‹ Gazette médicale de ParisChapitre 216 sur 394 · LL THE DUBLIN JOURNAL OF MEDICAL AND CHI- MICAL SCIENCES · texte numérisé non relu

LL THE DUBLIN JOURNAL OF MEDICAL AND CHI- MICAL SCIENCES

4 n s (4 tai i iGcations étaient petites; l'arachnoïile était opaque et La pie-mère à l'état nor.

mal; l'hémisphère droit était beaucoup plus volumineux que le gauche, ct en onvrant les ventercules latéraux où mit à décourert une tumeur énorme, ‘Après l'a. voir détachée avec soin , on trouva qu'elle pesait treite onces et un quart, La partie sopérieure était dure et ferme, linférieure était molle,

Cette tumeur semblait avoir pris son origine vers le centre du rentrieule droit ) et était adbérente à l'enveloppe de la couche optique du méme côté, Les deux nerfs opliques etant Complètement détruits, leur névrolesce seul avait été conservé; lesautres nerfs du cerveau, caaminés avec soin, n offrirent aucune allération, à l'exception de La cinquième paire. Les os du crâne étaient # mince et si tronspareus qu'on distinguait clement les objets à travers de leur épaisseur.

Les cahiers de mars et de mai contiennent les articles originaux suivans : 1“ observation d'un calcul urinaire extrait de la vessie d'une femme , et qui contenait une dent humaine dans son intérieur. Le titre indique suffisamment La nature du fait. Quant à la manière dont cette dent avait été introduite dans la vessie, la femme raconta que ses dents étaient tombées durant un traitement mercuricl , et que quelquefois en se révcillant le matin elle en avait trouvé daus son lit. L auleur, AL. O'brien, pense que la dent avait été avalée et était passée par une ulcération des intestins dans la vessie ; mais aucun s rmptôme antérieur u'autorise une semblable opinion ; et il nous parait bien plus probable

ne fa femme elle-même n'aura pas été étrangère à son iotroduction par Purètre; 2° observations de médecine, par le docteur Riggs; 3° un cas de bronchotomie pratiqué pour extraire de la trachée un corps étranger, par Richard Evenson; 4° deux cas d'anévrismes poplites , par Maurice Collis; chez le premier sujet, les déux artères poplitées étaient anévrismaliques ; ces deux artères femorales furent Lécs le malade gnérit. Chez le second un anévrisme nnique fut traité par là ligature de la fémorale ; deux hémorrhagies au 8° et au 21° jour obligirent à employer la compression qui réussit; 59 observation d'une grosie dent molaire tombée dans le larynx à la suite de l'opération de l'ex. traction, par Jobt Houston ; ce fait n'offre de remarquable que l'origine du corps etranger ; l'opcration ne fut point faite et le malade mourut ; G" de l'aliénation qui survient quelquefois pendant ‘accouchement, par W,-F. Montgommery ; n° observations pratiques sur le traitement de quelques maladies des poumons, par Robert Liuie; #° sur l'usage du mercure dans l'ulcération des cartilages articulaires , He ide O'beirne , travail important sur lequel nous reviendron: prochainement ; et quelques autres observations isolées.

ANGINE DE POITRINE TRAITÉE AVEC SUCCÈS PAR LA SAIGNÉE LT LA BELLADONE , par Th. Barrex,

L'angine de poitrine est une maladie pen commune et qui surtout est-rarement traitée dès le principe. Aussi, bien que le fait siivant soit incomplet sous quelques rapports, cependant il offre trop d'intérêt pour que tous n’en présentions point un abrégé ici,

Oss. — Je fus appelé le 9 avril auprès de David Gymple, qui avait jusqu'alors joui d'une bouac santé, et qui, en se retirant la veille au soir , n'avait rien fait ni éprouvé qui pôt Le déranger, Une heure après s'être epdormi , il fut réveillé par uoe douleur excessivement vive dans la région du cœur, du stermum et du bras gauche, avec suflocation imminente, Cette douleur étaie privcipalement Lornée au côlé gauche, et le malade scimblait dans l'état ci ve slsrmant, La peau de tout le corps etait décolorée et baignée d'une sneur froi : l'expression était ansieuse; l'articulation de Le parole imp sible ; le malade exprimait por des gestes la dou: leur atroce qu'il ressentait dans la région du cœur et dans be bras pus La respiration était irrégulière ; où ne sentait pas le pouls su poignet. cœur fouraissait 70 pulsations par ofinute imiernittentes, La s1stole pe beaucoup plus longue que la diastole ; les pulsations semblaient très-lortes dans les carotides.

Trente onces de sang farent tirées à l'instant même, et ne déterminèrent pas de syacope. Aussitôt le malade éprouva an soulagement manifeste ; la douleur aiguë , le sentiment de suffocation et tous Les autres symptômes graves disparurem en un insiant , et Üreut place à nu sentiment de bien-être. Ë

Depuis crtle époque il alle bien , si ce n'est qu'il se plaignait d'être un peu faible, quand Le 17 du mème mois je [us appelé auprès de lt, et le trouvai ahsolumeat duns Je même état que la première lois. Alors je lui tirai vingt onces de sang, et il en éprouva sur l'instant le même soulagement que ls première fais ; mais il ne fut pas de longue durée, car le paroxisme revint avec toute sa violence au bout d'euvirou dis auautes. Je prescrivis la mixture suivante, qui ne produisit aucun effet, :

OnSENVATIONS DE MÉDECINE , par le docteur Riccs.

Tumeur cartilagineuse produite par l'application de La pommade stibice.

Parmi les faits consignés dans cette communication, mm seul nous semble susceptible de fixer l'attention du lecteur ; c'est l'histoire d'une tumeur survenue chez un snjet à la suite de l'application mal entendue de la pommade émétisée sur la poitrine. Nous allons en retracer les principaux traits, Le sujet était un malade affecté d'un catarrhe pulme naire qui reçut d'un phthisique , cs ce moyen avait procuré du soulagement, une boite de pommade émétisée avec l'indication de ha manière de l'employer. Î ne suivit pas la prescription et determina une inflammation extrémenent vive qui ne fut pas combatine par :cs moyens convenables, Une abondante snppuration et la séparation de la partie

Prenez : teint, d'op. :

ammron. arom, } de chaque 2 gros.

eau simple 3 gros.

Des fnctions pratiquées avec l'acide acétique très-fort , furent aussi sans effet.

Alors on ordonna deux grains d'extrait de Bellsdone à prendre de cinq nuuates en cinq minutes, jusqu'à ce que les trois premières doses eusseut été prises ; el cn

furent suivies de l'excroissance d'une tumenr qui, au bout de neuflla poitrine on la gorge avec la térébenthine , il recouvre la partie avec: mois, occupait la partie antérieure du thorax , ressemblant , par sa/|un morecau de flanclle pour empêcher l'accès de l'air et en même temps forme et ses dimensions , à la main d'un ouvrier qui aurait été étendue !augmenter l'irritation à la surface. Quand on croit nécessaire d'aceroisur cetie partie, Lee 8 ou 10 lignes d'épaisseur, et une circonference [tre la propriété antispasmodique, on y ajoute un peu de camphre en très-irrégulière ; elle s'étendait sur les portions sternales des cartilages|]de laudanum. 114 rarement ew besoin de répéter ces applications plus costaux , sur lesquels elle était parfaitement adhérente, La surface de|| d'une où deux fois par jour, à moins que les symptômes ne fussent excette tumeur était brillante, avait un aspect tendu et ressemblait à une||trémement graves. biens. il joint à cette médication noe émiscicatrice formée depuis plusieurs mois; elle était dense , ferme, incom.|| sion sanguine plus où moios forte , suivant l'habitude dn sujet, et pressible , et avait tous les caractères du cartilage; elle était complete. Îce moyen il arrive généralement à faire disparaître la toux convulsive ment immobile; on apercevait à travers les légumens qui la recou-||et les autres phénomènes morides, même duos les cas les plus graves, vraient de très-petits vaisseaux. La pression et le frottement avec les ||dans l'espace de huit ou dix jours.

doigts n'y produisaient ni douleur ni aucune autre sensation que celle / be | ; que la peau aurait éprouvée. La chalenr ÿ déterminait une pond Emploi de La térébenthine dans ls traitement de l'asthme. De tous les contre-irritans , c'est la téréhenthine qui lui a procuré le

son. Cependant , le volume qu'elle offrait était la plus grande incomvlus de suceis dans le tratiement de rette maladie ; mais ici on en re-

modité dont le sujet qui la portait se plaignît à son occasion. L'auteur pense que cette tumeur est due à l'inflammation du péri-} nouvelle l'application jusqu'à ce qu'elle ait déterminé une inflammation condre et du périoste, et consécutivement à une exsudation pélatineuse || considérable, Si l'on veut obtenir en peu d'instans par ce moyen une inflammation à Ja surface de la noitrine, on doit employer l'essence

qui, augmentant graduellement , à fini par acquérir la consistonce du aussi chaude que possible ; et il est peu de cas où ce moyen n'ait sufli

cartilage.

pour arrêter en une ou deux heures un paroxisme d'asthme.

Le même moyen est encore conseillé el employé à peu près de La mème manière dans le traitement du croup, de la bronchite, Lys imovie, de la pleurésie , et mème de la phihisie lorsqu'elle est encore peu avancée.

DE L'ALIÉNATION MENTALE QUI SURVIENT QUELQUEFOIS PENDANT L'ACcoucaemMEnT , par le docteur Moxrcomeny, professeur d'accouchetuent,

ÏL ne s'agit dans ce mémoire que da trouble qui survient quelquefois dans les idées de la femme pendant l'accouchement et non de celui qui ne se développe qu'à une époque plus ou moins éloignée , et qui à été l'objet des recherches du docteur Gooch. Le trouble intellectuel dont s'occure ici le professeur d'accouchement de Dublin survient le plus souvent subitement au milieu d'un travail sans accidens, mais ordinai. rement an moment où la tête de l'enfant est sur le point de franchir le col de l'utérus, 11 n'est ni accompagné ni suivi d'aucun antre s ptôme ficheux , et après avoir duré quelques miputes disparaît sans faisser de traces, et pour ne plus revenir ; bien que l'accouchement ne soit pas toujours terminé.

ans tous les cas où le docteur Montgomery à observé cet état , anquel on pent à peine donner le nom d'aliénation mentale, les malades en ont ensuite conservé la conscience ; il se rapproche sous ce rapport de celui qu'a décrit le docteur Gooch. Le caractere le plus ed x +54 c'est son peu de gravité; car, dans tous les cas rapportés ici, ce trouble a disparu sans réclamer de médications partigeliires el n'a été suivi d'aucun accident. Aussi, le mémoire du docteur Montgomery est plutôt destiné à rassurer le pralicien , pus le développement inattendu de ce trouble pourrait effrayer, qu'à indiquer les moyens de le combattre.

TRAVAUX ACADÉMIQUES

ACADÉMIE DES SCIENCES

Séasce où 24 sucer 1834. — M. Julia de Fontenelle adresse quelques remarques sur ma communication faite par M. Lassaigne dans une des précédentes séances , et relatires à des grains aliérés trouvés dans des démolitions faites récomment au quai dela Grève, Ces grains, dissit M. Lasssigne, ne contiennent plasni amidon ni gluten, mais beaucoup d'acide ularique; ils sont noirs et comme charbonnés , cependant cetle altération me paraît dépendre, non de l'acdon de feu sur ces grains, mais de leur séjour prolongé dans un lieu humide, à l'abri de l'air et de la lumière.

M. Julia annonce avoir rejeté les analyses de M. Lastaigne, et être arrivé aux mêmes résultats que ce chimiste ; mais il diffère d'opinion avec li, quant à la cause de cette allération qu'il croit devoir être rapporte à l'action du leu, mais non à l'action directe, et suivant lui ls grains ont été brûlés comme en vase clos. Les faits qu'il allègue à l'agrui de sa manière de voir, prourent que dans des gra'ms conservés en Leu elos à l'abri de l'air et de la lumière, et depuis an lemps beaucoup plus long que ne parait être celui du dépôt trouvé au quai de la Grive, l’amidon reste encore quoique Le gluten ait disparu. Du reste, les différens cas qu'il rappocte paraissent s'éloigner de «lai qui à fait le suj:t de l'observation de M. Lassaigne , en ce que l'humidité n'v est pas intervenue d'une manière sensible.

Nous cilerons à celle occasion un fail qui nous a été communiqué di puis.

Près de Clermont (Puy-de-Dôme), on trouve sur nnc montagne nommée dans le pays Grenier de César, et en graîtant seulement la terre à qu ques pouces de profondeur, des grains dont l'apparence est exactement la méme que ce ke du Llé trouvé aa quai de la Grève. La tradition du pays, qui parait, comme besucoup d'autres traditions popelares, faite après coup pour expliquer un fait singulier , est qu'à l'époque de l'invasion romaine , César se préparaut à atlaquer les populations de ce pays , avait formé des approvisionnemens de grains que lis babitans parvinrent à incendier. ee E .

Nous ne rapportons cetie histoire que pour faire voir que ces grains ont toutà fait l'apparence da charbon. Ceux de Paris se réduisent assez facilement entre les doigts en une pondre d'un noir plus prononcé que celle des grains niellés et dans laquelle on aperçoit quelques particules brillantes , comme dans la poudre du charbon; mais sans que dans l'écrasement , on produise le cri que fait entendre en pareil cas le charbon de bois même le plus mou.

M. le docteur Desvignes adresse , dans une leltre, quelques observations ten dant à sppayer la Uhéorie des analogues, principalement en ce qui a rapport à l'existence des os morsupiaux chez les différeas ordres des vertébrés, et à l'analogue de ces 05 daus l'épaule.

« La première question , dit M. Desvigues, a occupé ua grand nombre de naturalistes, M. Geoffroy-Saiat: Hilaire a admis Les os marsupioux, M. Laureut les à déterminés dans les mammifères ; je viens de les trouver chez les reptiles et les poissons, on

» La secande question n'a été shordée par personne, quoiqu'elle présente un complément indispensable à l'histoire philosophique du squelette ; je vieas de La résoudre en donnant une nouvelle determination aux os du bas dass leurs analogies avec ceux de l'épaule, Voici comment :

» Le pubis a été regarde dejwis Vicq d'Azyr comme l'os correspondant à la clavicale. Cette manière de voir me semble erronée ; eat les caractères essentiels de La clavicule sont d'étre supérieure au passage des artères 1 des nerfs qni se rcn— dent au membre, et d'être en connexion avec la voûte de la cavité glénoïde , tandis que l'os pabis est situé au-dessous des artères et des nerfs crarans , et s'ar ticole vec Filiuns inféricorement ou au moins latéralement à la cavité cotyloide. li fallait donc chercher d'autres analogies pour le puins. L'apoyhyse coracoie remplit toutes les conditions voulues,

“Ceci poé, il m'a été facile de déterminer ce que peurent être des os qui

OBSERVATIONS PRATIQUES SUR LE TRAITEMENT DE QUELOUES-UNES DES MALADIES DES FOUMONS , par le docteur Lirrie , médecin de l'h6pital Belfast.

Au milieu d'observations ee intéressantes, il en est cependant uelques-unes sur l'emploi de l'essence de térebenthine dans les malades de poitrine que nous noterons en passant. C'est comme antispas. modique et comme contre-irrilant que le docteur Litile a employé cette substance, mais surtout comme contre-irsitant, et il la préfère aux au ires contre-irritans les plus vantés. L'action du tarire émétique est trop lente et plus irritante ; et celle du vésicatoire est peu certaine, surtout chez les enfans. Il n'en est pas de même de la térébenthine. Lorsqu'on l'applique sur la poitrine d'un enfant, elle détermine promptement l'inflammation de la peau ; mais cette excitation n'est pas immédiatement suivie de l'angmentation de la fréquence du pouls et de Ja dyspnée, comme cela a lieu fréquemment après l'application d'un vésicatoire; au contraire, elle abaisse la fréquence du pouls en raison de l’etcitation qui est produite, et diminue en même temps l'intensité des autres symptômes Internrs. | Ce n'est pas seulement dans le traitement des maladies aiguës, mais aussi dans celui des maladies ser paie du thorax , que l'auteur préfre la térébenthine ; car elle ne ten à augmenter La débilité , qui est souvent redoutable dans ces affections, et sous ce rapport clle l'emporte encore de beaucoup sur l'emplätec émétisé et sur le vésicatoire, qui , par l'écoulement purulent qu'ils fournissent, dcterminent souvent une faiblesse facheuse.

Emploi de la térébenthine dans le traitement de la cogueluche.

Cette substance est le meilleur SERRES FE et le meilleur contreirritant qu'ait trouvé le docteur Little dans le traitement de la coqueluche. Voici la manière dont il l'emploie : Après avoir bien mouillé

tantôt se rendent da jubis à l'iliom , comme dans les Lorlues, Lantôt partent du pubis et se dirigent plus ou moins obliquement sers l'ilium sans l'attemdre , comme dans les didelphes et les mammoilères; tantôt enfin se rendeat de l'ilum vers le pabis sans s'y souder, comme ds les oiseaux et les crorodiles.

= Ces os , auxquels on a donné la dénomination spéciale de marsupiaux dans les monotrémes et les didelphes , sont, dit l'auteur de La letire, évudemment les aualogues de la clavicule,

» L'épaule présente donc dane son ensemble trois parties principales : le scapulum , l'os coracoïdien et la clavicule . qui se répétent parfaitement dans be has sn ; L'ilium représente de « apulam , le pubis l'apophyse coracoide, et l'as marsupial la clavieule, » |

M. Desrignes snnonre qu'il s'occupe de rassembler Les mustériaux nécessaires à la démosstration des propostions qui viennent d'être énoncées et qu'alors il soumettra son travail au jugement de } Académie.

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