‹ Gazette médicale de ParisChapitre 191 sur 394 · DE LA DIGNITÉ DE LA MÉDECINE LN ITALIE, PAR TOMMASINE · texte numérisé non relu

DE LA DIGNITÉ DE LA MÉDECINE LN ITALIE, PAR TOMMASINE

L'Italie cat l'initiative en économie politique , comme elle l'eut, depuis La renaissance des lettres, dans presque tous les genres de connaissance , et dans les beaux-arts.

(Sar, Traité d'économie politique, discours préliminair.,

S' soft de rappeler à ls mémoire des hommes les monumens de la grandeur bauonale , pour animer por un motif aussi noble que puissont à l'étude des scien-

A) Cet article, qui est un très-bon réeumé de l'histoire de La médecine ita-

se déposer sur ceitaiaes parties de l'organisme ? Ce liquide peut-il, par sa présence dans le torrent circulatoire et ati sein des viscères, déterminer des altérations des fluides et des solides? En un mot , les désordres observés à la suite des couches reconnaissent-ils pour canse la suppression de sécrétion on la résorption du lait, et sommes-nous autorisés à admetire des apoplexies , poeumomies , plrurésies , périlonites laiteuses, ele, ?

Cette question , du plus haut intérêt pour la pathogénie , et agitée pendant long-temps par les accoucheurs , n'a pas reçn une solution complète : la divergence des opinions en est une prenve concluante, Plusieurs auteurs recommandables ont rencontré nombre de fois, dans les différentes cavités des femmes en couches, une matière épanchée analogue à du petit-lait , sans que les parties qui la renfermaient aient présenté la moindre trace de phloguse. Ils ont observé de plus que les urines des personnes affectées de maladies laiteuses étaient blanchâtres, et cantenaient qaclquefuis du caséum en certaine quantité. Ces mêmes pathologistes, ealin, ont cru trouver du lait en nature dans cer. tains depôts el affections cutanées. Ces altérations diverses coïncidaient avec la disparition de cette humeur animale des manelles , et se dissipaient , au contraire , lorsque ces organes [a sécrètent de bouveau, ces médecins ont conclu que réellement 1l existait des métastases laiteuses. Les adversaires de cette opinion , pour la détruire et faire prévaloir leur système , invoquent des faits et s'appuieot sur des raisonnem ps aussi concluans. Ils nient la possibilité de la métastase on déplacement matériel d'humeurs , et attribuent tous les désordres fonctionnels et organiques se manifestant avec la suppression du lait, à une snccession on substitution d'inflammation, Pour ces derniers ; les collections de liquides, si fréquentes chez les acconchées en proie à ces prétendues révolutions laiteuses, sont le résultat d'une Phlogose viscérale | et non du

me ne sont peut-être pas sufGsamment démontrées, mais le travail, considéré dans

son rasemble, nous parait un des plus satisfaisans qu'on ait publiés sur cette iimportauie question,

ces et des arts; si la célébrité d'une nation à laquelle il nous est lorieux d'appartenir agite principalement et réveille l'enthousiasme d'une jeunesse stadicuse , il ne sers pas hors de propos dans ces circonstances, et peut-être vous sera-t-il agréable de fixer aujourd'hui vos regards sur cette partie de l'histoire médicale , qui concerne principale: nt la dignité et les rogrès de la médecine en Italie, Déjü dans le commencement de cette année scolotique el précisément à l'é e qui répond à celle d'aujourd'hui, je vous ai entretenu de Ja nouvelle doclrine médicale comme d'un éditice fondé en lalie, et désormais remarquable par l'avancement qu'il doit aux travaux des médecins italiens. Le discours que je me propose de vous soumeltre devait précéder naturellement celui de l'année der uière, si l'importance des matières que j'ai traitées, ainsi que de celles dont je devais sacoessirement parler , ne m'avait cogagé à latervertir l'ordre naturel. Maiolenant, pour ne pas rous priver de notices relatives à l'histoire ct aux fastes de ls médecine italiéone qui sont antérieures su commencement de ce siècle , et par conséquent à l'origine de la doctrine nouvelle , et pour vous montrer com. biea grande à été dans les temps saciens la dignité à laquelle s'est élevé l'art de La médecine parmi nous, je regarde comme utile de vous présenter un tableau concis de ces noms et de ces faits qui sont la gloire principale de notre art. Et vous qui, déjà consommés dans l'étude des institutions théoriques , connaissez tout le prix

oo

lienne , est l'œuvre d'un des médecins les plus célèbres de l'époque. Il est extrait de la :raduction inédite des Œurtes complètes de Tommasioi , par M, lg docteur Billardet. Nous consacrerous prochainement un article à cette imporlante et utile cn'rrprise.

transport du lait vicié sur les parties où siége cet épanchement. Ils ex-} organique. En vain invoquerait-on l'antériorité des symplômes : une pliquent la coïncidence de la siccité des seins avec l'apparition des phé-|\irritation vive s'empare quelquefois d'un viscète, réagit sympathiquenomènes morbides par les effets d'une nouvelle inflammation organique, |meut sur les diverses sécrétions de l'économie, et ne se manifeste pouret se fondent sur ce que l'analyse chimique ne déconvre aucune diffé-{ tant par aucun désordre fonctionnel local , appréciable à nos sens. Si le rence entre les sécrétions anormales des maladies dites puerpérales et} manque d’excrétion du lait semble dans quelqnes cas préceder l'altérales produits de la phlogose suscitée en dehors de toute influence lai-! tion organique, c'est qu'un travail morbide avtérieur et latent échappait

teuse,

D'autres pathologistes enfin font profession d'éclectisme ; ils croient à ces métastases , mais les considèrent tantôt comme cause , tantôt comme effet ou complication des maux qui sévissent sur les femmes en cou. ches.

La question serait bien vite résolue si la chimie possédait des moyens capables de faire reconoaître la présence du lait dans nos humeurs, s’il y avait un caractère propre à distinguer le caséum de toute autre matière organique. Malheureusement les progrès de cette science ne sont ad assez avancés pour qu'elle ajoute ces nouvelles richesses à celles

ton a doté la médecine. Nos moyens d'investigation sont aussi impuissans pour nous assurer de la formation primitive du lait dans le sang, et nous convaincre que les mamelles peuvent seules l'en séparer. La pers et la physiologie sont donc nos seules ressources, et les

“explications qu'elles nous donnent ne ressemblent que trop aux probabilités et aux conjectures. Peut-être trouverons-uous duns la méthode expérimentale des données plus certaines qui éclairciront des points enveloppés d'une obscurité complete; mais étudions d'abord les principaux phénomènes des maladies rattachées aux métastases laiteuses.

Après l'accouchement , la femme se trouve placée au milieu des circonsjances les plus favorables au développement des affections aiguës et chroniques. Celle qui ne nourrit pas exige surtout de la part du médecin une surveillance particulière, et le rétablissement de sa santé tient à une infinité de petits soins qu'elle ne devra jamais négliger. Le changement opéré dans sa constitution pendant la grossesse, et la prépondéravce acquise par les fluides blancs dans son economie depuis la partu-

à notre investigation, ct déterminait la siccité des mamelles, suit en détournant les matériaux propres à celte sécrétion, soit en favorisant l'absorption du fluide sécrété.

vus reconnaissons volontiers la possibilité du transport matériel du i lait, des seins sur différens points de l'économie. L'observation journa- |nalière, l'analogie avec ce qui se passe dans les résorptions purulentes, Let surtout les nouvelles recherches sur les Juis de l'absorption, motivent assrz occtte opinion. Qui n'a élé frappé de la disparition soudaine de certains abces et hydropisies ? Îlest même souvent impossible de méconpaitre dans les excrétions les traces du fluide résorbé, Cette étonnante rapidité avec laquelle la matière prise par les absorbans circule dans tout le sysièine, s'explique par ks nombreuses anastomosrs et réseaux lymphatiques qu'elle parcourt, sans traverser les glandes , qui enssent l'ralenti la marche et changé plus où moins La nature. M. le professeur Broussais amet cette méjastase d'humeurs , qu'il distingue de la métastase d'irritation, et pense que Le liquide absorbé peut même être transporté sur les viscères, et proiluire conséceutivement des accidens graves, sans qu’au préalable il y ait inflammation.

Mais nous ne saurions accorder à la résorption du lait ces altérations multiples qui caractérisent Les maladies des femmes en conches. Cette | humeur animale ne peut être considérée comme un virus particulier déterminant ces diverses affections , à moins qu'il soit prouvé que réellement elle contient des principes morbifiques, et que sa composition puisse être viciée indépendamment de toute lésion organique.

Toutes les fois que la disparition du lait des mamrlles est accompagnée de symptômes morbides qui jettent le trouble dans l'économie

rition, la prédisposent aux engorgemens organiques, aux inflammations||ct menacent les jours de l'accouchée, nous soupconnons l'existence des séreuses, aux phlegmons, ele. , ete. Cette exaltation des propriétés | d'uue altération viscérale, et nos efforts thérapeutiques ont pour but, vitales, compagne ordinaire de la délivrance, cette ivritation nerveuse | non de rétablir cette sécrétion, mais de combattre la nouvelle lésion déterminée souvent par la lactation , et les impressions mora'es et ; hy-l matérielle. C'est à cause de la siccité des scins qu'il est souvent imsiques qui entourent les accouchécs de nos cités populeuses , donnent { possible d'attribuer au lait les accidlens qui se mamifestent, et rien dans naissance à une foule de maladies aiguës et accélerent la marche des at-{ce phénomène n'est contraire aux luis de la saine physiologie. Le protérations chroniques. Les passions de l'ame, la joie , la colère, et toutes | pre de toute irritation , déterminée sur un organe , est d'attirer sur lui les impressions vives sn exaltent l'imagination des femmes en couches, | une somme de sensibilité trés-considérable au détriment même des auinfluençaot le cerveau d'une manière directe, occasionent des apoplexies, Êtres viscères. Voilà pourquoi la mamelle ne sécrète plus le lait , si l'acdes phrénésies et autres affections cérébrales attribnées par les anciens | tion vitale, augmentée daus toute autre partie, enlève aux seins le stihumoristes à la metastase laiteuse, Les sentimens de crainte, les chagrins}mulus nécessaire à l'accomplissement de leurs fonctions. C'est ainsi

prolongés, la peur, etc. , agissant au contraire sur le système nerveux ganglionnaire, déterminent des irritations du côté des organes abdomiuaux, et suscitent des épañchemens de scrosité dont nos devanciers assiguarent la cause au transport matériel du lait dans les cavités où ils siégent. Ces réflexions si naturelles ont ébranlé les vieilles doctrines bumorales , qui d'ailleurs ne pouvaient traverser tant de siècles et arriver jusqu'à nous sans se retremper des progrès de la science, Il est reconsu de nos jours que la plupart des lésrons observées chez les jeunes accouchées sont étrangères à la révolution laiteuse, Le lait peut, il est vrai , jouer un rôle secandaire dans la production de ces différentes scènes morbides, mais comme effet où complication de toute altération

des ouvrages et des découvertes qui ont perfectionné l'anstomie, la physiologie et la patholagie ; rous qui, ocrupés aujourd'hui de la plus sérieuse des études, la pratique de l'art, avez déjà su profiter, ou qui étes sur le po nt de le faire, de ces observations , qui ont peu à peu ouvert à Fa médecine une voie plus sûre, vous êtes, jeunrs disriples , où vous svrez bientèt en état de dévidir avec tovte Ja maturité du jugement si l'clévation et la nobles du but que je veux stteindre est d'accerid avec la véeté, et si la graodeur, la solidité et l'utilité dus où. vrages correspondent à ls dignité des noms,

Que l'Italie soit la premiire de toutrs les nations qui at brillé dans La médecine et les scier ces accestnires, ainsi que dans les autres genre: de eonnaissan: ces, c'e une vérité atles re par trop de documens ct par trop de noms célé.

Le

que les lochies se suppriment, ou que la dessiccation d'un ulcère s'oère, lorsqu'un organe fortement phlogosé concentre vers lui toutes les orces de l'organisme. Ainsi dans les apoplexies , pneumonies , péritonites, désignées sous le nom de faiteuses , nous ne nous refusons pas d'admettre une certaine quantité de lait dans les fluides épanchés, mais nous ne pensons pas que celte humeur animale puisse à elle seule constituer l'épanchemest, et qu'elle agisse comme un poison septique ou corps étranger Daho Le phlogose des tissus - la reçoivent. Nous avous signalé plus haut les causes multiples de ces inflammations organiques; nous pourrions en ajouter d’autres , fournies par l'acte ième de l'acconchement. Mentionnons ici ces parturitions pe-

la Grèce el Flialic étaient encore barbares, Pythagore fonda ke premier , à Cro tone, en Calabre, la médecine comme ane scince et comme une branche auxiliaire de la politique ct de la législation, tandis que jusqu'à lui elle n'avait été qu'un scres-oure de La religion. Je pourrais vous dire qu'Aleméon , di ciple et contemporain de Pythagore , fut le premier à cultiver l'anatomie d'agiès Cialcide ; qu'il fonda l'anatonue comparée et qu'il écrivit le premive sur la physiologie, sebon Clément d'Alexandete «t Dnogène Laërre. Hérodote nous raconte que du temps de Derhis l'école italienne de Crotane était Là plus célibee du monde, et qu'un Démocide de Crotonc fut alors ke meilleur melecn de la cour de ee nudine roi de Perse,

Alaiïs descendons à des temps moins reralés, Il est bien connu de tant le monde

bres, En effet, soit que vous tir votre sogvem. l'état primitif de La mé-|lque dés le premier siècle de l'ère vulgaire, lorsqu'en Angleterre, en France, en ,

deéine et sea premiers pas lorsqu

analoie, la physiologie et loutes les sciences || Allemagne, en Espagne, l'histoire de notre art et des sciences qui s'y rapportent

naturelles, cucore dans l'enfance, étaient remples de prestiges et d'erreurs ; || n'ôffrait auéun nom qui mérität d'être transmis à La prostérité, Mialie vantait soit que vous conses'i 2 à la suivre lorsqu'elle essayait , à Légal des autres srien- || déjà dans Corneille Celse , et dans Pline deux bommes célébres, vénérés dequris ces, une marche plus hardie en s'assoriant particulièrement aux doctrines de Ja || par toutes les nations dans tous les âges. L'un de ces savans jeta les premiers phyvique et de La chimie, ct ea adoptant trop facilement les Lois et les applications || fondemens de l'histoire naturelle, ct foi seul sn poussa aussi loin l'étude , el il en de l'hydreulique et de la mécauique ; soit evfia que vous la considéricz secouant Srveula les limites autant qu'aucaient pa le faire plusieurs houvmes de génie rénle joug de la servitude, se m'pénérant elle-même en même temps ; la philaso- ais de cette époque. L'autre, chirurgien et médecin recommandsble pendant pluplus «t se dirigent par us chemin nouveau et plus sûr sous l'égile de li nalyse sieurs siècles, le plus élégant de tous les écrivains Gtentrevoir ccs grand; prinet de l'induction ; vous Irouverez à toutes ces époques Les noms les plus grandi ||cipes trés de l'obsvrvation qui devaicat, dix-huit siècles plus tord, conduire la médes physiologistes, des anslomides, des médecins ct dis ebirurgiens italiens qui |éccine à sa perfection. Et le Grec Antoive Musi (qui fut postérieur à Cebse d'après en soutient l'avancement ct la dignité, Pour prouvce ce que j'avance , il me [le jugement d'un grand poids, sans doute de Louis Bianconi, l'honneur de Boserait facile de remonter aux époques Les plus éloignées. qui <e refusent. pour Dlogne, de l'alie et des lettres), et Muss, dis-je, n'anrait jamais acquis tant de ain:i dire , aux investigations des historicus, et je pourais vous dire que lorsque pénétration dans l'art de guérir sans les préceptes de Cclse. 11 n'aurait pas sure,

nibles , laboricuses , nécessitant l'introdnction de corps étrangers dans l'avec succès , et s'amende ou cède à l'action des antiputrides, aggral'utérus, et ces enfautemens malheureux où la femme à été mal déli-{vant toujours les symptômes de la métro-péritonite inflammatoire.

vrée, où la matrice cuntuse , déchirée , est affectée de phlogose, qui se | Qui ne reconnait dans la marche de ces deux affections des canses de propage souvent au péritoine, el donne naissance à CCS accidens redon- (nature différente : dont les effets ont anssi des nuances bien tranchées? tables rapportés à tort à la métastase laiteuse. Les frissons violens , l'aspect particulier de la peau, l’état des fluides

Ces vues générales pourraient faire croire qu'ennemis de toute doc- ra té , re ue. qe observés dans 7 37 en e physiques : Pa , er nt umeurs, La Minpreur , les angoisses , tout décele dans la métrone Ke del jueses il té h RL el ritonite typhoïde l'altératon oui du sang et secondaire des Re ineclr ser nr him, nat Fe. pl x lorsque , par des pes l'des. Ces symptômes w'ont-ils pas la plus grande analogie avec ceux de ae sur Les animaux vivans nous chercherons à prouver que ces L fièvre typhoïde? La description que les auteurs nous ont laissée de * k d À + ; “ à : . r + .

mêmes désordres, étrangers, à notre avis, aux métastases laiteuses , rt pee 64 ce pre Eur re ei de Paris Srcpeenrhns quelquefois PIRE ARE la résorption des loch UE lorsque venons de a ? Les Ps en bats rs de par énidémie nous aurons démontre que l'absorption des vidanges putréliées produit | avaient le pouls petit, inéal, pedcipilé 1 ambre : ul ets cet ensemble de désordres fonctionnels et organiques connu par les an-} 1 DENT. Et, DrOCIpRE à ;

ciens sous le nom de fièvre puerpérale , et dont la dénomination varie étaient andanties : leurs hypochondres tuméfiés, leurs extrémités froides de nos jours suivant les idées systématiques qui nous dominent. Si! ct recouvertes d'une sueur poisseuse ; des pétéchies , des vibices, des ; lecchymoses, faisaient éruption à la peau de la malade, qui éprouvait

nous avons refusé à la métastase laiteuse toute iufluence pruviuive sur | À À ak lade,

les maladies des femmes en couches , si nous avons considéré la siccité | 45 Vertiges, des tintemens d'oreilles, quelquefois même la perte de

des mamelles toujours comme leur effet ou complication, c'est que l'a) lon. Le a était sourd æt contiauel, la voix faible, éteinte; la

nalgse chimique n'a rien appris sur les modifications que subissent les | des lificile , smpossible ; des ulcérations aphtheuses mOrsuraient l'intérieur de la bouche; les dents et les gencives se recon-

ri : = sans = = k principes du lait dans les affections aiguës et chroniques ; c'est qu'en}: , un de 4. WA 9: mr dehors de l'action de l'atmosphère il nous paraît impossible d'observer | *r3ient d'un enduit épais et noirätre; l'haleine et les diarrhées deve-

des altérations de cette humeur animale capables d'impressionner dan- | naieut létides ; des hoquets, des vomissemens fréquens ctaicni sccomgereusement 108 parties. ,Pagnss de soubresauts des tendons; une soif inextinguible, ue feu

Le : | 2 : | dévorant , consumaient intérieurement ces malheureuses victimes, tan. bre rapporte un cas frès-curieux d ‘épanchement de lait dans la! dis qu'un froid glacial se répandait à la surface extérieure de leurs mamelle par la rupture de l'un des conduits excréteurs de cet organe. corps. Cet ensemble de phénomènes ne caractérise que trop les altéra- La tumeur indolente ne founissait aucun signe d'inflammation , mais | tions putrides, et leur point de départ se trouve le plus souvent dans résentait une fluctualion sensible; elle acquit peu à peu un volume | la dépravation primitive de nos humeurs. La putridité du sang se lie à une infinité de canses que nos moyens d'investigation ne peuvent pas

très-considérable ; une ponction fut pratiquée ; la malade guérit , et |

“ [4 * LJ £ F4 | 1 “ Ni * ER 2, e … # fluide lacté qui s'écoula de l'ouverture n'avait éprouvé aucun change- toujours apprécier mais dans la métro-péritonite typhoïde , la résorption des lochies purulentes et fétides est , selon nous , un des accidens

ment dans sa composition.

Parmi les inflammations viscérales des jeunes acconchées, se déve- {les plus puissans à déterminer ce genre de lésion ; du moins nous vouloppant sans le concours de la dépravation des liquides, nous distin-{ drions le prouver par des expériences tentées sur les animaux vivans, guons, à l'exemple du professeur Dugès, Ja métro-péritonite franche- et je ne doute pas que cette méthode expérimentale n'enrichisse la pament inflammatoire , et la métro-péritonite typhoïde. Les symptômes |thogénie des découvertes les plus précieuses pour la thérapeutique. qui caractérisent ces deux maladies ne permettent pas de les confondre i

Mais d'abord un mot sur la sécrétion des lochies. entre elles. La première se présente avec tous les phénomènes géné-| Après l'accouchement, la matrice ne revient que par des contracraux de la pléthore , on ceux de la fièvre angéoténique débntant avec 1

tons lentes et graduées à ses premières dimensions. Les vaisseaux utéune intensité terrible : les mamelles s'affaissent , les lachies sanguines

rins , énormément dilatés , s'ouvrent dans sa cavité, vide du fœtus et coulent avec re abondance ; le délire est furieux; l'agonie se pro-Pde ses annexes, et laissent pleuvoir ane quantité prodigieuse de sang longe , mais l'adynamie ne survient pas. La seconde débute , au con-

dont l'odeur ne permet pas de le confondre avec eclui de toute autre traire, par des frissons trés-prolongés ; son délire est sourd ; la pros-{ hémorrhagie de cet organe. Bientôt ces ouvertures béantes se crispent , tration des forces de la malade est extrême; ses doigts, ses poignets,

se resserrent ; la matière colorante du sang n’y trouve plus passage; la ses genoux, offrent des taches phlogo-ces de grandeur, de couleur et! sérosité seule suinte à travers leurs parois et constitue les er à séde forme variables. L'haleine de l'aceouchée est fétide, sa face ter-|reuses; enfin , cet écoulement ne tarde pas à prendre une couleur blanreuse ; ses traits sont grippés , sa houche et ses dents incrustés de fuli- fche, laiteuse, puriforme; son intensité et sa durée varient suivant les ginosités noirâtres. Le ventre se distend quelquefois énormément, mais! prédispositions individueiles de lacconchée , et se trouvent surtout suici la doufeur abdominale est obtuse, tandis que dans la métro-périto-! bordonnées aux conditions d'allaitement, E disparait promptement chez oite inflammatoire la distension est accompagnée de souffrances atroces. la femme qui nourrit, et se puolenge, au contraire, si elle refuse de Remarquons encore que dans la ty phoïde les lochies sont ordinairement | remplir ce devoir de mère, Van Swieten pensait que ces lochies purufétides, bourbeuses, et les organes génitaux externes de Ja femme ta-! lentes étaient Le produit d'une espéce de suppnration de la surface inchetés de plaques gangréneuses disséminées à leur surface. Elle est

terne de l'utérus, fournie spécialement par les endroits où s’insère le d'ailleurs réfractaire aux antiphlogistiques , qui combattent la premièred placenta. 11 est facile de réfuter cette erreur, en faisant observer que,

à mou avis, la sie prérieuse d'Auguste en recourant sagement à la loi des contrai-| truisant et confondont dans une ruine universelle, si l'on escepte le génie et les res, ct en substituant avec prunptitude à la méthode curative échauffante des re! semences profondes d'une grandeur futark, fous les résultats et ls monumens des mèdes rafraichissans en tout sens où antiphlagistiques, s'il n'edt connu les idées) temps passes, 2 L de Celse, clairement exprimées par cet auteur, surla distinction générale ct sur les! Au milira de tant de désastres, et malgré l'ignorance qui en fut la suite, on différences principales dis maladies, Je passe sons slnee d'autres noms moins ; conservait encore au siècle , en Italie seulement , quelques licurs dé medecine célèbres qui appartiennent cependant à cet âge et que l'histoire médicale d'Italie , ? dons les écoles du mont Cassin el ile Salesne. Alors flurissait an mont Cassin muette dons ces temps pour toutes les autres natiuns , ne Laisæ pas de rappeler | l'abbé Bertaire, qui sit accourir grès dbe bui ces anditeurs de toutes les conditinns avec honneur. Je tairas bes questions anatomiques el médicales exposes par Cas- | de 1 Europe, L'icole de Salerne , déja en honneur depuis longtemps , parsint au sius dont Corneille Celse fit une mention honorable. J'omettrai les recherches ana- | plus haut degré de ecbeluié dans le 44% sécle, Dans ce mime temps Gérard de tomiques de Marius sur Les muscles et sur les glandes qui sant citées avantageuse. | Crémone vovagea en Espagne pour ÿ traduire les ouvrages des meilleurs médecins ment por Galien, ainsi que Le livre assez célèbre de Seribonios sur la compusition ! grecs el arabes, et pour ÿ recueillir les connaissances les plus étraulues, Mais La des nédicomens et sur Les instrumens de chirurgie qu'il avait inventés, Je passerai! prédilection poor la doctrine dis Arabes retarda prut-être de queques siècles Les enfin sous silence ks louanges données par Galien hu-mûme à Marsinus, médecin. } progrès et l'amélioration de la mrdecine. Les médecins de ceite nation infectent et par Pline à Castor , comme à l'on des plus savans botanistes de ces temps. lastience de beaucoup d'erreurs, ea interprétant mal les Grecs, dont l'esprit d'ob. Les époques antérienres et cclie dant nous venons de parler ne seraient pas res-} scrvation avait été bégné à lialie, qui seule aurait bien mieux gras à 3e et rectées infortiles en découvertes et en hommes célèbres; et Rome, qui tiat 81 long- | Üfé bleues principes. Voilà ponrquai, soit pour avoir langui loug-temps dans l'obtemps enchainées à ses destintes Loutes les vations , n'aurait pas tardé sans doute | scarité générale, soit pour avoue été infectee des superstitions arsbesques, la méjasqu'au premier siècle de l'êre vukaire , à consigner des noms illustres dans! décine et es sciences accessoires restèrent long-1emps informes, | l'histoire de Ja médecine, s3 les bois sacrées de l'humisnité , violées par le Grec] Maisce fut en Halie que l'on vit apparaitre Les premiers signes d'une améliors- Archagatus, et si le grand oombre de victimes sacriliées à ses tentatives barbares, | tion; ce fut sous ee ciel que lus scienees médicales et anatomiques furent animées n'avaient provoqué le mépris trop durable des Romains pour la médec ne ct les! d'une vie nouvelle &t surprenante, si l'on a égard à ces temyis de ténèbres, Les scctateurs d'Esculape , dont le temple fat exclus à celte occasion de l'enceinte de! écoles de médecine étaient encore ignorées ou dans le silence en All:mogne , en la capitale du monde. Il est à croire nésnmoins que, depuis cette époque, le génie Espigne, ser les rives de La Sim et de la Tamise, lorsqu'a Lolcgne ‘ dans tte des Maliens ae serait pas resté inactif dans bla médecine ainsi que dans les autres {illustre cité qui a si bien mérité des siences et des arts, on enseignait l'anatomie sciences, si les peuples du Nord n'avaivat pas envahi ces contrées fertiles, co dé- fou 1454, C'est unc chose avonéc par les plus savsns historiens d'outre-monts, von

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