ane description fort mi-
nütieus: du procde quil adopte et qui ae differe ps d'atieurs du procédé le. +
M. Sation a mes dans cette leçon une chaleur ve ane animation auxquelles il ne nos sait pas acvoutumés, el il eat descendu de la chaire au bent iles apglan disenns.
Since wo #'suiiatr — M. Guerbois.
M Gucrhoïs a cios la seconde épreuve, Nous ne sanr ons beaucoup nous étendec soc cote leçon , où l'honorable candidat a eu encore à lutter contre quelques prévention afligeantes, sur le-qulles nons avons eu occagos de nous expliquer. Nous ne pouvons que redire en d'autres lermes ce jus nousilisions lors de la première épreuve; 1l est bien certsin que de semblables beçuns, saus cesse lroublées et intcrrompues , ne sauraient servir de base à aucun jugement farorable où défavorshle à la capacité d'un candidat, IL nous à seulement paru que M. Guerbois , fut bon praticien , avait négligé depuis un certain Lemys de se lc uir au roursnl des progrès nouveaux de La clirurgie , comditiun sur la nelle l'o-
vinion desteot de jour en jour plus sévère dans les convonrs, Du res'e, M, Guéros à devait lui wc épreuve où À peut pronile une noble revanche de son auditoires la Use se Poète dns le cab net, bin de toute occasion de trouble rt d'émation, cest Li seulement que nous nos crorons en droit de porter once cri tique Faso ner,
— Nos alvantés ont reçu avec le deriier numéro le procpectus d'un noutel établissement bigénique dirigé par M. le docteur Boul]. Ci tétablissement, dit lee bains d'e Mur, offee à La pratique de la medecine des ressources qu'il lun avait été souvent impossible d'employer jusqu'ici : Les bains et dourhes d'eaux minés rales el de vapeur soigaeusement préparés et administrés, L'établissement du Mail résoudre un verituole problème d'économie médicale, en cc qu'il offrira à des peix tres-modérés, avec toutrs ls garanties de bonnes et consriencienucs préparations, les douches el bains dé vapeur, les douches et bains d'eanx ininé. cales de toute vipèee, qu'il n'avait été ps le de se procurer Jusqu'ici qu'en posant des prix rog élerts pour les classes moyennes. M, Boulsnd s rendu un véritable service en faicant profiter l'établissement des Bains du Mal de ses <a. vautes recherches ct de sa locgne espéricnre. Nous recommandons avec convie. tion cel établiss ment à l'attention de nus abonnés de Paris et des dégartemens L'intérét que Lous bes mélecins ont montré à M, Bouland perdant qu'il diriscait hs Vécthusrse: prouve assez ls rontispce qu'ils ont dsns ses lumières et sa pratique sprriales, Cest une garantie du succës qu'ils procureront à son nouvel dublisse tuent,
Le Rédacteur en chef, Juues Guénix,