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REVUE DES JOURNAUX DE MÉDECINE
JOURNAUX ALLEMANDS
.L JOURNAL DER PRACTISCHEN H£ILRUNDE, par Hurezaxn Er Osanx.
Les cahiers du mois de mars et d'avril contieonent : 1° maximes et sentences tirées des auteurs anciens et modernes, parle docteur Pitschaft; 2" des établissemens de quarantaine dans le sud de l'Europe, par le docteur Link. Dans cet article l'auteur donne quelques détails sur les règles observées daos l'intérieur de ers établissemens, qui sont à peu près les mêmes que partout ailleurs; 3° vaccination, par Sacco (suite); 4° expériences récentes sur l'emploi de la racine d'armoise contre les convulsions des enfans {éclampsie), pendant l'époque de la première dentition , par Le docteur Bicrmaen; 5° autopsie remarquable,
r Lentin; 6° PA a sur les proprièlés médicales des eaux de His , par le docteur Biixk. À propos des effets curatifs de ces eaux dans l'hypocondrie et l'uystérie , l'auteur se livre à une longue dissertation purement théorique sur la nature de ces affections; 5° sur Les eaux de Franzenshad, par le ducteur Conrath; 8° observations remarquables de plique polonaise , par le docteur Kütro ; 9" édentité de Lu gonorrhée et de La syphilis, par C.-W. Hufeland; 10° considérations sur une fièvre y photde avec gangrène du nez qui a régné! parmi les militaires pendant l'année 1831: 53 en Gallicie, pat Ve docteur Mauthner; e1" observations cliniques du docteur Sicbeuliaat ; 12° varietés.
SUR L'EMPLOI DE LA RACINE D'ARMOISE CONTRE LES CONVULSIONS DLS ENFANS { éclampsie } PENDANT LA PREMIÈRE DENTITION, par le docteur Brenmaxx , de Peine, dans le Hanovre.
L'auteur regarde l'époque de la première dentitien comme la période de la vie où l'intelligence commence à germer chez les jeunes enfans, en même temps que le corps prend un accroissement plus cunsidérable; il attribue les convulsions que l’on observe si fréquemment à cet âge à cette double hyperthénie psychique et corporelle; d'où irritation du système nerveux cu général et du centre encéphalique en partieu lier.
Cherchant un remède contre ces accidens si souvent mortels, il congut l'idée d'employer là racine d'armoise » qui avait déjà été administrée avec le plus heureux résultat, par Burdach et Gittermann, dans d'autres affections dépendant également d'une irritaïion du cerveau, comme dans l'épilepsie, par exemple.
Les essais qu'il fit répondirent à son attente, et aujourd'hui il continue à faire usage de l'armoise avec un succès marqué, 1 l'adininistre à doses croissantes d'un demi-grain, d'un grain et de deux grains d'heure en heure chez les enfans d'un an et au-dessous, Cette grada tion est nécessaire pour ne point dépasser l'effet que le remède doit produire , et qui est de déplacer l'irritation qui s'est fixée sur l'un des points du cerveau, fa même précaution n'est plus à observer chez le enfans d'un an et au-dela, On donne alors l'aroise à la dose de + à u grains toutes les heures, Dans les deux cas, trois doses suffisent.
AUTOPSIE REMARQUABLE, par LENTIN.
Cette ohservation, tirée des papiers de feu Lentin, est écrite en latin et rapportée dans tous ses détails : elle ne prend pas moins de vingt quatre pages. Le docteur Balhorn de Hanovre, gendre de l'auteur, l'a publiée sans rien changer à la rédaction, par respect pour Ja mémoire de son beau-père, |
La maladie qui est décrite parait avoir été une pneumonie produite par mélastase guulteuse ct terminée par phthusie. La scule chose remarquable , c'est qu'on trouva à l'autopsie une collection de pus, sans que jemais pendant la vie aucun symptôme l'eût fait soupçonner. 1] n'y avait eu ni douleur gravative, m sentiment de pesanteur à la poitrine, ni impossibilité de se coucher sur l'un ni l'autre côté; la toux n'avait jamais beaucoup fatigué le malade ; elle cessait parfois pendant dixhuit, vingt heures ; les crachats n'avaient préseuté qu'une seule fuis une teint: purulente.
10ENTITÉ DE LA GONONNNÉE ET DE La svpaiuis, par C.-W, Hurs- ‘Laon.
« La gonorrhée produite par une infection est toujours syphilitique , mais elle est modifiée, atiénuée ct rendue moins infectante à cause de
l'organisation particulière de la muqueuse de l'urètre et par la préstace de l'humeur sécrélée par cette derniére. » |
Cette opinion que l'auteura émise, il yatreute ans, lui parait confirnice par sa longue expérience.
Les preuves pour lui sont claires et concluantes :
1° Méèmes causes : deux individus sont infectés par la mème persoone , d'un gagne une gonorrhée, l'autre un chancre syphilitique.
2° Mèmes effets: une personne affectée de la gonorrhce peut donner la syphilis à une autre personpe et propager l'infection sur elle-méme. La matière de la gonorrhée introduite dans les ÿeux donne lieu à une ophthalmie vévérieunc ; ou bien une gonorrhée qui a été supprimée trop vile par des injections, donne lieu aux bubons, aux chaneres, aux conp'hengre ,elc. L'expérience journalière nous apprend en outre que les fleurs blanches qui chez la femme vienneat à la place de la gonorrhée, peuvent donner lieu à la syphilis.
3° Mémes agens médicamenteux : le vénérable professeur convient que le plus grand nombre des gonorrhées sont guéries soit par la nature soit par les antiphlogistiques; mais en cas de nou-guérison , et s’il survient par exemple des douleurs dans le canal de l'urètre, dans la gorge, et d'autres symptômes consécutifs, Le calumel est toujours le meilleur QU) La PS
La différence du virus gonorrhéique d'avec le virus chancreux est que le premier se trouve comive enveloppe par la matière de la sécrétion mrqueuse, et devient par là même d'une vature plus muqueuse ct plus douce, de telle sorte qu'il perd de sa force infectante tant pour le salade que pour les personnes auxque Îles il pourrait se communiquer; euGn il arrive parfois qu'il est rejeté avec les humueurs excrétées. Le virus chancreux au contraire est plus actif et plus corrosif, de mème que le sublimé où tout antre poison introduit dans le corps d’une manitre isolée , est plus énergique que lorsqu'il est euveloppé d'un enduit muquenx,
GONSIDÉAATIONS SUM UNE FIÈVRE TYPROÏDE AVEC GANGRÈRE DU NEZ, qui a régné parmi les militaires, pendant l'aunée 1831-32, cn Gallicie; par le docteur J.-W, Mauruxen,
Les inductions que l'auteur tire de l'histoire de cette épidémie sont les suivantes :
1° Le développement spontané du typhus se fait ordinairement petit à petit, et cette maladie nait d'une suite de formes intermédiaires favorisées par la constitution atmosphérique et par des influences telluriques.
2° Ce sont surtout les fiévres iütermittentes, en commençant par la lèvre intermittente simple jusqu'à la fièvre quarte rebelle, qui peuvent être rangées parmi ces formes intermédiaires,
3° Le typhus qui sait d'une Bièvre intermitieute à le plus sowrent la forme du typhus abdominal,
4° Le typhus abdominal, comme tout autrz typhus, devient épipe lorsqu'un grand ueiubre d'individus sont affectés à la fois , et que d'autres également en grand nombre se trouvent prédisposés ou lsoumis aux mêmes influences atwosphériques,
5° Le principe contagieux n'arrive pas dans cette maladie an même développement que dans le typhus exanthématique.
G° La gangrène du nez, toujours mortelle , ne s'est montrée que dans Le trphus abdominal avec caractère putride.
7° Dans les autopsies faites en petit nombre, ilest vrai, mais avec beaucoup de soin, on n'a jamais rencontré d'ulcères et d'exanthèmes sur La muqueuse gastro-intestinale.
8° Les tvphus eranthématique, abdominal et dysentérique ont régné en méme temps dans les différens lazarets de la province, parmi les individus de différentes nations qui étaient sous l'influence de la même constitution médicale gastriconerveuse. Les affections iv- {lammatoires du cerveau et du pouraun ont été trés-rarcs dans le typlus, et observées seulement à la fin de l'épidéinie.
9° Le principe contagieux du typhus ahdoninal a engendré Je plus souvent le jar cxanthématique avec une marche tout-a-fait normale, chez des individus auparavant sains et robustes.
10° Le typhus abdominal, avec gangrène du nez, a régné surtout parmi Les Italiens affectés de nostalgie et de fiévre intermittente.
11° Enfin, on ne peut pas nier que le caractère du typhus abdominaË n'ait beaucoup de ressemblance avec les phénomènes du choléra asiatique , qui a de son côté avec les fitvres intermittentes beaucoup de rapports qu un ue peut méconnaitre et qui ne sont malheureusement pas assez connus.
OUSEAVATIONS CLINIQUES, par le docteur S:EpENnaaR.
Ors. 1. — Paralysie co uplète survenue pen à peu dans les ettrémités inférieures , guérie par les moxas et kes bains russes ; on avait employé auparavan divers autres médiramens, comme Les fleurs d'armica, les feuilles de sabine, le magnétisme animal, l'ecétate de strschuise, et le tout sans résuliat.
Ons. 1, — Tumeurs stéatouateuses du péritoiné, et perforution des intestins par des vers ascarides , trouvés sur une nes Glle de 42 ans, morte kydrupique et nu dernier degré de ls diathèse scrophuleuse. Les intestins grûles étaient perfores à cinq ou six endroits différens, et par cvs petites jilaies où voyait pendre autant de vers; d'autres encare furent trouvés dans la cavité abdominale même, au milieu de ls sérosité épanchée, Les orifices étaient ronds et répundaient entièrement à la grosseur dr ces vers, I ny avait pas à penser à une lésion des intesüns par be sealpel; de plus, l'intestin n'était nm pangrené niaminci, mais plutôt épaissi. L'auteur ne sait si tes perforations ont vu lieu pendant la vie ou après la mort de la malade. Cette observation nous parait intéressinte en ce qu'elle prouve la possibilité de la perforation des intestins parles vers, possibilité miée pur beaucoup d'auteurs, et surtout par le célèbre Rudolphi { Veratiom iatestinalium historiæ waturalis vol. 1, pag. 450).
Ors. WI, — Précuntion à prendre dans l'emploi des purgatifs dans la variote. M. Siebenliaar, ayant remarqué, dans une épidémie de variole, l'effet nuisible des porgatifs sur ts malades, tandis que d'autres, abandonnés aux seuls efMorts de lu poture, avét une constipation de six à huit jours, avaient entièrement guéri, croit devoir poser pour régle de s'en abstenir, à moins d iodicatious pressantes.
One. IV, — Effiencité du charbon animal dans un cas d'induration du parcréas. Mademoiselle G...r, âgée de 36 z0s. d'une constitution lymphatique et faible , et de parcns morts phihisiques, souffeit souvent, pendant l'été de 4432, de douleurs de puirine; au mois de décembre, elle perdit ses règles ; à l'affection de poitrine, «ju devenait plus vivre, il se joigoit un sentiment de resserrement da s la région de l'eAomat, avec vomiturilion, fréquentes et somissemens , «urtout après le manger, et une sécrétion très-abondante de crachats ténus et insipides au goût de la malade,
Le 30 janvier 4853 , elle était dans l'état suivant : Maigreur extrême , pileur , veux cnfuncés dans l'orbite, pouls fréquent, peut et mon, la pesu sèche et Îasque ; région de l'estomac non turn liée, mais très doulcureure à la pression , langue blaachâtre, anorevie, ventre ressserré; l'urine déposait un sédiment blanc-jaunätre et abondant; les crachats copieux avaient une odeur félide toute particulière, semblalle à celle de la sahivation merenrielle ; la malade se plaignait d'une sensation désagréable de froid dans la bouche et dans le cou, qui lui paraissail vence du bas-ventre; respiration assez naturelle, quoique La poitrine fût oppressée ; sommeil agité, humeur triste.
Le disgnostic n'était prs douteux, et le pronostic paraissait ficheux , à cause de La dispo itson héréditaire.
On prescrit une polion avec extrait de ciguë six gr., eau de cerises six onces, à preudre une cuillerée à bouche quatre fois par jour. Douze sangsues à l'endroit douloureax, dans la région de l'estomac.
Légère amélioration dns l'état géacral;les vomituritions ont cessé, Le 3 février, à Cause de la constipation opisiitre, purgatif. Le 4, la région précordiale était moins douloureuse à la pression, (Prenvz éponge calcinée, sucre, de chaque demi-scrupule; à preudre eu pondre matin et soir. Prenez Lydriodate de potasse, demiterupule, etaxonge, trois gros, en friclion sur La région épigastrique, ) L'état général rest à peu près le mime, si ce n'est que La salivation avait dimiuné. ee ri snivans où ajouta à la préparation une infusion de séné, pour favoriser
Le 16, salivation dé nouveau augmentée , douleur à la région précordiale plus fo Le; rciour de vomitur:tious et de vomissemens de malière muqueuse {queliues doses de magist, de bismuth à 3 gr.) Les sy mplèmes disparurent , cacepté la salivation,
Le 17, l'éponge caleinée est enpprimée à cause de la trop grande maigreur, {Suc de réglirse, sel d'arumoniac purifié, de <lsa que un gros et demi; eau de cerises, quatre vuves; esprit de nitre dulcif,, douze gouttes ; à prendre ,une cuitlerée à bouche toutes les trois heures.} Dimioution de la salivation ; ectour de l'appétit; cessation de Ia fièvre vers le soir ; mais ce mieux-être n'existe que par momens.
Du 27 au 43 mars, Comeue la malade éprouvait des borripilations suivies d'ane sosation de froid dans la région précoriiale, ct devenait Lous les jours plus maigre, on soupçonna un commencant de suppuralion du pancréas; deus cette vue on preserivit une diète lactée et l'usage de l'eau de chaux, Agrès une amélioration passagère, tous les syrnplümes s'exapérèrent de nouveau; il survint un œdème des pieds, et l'irritation à La région épigastrique devint telle qu'on fut obligé d'avo’r recours aux antiphlogistiues purs. ( Dix sangsues à l'endroit douloureux ; éniulsion d'amandes avec du alires
Le 19, l'iritaton ioflsmimatoire ayant cessé , on prescrivit ke charbon animal d'après la méthode de Weisse, à prendre malin et soir en poudre 2 gr. pendant Les premiers sis jours, et plus tard, jusqu'au 47 avril, de $ gr. , mélée avec