MÉMOIRE SUR LA DIVULSION TRAUMATIQUE DES ÉPIPHY
ses, par M. Rocxerra, docteur en médecine et en chirurgie.
QUATRIÈME ET DERNIER ARTICLE, { Voir Les numéros 28, 29, 31.) $ vis. Émpnxses ANTIPRACHIALES.
Les épiphyses des os de l'avant-bras sont au nombre de celles qui se décollent assez souvent. Les chutes , les tractions violeates sur la main en sont les causes les plus ordinaires,
Des deux épiphyses que chacun des os de l'avant-bras présente, celle de la partie inférieure de radius est la plus remarquable, Celle dela partie supérieure du cubitus, qui constitue l'éminence olécränienne est aussi digoe de remarque. On pourrait dire, d'après l'observation, que quant
à leur ossification , les épiphyses supérieures et inférieures des os de
l'avant-bras sont entre elles dans un état d'antagonisme , c'est-à dire que, dans le cuhitus , c'est l'émivence olécränienne qui est la dernière à s’ossilier, tandis que dans le radins c'est l’épiphyse carpienne on inférieure qui se solidifie en dernier Heu {1}. On croit généralement que l'époque ordinsire de l'ossification des épiphyses supérieures des 08 de l'avant-bras soit la septième année de la vie. Cela n'est vrai que pour le cubitns seulement (2), Le ralius conserve encore plus long-temps son état épiphysaire dans cette extrémité. Un avant-bras d'un enfant , âgé de dix ans , que j'ai chez moi, présente nne épiphyse assez remarquable à l'endroit de la tète du radius. L'extrémité inférieure du eubitus est ordinairement solidiliée au moment de la naissance; mais la même extrémité du radins reste long-temps à l'état épiphysaire (3).
À, Les deux épiphyses supérieures des os de l’avant-bras se décollent plus rarement que l'iuférienre du radius, Ceci tient perit-&tre à la raison que nous avons avanere dans le paragraphe sr SAVOIT : que chez les enfans les canses traumatiques agrssent plutôt sur les condyles de l'humérus que sur les extrémités peu saillantes du radins ct du cubitus. Je ne connais d'autre exemple de divulsion troumatique de l'épiphyse oléeränienne que celui qui a été mentionné par M. A, Cooper. a J'ai vu, dit ce chirurgien, une jeune fille qui, par suite d'une chute » sur le coude , eut l'olécrâne et le condgle interne de L'hninérus fracv turés. La pointe de l'es rompu perçait presque la peau. Le nerf eu- » bital avait été lüsé aussi, car le peutdoigret le doigt annalaire étaient » engourdis.….. Cet accident arrive sur des sujets jeunes avant l'époque » de l'ossification des épiphyses : il est souvent pris pour luxativ.
Les auteurs qui ont écrit sur les épiphyses s'accordent presque tous à dire que la tête du radius est au nombre des éminences qui se décul-
(4) Jourdan, Diet. des scivuces méd., vol, 42,
(2} Hlud posteriar prores-as gibberns, vel cabitus dictus , ad septimom sanum sppendix est et quasi cartilagineus videtur ; post scptimum durescere incipit , ac osseus peoitus Éactus, reliquo à se agglutsmatur, Coyter, loco citato, p. 64.
(3) Platuer, ouvr, cité, p. 488, 484,
$euilleton.