‹ Gazette médicale de ParisChapitre 217 sur 394 · FHTMOLOGIE À L'USAGE DES CENS DU MONDE · texte numérisé non relu

FHTMOLOGIE À L'USAGE DES CENS DU MONDE

M Geolfroy-Saint-Hilaire fait en son nom et celui de M, Serres, on rapport

sur cet ouvrage, dont l'auteur est M. A. Comte, profrsseur d'histuire patucclle

au collége Charlemagne.

Le rapporteur commence par faire remarquer que, parmi les ouvrages relatifs sux sciences, les mns sont destinés à faire connaitre dus vérités nouvelles , ct qne c'est principalement sur ceux-l5 que l'Académie est appelée à prononcer , tandis que les autres ayant seulement peur but de rendre la science populaire, de la mettre à portée de toutes les intelligences et de toutes les bourses, out dans Le

ublic leur juge naturel , et dans Le profit que fait le libra re qui se charge de Lur peblication, la mesure du drgré d'intérét qu'ils excitent. L'ouvrage de M. Comte, à La vérité, rentre daus celte dernitre calégoric; mais éiant destiné à l'enscigaement élémentaire dans les écoles, cette circonstance Le rend digue de

devenir un objet d'examen de la part d'un corps savant. Aujourd'hui, en ect, poursuit le rapporteur , les scivaces naturvlles sont communiquées à la jeunesse de nos écoks. Mais pour que cette communication

etat sur des bases solides, il fallait que la premiere révélation portèt sur

homme bai- méme, Les philosophes profanes ont dit de bonne heure que l'étude Ja plus nécessaire à l'homme est celle de 1 homme même , et Bussuet, philosophe chrétien, reproduit jusqu'à un certas point le même précepte dans cette phrase, que M. A. Comte à prise pour épigraphe de son Histoire des fonctions de La vie humaine, «Quiconque connaîtra l'homme, verra que c'est un ouvrage de grand dessein, qui ne pouvait être ni conçu ni exéculé que par une profonde sagesse, Une instruction élémentaire sur ce sujet, poursuit le rapporteur, n'est donc que le complément de celle qui commence à étre acco:dée à la jeunesse, Ainsi l'ouvrage de M. Comte arrive à point pour cet événement, résultat du mourément ascensionnel des idées, et il aura sans doute l'avantage de concourir pour sa part à hâler ds venue de ce riche avenir dont l'humanité doit être un jour dotée,

l'enscignement des choses et de leurs rapports ; substitué à l'enseignement des

wmnts.

Les explications des anre planches coloriées découpées et superposées, ment une parlie importante de l'ouvrage , se trouvent dans un teslé éenit avec clarté. Pour quelques-unes, l'auteur ne s'est pas borné à on simple refaniemeut des Lravaus des autres, il a aussi puisé dans les siens propres pour ce qui tient , par exemple, à la circulation da feetus et à Le position que prend l'eufant peu avant ‘a naistance,

De tels ouvrages, ajoute M. Geoffroy, se sant beaucoup mullipliés dans kes derniers Lemps. Toutefois il est à désirer qu'on ne les accueille que si, en travaillant à La diffusion desidées , ils ne peuvent détourner de travoux plas sérieux, Mais comme depuis quelques années l'activité pour la publication des travsux sérieux et de longue baleine semble s'être un peu ralentie en France, l'inconvénient qui pourrait résulter de l'apparition de travaux destinés à donner des notions moins complètes, mais jlus faciles à acquérir, n'est pas à beaucoup près ce qu'il scrait à une autre époque.

Ces circonstances ne nous rendent que plus a à atturillr l'ouvrage de M. A. Comte. Dicposé de manière à rendre scosible aus yeux les objets dont il traite, soû principal mérite est de combler une locone dans l'ensrignement , et de mettre à la portée des jeunes élèves des connaissances auxquelles jusqu'ici an les sruit tenus complétement étrangers, C'est sous ce rapport que nous conshlérons et que nous demandons à l'Académie de voir l'Aféstoëre des fonctions humaines, On

ra por coméquent savoir gré à l'auteur de l’à-propos de l'epparition de son er et de la forme commode sous laquelle il a présenté Les potions qui cn font l'ahjet.

Séance du 30 juillee.

Ovorocte numMaine.

Tel est le litre d'un mimo're daus lequel M. Coste s'attache principalement à qe que jusqu'a ce jour on n'a pas eludié l'œuf huerarn dans Là circonstances vs plus favorables pour apercevoir les rapports qni existent entre son organisation et ci lle des œufs dus autres vertébrés Quand on l'a consèdéré, dit il, il était en général descendu depuis un temps assez long dans l'utérus, et il y avait subi dés transformations capables de masquer des analogivs 1rès-réelles , et qui à une époque autérieure cessent pu être bien aperçues, De plus, comme cet œuf daus presque luus les cas avait été recueilli à la suite d'avortemens, il était plus on moins altéré dans sa forme , et lorsque faute de faire attention à celte circonstaoce où regarda coma: normal un état accidentel , on était conduit à trouver des differences fondamentales entre cet œuf et celui des mammifères et des oisesux. En écartant crs causes d'erreurs, on reconnaitrait, sairant M. Coste, que la ressemblance dans l'origine est complète, et que les différences qui penvent plus Lard être signalées dans l'exagération où l'atténuation des faits généraux sont communs à toules les espèces, x

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