MÉDECINE PRATIQUE. | N
HECHERCHES SUR LE DÉLIRE APYRÉTIQUE QUI SE, ere DANS LA CONVALESCENCE DES AFFECTIONS RIC et qu'il faut distinguer du pesrmium-régueks| M. le professeur Neumaxx , de Berlin. …
| 16 Un délire d'une nature particulière, et qui peut être confond Qed une maladie plus grave ; une affection qu'on peut facilement guérir für une médication spéciale, mais qui parait susceptible de causer la mort
tromens ; enfin, une forme morbide peu caractérisée dans les auteurs, telest l'objet des observations suivantes , qui sont empruntées à un recucil allemand {1).
Ons. 1.—Wilielmine W., 28 ans, paysanne, souffrant d'une menstrualion trop abondante, est remise aux soins de M, Neumanc, four être traitée d'une jicere gastrique. On lui donne de l'hydrechlorate d'ammuniaque. Le troisième jour , amélioration qui dure trois jours. La malade quitte le Lit. Le troisième jour survient nue manie complète ave des intermistions d'un quart d'heure, d'une demiheure, Pendant les nécès, la malade peut à peine être contenue par deux hommes vigoureux, Prescription : extrait de jusquiame , deux grains ; camphre , un quart de grain, à prendre tontes les beures, Le lendemain, grand amendement ; l'estrsit de Jusquiame est continué à pelites doses, sans le camphre. Le troisième jour , guérison ; poiot de récidive pendant ne année,
Oss. IL—Lx boucher Ch, R., 40 ane, homme Fort mais non corpulent, est alerté de pneumonie Saigaée de 12 one. et oitec, Le S'jour, amélioration qui se soutient pendant deux semines. Puis pendant deux jours anorexie , langue chargée , con- #tipation. Administration , sas la connaissance du médecin , d'un pargatif salin. Le lendemain un peu de mieux être ; mais bientôt après ke délire furieux ; quatre bonnes peuvent à peine contesir H. Par momens La raison revient. Le pouls est régulier, le peau bonne, l'appétit bon, mais seulement dass Les périodes de calme. Extrait de jusquisme un grain toutes les heures, continué pendant 72 heures. Pen à peu le calme revient Le troisième jour état excellent, point de faiblesse, toutes les fonctions s'exercent régulièrement.
new chargée , anoresie et nausee, On prescrit un vomilif, puis le €. Au jour d'apsresie , État excellent et bon appétit jusqu'à quarès-midi : alors se montre soudain dans 4 maison un prétenéu d'est poursuivi par tous les habitans et même le malade, jusqu'à un appe. À peine revenu chez lui, le malade commence à jurer et à
{1} Ærehiv für medisinische Efahrung.
#euilleton.
UN JOURNAL HOMOEOPATHIQUE.— MOMOEOPATNES ELAISOIS, — MY5- TIFICATIONS CLINIQUES À BORDEAUX,
La médecine bomæopathique est définitivement constituée en France, car elle n un journal, € à ne peut plus désormais La méconnaitre ni la repoaster, elle a pris dont de cité dans le monde des idées, et, quelque regret que nous en ayons, nous voilà en présence d'un nouvesu système qui , cherchent naturellement querelle à tout le monde , est dest né à uous donner souvent de l'occupation. Nous «avons
rico à dire contre la création du journal de La méderine homænpathique. 1 est certainement très is aux homorables écrirains qui l'entreprennent du faire vette rude expérience littéraire : luin de nous en afliger , bous avons lieu de nous réjowur, car c'est une matière neuve et faute comme exprès pour La polémique quotidienne presque expirante fante d'alimens. Ce siècle à eu sous ce rapport deux bonnes fortunes , le physologisme et Ia crenoscopie, Mais l'un et l'autre de ces systèmes sont démeurés morts sur la place, el ce qui en reste ne suffit plus sux besoins de la critique. Béaissons donc be ciel qui nous envoie quel e chase d'imprévu qui semble devoir égaler et surpasser méme en intérêt ces Lux incomparables mystibcations scientifiques.
L'homævpathie, autant que nous pouvons eu juger déjà , est un système complet, tranché, carré, Lel qu'en savent faire les Jétes allemandes; il marche ha «licat à la conquête des esprits, drapeau déploys ; son prenuer cri est, comic de coutume, une déclaration de guerre à tonte Ja science passée, car la science , tv un système , ne commence tout juste qu'aux écrits du chef. Piracelse dé-
ia par brûler Hippocrate et Galien ; Brown ne kes brûla pas, car on ne brülait déjà plus de son temps , mais il en à dit tout ce que les langues latine ct anglaise ont pu lui fouroir, hasori suivit digacment les traces de ce dernier , ct Gt mainbasse sur ses prédécesseurs el ses contempotains, jusque el y compris son maitre. Enfin M. Broussais , Gdèle à ces précédens , commença , comme ses devanciers , l'edileation de sa médecine par la ruine de la médecine elle même. Ainsi en [talie, en France, en Angleterre , trois réforniateurs ont , dans l'espace d'uu siècle, rapproché successivement l'üre de la susence médicale. Le tour de l'A mogne vunt cofin, et Hannemaon, mettant au nésnt cvs prétnlions, snnont une nouvelle révélation. lour le moment celle-ci ctaut ln desmère et la plu qu
un...
s., GAZETTE MÉDICALE
tempêter : il soutient qu'une vieille femme de sa connaissance l'a morcelé ; il crie, ilhurle, il se plaint de douleur de poitrine , et puis devient plus calme pendant un peu de temps. Tout à coup il saute à bas de son lit et saisit une pelle avec laquelle it porte pluseurs coups à cette vielle femme qui por hasard se trouvait près le lui, et avec Lune il était dans des rapports d'amitié. À temps beureusement i vst saisi et ramené dans son lit. Là 1l fait rage, surtout d un chien où an chat s'approche de lui, Le lendemain, M. Nenmannest rl seutès de hui ; 5h ini offre dé l'eau, quiest bue sans difficulté, Du reste, même état ; le pouls ést tranquille , la peau naturelle, P'appétit bon: Extrait de jusquisme, denix grains toutes les hen-
s'établissent de longsintervalles de calme, qui devient continu le quatrième jour. Le malade se trouve fort et sain ; il se remet à ses travaux le cinquième jour. Il n'a-
corps. Î'aurait été fort curieux de savoir quelle lésion avait déterminé tout l'appareil des symptômes énumérés, ou si même il existait une lésion quelconque LL rar par le scalpel de l'anatomiste, Un des
ii] points les plus difficiles de la pathologie du cerveau {et c'est ce qui m'a
res ; le médicament esl costioué sos interruption pendant trois jours. Peu à peu | rielle et reconnaissable. Ce serait un travail tout-à-fait neuf et certaine-
surtout engagé à n uire les observations de M. Neumann), un des pe les plus difficiles est de reconnaître pendäntla’vie du malade si ‘organe lui-même ou ses membrancs sontJe siége d'une altération matément fort utile, que de réunir les cas où la maladie a simulé l'ararhmitis sans qu'il y eût inflammation des membranes ; les signes de l'é-
vait jamais eu de maladie pareille, et depuis lors {3 mois) , il n'a présenté sueune| panchement de sang, de sérosité, de ramollissement , sans qu'il ÿ eût ni
récidive. Ce n'es pas un bureur,
M. Neumano fait remarquer que ce délire n'est pas la manie , puisqu'il ne dure que quelque peu de jours , quittant le malade ou le tnant, rmais ne dégénérant jamais en affection chronique ; que ce n'est pas le delirium-tremens , parce qu'il affecte des gens qui n'ont jamais bu , et que l'opium , loin d'être utile, est mortel. M. Neumann a fait précéder
les observations ci-dessus rapportées de trois autres , où il n'avait pas |
employé la jusquiame, et qui se sont terminées d'üne manière funote.
coup elle tombe dens un délire faricux , sans avoir eu de crampes auparavant. M. Neumann est appelé. Prescription : vomitifs dérivatifs sur be canal intestinal. Bientôt refas de prendre les mécdicamens , bien qu'elle avale encore un peu d'eau d'orge. Douches toutes les dems-heures, avec un seau d'eau froide, Un peu plus de tranquillité, Bientôt délire chantant, sommeil et mort.
Ons. V.— GuillanmeC., 28 ans, écrivain, tomba tout à coup dans une fiètre gastrique. On prescrivit l'hydrochlorate d'ammoniaque, Le troisième jour, légère amélioration dans la soif et l'anorexie. Le jour suivant, violent délire, pouls nor. mal, Le camphre est prescrit et porté jusqu'à 2 grains par beure, Saeur abondandante ; un peu de calme. Bientôt après , délire plus violent où il refuse les remè-
des. Frictions avec Le camphre ; sueur excessive, delire excessif. Douches de trois |
seaux contivuées pendant deux jours, toutes les demi-heures ou toutes les heures, la tête din malade étant tenue hors du lit, au-dessus d'un vaisseau vide , et le cou
étant bien qe de manière que le reste du corps ne soit pas mouillé. Le |
deuxième jour, €
ee et raison, Trois beures après Le pouls fublit ; point de dé. lire ; mort.
Ons. VL—Jesn K,, 20 ans , soldat fort et musculeux , est affecté d'embarras
gastrique avec perte de l'appétit et du sommeil ; renvois et constipation, Cet état dure trois jours. On lui present un vomitifet de l'hydrochlorate d'ammonisque,
Un peu d'amélioration ; le malade quitte le lit. Le quatrième jour, congestion vers
la poitrise; points donlourenx du côté droit; signée de 6 onces ; amrndement : appétit; point de douleur ; respiration libre. Bientôt après, transport , furene qui
monte à la dermière violence, Un médecin est appelé en consuliation, Prescripy À
bon : tartre stibié 22 grains dissous dons l'eau dhstillée et donné peu à peu : le vomissement sirrient, mais pointde selles. Vésicatoires sur les mollets; hair téé . de: un peu de calme. Birntôt après nouveaux tramports; purgatif qui opère , mais sans produire de mieux. Pour la out, ou grain d'opium. Calme complet. Etat de torpeur. Baïa tiède et douches répétées. Les forces se relèvent un peu, nénmols Le mort survient.
Ce sont ces cas de terminaison funeste qui ont engagé M. Neumann à renoncer aux moyens employés par lui jusqu'alors et à recourir à l'ex-
trait de jusquiame. Ses trois dernières observations seraient beaucoup
| épanchemens ni ramollissemens. Peut-être sortirait-il de ce cullationne-
ment des lumières capables d'éclairer le diagnostic de ces états si diffé rens, Or, le diagnostic est de la plus grande importance; car certainement un délire purement nerveux , quoique fébrile, ne doit pas être traité comme une méningite, où il va se former des exsudations purulentes, Donner un moyen de reconnaître les diverses affections céré brales sans lésion appréciable , lesquelles réclament sans contredit des moyens autres que les moyens antiphlogistiqnes , ce serait certainement rendre le plus grand service au médecin praticien , qui hésite devant les
|cas douteux, et se laissaut plus régler ee des probabilités que par un
Ons. IV.— Caroline P., #4 ans, eut , au dire des parens, pendant quelques | vrai diagnostic , n'ose souvent changer jours une ffésre gastrique qui fat suivie d'un jour entier de santé parfaite. Tont à !
! e plan de sa médication. On a dejà distingué le delirium-tremens, affecuon des buveurs , qui se gué
|rit surtout par l'opium, quelquefois aussi d'elle-même. On a encore as- | signé les caractères du délire aigu des opérés, qui réclame aussi l'em-
ploi de l'opium. M. Neumann signale , dans le mémoire analysé plus haut, une forme de délire apyrétique très-violent , très-aigu ot très-
{dangereux , qui, survenant surtout pendant la convalescence d'autres
affections, ne céda ni à l'opium ni aux dérivatifs, ni aux réfrigérans, et
[se guérit par la jusquiame. Ce sont là des commencemens, les premiers
traits d’un tableau dans lequel je voudrais voir réunis tous les cas où des phénomènes morbides se manifestent du côté du cerveau sans qu'il y ait aucune altération anatomique correspondante, Il en sortirait des résultats importans pour la séméiologie et la thérapeutique. Jadis on ne cherchait pas les altérations anatomiques; plus tard, on à voulu | toujours les trouver quand il y avait désordre dans les fonctions. Au Lanisies il s'agit de reconvaitre nettement les cas où 1] y a une lésion | appréciable et ceux où il n'y en a pas. H faut avant tout dstinpuer avec récision les différences capitales Le états morbides ; c'est l'œuvre de a science contemporaine : une science supérieure L'ouvera peut-être le point commun où ces différences viennent s'unir.
REVUE DES JOURNAi X DE MÉDECINE.
JOURNAUX ITALIENS. — Août et septembre 1833,
Æ ANNALI UNIVERSALI DI MEDICINA.
| Ces deux cahiers réunis en un seul comprennent les articles dont les
titres suivent : 1° mémoire historique et pratique sur larhinoplastie,
plus intéressantes s'il avait pu y joindre le résultat de l'ouverture des J par le professeur Sigoeroui ; 2° revue clinique de l'année 1831—31,
sente, doit être considérée comme la meilleure, car en pareille matière c'est toujours le dernier seu qui a raison. Quoi qu'il en soit, et ea attendant que la nouvelle dortrine fasse r sa force et sa vérité par Les miracles qu'elle annonce , son premier soin est de détruire, S'il faut l'en croire , l'édifiée médical élevé par des siècles d'observation et de travaux n'est qu'un chaos monstruéux d'illusions et de ténèbres; l'art de guérir n'a été et n'rst encore que l'éternel fléau de l'humanité, et l'histoire de La médecine toute entière doit être appelée, à plus juste litre que celle des rois , le martyrologe des nat ons. Telles sont les proposition: que chaque systématique un peu vigourenx met inévitablement en tête de ses préreptes, et Hannemann n'y à Ds manqué. Vraies où fausses elles ne sont guèr: outrageantes, car il est difficile de croire qu'un seal homme ait plus d'esprit à lui sent et plus de science L tout le genre humain mr des siècles, et que la vérité lice, restée au fond du poits après trois mille ans de rech ; en ait été un beau jour tirée d'un seul coup et tout à la fois par an mortel privilégié nommé Browa , Bronsais où Hanvemann. Ces révélations qui ne peuvent être vraies qu'à condition que toutes les connaissances antérienres{sront reronnues mensongères, sont nécessairement suspectes, La foule crédule s'en repaît , mais les bons esprits ne s4 abandonnent point à la légère.
L'histoire eat si remplie des chutes des systèmes dans toutes les sciences que le sentiment Le plos naturel que doive inspirer un s:stème nouveau, c'est la déBance; «t cette défiance devra être d'autant plus ep e le système annoncé aura plus de prétention à l'originalité , à Ja nouveauté, à l'université et à Linfailhbilité, qu'il soulèvera plas de fanatisme et d'intolérance. En médecine particulièrement , tonte doctrine vieille on nourelle, née ou à maitre, qui prétend faire entrer la certitude dans l'art de guerir, et se propose comme La règle absvlne et exclusive
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du vrai, n'est et ne peut être qu'one œavre d'illuminé on de charlatan. Les médecins philosophes qui ont réfléchi sur la nature de loue art savent parfaitement à quoi s'en tenir à l'égard de ces prétendues grandes conceptions , qui ne soutien nent jamasle choc redoutable de l'expérience. et qui, comidéréss me comme de simples constructions logiques, ne sont pss à l'épreuve du simple raisonnement. En France surtout les systèmes de ce genre ont peu de faveur, et celui-ci est d'autant mieux à craindre dans ce moment que nous venons de sortir à peine dx la mélecine physiologique. 1 n'est pas probable que cette exp rience décisire de la vanité CR 7 md pr À vd soit entièrement perdue pour la génération actuclle, Cependant on aurait tort de refuser à l'homopathie toute chance de suc vès. [y a dans l'esprit humain une corde que ce système devra, sprès tant d'autres , faire vibrer, La médecine est une science conjecturale , et son défaut de certitude et de stabilité jette fréquemment les intelligences dans le découragement, Le doute n'est pas l'état naturel de l'esprit humain ;1l a besoin de croire poar agir, et quand les motifs de conviction manquent à la raison, il n'est pas rare de la voir se renier elle-même et se jeter dans les bras d'une foi mystérieuse, En philo-
ie Le même phénomène se produit sourent, Fatiguée de l'impuissance de ses eforts, dans la recherche de la vérité, la philosophie s'abandonne au mystic sme qui est le désespoir de La raison; or, la médecine a aussi ses m.stiques, qui n'ayant recneilli de leurs travaux que le doute, Gnissent par délaisser , comme à jamais stériles , les chemins ordinaires de la science, et embrassent avec ardeur comme une planche de salat, quelque théorie extraordinaire, inconaue, merveilleuse, qui a toas ces titres, ranime momentanément leur courage. On ne peut douter que cette tendance de l'esprit ne soit trës-propre à favoriser les spéculaons systémaliques ,en mème temps qu'elle les provoque; et il résulte même de
{ 1000Q le uS
rG. del Chiäppa, dans laquelle l'auteur donne principalement sa] Ce mauvais succès ne découra int l'opérateur. Il en retira d'adi Chr pe la nNETE on le traitement des FA ie “ge essai sur || bord les observations ie ” les causes qui ont retarde jusqu'à présent le progrès de la réforme 1° La rhinoplastique italienne ne cause que Le de trouble général médicale faite par Razori en 18v0, par le docteur Freschi de Parme; | dans l'économie. L'opérée n'eut qu'une très-légère fièvre de réaction. très-long mémoire qui n'intéresse guère que les Italiens qui conservent 2° La suture entrecoupée donne plus de facilité que toute autre pour encore les doctrines Razoriennes; 4° histoire d'une tumeur volumi- | maintenir appliqué le Jambeau sur Portes. neuse à La nuque, extirpée avec succès, par C. Sacchi, chirnrgienenf 3° Le bandage du béret de Keppel, et le double bracelet sont trèschef de l'hôpital de Tréviglio; 5° histoire d'une hernie étranglée gue- efficaces pour maintenir le bras fixé à la tête durant l'espace de plurie radicale ent par les seules forces de la nature, par C. Bozetti ;|| sieurs jours. G° note sur le compresseur de l'urètre de Ghiesa ; 7° sur La chaus-| 4° Maïs cette position forcée du bras cause FMeh les plus cruelles sure pour les pieds-bots, parle même; 8° expériences sur l'influence | souffrances ; ce fut même là en partie ce qui décida le professeur à emde La chaleur sur l'accélération du pouls chez les sourds-muets , | ployer pour son autre opéré la méthode indienne. faites à l'institut des sourds-muets de Genève, par Aldioi;o* histoire de} Ge premier fait lui a en outre laissé des doutes sur la valeur du purla reunion d'une partie complétement séparée du corps, par Della | fectionnement apporté par Graëfe à la méthode de Tagliacozzi. Le larn- Gella ; 10° deuxième appendice à l'histoire d'une sgh + an-||beau pris sur la peau du bras est trop souple et trop flasque pour se cienne, avec des phénomènes extraordinaires, par Montesanto ; | mainten r en voûte sans un appui placé au-dessous ; et enfin le déta- 11° ne observation de névralgie cubito-digitale , par Scarpa. chement immédiat du lambean par trois côtés en le privant de ses vaisseaux principaux , donne plus de chances à la gangrene; de même MÉMOIRE HISTORIQUE ET PRATIQUE SUR LA RMINOPLASTIQUE, Dar {que la minceur du lambeau le rend moins propre à résister par exemple le professeur BanruoLouso Sicnononr. aux effets de l'inflammation. Dans le procédé de Tagliacozzi , on ne sépare d'abord le lambeau que par deux de ses côtés et on le laisse suppurer en place, ce qui lui donne plus de densité, de force et de résistance, soit physique, soit vitale, Ces raisons semblent avoir fait impression sur le professeur Whattmano , de Vienne; et tout récemment, ayant a restaurer une lèvre inférieure détruite, et voulant ÿ employer la peau du bras, cet habile chirurgien a suivi, pour la preparation du lambeau , le procédé de Tagliacozzi.
Nous pouvons passer sous silence les recherches historiques de l'auteur, qui n'offrent rien que de bien connu; à part peut-être un procédé de M, Dieffenbach, demeure ignoré en France , et qui consiste à prendre le lambeau sur le sinciput plutôt que sur le front, Le chirurgien allemand pense que la peau du sinciput par son épaisseur et sa consistance est plus propre que celle du front à former une voûte du nez solide; les cheveux ne sont point un obstacle, puisqu'en les arra-
chant après la formation du nez, on est parvenu à atrophier leurs bul- || Gus, 11.— Mattia Novacco, soldat invalide, à peine âgé de 30 ans , d'une forte bes; et de cette manière on n'aurait Le cette cicatrice difforme du ||coustitution , avait eu le nez détruit par une syphilis constitutionnelle ; mais defront. Reste le danger de Ia gangrène du lambeau , arrivée une fois sur || puis sept ans on traitement past bien dirigé avait fait disparaître cette nialatrois cas, dans lesquels M. Dieffenhach a mis à exécution son procédé ; | die, On suivit complétement le procédé ordinaire de Dieffenbacb. La réunian fut et peut-être aussi un plus grand péril du côté du cervesu ; en effet, un parfaite ; mais le résultat ne fat pas aussi beau qu'on l'aurait désiré, Le mez avait
: " | ; ; où une forme srrondie , élargie , peu agréable ; le lambeau taillé de la grandeur du des trois opérés est mort le neuvième jour d'un delirium-tremens sur-| nez se rétrécit beaucoup , en sorte que l'organe fut raccourci de bas en haut , rt venu consécutivement, C’est donc avec raison que l'auteur italien croit | semblait avoir subi à sa poin'e une perte de substance. La sous-cloison avait été
devoir rejeter ce procédé , du moins en thèse générale. fixée par des points de suture entrecoupée ; elle se déchira, et il en résalta nue Jusqu en ces derniers temps, la rhinoplastie, opération jadis toute ita- seule ouverture nasale au licu de deux, Lorsqu'on coupa aussi le pédicule du lim
; . PET SN ; , , . , beau vers le front , la rétraction des bords de cette plaie prodaisit une petite an- Jienne, n'avait point été renouvelée en Italie. L'occasion s’est offerte au | ture fstuleuse pénétrant dans les fosses masales, qu'il fallut refermer plus tard professeur Signoroni de réparerce qu'il serait tenté, dit-1}, d'appeler une || ar une petite opération.
honte nationale. Ka mis en pratique la méthode italienne sur une : : | |
femme , et la méthode indienne sur un soldat invalide ; voici le résumé L'auteur fait à ce pepe des réflexions pleines de justesse. 11 se
de ces deux observations. plaint que MM. Graëfe et Dieffenbach ne disent rien de cette rétrac-
tion du lambeau ; et il prescrit de le faire plus long de trois lignes que
Ons. 1, — Anos Gérotto, de la province de Trévise , âgée de 66 ans , avait eu | l’espace à remplir. 11 est juste de dire que M. Lisfranc en a fait un pré-
la partie moyenne de la voûte du nez rongée par un cancer ; on avait extirpé le cepte essentiel de toute rhinoplastique.
mai, mais l'opération méme arait laissé une Large ouverture dans cette partie. On J : : à
préféra prendre le Inmbeau sur le bras, pour ne pas agir sur des tissus voisins du | Dieffenbach prescrit de conserver tout ce qu'on peut de l’ancien nez;
siége du cancer, et plus sujets peut-être à dégénérer. | . [le'est pour avoir suivi cette règle que l'auteur se plaint d'avoir obtenu On commença faire à la base du nez une incision d'un demi-pouce , qu'on l'un nez si difforme, 1] pense donc qu'il vaut mieux enlever tout ce qui
lu nine role Don ep ne ei Lapedoéaenntl-ragédénentrroe med reste de la voûte cutanée ou cartilagineuse de l'ancien nez ; le nouveau
La rhinoplastique suiraut le procédé de Graëfe ; mais l'issue ne fut pas heureuse. || ED €st plus régulier et plus homogène, Au commencement du troisième jour, kes burds du larulan , nisintenus en con- L'appendice du lambeau destiné à la sons-cloison nasale doit avoir tactavec la plaie du nee par des points de suture entrecoupée, furent frappés de : po ete 3 . gangrène pchitire . C'estü-dire sons mflumma'son, Le lambeau , probablement à ur mat neuf lignes de largeur pour résister, soit à la gengrene pri
cause du grand âge de l'opérée , demeura pâle ct flasque :; sa température baissa , || Mitive , soit à celle qni suit 1 inflammation. 1 faut en outre l'assujetir ses extrémités se mortibéreut. L'opération échoua complétement. à la lèvre supérieure par une suture puissante, comme la suture en-
li que ces spéculations auront d'autant plus d'action sur les intelligences qu'elles? Les honorables écrivains que nous citons se sont élevés à des considérations si seront plos imprévu:s et plus disnwiralement opposées aux principes reçus. transcebdantes sur Le rapport de Fhomeæscpathie avec Les spéculations panthéistr- Pardon pour ces rasonnemeus qui auraiest été moins déplacés dans un examen | ques de Schelliag , de Sjuousa et de Saint Simon, avec les destinées de l'humse sénieus de l'homeæpathie qu'il n'est jrs dans notre intention d'entreprendre en ref nité et la loi du progrès , que nous ne nous «ntons pas ln force de les suivre, Ils moment, Si nous avons based ces observations c'est pour répandre à quelques tiennent surtout à prouver que l'idée supéricure de l'homoœogethie , be sémi/is passages du prospectus homupathique , qui a cru pouvoir classer les opumions où les Lsimélibus , en tant qu'opposé à idée allopathique, contrwrie contrurtée. rep d'sposit ons intellectuelles des médecins actuels, ét emynrigues et éclcetiquess 1 sente , dans la science médicale. ke prince d'association , d'harmonie, d'année , accus l'empiriaue de conduire à un énervement moral, ce qui n'est pas contes- | que la philosophie moderne semble vouluir substituer, dans ses invesigstions des table, suivant comme où l'entend, lois de la nature, où principe d'antagonisme, de Jutte et de combat qu'avait cru Quaut à l'échectisune qu'il assure n'être en définitive qu'un syncrétisme confus, reconnaitre la philosophie ancienne. Un jour nous traiterons à fond de cette quc'est-à-dire un amalgame aveugle des principes de toutes Les écoles, ons netion, qui renferme tout le problème médical, roais noas dirons en passant tir chicancrons pas le prospectus faute de savoir à qui, ni à quoi, sa délinition s'ap- [avance , que ces deux formules , l'homæopathiqne comme Pallopathque , prises plique. S'ils existe en effet one doctrine écleet que de ce genre, n'importe où, à la lettre , ne signifient absolnment rien, à que ces idées de similitude et de dismous La condainons comme lui. Nous voulons seulement dire que dans cette | semblance | appliquées au rapport des médicsmens avec les maludies , sont tuutclassification be prospectus oublie les mystiques , dont nous venons de parler, el} à-fait fausses, et n'ont mème aucun sens. doat Les bomiæath:s sont us exemple. Le veclus bomæopathique annonce que Le journal sera divisé en deux par- Les auteurs du nouveau jouraal concluent de l'état des esprits , WI qu'ils se le! ties : l'une théorique, la seconde pratique, Davs le premier noméro, la partie Ggurent , que La médecine homeæopathique n'a à redouler aucune conviction gi Horse est remplie par l'introduction philosophique dont nous venons de parreuse et bien arrétée, el qu'elle a'a à combatire que des doctrines négatives , ler ; la partie pratique ne contient qu'ane observation qui nous parsit bien 1#al toujours trop faibles contre un prissant dogmalisme, Ceci est une prédiction dont | choisie, et si les hbomcæwpathes n'en ont pas de plus concluantes , als feront bien expérience fera juger la portée, Quant à vous, quelque auun que les bomaopa- | de s'en tenir aux raisongeneus. 1 s'agit d'une oplithalmne qui à été guérie après thes nous dornent , sceptiques , éclectiques ou syncrétistes, nous pensons que le [trois semaines de”traitemeut homæopathique par la bélladoue, le soufre et la simple bon sens , aidé des connaissances a ag ,tstune lumière suffisante pour ! noix vomique, le lout à doses inbinitésimeles, 1 est probable qu'elle et guéri pre dans tous Jes mystères de la nouvelle science qu'on nous annonce, el un || Sans aucune medication, L'homæopathie sera à jamais invpuissante à prouver lac uclier assez fort pour nous protéger contre des entrainemens ridicules. tion de ses médicamens ; Le système we pourra jamais sortir de là.
torlllée, parce que la mobilité de cet appendice fait qu'il RE {3 anx |
quelques-uns de ses élémens , et la maladie , en un mot, est une cutite
points de suture entrecoupée, IL conseille pour cela une aiguille très-{ ou une dermatite. Qu'elle soit aigné , qu'elle soit chronique, le traitecourbe, où mieux encore munie à sa tète d'une petite branche traus-| mont général est le même , c'est celui de toutes les phlegmasies, avec
versale en forme de T.
les émissions sanguines au premier rang. Les dartres sont des exanthe-
Ce qui est arrivé chez l'invalide, après la section du pédicule, in-|mes à marche lente et chronique, comme la rougeole , la variole, sont dique la réunion immédiate et par suture, pour prévenir l'elargisse-} des exanthèmes à marche aiguë et rapide. 11 cite à l'appui de ces idées
ment de la plaie.
l'histoire d’une dartre crustacée qui débuta par une maltitude de peti.
Enfin , la saillie du nez nouveau continue pendant un rertain temps} tes pustules et comme de petits faruncles. Supposez toutes ces pustules à diminuer par la rétraction lente du lambeau sur lui même. Le nez se fréunies en un seul point , au lieu d'être disséminées par tout le corps ,
rapetisse donc de jour en jour, ce qui vient à l'appui de la regle déjà posée de donner au lambeau une longueur plus grande qu'il ne semble nécessaire, el sert à fonder ce précepte nouveau; de ne pas se häter de retrancher l'excédant apparent du nez artificiel, et d'attendre que La rétraction du lainbeau soit épuisée,
Quelques-unes de ces vues pourraient demander à être fondées sur un plus grand nombre de faits; mais la plupart sont fort jadicieuses, et moñtrent de quelle ressource sont deux faits bien médités, dans les mains d'un observateur.
REVUE CLINIQUE DE L'ANNÉE SCOLASTIQUE 1831-32 ; NOUVELLE DOUTRINE SUR LA NATURE ET LE TRAITEMENT DES DARTRES. Par G. del Cararra.
Après avoir jeté un coup d'œil sur les résultats généraux de sa clinique, le professeur passe à l'exposé de sa doctrine sur les dartres. Nous avons en soin de ne rien changer à ses expressions ni à ses idces thévriques, non que nous y tenions le moins du inoude; mais pour juger exactement des faits aussi importans que ceux qu'on va lire, il est utile de connaître sous quel point de vue ils ont été observés.
On sait, dit-1l, combien d'erreurs règnent encore touchant la nature ut l'essence de cette maladie, sans parler des théories anciennes qui , fondées tout entivres sur la pathologie humorale, auraient cependant rejeté bien loin l'idée de recourir aux émissions sanguines, Les médecins modernes semblent ne s'être souciés que de créer des classifications où les dartres sont rangées , avec une subtilité sophistique, en ordres, geures ei espèces, et désignées sous des noms pris de l'aspect qu'elles présentent, comme si leurs formes n'étaient pas le plus souvent une pure accidentalité.
Voilà donc le principe d'où part M. Chiappa: la forine des dartres est souvent le produit d'une pure et simple accidentalité, et quelquefois l'effet d’une euuse spéciale, selon jar exemple que l'affection se jette de préférence sur les dernières ranufications des veines, on des artores, ou des lymphatiques , ou des nerfs, ou sur tout autre clément du tissu cutané, Nombre de fois enfin la forme dérive de la prédisposition du sujet combinée avec les causes éloignées de l'affection elle même,
La forme ne constitue donc pas un changement complet , tmais seulement une modification de l'essence de Ja maladie. Et cette modification ne change en rien les indications générales du traitement, bien qu'elle puisse fire préférer tel remède particulier à tel autre , et faire procéder le chirurgien avec plus ou moins d'activité ; mais c'est toujours nne source d'indications secondaires, comme le sont l'intensité plus ou moins grande du mal, l'étendue qu'il occupe sur la peau, son ancienneté, ses ravages superficiels ou profonds sur le tissu cutané.
L'essence de la maladie est un état phlogistique de la peau ou de
dy aurait eu un pblegmon énorme , les saignées auraient été de ri. gueur; mais parce que la masadie est disséminé , a+-elle changé de nature et demande-t-elle uo traitement différent ?
Les classificateurs modernes , en se fondant sur la forme seule pour établir des divisions et des subdivisions sans fondement et sans utilité, ont rendu un très-mauvais service à la science et aux praticiens; ils ont fait oublier les véritables indications pour courir après des indications inensongères.
M. Chiappa ne confond cependant pas toutes les dartres ; mais il les réduit, quant à leurs firmes, à quatre types généraux. 1° Les dartres puüstuleuses, comme les herpes É gale, a teigne , etc. ; 2° les squutmeuses , comsue la lèpre, l'éléphantiasis, l'ichibyose, la psoriase, la pityriase ; 3° les maculeuses, comme les éphélides , les wvi , les 1aches hépatiques, Le viuligu; 4° les tuberculeuses , comme le phyma, les verrues , l'acné , le lupus , etc. Mais il fait observer que les espèces de ces deux dernières classes n'appartiennent réellement pas toutes aux lésions de vitalité; plusieurs sont des difformités congéniales , tantôt héréditaires , tantôt accidentelles , dans lesquelles ce n’est point l’économie vitale du système général , mais seulement l'organisation matérielle qui est lésée.
Dans les premières classes , au contraire , l'affection cutanée est un effet de la vitalité viciée et d'une incitation vicice , soit qu'il ÿ ait un état de stimulns on de contro-stimulus, Généralement, il ÿ à sümulus, et le traitement devra être antipblogistique et contro-stimulant. Ce caractére se retrouvait sur les vingt-cinq malades afligés de dartres qui sont entrés celte année à la clinique. Il y avait des herpès de diverses . » quelques espèces de psoriase, quelques formes de lèpre et
éléphantiasis + quelques cas de teigne et d'autres varictés d'éruptions qu'on pouvait rapporter au genre herpés, le plus étendu et le plus varié de tous. Beaucoup de ces affections étaient anciennes et avaient déjà résisté aux méthodes de traitement usitées, avec les bains, les décuctions , les antimoniaux , ete, Nous les traitâmes, dit le professeur, avec une méthode pareillewent raisonnée, mais plus puissante et plus décisive. Nous conunençimes par les émissions sanguines , dont je fis Ja [Eure de toute médication. Ces saignées étaient plus où moins Leu ‘ ce ou moins fréquentes , plus où moins long-temps continuées, selun | l'exigence des cas. Notez bien ceci , que Là même où il n'y avait ni fiévre, pi céphalalgie, ni dureté ou plénitude du pouls, ni aucun antre indice d'hypersthénie (et il n'en existait point dans la plupart des cas), on 1 en commençait pas moins le traitement constamment par quelque sugnée, Et ce qui mérite d'être plus particulièrement signalé, c'est que le sang ne se montrait couenneux ni à la première, ni à la seconde saigoée ; souvent même pas encore à la sixième, ct quand il le devenait , il se recouvrait d'une couenne haute et forte , et en même temps
D où oo
Pour we pas laisser incomplète cette annonce de ce journal , et me riva laisser ignorer à 004 lecteurs, nous devons siguslrr le maoifeste bomeopathique que public , dans s00 numéro du 43 decembre, be Æluisoés , journal du pragrès. Compatriotes lu fondateur du journal bomeæopathique, les écrivains de Blois ont payé autant qu'il était en eux la dette de l'amitié et lu patriotisme, ls nous apprennent que ce medecin philosophe , sbquel nous devons ls traduction d'an ouvrage mta-
vsique de Mackintosh , et qui en prépare ane autre de D. Stewart , n'est arrivé à l'homwæopathie qu'après avoir passé par be saiut-sinn nisme et l'érole écossaise, Des études 4 diverses et si prosptement traversées font l'éloge de l'ardeur srientifique de cet écrivain, mars nous laissent douter si srs convictions actuelles ré. sistérent à de nonveanx entrainemens, Ce qui nous surprend surtout, c'est qu'un horume qui a lu Reid et les Ecossais prise emirasser un système aussi monstrueusement hypothétique que celui d Hannemann. Du reste, ext art ile apalogétique est écrit comme il convenait, en termes trés-magmifiques, et il n'est ps d'amours-propres 4 exigeans qui ne dusernt en tre satisfaits. Quand vous vondecz dire bonés à souhant , adressez-vous an Æ/aésois ; à moins que vous de préféricz le faire vous autmes , ce qui est encore plus sûr,
Un autre journal un peu plus compétent ilest vrai, le Fulletin mélical de Bordeaux, donne aussi sur l'homæwpathie des détails três-eurieux, quoique moins favorables 1 parañrait que l'hôpstal de St-André , à Bordeaux , à été le théâtre de quelques mystifcalions homæopathiques d'au'ant plus dirertissantrs que les malsdes seuls n'ont pas été dupes. U résulte donc du rapport de M. le docteur Gué, que la plupart des malades traités homcæopathiquensent ont ga si allopathiquement où naturellement, par la raison fort simple qu'ils subslitnaient
ans déviomèmes ordounés des médicamens réels, on qu'ils mettaient leurs
poudres homænpathiques , non dans leur estomac, mais dans leurs poches. M. le docleur Gué , dans sa lettre fort longe et fort dévloppée au journal médical , entre dans tous les détails nécessaires, épumère quinze observations , et se livre à
es rec $ re ne seront pas du got de tout le monde à Bordeaux. Nous n'en dirons pas davantage nousmème, de peur de nous jeter au travers d'une polémique que vous regardons comme infaillible, el qui sera sans doute tris- £lorieuse pour l'école hamwopathique,
Nous conchtons de tons les faits précédemment relatés , que l'homemopathie est déso mais établie parmi nous, et que les beaux jours de La critique vont revenir, Que M. Broussais se console, Hannemano vient Dre journal de la mé decine homeæopathique rnsevelit les #rnales, et nous ferons nos derniers adivus à son défont fondateur,
—Là dis ribution des prix aux élèves des hôpitaux de Paris a eu lieu ce matin. L'abon tance des matières nous force à renvoyer au prochain naméro le compierendu de cette séance, ainsi que l'insertion du discours que M. Orfila à prononcé dans rette circonstance. Ce discours traite avec détail la question des amélioratons à introduire dans le service des hôpitaux , et renferme des observations importantes sur l'étude de l'anatomie,
il survenait d'ordinaire quelque mouvement fébrile avec des signes d'une affection générale de même nature. Ce fait, commun à tant de cas différens, y démontre la nature lente et la marche sourde d'une inflammation spéciale.
Comment expliquer ée phénomène? C'est, dit l'auteur, quela diathèse , obscure et latente dans un organe, se révèle et se communique au reste du système vital. Ainsi l'inflammation, concentrée d'abord sur le système capillaire cutané , se répand , à PAP quelques saignées, partout le système sanguin , et c'est alors que les avantages de la saignée se muntrent évidens et décisifs. Par Ja la maladie se met à découvert, de chronique devient signe, et peut bien mieux alors être attaquée et vaincue par l'art, C'est la ce mouvement fébrile tant désiré par les vienx praticiens, et regardé par eux comme une crise salutaire dans ane foule de maladies chroniques, et l'on sait combien de mayens ils mettraient en usage pour l'obtenir,
La saignée ne faisait pas d'ailleurs oublier les autres moyens : la diète
lus ou moins ténue, Les moyens antiphlogistiques généraux, tels que es sels purgaufs, le tartre stibié et le nitre. On y ajoutait selon le besoin l'usage de la décoction de douce-amère pour tisane, et dans quelques cas , mais seulement sur Îe déclin de la maladie, quelques remèdes à action spéciale et élective sur le système cutané, tels que les sulfures d'antimoine et de merrure, et le mercure doux lui-même. En certains cas , op preserivil avec avantage les décuctions de patience et de bardane, sans parler de quelques autres moyens à action contro-stimulaute élective. On usait rarement des bains, et seulement dans des vues de propreté, on comme relächans et émulliens. J'avais en vue, dit le professeur, par cette rareïe des bains , de montrer qu'ils ne sont qu'un moyen auxiliaire et rien de plus. J'en faisais donc donner un ou deux avant de commencer le traitement , un on deux durant la cure, et un avant la sortie de l'hôpital. En résumé, les bains ne doivent pas être régardés comme un remède absolu, spécifique et universel contre les dartres , ainsi que le croit le vulgaire des praticiens. Dans les très-légéres affections cutanées, l’usage des bains, joint à un régime convenable, pourra réussir; mais dans les affections graves ils ne feront rien ou peu de chose, si on ne leur ajoute des remèdes puissans ct énergiques.
Sous l'influence de ce traitement , on voyait bientôt d'henreux effets se produire. Les coûtes se disséchaient, la couleur rouge et pihlogis tique s'évanouissait ; l'écoulement de l'humeur dartreuse cessait , et pers peu les croûtes finissaient par tomber, Les squatues par s'exfolier,
pustules par disparaître où par se détacher, et la pean redevenait lisse , intacte et pure comme à l'ordinaire, sauf la culoration qui , avec le temps, redevenait également natureile.
Tous Les m lades entrés à la clinique guérirent plus ou moins rapidement , et tous sortirent dans le meilleur état possille, Si quelques-uns ont éprouvé des récidives, ajoute l'auteur, 4l ne Faut en accuser ni une cure incomplète , ni l'impossibilité de Les guérir ; mais seulement leur impatience de sortir de l'hôpital avant la disparition absolue de tous les restes de leur affection, ou leur bahitude de se livrer à dés excès et à des désordres dans le régime. On leur preserivait généralement de s'abstenir de via et de s'en tenir à une diète végétale ; uuiques, mais sûrs ens d'empêcher, dans la plupart des cas, le retour de semblables éruptions.
HISTOIRE D'UNE TUMEUR VOLUMINEUSE A LA NUQUE, Cxlirpée avec succés , par Carlo Sacent, chirurgien en chef de l'hôpital de Treriglio,
s'agit d'une jeune fille de 18 ans, portant à la nuque une tumeur qui, s'étant montrée a l'âge de trois ans et ayant fait depuis lors d'énorques progres, scmblait ua orviller posé sur les épaules de la ma- Jade. Elle occnpait la partie postérieure du cou toute entitre, touchait parses bords anx deuxiousclessterno-mastoïdiens, se prolongeait en haut jusqu'aux pariétanx, en bas jusqu'aux épaules. Elle offrait 3a pouces de circonférence à la base , 28 pouces en É mesurant selon son plus grand diamètre ; et après l'extirpation, on trouva qu'elle pesait 24 livres médicales.
Elle fnt enlevée par le doctrur Sacchi, et la malade fut guérie en quatre mois. On avait trouvé la tumeur adhérente aux apophyses épinenses des vertèbres. A l'examen, elle parut formée à ‘a périphérie de substance lardacée et graisseuse , He prb ailleurs, on aurait dit de substance squircheuse, si clle avait en la dureté pierreuse qui caractérise le squirrhe ; enfin, dans son épaisseur , elle renfermait de la subslance osseuse et cartilagineuse.
HISTOIRE D'UNE HEGNIE ÉTRANGLÉE, guérie radicalement par les seules forces de la nature, par G. Bozerri.
C'est une observation qui, sans être aussi rare et étrange que l'auteur semble le croire, à cependant son intérêt. Une femme de 4o ans se fait une hernie à laine droite en soulevant un chaudron de lessive, La hernie s'étrangle aussitôt; elle est méconnue par un charlatan, et les accidens vont en croissant. Le neuvicme jour, la tumeur se rompt, et répand du pus et des excrémens d'une horrible puanteur, L'auteur appelé alors reconnait une anse d'intestin gangrenée qu’il présume être le cœeum ; car 1l n'y trouve pas de sac herniaire, Il entretient la propreté de ectte plaie. Après dix jours déjà des granulations s'étaient formées; après ua mois la fistule était réduite à un étroit pertuis; et deux mois après la cicatrisation était complète, et la femme revenue
à so0 premier état de santé, à part quelques tiraillemens pendant le temps de la digestion.
ous avons cité des cas analogues; et M, Dupuytren, qui en a fait le
sujet de quelques leçons, a même établi ea principe, lorsqu'après l'incision des tégumens on trouve l'intestin gangréné seulement dans unc
elite partie de son épaisseur, de se borner aux soins de nee et de aisser faire à la nature qui Ferme ordinairement ces fistules eu six se-
maines ou deux murs,
NOTE SUR LE COMPRESSÆUN DE L'URÈTME OU URÉTROTLISE, de G. B. Gurrsa.
L'incontinence d'urine, maladie assez commune surtout chez les vieil
lards, oblige ceux qui en sont affectés à porter continuellement avec eux un urinal pour recevoir l'urine ; moyen fort incommode , et qui ne remédie encore ni à la malpropreté, ni à ls mauvaise odeur. L'auteur Songeant à la mamère de parer à de semblables inconvéniens, a ima-
ine un petit instrument , qui sans causer aucune gène , sans se trahir a rien à l'extérieur, et en exerçant une pression douce et continue sur urètre, met obstacle à l'écoulement involontaire des urines. Il l'appelle
l'rétrotlibedu grec svccrer, urétre,et <11$%, je comprime ; le nom de Lompresseur urétral est plus simple et plus clair à la fois. C'est un Cetit cercle d'argent presque elliptique, et qui conséquemment s'adapte P Ja forme du pémis ; de la largeur d'un demi-pouce environ , et de lé. atendue d'un pouce et demi dans son plus grand diamètre. Il est mo!le-
ment garni en dedans, et divisé en trois segmens réunis entre eux par harnière ; le segment moyen est traversé dans son milieu par une vis ui porte à son extrémité interne un bouton métallique convenable-
ment garni ; ce bouton sert à comprimer l'urètre au degré qu'on désire, en faisant tourner extéricurement la vis elle-même, Des deux autres segmess , l'un chevanche sur l'autre , auquel il est réuni à l'aide d'une
setite lame munie de dents , dans lesquelles entre mn petit bec saillant. e cette manière l'instranrent se proportionne à loutes les verges et
peut être applique par les malades eux-mêmes.
Get instrument n'a de nouveau que sa forme; il existe des compres-
seurs de l'urèire aussi eflicaces et plus simples dont cependant on ne se sert pas. C'est qu'il ne suflit pas d'arrêter l'urine lorsque déjà elle est parvenue daus l'urètre; chacun peut expérimenter sur soi-même qu'on ne fait ainsi qu'accroître le besoin d'uriner et les douleurs insupportables qu'il occasione, Pour remédier à l'incontinence d'urine, 1l faudrait pouvoir comprimer l'urétre à son orilice vésical, où du moins à son scoond sphincter dans la portion musculeuse. Un ressort qui com-
primerait ce canal contre l'arcade pubienne serait moins gênant et plus utile peut-être que tons les autres Inayens; c'est un essai à tenter et que
nous nous proposons de mettre à exécutiun.
SUR LE STREBLOPLSIFÉDE, OÙ SOULIEN POUR LE PIED-DOT CONGÉNIAL Des ENFANS ; par le même.
Tout le monde connaît le mémoire classique de Scarpa sur les pieds-
bots , et la chaussure qu'il appliquait au traitement de cette inlirmite.
C'est cette chaussure que le signur Chiesa à essayé de perfectionner, ca la rendant à la fois propre à servir pour le membre droit et pour le gauche, applicable aux individus de quatorze et seize ans, el même aux torsions produites par le rachitis.
Afin que le soulier s'applique micux et embrasse le mied plus sulidement, l'auteur à change sa furme de simple sandale de capmcin pour lui donver celle d’un sonlier commun, avec une smielle de eue et nne empeigne de cuir également, mas on L'eupeigue est garnie à l'intérieur , dans la portion qui correspond au talon , d'un coussin-t fi. gureot un cône renversé, qui se solidement le talon en place ct l'ers-
he de s'échapper. Le ressort d'acier vertical peut se transporter se- f jours , j'eulerai l'appareil tout entier ct je trouvai la réunion cr ar et par-
on le besoin d'un côté du soulier à l'autre, Le chaque côté existent faite. L'épulerme mortibé, qui formiait une espèce de capuchon, fut facilement coievé d'autour de l'engle , et la portion de celui-ci qui avait té conpée s'en alla
des oreillettes pOur ASUJEUE le PESTE 3 que doit FEpOUSSEr le pied CM aussi aisément en la râclant, aussitôt qu'apparurent au-dessous les rul mens du sens opposé. Le ressort parabolique du talon est arrangé de manière à | nouvel ongle.
pouvoir porter à la fois deux ressorts verticaux, dans le cas où les deux] La sensibilité du bout du doigt ft long-temps obtuse : e le est aujourd'hui seraient nécessaires. par exemple chez des rachitiques où il s'agirait de! presqu'a l'état normal, La pulpe n'offre pas cetie surface ordinaire et décroissant redresser le tibia. régulrement vers l'extrémité da doigt. En effet, dans le lice d'union da mor- Les malir peuvent s'adapter divers usines pour cetcar Le pic [© et 26e rt du du 8 rte mn ge sa et our dans la position exigée par le genre de difformité. L'empeigne peut se! étroit d'ane bouille, faire plus où moins longue selon le besoin | et même arriver jusqu'au coude-pied ; mais, dans son ticrs inférieur, elle est coupée transversale. ment jusqu'a la semelle, et de cette coupe transversale en part une au tre qui se dirige en haut, et divise l'empeigne en deux moitiés; ces deux moitiés, qui se rapprochent, portent des trous pour ÿ passer un lacet qui serre l'empeigne autant qu'il est besoin pour fixer le p'ed , les coussins et les compresseurs. Ceux-ci sont de peau, reutplis de erin. Le nom de strehlopusipède vient de 4:66; , tortu, 42: , pied, urudtu , je chausse. C'est du grec dépensé fort malheureusement et fort mal à propos.
L'auteur termine par quelques réflexions générales ct par un reproche amer fair à M, Richerand , qui a osé révoquer en doute certaines histoires ultramontaines, analogues à celles qu'on vient de lire, Il invite le sceptique chirurgien à quitter les rives de la Seine pour les riben de l'Etells , afin de s'assurer par ses propres yeux de la vérité du
it.
SECOND APPENDICE A L'HISTOIRE D'UNE PARAPLÈGIE ANCIENNE, aVeC des phénomènes extraordinaires ; lu à l'Académie de Padoue , le 9 juillet 1833, par Gus Montesanto.
EXPÉRIENCES TOUCHANT L'INFLUENCE DE LA CUALEUR SUR L'ACCÉLE- BATION DU POULS CHEZ LES SOUADS-MUETS, faites à À Institut des sourds-muets de Genève ; le janvier 1832 , par ALneni.
1 s'agit , dans cette communication , d’un individu dont le docteur Montesanto a envoyé l'histoire commencée à l'Académie de médecine de de Paris, et sur lequ Lil continue ses observations, (Voir la séance de l'Académie de médecine du 26 février 1833.) Nous rappllerons le fait en peu de mots. Le sujet en question, à la suite d'une chute faite 1 y a 14 ans, fat affecté d'une paraplégie complète , et peu après d'une suppression complète de la défécation et des urines. Îl rend au bout d’un certain temps par la bouche ses alimens à peu près digérés. Il continue à se bien porter, boit plus d'eau-de-vie que de vin , préfère les alimens les plus lourds aux plus légers , sc livre d'ailleurs aux déhauches de la table sans que sa santé en suit aliérée, et se porteà merveille. Nous connaissons un fait déta.llé du mème genre , rapporté ai NM. Denis de Commercy, mais malheureusement l'autopsie ne put être faite. T} est à présumer que l'observation de M. Montesanto sera complète , même sous ce rapport, Car son malade est détena cn prison , nous ne savons pour quelle cause, et il parait qu'il est spécialement surveillé par l'antotité, ct comme prisonnier ct comme sujet intéressant pour la science. Seulement, ajoute l'auteur, Valetto {c'est le nom da malade) ne parait pas disposé d'ici à long-temps à donner à la science cette satisfaction,
Parmi les chservations faites à cet Institut relativement à la maille métallique , pour garantir les individus de l'action du feu dans les cas d'incendie, celle-cs mérite surtout d'être rappelée. Le professeur Bernardino Mojon, tâtant le pouls des ersonnes qui, couvertes de la maille métallique , demeuraient exposées aux flammes durant plusieurs minutes , Lrouva constamment que chez les sourds-muets le pouls s'accélérait de manière à offrir de 20 à 24 pulsations par mioute de plus qu'à l'état normal , tandis que chez les individus jouissant du sens de l'ouïe, le pouls augmentait de Go pulsations et même davantage. Ainsi, chez les premiers, le rs présentait de 90 à 94 pulsations par minute; chez les autres , il montait à 130 et même plus haut. La surdité! congéniale tendrait-clle à diminuer la sensibilité organique? ou seraitce que les individus doués dès l'origine d'une sensibilité naturellement Fe esquise, ne pourraient par cela même jouir du sens de l'audition ? . professeur Mojon laisse aux physiologistes la solution de ce pro-
time.