‹ Gazette médicale de ParisChapitre 230 sur 394 · DE LA SUPÉRIORITÉ DE L'ACTION DU MOUFLE SUN CELLE DES AIDES · texte numérisé non relu

DE LA SUPÉRIORITÉ DE L'ACTION DU MOUFLE SUN CELLE DES AIDES

Dans le traitement des luxations, l'extension a pour but d'allonger les ligamens et les muscles, dont la contraction soit louique, soit active, est un des grands obstacles à la réduction. Pour première condition, elle duit agir d'une manière permanente et prolongee , afio de fatiguer et de détruire la résistance musculaire. Celle-ci, en effet, peut être momentanément très-considérable , mais elle finit par s'épuiser, Aussi, M. A. Cooper eite t-il un grand nombre de cas où l'exten-ion fut continuée pendant une heure et plus avant d'opérer la réduction. M. Lifranc à suivi une pratique semblable dans une luxativn dutant de cinq mois ; d'autres chirurgiens pourraient être également iuvoqués à l'appan de celte méthode, et moi-même, dans l'observation d'une luxation de l'épaule réduite au bout d'un an, que j'ai publiée, j'ai appliqué l'extension pendant près d'un quart d'heure, L'expérience et la iLiérie

étre outragés sans que le corys tout entire me participât à cette atteinte , et cha-

que médecin aurait su où trouver, en cas de faute, des juges éclairés , el en ces d'oppression, des défenseurs. Nous avous vu récemmrat les arocats , dans une querelle dont nous ne sommes pas jages, donner un bien autre exemyle, Lorsque quelques exemples semblables auront été donnés per les médecins , o8 pourra sunger aus chambres de discipline, aux colléges medicaux et autres institutions destinées à rrcopstituer la vhille unité du corps murdical. Jasque-là ces institobons seront des institutions mortes, L'esprit de corps ne se décrète poial ; des institutions peuvent diriger so8 action et régulariser ses effets, mais non le créer. La démarche de M. Noroy, quoique sans succès, mérite des éloges. a hantement invoqué l'opinion des médecins de Paris, comme 1 avail déja iaroqué celle des médecins de Rouen, et ce n'est pas sa faute si ces deraiers ont seuls répondu à son appel.

Nous avons dans le temps parlé de cette consultation signée par sept praticiens, tous chirvrgiens et médecins des princ paux hôpitaux de Roneu, Il vous semblait impossible que l'accucation pt tricmpher contre de tels ads, rsaires. Nous croyions que M. Chovippe, ofcier de sante à Ferté-Fresnel, se contentwrait d'avoir raisosdevant les magistrats , et ne songerait pas à convaincre le public nxdical de La justice de s3 cause, Ceite cotreprise est en «ffet un peu plus d flicile, Cinq ou six juges, apitoyés par un pauvre paysan mutilé, peuveat ben se montrer pen difiues en fait de connaissances chururgicales, mais les hommes de l'art, désintéresés daus la question, doivent être un peu plus exigeaus. Nos prévisions sur les deux points ont eté trompres. Lestribunaux ont condamaé 8. Noroy, et M. Chou pe prétend se défendre avec les armes de La science. Ce médecin, après avoir am puté un merbre sans l'assistance d'on docteur, ce qu'il n'avait pas le droit de

asie donc le précrp'e de ne pas pratiquer l'extension par des ! f- rue ct des mouvemens imprimés au membre luxe , pour sisi forts subits et violens, mais avec lenteur et gradation. Or. les aides | ire au hasard, peuvent le replacer; parre qu'il se trouve une posimise donner ec résultat 2 31 faut distinguer deux modes d'action |tron oit la pression des os l'un sur l'antre , la traction des ligamens , ou

leur part : la traction soutenue et l'effurt, Le premier mode, ou ldes muscles , suffisent pour faire glisser la tête asseuse par le chemin trartion soutenue, est évalué pour chaque individu adulte à cinquante déjà parcouru eL opérer la réduction ; ce resultat est fondé ur l'obserlivres environ ; il peut être continué quelques minutes sans intermis- | valion , et une expérience farile le confirme: quelque complète que soit sion, mais la fatigue devient bientot excessive et rend Le repos indis. [lune luxation artificielle opérée sur le cadre, elle se sédnit au moin

sable, Le srcond , ou l'effort . est instantané, et représente un poids | dre mouvement, ce qui dépnd évidemment des canses que sous avons

e trois cents livres enviran, Aussi qu'arrive-t-il? c'est que les aies indiquées , rt de l'absenre de toute contract on innsenlaire

De pouvant agir d'une manière continue ; on cherche moins à lasser les} Si la luxation date de quelques beures , il n'en est déj plus ainsi; les muscles qu'a les surprendre ; on distrait l'attention du malade , et au | parties ont commencé à s'accoutumer à leur nouvelle position; les raussigoal du chirurgien les aides funt un effort qui amène la réduction ; cles tendent à les y maintenir, et il faut plus de force, et une manœuc'est sinsi que l'on opère chaque jour, et souvent avec sureès ; mais la} vre plus rationnelle, pour rétablir la conformation normile, Si plusieurs réussite tient à l'état récent de La Inxation. Dès que l'accident est an-{ jours se sont écoulés dépuis l'accident, les résistances angmentent ; cien , on échoue le plus fréquemment , et l'on s'expose à déterminer de | lus tard encore le tissu cellulaire est converti en un nouvel appareil graves acchlens ; la cause en est facile à concevoir : elle consiste dans la | lgamnenteux ; l'intervalle , Silen existe, qui sépare l'ancienne cavité, résistance des liganens et dans la rétraction tonique des muscles . qui j du pornt occupé par l'os luxé, offre à la vérité an espaer libre et continu

ne peuvent plus être surpris, mais doivent être allongés avec lenteur ;!

c'est en mévonnaissant cette régle que l'on a estropié on tué les mala-

des en rompant les muscles , les gras vaisseanx ot les nerfs, comme M. Flaubert l'a avoué avec une bonne foi honorable et digne d'exemple. Qu'on se figure six ou hit aides et davantage, exerçant un efurt subit et simultané ser le ae qui sert à l'extension; il en résulte une traction de plus de der.x nulle Hivres appliquée instantanément au membre luxe , et les plus graves accidrns peuvent en être la suite,

| MAIS SOUvEL rétréci et difficile à parcourir; les muscles qui étaient rejlchés, se sunt souvent raccourcis et rétrartés ; anssi Li réduction pe Later avoir heu par surprise où par une traction momentance; il faut une lextension longue, considérable, et mème dans certains cas plusieurs : fois réjrétée, 0 CE +

L'un prévoit dans quelles circonstances les poulies seront applicables; elles remplaceront avantageusement les ailes dans Le traitement de tuutes les luxations anciennes «t dans celui des Inxations récentes qui exi-

ue, i a ù s 4 1 n Le, . pe : . = Avec les machines , il n'ya pas de violence possible, paree qu il gent une extension soutenue; elles uffriront alors plus de chances de n'est pas nécessaire de porter leur «tion :u-deli de quelques centaines | réussite et moins de danger,

de livres; elles produisent une extension lente et graduée; on surverlle et l'on dirige tous les momens de l'upération , et l'on n'arrive que successivement à la plus forte traction , que l'on peut diminuer où interrompre à la moindre inminence de danger, Les machines ont anctennement produit des arcidens, parce qu'on n'en avait pas fets, qu'on les faisait agir brusquement, ou qu'elles n'opérasent seulement l'extension, Cependan! elles sont en usage en Angleterre, l'on ne parle ras des accidens qu'elles ocrasionent , quuiqu apprécier leur action que d'une manière approximative. Anjourd'hui, l'application du dynanmmmètre devra faire disparaitre toute crainte, puisqu'elles seront cumplétement soumises au jugrment de l'opérateur, Aussi, je crus pouvoir avanrer nie l'extension confiée aux poules prrée sente Les conditions les plus favorables : elle est graduée , surressive, fire ou vari.ble, momentance on indcfimment prolongée ; elle n'emnpèche pas de surprendre Les muscles en purtant ailleurs Pattention du malade; elle determine de plus les plus grantis effets avec des forces moindres, et rend les accidens impossibles,

Les aides sont loin d'offrir ces avantages, même en Îles snpposant exercés, ce qui se rencontre raretient ; ils se atignent, s'entraveut nu tuellement , tirent par secousses, d'une manière viulente, invgale et douloureuse ; «t quelque intelligence qu'on leur accorde , als n'agiront jamais avec la précisiun et la retteté que Fox peut attendre des poulies, dout La supérivrité me semble par conséquent incontestable.

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