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4806 à Rouen; en 1613 au village de Sait-Picrre-Monjésu, dans le Valais. Î qui, embrassant tout, w'expliquent rien. Sans doute choque suicide à sa cause par- M. Esquirol qui cite ces exemples { Diet. des scicners méd. ), rapporte aussi que |ticulière et le plus souvent appréciable; dans plusienrs cas il n'est qu'un résultat dans l'année 4793 il y eut à Versailles 4,300 suicides, proportion énorme eu égard || de la manie, de l'hypocondrie ou de telle autre variété de la folie; plus fréquem-
à la popalation de cette ville. On pourrait trouver dans les histoires bien d'autres faits de ce genre, Ces faits prouvezt que Le suicide, bien qu'il soit d'ordinaire an acts isolé, déterminé par des circonstances purement individuelles, peut quelquefois, sous l'influence de causes plus où moins sppréciables, prendre un caractère de fréquence qui l'a fait assimiler par les auteurs à une maladie épidémique.
Nous ne croyons pas que Îes suicides survenus dans ces derniers temps, et dont tous ls journaux reténtissent chaque jour, soient astce nombreux pour constituer une véritable épidémie semblable à celles que nous avons rapportées, 1ls sont dl'ailleurs, pour la plupart , produits ; autaat qu'on peut s'en assurér, par des causer fort diverses, tandis que plusieurs des épidémies citées dons l'histoire dépendaicnt d'une cause générale , telle que des malheurs pablies, des idées religicuses universellement répandues, etc. , ete, Toutefois la multiplication des suiaides est Lolle aujourd'hui, qu'elle signale quelque changement grave dans ce que nous pourons apprler la coustitution morale de la société actuelle. De mème en effet que nous désignons, sous le nom de constitution médicale , les conditions générales , soit atmosphériques , soit bygiéniques ; qui prédisposent pendant un temps donné à certaines maladics plutôt qu'à d'autres, ou qui mélent des symptômes généraux et communs aux maladies ordinaires ; ainsi on peut Mgr kr d : dans Fordre intellectuel et moral, des variations analogues à celles de l'ordre
bysique, qui influent sur la marcle ordiaaire des passions et des idées ; comme es autres sur l'organisme. La recherche de ces sortes de causes est toujours trésdifécile. On ne peut guère se prendre qu'à des généralités loujours trop vagues,
ment il n'est qu'un acte de désespoir amené par un revers de fortune subit , la crainte de l'iufamie , ur amour mialhenreux.… ces causes sont, dons la grande majorité des cas, connues. Mais d'où vient qu'elles n'aÿiseol pas avec la même intensité à toutes les époques? Les circonstances de position qui peuvent conduire ao suicide existent partout à peu près les mêmes chez les nations civilisées ; il y a à toutes les époques et dans tons les pays des joueurs ruinés, des amaus trompés, des ambitions déçues , des positions désespérées enûn ; mais pourquoi dans certans momensla mort volontaire est-elle conssdérée comme La seule voie de salut ?
Sous la tyranaie des empereurs , à l'époque de la dissolution de l'empire, les Romains Des plus distingnés par leurs lumières se tuaient avec une facilité qui nous étonne, Le suicide raisonné était alors considéré comme un acte de vertu ; il devint presqu'une mode dans la secte stoique , et l'on ne pouvait guire coucevoir qu'un bonnète homme et un citoyen pôt mourir autrement. Les Mexicains et les Péruviens, après La conquête de leur pays par les Espagaals et la destruction de Leur religion et de leurs lois. se donnaient La mort dans leur désespoir. Il en périt des milliers de cette manière. Mais les melbeurs publics, la 1yrannie n'ont pas toujours des effets semblables, D'autres peuples, plècés dans les mêmes circonstances, subissent le joug , se révolteut où émigrent. Les 1,300 suicides de Versailles, en 1743, peuvent s'expliquer par les catastrophes inouies de ce M vi mais combiva d'autres villes , non moins boulerersées par La révolution, n'oftrirent rien de semblable, À Paris même , le nombre des suicides pendant le + de la terreur ne dépassa pas le chiffre ordinaire. Pourquoi des résultats si diffé-
s it à ce déplacement, à l'aide d'un bandage de corps, assez serré, pour obliger 1 le petit malade à respirer par le diaphragme,
Alexandre Monro , qui avait observé le décollement épiphysaire en question et les difficultés de maintenir les parties dans une coaptation convenable, imagina qu'il serait peut-être utile , pour s'opposer à ce déplacement, surtout quand on a affaire à un accident de ce genre dans les fausses côtes , de tenir l'estomac du malade tonjours dilaté à l'aide d'alimens légers (1). Cette idée, assez bizarre du reste, ne saurait être mise en pratique qu'autant qu'elle ne pourrait nuire à la santé générale du sujet, et que le malade serait excessivement curieux de la régularité de ses forines ; car, après tout , ce chevauchement n’entraîne aucun accident après la consolidation , ainsi que nous l'avons déjà remarqué d'aprés Monteggia. Ce moyen d'ailleurs n'est pas tout-à-fait nouveau pour le temps de Monro , car je le trouve aussi exprimé dans les œuvres d'Hippocrate, à l'occasion de la fracture des côtes, « Venter »* autem , dit le vieillard de Cos | modicè repletus costas dirigit, quas » media suspendit, et ubi suspenduntur dolorem inferunt.» Voilà pourquoi, ajoute ce médecin, à conditions égales , les hommes qui ont un grand embonpoiot souffrent moins de la fracture des côtes que les maigres (a).
Ons, VII, — Dans un violent accès de toux, nne dame , âgée de 47 ans , sen. tit quelque chose se rompre sur la paroi de sa poitrine. Le docteur Grares qui soignait cetle malade reconnut manifestement que le cartilage d'une des côtes de cette personne avait dé détaché de son os correspundant , et qu'il pouvait étre déprimé sous la pression des doigts (3).
On ne dit pas , dans l’histoire de cette observation , si le cartilage a u être maintenu réduit , et si la malade à guéri saos chevauchement es pièces séparées. M. A. Cooper , qui a vu plusieurs cas de divulsion épiphysaire des côtes, insiste sur l'emploi d'un moyen que nous croyons devoir rappeler ici. aFaites faire, dit ce chirurgien , une forte inspiration au malade, et réprimez dans cet instant le cartilage saillant, ce qui est toujours facile ; posez ensuite un long morceau de carton mouillé sur le trajet de trois côtes, de manière que la partie lésée soit dans le milieu. Ce carton , en s'endurcissant , fait l'office d'attèle , et prévient le mouvement et le déplacement ; appliquez enfin une bande de flanelle par dessus (4).e Quant au décollement des épiphyses des côtes, de leur insertion sur le steroum, celte lésion a été observée plusieurs fois. Manzotti a décrit le cas d'une dame qui avait eu les cartilages des quatrième, cinquième et sixième côtes vraies détachés de leur union avec le sternum et faisaient saillie sur cet os (5). Ce chirurgien italien réussit à réduire les parties et à les maintenir en place à l'aide de quelques oreillers posés sous le dos de la malade , de manière à lui teoir constamment le tronc incliné en
{1} A Monro, Ostéologie , édit. citée.
(2) Hipp., De articulis,
(3) Med. chir, review, 1833 ; et Revue médicale de Paris. Décembre, 4835.
{4) A Cooper”s, On dislocations , ete. , p. 493,
{S} Si l'on nous ohjectait que l'union des cartilages costaux on steroum ne ressemble pas à celle des aires épiphyses, nous répondrions que Cheselden considère
ces cartilages comme des appendices propees du stermum qui vont joindre les Côtes , et qu'il les figure comme tels. Voyez la planche xv1 de son Ostéugraphia,
rens avec des romlilions si semblables? Voilà ce que ni l'histoire , ni les calculs Matistiques ne feront jamais découvrir.
La disposition au suicide, indépendamment des causes extérieures auxquelles on peut Ia rattacher, semblerait donc être soumise en outre à quelque inflience secrète el tout-h-fait spéciale qui serait comme La loi où la règle de son développement. Sans prétendre donner à notre opinion une valeur absolue, nous croyons que la tewlance à limitation doit être comptée en première ligne dans fa détermination de cette influence, Cette tendance à la répéution des actes physiques ou des impressions morales est inhérente à l'organisme de l'homme et de l'animal : elle est un des moyens de saciabibié les plus! actifs ; elle est prouvée par des faits particuliers sans nombre. Dans les maladies | la propension imitative a été signalée par tous les observateurs. Toutes les affcclions nerveuses snrlout sont susceplibles de se communiquer par cette voie, Nous croçous inutile d'appuser celte assertion par des preuves qu se trouvent partout. Il nous suffira de montrer Ia part spéciale de cette influence dans la propa-
ation du suicide , au milieu des causes générales qui en sont La source primitive. ? +. “Aujourd'hui les conditions extérieures qui peuvent conduire à l'idée du suicide sont très-nombrenses en France et surtout dans la capitale, Le haut développe ment de la civilisation et des fortunes, le choc des intérêts, les commotions pelitiques répétées, entreticonent dans les ames et les imaginations une tension monheattedieie:k vie n'y coule pas d'un cours paiuble et régulier, elle s'y précipite comme un torrent. Tous les extrêmes s'y rencontrent et s'y heurtent ;
dans toutes les carrières où se déploie l'activité homaine on veut arrivée au pas de || influences de désordre moral revélent la forme du suicide course et du premier bond; les honneurs , la richesse , La puissance, la gloire, la! quelques exemples retentissans, qui, répétés par le
arrière(1). Ce même moyen se trouve aussi propos des fractures du sternum (2).
Monteggia parle d’un cas pareil arrivé dans sa pratique (3) et Martin en avait aussi publié un autre exemple survenu par suite d'une chute en arrière sur Ja barre d'une chaise (4),
L'on prévoit bien déjà que, quant à la difformité que cette divulsion mal traitée peut produire, elle est bien autrement importante que celle de l’autre bout du cartilage. Ici la saillie que laisserait le cartilage mal réuni, serait trés-visible et très-désagréable, surtout chez une femme. Aussi le chirurgien doit-il faire ses efforts à la prévenir, J'avoue que je ne conçois pas comment la flexion du tronc en arrière , employée par Manzotti, pourrait s'opposer au déplacement du cartilage eb avant ; il me semble au contraire que cette position devrait le favoriser, à moins qu'on n'employät en même temps une coaptation permanente sur le bout du cartilage même , ce qui doit être 1osupportable, Je conviens pourtant que ce principe de Manzoiti doit être très-efficace pour réduire simplement le cartilage saillant : mais pour le maintenir, ce moyen doit être insuffisant. Une pyramide de compresses sur cet endroit de la poitrine, qu'on soutiendrait à l’aide d'une bande, remplirait êre mieux cette condition, si cet appareil n'était pas aussitôt rdiché que posé. Si j'avais affaire à un cas de ce genre sur une personne , soit enfant, soit adulte , qui tiendrait absolument à guérir sans aucune dif-
lorsqu'il eut à soigaer le (5) : je mettrais plusieurs
formité, je me conduirais comme Delamotte ,
Hls d’un riche gentilhomme de Normandie
gardes auprès du malade , je les endoctrinerais sur l'indication à rembr, et je ferais comprimer jour et nuit la partie malade par la main de
garde. Chaque garde serait relevée toutes les six heures. Il ne serait
pas difficile, à l'aide de compresses sur toute la longueur du cartilage
Sn 9 les choses de manière que rien ne bougcât lorsqu'on chan-
gerait de main.
Je ne dois pas clore ce paragraphe sans dire que , dans le cas de di. vulsion épiphysaire des côtes, la réunion se fait (ainsi que dans a rupture du cartilage costal) à l'aide d'une espèce de virole particulière qui embrasse les bouts de la division. Cette virole est le résultat d'un travail organique du périchondre, Je dis du périchondre , car il est prouvé par les expériences de deux physiologistes allemands, que les cartilages des côtes ne sont pas susceptibles d'inflammation tant qu'elles conservent leur étatcartilagineux (6). La science doit à M, Ma. gendie la découverte curieuse de ce mode de réunion : M. Lobstein, professeur à Strasbourg, vient cependant de revendiquer ensa faveur la priorité de l'observation en question ; il prétend l'avoir publiée en 1805 (7). Je tiens pourtant de [a bouche e de M. Magendie, que la publication de ce fait est antérieure à l'époque ci-dessus , car M. Ma-
conseillé par Heister , à
(1) Manzotti, Ohservationes pathologicæ. Veronsæ , 1795.
(2) Monteggia, t. v°, p. 76.
(3) Heister, Inst. chir, ,t. 1, p. 380. Édition d'Avignon , 4770. (4) Journal de médecine, t. 54,
(5) Obs. cccrn.
(6) Lobstein, Aoat, path,,t,1, p. 539,
s q Autcoriebt et Dœrner , De gravior quibusd, cartil, mutat. Tubiog, 4708.
gner à la sueur du front ; on prétend s'en emparer par surprise, de haute lutte et par des coups d'éclat ; on veut franchie l'espace d'un seul pas, mettre un abime entre la veille et le lendemain , et on ne tente pas d'autre chance que celle du tout ou rien. Dans cette terrible mélée, la majorité reste en arrière et ls petite minorité qui triomphe redescend souvent amsi soudaivement qu'elle est montée, Une vie semblable doitengendrer bien des mécomptes, des regrets, des désespairs
des blessures morales profondes, et par snite le dégoût de la vie. Telles sont en porte les causes jes plus générales de la muliiplication des suicides, I faut y sjouter encore le dévergondage intellectuel auquel sont en proie les spectacles publics qui n'offrent d'autres images que celles du crime sans punition » des misères bunaines sans consolation ni vontrepoids moral , el cette httérature vulgaire tonte infertée d'an philosophisme bâtard qui declame contre lu société, contre la famille , contre les institutions humaiaes , cunire tout ce qui crée aux hommes des devoirs dont l'exécution est la vertu, qui célèbre les beaux coups de poignard de la vengeance; absout les héras de grand chemin sous prétexte que l'état social est intolérable , et ne reconnait le génie que s'il marche accompagné du spleen , du poison et d'une paire de pistolets, Tous ceux qui lisent Les romans , les productions spocalyptiques du jour et qui fréquentent les théâtres, conviendront que nous D'exagerons pas.
Ces diverses causes amènent le suicide en perrertissant les idées et en bouleversant les existences; elles en jettent les premiers germes dans les ames que la première occasion determine ensuite, Pour que ces sourdes et vagues
«il ne faut que 4 mille voix de la presse et
renommée sembleraient sans prix pour la foule des prétendans, sil fallait les ga-Ÿ entourés de détails feappans, obsèdent les imaginations déja prédisposées, et of-
gendie était encore étudiant en médecine à Paris, lorsqu'il découvrit et publia l'espèce de cicatrisation dont il s'agit.
$ V. — ConiUGaisons ÉFIPHYSAIRES DU STERNUM.
De même que les côtes, le sternum conserve jusqu'à une époque asset avancée de la vie, ses jonctions épiphysaires, Bien qu’au quatrième mois de la vie intra-utérine , cet os soit composé de neuf pièces distinctes (1, 11 n'en présente ordivairement que quatre an moment de la naissance, Ce nombre se réduit à trois lorsque l'ossification générale est accomplie. « In novem vero mensium partu, dit Platoer , plerum- » que illud ex quatuor ossiculis compositumt est , quæ multa cartilagine » finiantur, eaque inter se connectuntur. Coalescunt increscente ætate » hæc ossa, per multos timen annos sterno illa cartilago manet, quæ * ot supra retulimus, inter supremam latioremque ejus partem et alte- » ram oblongam media est. Appendix etiam xiphoïdes et cartilaginea » est, ct facile à medio os divlitue (2). »
D'après les importantes recherches de M, Serres sur l'ostéogénie du steraum, cetosest pair avant de devenir impair, c'est-i-direqu'ilestd'abord composé de deux moitiés latérales qui se réunissent plus tard entre elles par une suture médiane, en force d'une loi admirable de conjugaison ou d'affinité réciproque (3).
Ces différentes pitecs du stesnum peuvent done , ainsi que celles des côtes, être décollées à différentes époques de la vie; car leur cartilage de conjugaison reste à l'état mou pendant long-temps.
Selon la remarque de Ruysch, ces pièces sont qnelquefois encore mobiles dans l'âge adulte, « Manet plerumque ad adultam ætatem mo- » bilis cunmis ura, inter supremam partem, quæ cæteris amplior et » triquetra , et inter medion quæ contractior el lunata est (4), » J'ajouterai que, dans le sternum comme dans les autres os, il suffit d'une simple périestite luca'e pour rendre les conjugaisons épiphysaires trèssuscepubles de séparation, rême dans un âge assez avancé de la vie, ainsi que cela rèsulte des belles expériences d’un célebre chirurgien napolitain (5).
M. Serres a observé que la dualité primordiale du sternum dont nous venons de parler, se conserve quelquefuis à l’état épiphysaire jusqu'à une époque très-avancée de la vie ; de manière que ect os ne
résente que deux moitiés longitudinales rapprochées entre elles, et mo- Lies vers la ligne médiane du corps. Une imfirmitre de l'hospice des vénériens et une autre jeune personne Âgée de douze ans, observées par M. Scrres, présentaient cette particularité (G).
Ce qui serait fracture dans les autres 05, n'est que division épiphysaire dons le sternum ; car , si l'on en excepte les fractures étoilées , produites par armes à feu, l'on ne rencontre dans le sternum que le dé-
tachement des pièces qui le composent,
(1) Monro, Osléulogie, édit. ital.
(2) Platner, Opuscal. , 1, 4, p. 126.
{3) Serres de l'institut, Recherches d'anatomie transcendante et pathologique, p: 193. Pacis, 1832, in-4°.
(4) Ruysch., loco ttato.
{5) Troja , De novorum ossium regracrationc, Expcrimentum 2, 3
{6} Serres, ouvrage cilé, p. 194.
| D'après les faits que la science possède jusqu'à ce jour, de divulsion épiphysaire du sternum , il résulte que cetle séparation ne peut avoir lieu que de denx manières, savoir, ou par l'action d'une force museulaire qui tirerait le sternum par ses deux extrémités, en sens inverse, comme une corde qu'on étendrait par ses deux bouts opposés; où bien par une force directe qui agirait sur une des pièces du sternum en l'enfouçant.
Ons. VIII, — Une jeune femme de la campagne, dans l'effort qu'elle Gt pour soulever ane lourde comporte d'olives pour la charger sur une charrette , sentit subitement quelque chost: se rompre s r le devant de sa poitrine. Le chirurgien appelé reconmul que la première pièce du sternum avait été décollie de la secunde, Cherauchrment de la seconde pièce steraale sur La face antérirure de La première; réduction facile; pyrimides de compresses graduées sur la pièce infénieuré, afin d'exercer ane coagtation permanrate ; bandage de corps ; guér son sans difformuite (1).
Dons ce cas, la divulsion épiphysaire est arrivée suivant le premier mécanisme que nous venons d'expliquer, Boyer à cité une observation de David, où il est dit qu'uo individu, en tombant à la renverse sur la barre du dossier d'une chaise, eut la première pièce du sternum séparée de la seconde. Dans cette observation, le mécanisme a été le même que dans la piécédente, Un cas analogne cst aussi rapporté par Arran (2). Ces malades étant tous les trois gucris sans accidens et sans diflornités, il est raisonnable de penser que ce mode de divulsion épiphy- {saire , n'a rien de grave, Il n’en est pas de mème de la seconde esptce de séparation tranmatique,
Le second mode de disjonction des eartiliges épiphysaires du stertm est leilement grave qu'il peut devenir mortel sur-le-champ. Cet accident se rencuntre plus souvent chez les jeunes gens que chez les adultes. Les faits suivaas viensent à l'appui de ces propositions.
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Ons, IX.- Un jeune bomme, en jouont anx quilles, anrês svoir jeté ls quifle , !penchait son corps vers le sol. Le changement dehout Gt qu'en répétant cette 4. luation, il tomba sue un gros caillou et resta mort sur plarc. L'autopsie montra la seconde pièce du sternam détachée de la première, eteufoneée dans ls poitrine, Le péricarde et le cœur avaient été déchirés (5).
N'yatil pas quelque analogie pour le mécanisme senlemeat, entre ce mode de disjanction des pièces du sternnm et celui de la mâchoire inférieure, lorsque cet os est divisé nettement er deux parties sur la suture mentonniére ? lorsque l'action de la cause en question tombe sur la dernière pitce sternale, et qu'il y ait enfoncement de cet appendice, le cas peut être embarrassant pour le chieurgien sans tre pourtant aussi choux que Le précédent, En voici un exemple rapporté par Billard.
Os. X. — Un individe tomba sur le ventre; il se décolla et s'enfonce: Fan-
Pr
pendice xighoude, Vemissmens alsrmans qui résistèrent à tous es moyens médi-
Caux, On pratiqua une imiiénh cruciale sur ét app-ndice, on pénétra dins le
ventre , el l'an seleva l'epiphyse déprinée à l'aule d'anc érigne mousse passée
derrière cle, Cessation des accidens ; mais uneport on de l'estomac se présenta à la plaie : on la repous:a ; puis uoe hémorrhagie : on comprims, Guérison (4}, L LA ‘
(1) Revue médicale de Paris, norcmhre 4831, (2j Journal de médecine, t. 36.
(5) Duverner, Mal. des 05, t. 1, p. 231.
{4) Journal de medesine, n° 168.
rent une coaclu-ion à burs manx. Un tel était malbrureux , il s'est lué; pour- gent, et de ce nombre est la publicité dannée improdemment aux faits de suicide.
quoi, moi qu souffre, n'eu ferais-je pas autant ? suis-je moins desespére que lui? n'ai-je pas les mèmes raisons de déteste la vie ? Telle est la première chaine du raisonnement provoqué par l'exemple du suicide, et la logigue conduit bientät à la conséquence. Deux jeunes gras, âgés de trente ans , avaient formé une entreprise de commerce qui était eu pleine prospérité : l'un d'eux , le plas jeuoc, on ne sait trop pour quel motif, se brèle la cervelle; une semaine après, le second répète ahsolament La même scène. Ce fait s'est passé sous nos yeux il n'y a pas quinre jours ; il n'est pus jusqu'au mode d'exécnliun qui we soit dicte par instinct d'imitation. Les fenuues de Milet se peodaient ; Les femmes de Lyon, vers le milieu dm dernier siècle , se jetant dans le Rhône; aujotrd'lui elles se précipitent ou s'apbysient Dons €es derniers temps chaque suicide a été suivi d'un où p'usicurs su cide. consommés de la même manière.
C'est à cette fatale et ivesplicable contagion de l'esemjle, que mous att: buons en partie les oombreus suicides dont nous sommes témoins chaque jour. Sans donte ilexiste des causes réclles, mais ces conses déterminrraient lien moins souvent le func te résultat, si l'exemple ne venait porter ke dernier coup,
La médecine n'a aucan conseil direct à donner contre un mal placé trop andessus de ses resources, et dont les caus:s sont trop Le et trop générales pour étre atteintes même par Le législateur, à qui est conlié le sort matrriel et moral de la société, Le suicide est un des attributs distinetift de l'espèce humaine; rien ne pourra jamais le faire disparaitre de la terre. Ainsi, nous le répétons, la médecine, pas plus que la morale et que la politique, ne peut indiquer un rembde contre ce Dial entrainement. Mais si elle ne peut aticindre aux causes premères qui le produ sat, elle peut signaler celles qui l'entretienuent et le propa-
En non: livrant à ces réllesions, nous avons moins <onge à rechercher les cansrs générales de suicide, qui Lenn.nt trop profondément aux racines mêmes du cœur
À des hommes et de l'etat soeizl, pour ftre coupées par une etait homaine, qu'à indiquer Le seul moyen de molieer leur fréquence qui présente quelque chance de sucrés. Ce moyen serait be silence absolu sur Les faits de suicdc. Nous donnons ce couseil, qui sera approuvé , mais RO suivi,
— L'ourrage de M. Revclé-Parise oblieat un véritable sucoès de rogue : jartout ibreçoit l'accucil qu'il mérite; lous les organes de La presse sont uuavimrs pour lui rendre jastice ; Les hommes les plus distingués de l'époque le louent avec reconnaissance, Dernièrement encore, dans un rappo + à l'Acaéonie des sciences, M. Geoffroy St.-Hilaire, après avoir parlé des ouvrages destinés à répandre les lomières de la science dans de public, ajoutait :
« Ainsi MM. Herschell Gls et Arago partent astronomie et physique à des «sprits éclairés, mais de profesion à n'étre jamais soffisamment initiés aux formes scientifiques ; ainsi la philantropie éclairée d'un dés plus savans médecias de notre âge, M Rereillé-Parise, s'est montrie anlente et est devenue toute bicnveillante et salutaire dans on livre de médecine ct d'hygiène à l'usage des gens de letres, CC. »
Ce serait peut-être ici le cas d'essayer la dilatation artificielle de! mou ; elle se consolide cependant plutôt que celle de l'épiphyse supél'estomac, en faisant ingérer de l’eau an malade {s'il la peutsupporter} , rieure. De là résulte que ces éminences condyloïdiennes peuvent se dépour procurer la réduction spontante de la partie prolapsée. Lorsqu'une coller de deux manières, savoir : 1° ensemble, du corps de l'os ; 2° sé portion de l'estomac se présente dans les lèvres d’une plaie abdominale, ! parément entre eux, et de la disphyse en même lemps, On à cru même de pourrait-on pas mettre en usage Le même moyen pour la faire retirer remarquer que le condyle interne s'essile bien plus tôt que l'externe, naturellement de la plaie? Je ne puis pos, à l'égard de ce fait, m'em-Ÿ En outre : « Duo enim oi condyli, dit Piatner, ex quibus plures mus-
her d'observer avec Monteggia que si on cas pareil se reproduisait] + euli educuntur veræ sunt epiphyses , et sæpe ad adultum atotem
ans la pratique, il ne serait pas absolument nécessaire de pénétrer |» inanent (1°. 0 Ceci nous fait déjà pressentir la possibilité de l'acei. dans la cavité abdominale pour relever l'appendice sternal. En prati-| dent, même dans l'âge adulte, à er une simple incision longitudinale sur l’un des cotés de la partie! A. L'épiphyse supérieure de l'humérus peut être décollée au moéprimée , l'on inciserait conche par conche le tissu cellulaire retro-!ment de la naissance, par la manœuvre de la sage-femme ou de l'accou. sternal ; l'on ÿ passerait soit un doigt, soit une érigne mousse et platte, |cheur ; ou bien dans les premières années de la vie Éd suite dus acsans intéresser le périiuine. Un cas pareil au précédent avait déjà été !cident d'autre espèce. Au moment de la naissance, la divulsion en ques. observé par Godronchius {1}. on peut arriver par trois mécanismes différens , savoir : 1° lorsque
Je ferai remarquer enfin : 1° que dans tous les cas de divulsion épi- {l'enfant ne présente que le bras à la vulve, et qu'on exerce des tractions physaire des pièces du steroum, arrivés suivant le premier mécanisme | brusques sur lui ; 2° Lorsque l'enfant vient ou est tiré soit par les nieds, que aous avons expliqué, lorsqu'il y a eu déplacement, c'était toujours | soit par la tête, et qu'on se hâte trop de dégager l'épaule ou le bras, en la seconde pièce de cet os qui s'avançait et empictait sur la premnère ; | faisant exécuter ce qu'on appelait autrefois le mouvement de bascule 2° que la réduction est facile eo mettant un genou sur le dos du malade | du bras {Delamotte) ; 3° enlio lorsque l'enfant présente le bras et qu'on eten lui tirant les épaules en arrière, La coaptation immédiate doit agir [est obligé d'aller chercher les picds dans la matrice, pour l'entrainer de eoncert avec la manœuvre ci-dessus pour ajuster les pièces déplacées ; lau-dehors sans toucher au membre thoracique. Dans ce troisième méca- 3° enfin, qu'on prévient facilement le déplacement à l'aide d'une pyra-nisme, l'épiphyse humérale se décolle au moment où l'accoucheur , en mide de compresses et d'une bande , ainsi que nous l'avons vu dans une fentrainant l'enfant par les pieds, le bras qui se présentait à la vulve est des observations qui précèdent. On pourrait aussi, au besoin, faire fobligs de remonter et de rentrer dans l4 cavité de la matrice , par une usage de la position du tronc incliné en arrière, à la manière de Man- l'espèce de mouvement circulaire de bas en haut, dont la convexité est sotti, pour remplir le même but. liuurnée vers l'une des faces latérales du bassin. Etudions sur des faits
Je ne dois pas, en attendant, quitter le sujet des épiphyses du tronc|les trois mécanismes que nous venons de signaler. sans dire que les cartilages de conjugaison de la cage osseuse de la poitrine sont tellement flexibles dans le jeune âge, qu'une simple pression sur cette région suflit quelquefois nour blesser mortellement les viscères théraciques sans que les épiphyses aient été sérieusement endommagées, ainsi que nous l'avons déjà remarqué à propos des appeadices céphaliques. Morgagni a observé un cas de ce genre (2).
Premier mécanisme.
Ones. XI. — + J'ai eu l'occasion d'ouvrir le cadavre d'un enfant mort-né qui
avait présenté le bras à la vulve et sur lequel la sage-femme avait exercé des trac.
[tions dans le vain espoir de l'extraire de la matrice ; j'ai trouvé la tte de V'trr- | méras détachée du corps de cet os (2) »,
Ainsi que je l'ai déja dit, ce mode de décollement de l'épiphyse ra | chiale supérieure, qui était si fréquent autrefois , ne se voit que rare.
Parmi les os exposés au décollenfent des épiphyses, ceux des mem-| nent de nos jours. Les accoucheurs modernes cependant, qui sont partibres nous offrent sans contredit le plus d'exemples. Ce qu'il y a de fi- sans de l’évolution spontanée, et qui, en place de faire des efforts pour cheux dans ces sortes de lésions, c'est qu'assez souvent le mal est mé- aller chercher les pieds de l'enfant, se décident à l'expectation de cette connu, mal traité, où abandonné à lui-même; où bien l'on ne reconnaît | sessouree rare et heurense de la nature, doivent, lorsqne pour la favo. sa nature que trop tard pour y porter remède. De là résulte que des en- | riser ils sont obligés de tirer sur le bras de l'enfant, doivent , dis-je, fans restent souvent estropiés par suite d'un accident de ce genre, s'exposer quelquefois au décollement épijhysaire dent nous parlons.
Autrefois, lorsqu'on avait l'usage de tirer sur le bras l'enfant qui, enÜ M. le professeur Moreau , dont l'habileté et l'expérience en matière naissant, présentait cette partie à la vulve, le décollement de l'épiphyse ! d'accouchemens sont, immenses, n'est pas partisin de cette pratique, supérieure de l'humérus était la première lésion physique que cet êre Lorsque l'enfant est mort, qu'il présente Le bras, et que l'introduction éprouvait en venant au monde. Aussi renrontrait-on up plus grand ||de la main dans la matrice est impossible, cet habile accoucheur a pour nombre d'individus à petits bras, ou à bras abontifs, autrefois, que de principe d'arracher le bras du fœtus, dans fe but de se frayer une route
$ VI. — Érirarses numénaLes,
nos jours, Je ne veux point dire par là que ce dernier vice dépende fans l'utérus, et d'entraîner le reste de l'enfant soit en entier, soit par
uniquement d'un décollement épiphysaire mal réuni : une luxation | pièces séparées, Eh bien! j'ai tout lieu de présumer, d'après les expériences que j'ai faites dans ce but sur des cadavres de fœtus à terme ,
congénitale de la tête de l'humérus, aiosi qu'Hippocrate l'observa, une | que, dans cet arrachement du bras, La calotte humérale reste constam-
fracture mal réunie, upe affection rachitique , une ostéomachie sur ce membre, peuvent produire la même altération. Mais indépendamment } nent dans la cavité glénoïde du scapulum, Le premier mode de division se réduit donc à l'arrachement véritable de la diaphyse de l'épi.
de ces causes , il est important de savoir que les os de l'avant-bras où
celui d'un bras peuvent être congénitalement plus courts que ceux du? Lbyse de l'us. rl ° & P q physe
membre du côté opposé (3).
Une des causes cependant assez fréquentes de la divulsion en queston, c’est, il faut le dire, cet usage détestable qu'ont certaines nourrices, de soulever les enfans par les bras, dans le but de les faire sauter pour jouer , ou bien en les tirant par les mains (4). Les chutes et certains accouchemens forcés doivent être comptés au nombre des causes du même accident, Nous développerons plus bas la manière d'agir de ces causes.
Ge n'est pas seulement la tête humérale qui peut se décoller de sa diaphyse : l'extrémité condyloïdienne de cet os est aussi exposée au méme accident, Les condyles de l'humérus sont, ainsi que nons l'avons dejà dit, joints épiphysairement entre eux et avec le corps de l'os dans ! l'enfance, Leur doub e cloison cartilagineuse reste long-temps à l'état
Deuxième mécanisme.
Ons XI. — Un enfant en venant au monde eut l'épiphyse supéricure de l'lumérus décollée par suite des manœuvres die la sagaefemimne , # qu s'était emp-es. u sée de dégager Les épaules (auwitôt après la sortie de la tête}. et qui, au men » du pouce, avait, disait-elle, fait basculer le bras gauche. » M. Dubeoc , chi rurgien à Borsac, rer ue appareil con enable , el l'enfant était guéri be lui tiènne jour. Cependant le chirurgien jugéa prudent de n'ôter le bandsge que te lquinnème jour. « A celle époque, le cal était si roluminenx que l'huméeu: avait » acquis trois fois son volume naturel à l'endroit de la lésion, »« Cette tuméfaction se dissipa par la suite (3).
Le mécanisme de cette seconde espèce de divulsion est si facile à comprendre qu'il n'a op besoin d'autre explication ; il se réduit à une [rupture d'un levier de troisième espèce qui à lieu sur son point fixe. É Mon opinion à ce sujet est que | accident en question doit arriver plus souvent qu'on ne le pense lorsqu'on termine l'accouchement par les pieds. C'est dans le moment où l'accoucheur dégage les bras des deux côtés
(1) Codronchius, De novo morbo, prolapsa scilicet mncronatæ cartilaginis, Boon. , 4805, in-4°,
(2) Morgrgni, De cowsis et sed. Epist. 53, n° 33,
{3j Portal, Anat, méd., t. 4, p. 401, 425, 426,
{4} inc quoque spparct ratio, eur pessimos stpius affectus afferat péssima et | admodum detestaoda consuetuilo , dum puers um corpora manibus sut bracbiis amprehe . . altum tollunt. (Reichel, De epiphysium ab ossium disphysi dudue- ‘ine,r.
{1} Plataer, De epphysibus, p. 195.
{23 Bertrandi, Opere anatomiche e ccrursiche, € 3, p. 164. {8} Bulletin médical de Bordeaux, sepiembre, 1533,
de a 1êteque le décollement épiphysaire arrive ordinairement ; ilse passe facilement inaperçu.
Troisième mécanisme.
Ons, XII. — Deux femmes en travail à terme , dont l'enfant présentait le bras, ont été accouchées par de La Motte, qui Üt la version par les pieds, Îls ont eu tous deux l'épiphyse humérale supéricure décollée, La guérison s'est faite en douxe jours.
u C'est en tirant par les pieds, dit ce chirurgien, que le bras se cassa » en tournant pour rentrer et se placer dans Le fond de la ma- # trice(1). »
Lorsque la lésion dont nous parlons arrive après la naissance , c'est à-dire perdant la première époque de la vie jusqu'à la puberté, les choses se passent autrement que dans les cas précédens. Des chirurgiens ont quelquefuis confundu cette maladie avec La luxation du bras. C'est ordinairement à l’occasion d'une chute où d'un coup sur le moigron de l'épaule que l'accident en question a lieu. Ea voici un exem-
ple :
Ons. XIV.— Une petite fille , âgée de 41 ans , tomba d'un second étage sur le moignon de l'épaule ; elle présentait Les symptômes suivans : Déformation de lé. et existence d'une tumeur à la partie supérieure, antérieure et interse du
ras , précisément à l'endroit de La petite tubérosité humérale, Cette tumeur s0rait pu étre prise pouf La tête de l'humérus si elle n'était pas accompagnée des deux circonstances suivantes, savoir : 1° qu'elle était à surface rugoeuse et non ronde ; 2° que la téte de l'es était sentie à sa place dans Ja cavité glénoïde, En ime pre derotation su coude, la tumeur obéissait à ces impulsions, moignon de l'épaule n'était pas affaissé comme dans la luxation du bras ; le coude, quoique lire en arricre , se loissail avec facilité rapprocher da tronc ; en tälant Le creux de l'aisselle , l'on n- sentait pas cette saillie propre la luxation du bras. Lechirurgien pouvait élever be bras die la malade jusqu'au sommet de La tête, Eu passant les doigts sur la partie moyenne d:: l'acromion, on sentait une cxcavation qui séparait la téte de }humérus de la tumeur sus-indiquée, En comparant les deux épaules par derrière, le côté malade était évidemment plus lorge que l'autre, et le bras blessé d'un ponce plus court que le bras sain, Le docteur Lin à jugé le cas pour un décoilement épiphysaire de Ja tête de l'humérus (2).
Cette observation , très-caractéristique et très-claire pour nous , doit nous servir de modèle pour la symptomatologie et le diagnostic à établir daos la maladie dont il s'agit. Je dis très-claire pour nous, comme elle l'a été pour M. Lion ; car il n’en à pas été de même pour M. Guthrie, qui a manifesté beaucoup de doutes sur la nature du mal, et qui s'est même livré à des conjectures vraiment étranges, ainsi qu'on le voit par la note qu'il a publiée dans la Lancette snpinise. M. À. Coo-
Palletta décrit un cas analogue sur un jeune hemme de 15 ans(1).
Je reviens mainteoant sur une proposition que j'ai avancée dans le commencement de ce mémoire, savoir : le raccourcissement du bras par suite du décollement de l’épiphyse supéricure de l'humérus. On à pu voir par Îes faits qui précèdent que, lorsque les deux fragmens épiphysaires étaient mal réunis, le raccourcissement du bras a été inévitable ; mais lorsque ka réunion n'a point lieu du tout, comme dans les cas de Berirandi et Palletta, il y a raison de croire que le bras reste impuissant et plus où moiss atrophié pour Je reste de la vie,
J'ai soigaé un employé, demeurant au Marais, qui, indépendamment de la maladie pour laquelle j'avais été appelé , avait le bras gauche singulièrement petit en comparaison de Pour Le raccourcissement, dans ce cas, existait à l'humérus seulement ; l'avant-bras et la lmain étaient dans l'état normal. Cet individu n'aceusait d'autre cause ide sa difformité, d'apris le dire de ses parens, que la maladresse de ia sage-femme qui avait occouché sa mère, Il ina été impossible de Idistinguer dans un simple examen en passaut, dans quel état se trouvait l'articulation scapulo-humerale.
Déjà Hippocrate avait parlé du raccoureissement congénital da bras par suite de la Inxation intra-utérine (2}. Ne doit-il pas en être de même par suite de la divulsion épiphysaire non réunie? Galien, dans son |Commentaire sur le passage c1-dessus d'Hippocrate, pense avec beaucoup de raison, que les membres impuissans dès l'enfance restent à l'éjtat abortif, uniquement parce que le manque d'exercice suffisant les empêche de prendre toute la nourriture nécessaire à leur développement. C'est d'après cette idée, je crois , que les anciens avaient cooçu l’une \de toutes ces histoires connues à ce sujet, et dont Terentius entretenait Iles Romains de son temps :
« Quas matres studrot » Demissis humeris esse vincio pectore , ui graciles Gant, » Si qua est hahitior paullo pogilem esse aiunt ($). »
Hippocrate avait observé dans les cas dont nous parlons que la main ne participait pas à l'atrophie de l'humérus et des parties molles de tout le bras. « Manus item longius distat a vitio quam brachium. Hip. il, »
Disons pourtaut , pour être justes, que cet état de ractourcissement du bras, lorsqu'il est congénital, peut dépendre aussi d’un arrêt de dé veloppement dans la longueur de l'os, sans que son épiphyse ni son articulation présentent rien d'anormal (4). N'a-t-ou pas, en effet, vu des enfans naitre sans mains, sans cubitus (5), sans pieds 6)?
D'après les faits que je viens d'exposer, il me semblerait superflu de
per rapporte un cas pareil au précédent sur up enfant de 10 ans, dont|m'arrêter ici pour décrire les signes qui constatent la divulsion épiphy-
il a tres-bien reconvu la nature. Le décollement épiphysaire était aussi |isaire de l'extrémité supérieure de
ici arrivé par suite d'une chute sur le moignon de 1
Lorsque le décollement de l'épiphyse supérieure méconnu ou mal traité, La réunion des fra du tout, ou bien elle s'opère avec difformité. Les faits suivans viennent à l'appui de ces assertions.
ga (3).
e l'humérus a été
Oss, XV, — Un jeune homme , âgé de 45 ans, avait cu, dis les premières an-
nées de sa vie, l'épiphyse supérieure de Thumérus séparée de la disphyse, La réunion ne s'élait point opérée, Palleits, qui disséqua le cadavre de ce Jeune homme, s'exprime ainsi qu'il sait : « In éjus sumautate et pau'o extrorsum aliquid sub » cute extuberabat. veluti si ossis diaphysi per vim ab epiphysi sejuncts sursum “ fuisset propulsa , etc, (4). » -
Ons, XVI. — Etant à Parss, j'ai vu, dit Bertrandi, auprès de M. Sue , la tête d'un bumé us jointe au col de l'omoplate, et la cavité glénoïde creusée dans l'humérus restant après la séparation de l'épiphyse, Cet accident était arrivé trois ans auparavant. Les mouremens n'étaient pas viciés; muais il te faut pas compter sur de pareils bonheurs {5}.
Ons, XVII, — Ludwig, président de l'université de Leipsick , conserrait dans son cabinet deux humerus dont l'épyhruc supéricurc avait été décollée en bas âge. Reich}, son élève , decrivit fort au long ces deux observations et en donna une figure fort iv faite. Dans l'un de ces cas. c'était l'humérus gauche; la tête
de l'os se voit collée à la diaphyse comme une pelite eslotie, à plus d'un pouce |!» au-dessous de la grosse tubérosil du méme os, dé manière que ce bras était, ||
d'après la remarque de l'auteur, plus court que l'autre, Dans l'autrecas, il ne s'était point fait de réunion osseuse (6).
4) Delamotle Chirurgie, ohs, 350, 8° édit.
(2) The Lancet, décemb, 4833 et janv. 18%4.
{3} A. Cooper's On dislocations, ete. p. 423.
(4) Palletta, Exere. anat., cap, 6. De articul. humeri analoga, p. 59.
(5) Berirandi, ouvrage cité, t. 5. p. 166.
(6) —. De epiphysiun ab osium disphys um diductione, p. 48, pl.1, fig. te 5.
ens , ou elle ne se fait pas l'humérus sont ”
humérus., L'observation quatorième de ce mémoire en offre un tableau des plus fidèles. Toutes les leonnaissances d'ailleurs de la fracture intra-capsulaire du. col de licables , à quelques exceptions près, à la séparation en question. J'aborde par conséquent le traitement.
On croira peut-être que le coussin axillaire , où plutôt l'appareil ordinaire de la fracture du col de l'humérus des adultes est applicable daos le cas dont il s'agit. Ge n'est pas 1à mon opinion. Lorsqu'on à af. faire à un enfant nouveau-né , le coussinct axillaire ne saurait être serré (dans le creux de l'aisselle au point convenable, sans excorier la peau très-tendre de ce rouveau-né, et sans l'obliger à crier continuellement. Les cordons de ce coussin étant serrés sur le côté oppose du cou de l'enfant , l'étrangleraient en quelque sorte ; ou bien , s'ils ne sont pas assez serrés, le coussin descend, et devient plutôt nuisible qu'utile, Cette vérité sera bien sentic, nous l'espurons, par ceux qui, habitués au traitement des enfins malades, connaissent la sensibilité très-exquise :de ces sujets. C'était même là une des raisons, ainsi que nous le répéiterons plus loin, qui faisaient dire à Heister que la séparation des épr-
pk
:physes était une maladie incurable (7),
Nous trouvons dans Bertrandi: « J'ai vu contenir en place la tête de
» l'humérus qui avait été A PRE à l'aide d'une enveloppe de plumasseaux d'étoupe , trempes dans un mélange de blancs d'œufs battus et
» d'unelégère eau de colle, et aspergésensuite de poudre très-fine. Ces
{4} Palletta, ouvr. cité, cap. 7, p. 54.
(2) = Jam vero 7 à primo watali div humeres bresiores babent... ob duph- » cen noxan h] maliespenuntur, vel quod dun in utero sunt, lusentur ; vel » ahamob nuxa®, de qua postea alhiquaailo scribaraus. « Hip., De articalrs.
{3} Terentias, Ia Eunucho, act, 2, se, 2.
(4) Lobstoin, onvr, cité, t. 4, p. 94.
{5} Nannoni, Trat. delle mal, chir.
(6) Palletta, our. cité, cap. 6, p. 51.
(7) Heister, ouvr, cité, & 5, chap: D losat an general.
» plamssseaux , en se desséchant avaient formé attour de l'article une » espèce de défensifqui contenait rpg y parties (1).» Cette méthode , dont les principes sont les mêmes que ceux de Moscati
la fracture dn col de l'humérns (2}, est celle que nous adoptons ici de
référence à toute autre. On me permettra par conséquent de.l'appeler a construire à séparation de
méthode italienne. Voici comment je m'y prendrais cet appareil si j'avais à traiter un enfant nouveau-né de l'épiphyse supérieure de l'humérus.
Je prendrais deux à trois blanes d'œufs, je les battrais dans une asfaire éenmet ; j'ajouterais une certaine quantité bien de vinaigre camphré; je prendrais de l'étoupe bien molle et bien fine, j'en ferais de ps gâteaux de grandeurs varia-
giette profonde pour les d'eau de colle où
bles, je trexperais ces gâteaux dans le mélange ci-dessus, et je les ap- « successivement dans le creux de l'aisselle du petit malade , pendant qu'un aide tiendrait les fragmens de l'os en rapport convenable. J'aurais de la sorte bâti une espèce de coussin axillaire qui s'adapte parfaitement à la forme de la pattier Evsuite j'aurais de petites compresses longuettes que je og rt is Ja même liqueur , et que j'appliquerais artistement autour du moignon de | épaule , de manière toutefois que le centre de chaque compresse répondit dans l'aisselle, les chefs se croisant autour Ce l'épaule et du bras. Enfin j'assusétirais Le tout avec une petite bande L poitrine. Ces tours de bande ne doivent serrer qu'à peine la =
les assurer avec quelques points d’aiguille. J'ôterais xieme au douzieme jour , et je commencerais à faire petits mouvemens à l'article, si l'épiphyse me paraissait recollée. Les aspersions d'eau tiéde faites à l'aide d'une ve suf- Graient pour décoller sans douleur les pièces de l'appareil. ne j personne de Q ans ; traitée de la sorte par Moscati, guérit parfaitement de son décollement épiphysaire (3).
C'est avec satisfaction que je vois que cette idée de Bertrandi , sur laquelle je médite depuis longtemps ; el que j at déjà mise en pratique dans un cas dont je parlera plus bas, à aussi été goùtée par un de nos jeunes confrères de Paris, M. Monod (4).
Si l'enfant qu'on à à traiter a déjà un certain âge(2,3,5,7ans, par exemple), ma conduite sermt absolument la mème que dans je cast précédent ; seulement, j® prendrais mes précautions pour que l'enfan ne puisse pas défaire l'appareil, et surtout qu'il ne puisse pas bouger l'épaule malade jusqu'à ce que le mastic fût séché. Le coussinet axillaire pourrait, il est vrai, étre appliqué chez les enfans d'un âge un
u raisonnable ; mais, à moins d'avoir eu à Craiter sol-même ces sortes de sujets, l'on ne se figure pas les difficultés qu'il y a de les priver pendant qnelque temps de l'usage d'un de leurs membres. J'ai, il y a quelque temps , traité nn enfant â NT. Maestrati, rue Saiut-Germainos de l'avant-bras : j'
auraient suffi. Cet enfant, qui passait pourtant pénr docile, faisait des mouvemens tellement vifs dans les jours suivans de la fracture, que l'ap-
reil et les attelles ont été faussés à l'endroit de la blessure. Jai été obligé, pour contenir cette fracture, de lui mettre de fortes attelles de bois et de lui envelopper tout le bras dans une espèce de sac particulier , afin de l'empêcher de défaire les bandes. Ce malade m'avait été adressé par ua médecin de Paris, M. le docteur Belliol. Imaginezvous donc combien il serait difficile de contenir les deux fragmens épiphysaires de l'extrémité scapulaire de l'huméeus , si l'on n'employait d'autre bandage que celui dont on se sert communément dans les frac-
pliquerai
aussi faudrait-il | cet appareil da di exécuter quelques
tores du col de l'humérus.
B. Les épiphyses inférieures ou condyloidiennes «le l'humerus se décalleraient , par raison de leur prompte ossilication , beaucoup plus difficilement que celles de l'autre extrémité du même os , si elles n'étaient pas trbs-exposées à l'action des corps extérieurs, Une chute sur le conde, un coup telles sont les causes ordinaires de la divulsion traupatique des émpliyses condvloiïdiennes de l'humérus. Monteggia rapporte un cas de dé-
collement du condyle interne de l'huméeus chez un enfant , par suite!
de contusion. Get auteur à remarque aussi Je méme accident survenir
par suite d'une forte contraction musculaire. Il ajoute que dans plu-
oo
(4} Bectrandi, ouvr, cité, 1. 5, p. 469.
(2) Mémoires de l'Académie rosate de chirurgie (3) Mérs. de V'Acud, de chir, , tome 4, fs 629, [a-4°
{4} Archives générales de médecine, mors 1834, p 32
pour
qui fixerait le bras de l'enfant 42°
ne Jeune!
d'une autre nature qui frappe sur celle parlie ,
sieurs cas observés par lui le condyle resta détaché et mobile pour le reste de la vie, mais sans défaut considérable des fonctions du mem bre {1}. M. À. Cooper dit avoir observé plusieurs fois le décollemert LE dont nous parlons par suite d'une chute sur le coude {2}, Delamotte en rapporte aussi un exemple sur un enfant de Q ans (3). Lorsqu'un homme adulte 1ombe sur la pointe du coude. c'est ordinairement l'olécrâne qui en supporte le coup; mais, chez les enfaus , cette éminence du cubitus étant très-peu Pre ra , une chute sur Le coude décolle plutôt les condyles de l'humérus que l'olécrâne.
La lésion en question peut être facilement confondue avec la Inxation de l'avant-bras en arrière. Cette erreur est ici d'autant plus facile que les condyles détachés, étant tirés en arrière avec l'extrémité supé- Îrieure de l’avant-bras, donnent au coude cette figure que l'on remar- (on ordinairement dans les luxations du cubitus, et ceci semble d'at-
tant plus imposant qu'en faisant quelques tractions sur la main, les parties Lx coude reprennent momentanément lcur forme ordinaire, C'est ce qui faisait dire à M, A. Couper à ce sujet : « On entend souvent » des chirurgiens vous dire : Je saigne un enfant d'une luration » du coude ; je puis facilement remeltre les os à leur place natu- » relle; mais la luxation se reproduit aussitôt que je cesse d'agir, Un tel désordre , ajoute le chirurgien anglais , n'est qu'une fracture des condyles de l'humérus , qui permet aux os de l'avant-bras d'être
tirés en arrière avec le fragment inférieur de l'humérns et de simuler
une luxation par la saillie qu'ils forment derrière le coude (41, El sufüt ld'être prévenu de cette erreur pour savoir l'éviter. M, le docteur Lepelletier de la Sarthe, qui à bien voulu me communiquer deux cas de cette nature traités par lui, m'a confirmé dans les idées que je viens l d'exposer. L'observation suivante nous paraît résumer assez bien les {symptômes et les signes de la divulsion va épiphyses condyloïdiennes de l'humérus.
Ovs. XV. — Un enfant âgé de 9 ans fat reçu à l'hôpital de Guy, à Loodres por une lésion traumatique du coude , suite d'use chute. Il préseatait les symp! tômes suivons : Avant-bras un pen fléchi; saillie très-considérable do redius € du cubitus derrière ke coude ; enfoacemrnt très-marqué à la partie postérieure et toférieure du bras, où derrière cette saillie, précisément comme on le voit dans Va luxation de l'avant-bras en arrière, Le mal ayant été pris d'abord pour luxetion , on enérea des tractions de réduction sur l'avant-bros; les parties se reduissient , mais elles se déplaçaient anssität qu'on cesssit d'étendre le wewbre. Dans ces entrefaites, M. Key arriva à l'hôpital, reconnut li nature de Ia lésion, remit à leur plare les épiphyses condçloidieants qui étaient décollées, et placx le ame bré dans un appareil convenable, Au boot de dix jours, on dta l'appareil et l'on commença à faire exécuter à l'avant-bras des mouvemens passifs , alin de préveuir l'ankiose (53.
Deux circonstances sont surtout importantes à noter dans Ja divul-
de 7 à 8 ans, fils d'un capitaine , [sion des épiphyses en question : 1° l'apparence trompeuse de la lésion , l'Auxerrois, d'une fracture des deux qui simule la laxation de l'avant-bras e0 arrière ; 2° la disposition trèsavais d'abord eru que des attelles en gros carton | grande de Farticulation huméro-cubitale à s'ankiloser, si l'on ne prend
j pas Les précautions que nous allons indiquer.
l L'on prévoit déjà que l'appareil conteotif offre ici une indication principale , celle de s'opposer à la tendance qu'out les épiphyses à se déplacer ea arrière. Domptez donc l'action du muscle triceps à l'aide d'un bundage roulé sur tout le bras. Environnez artistement le coude de ! compressés longuettes et graduées, Wrempées durs un mélange de blanes
paie battus et d’eau-de-vie camphrée. Soutenez ces compresses avec
partie de la bande ci-dessus ; ajontez, s'il est nécessaire, une petite l'attelle de hots sur la face postérieure de l'humérus , jusqu'aux condyles ; fléchissez modérément l'atant-bras et garantissez-be ainsi davs une
écharpe solide, Vous garderez le membre dans cet appareil pendant dix
à douze jours seulement : au bout de ce temps, on le défera ct l'on exer-
cera sur l'avant-bras des mouvemens de flexion et d'extension. Com
bien ne serait-il pas Éècheux pour ces petits malades que le chinirgien
prit pour luxation le décoilement épiphysaire, ou bien qu'il s'obstinät à
garder plus long-temps que nous l'avons indiqué, leur membre dans
l'appareil :