‹ Gazette médicale de ParisChapitre 234 sur 394 · RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS

Un exemple résutnera les principiles proposilions de ce mémoire en les confirmant. Soit une luxation ed sa l'humérus en has et en dedans, c'est-à-dire sous l'apophyse coracuïde; les monvemens du bras sur l'omoplate sont abolis, et à ‘exception d’un léger frottement entre ces deux os, Ja mobilité du membre est entièrement due à celle du scapulum, qui s'augmente de l'allongement des ligamens omoplatoclaviculaires ; la nouvelle capsule , plus ou moins complétement organisée autour de la tête humérale , se continue avec l'ancienne capsule, étendue du bord externe de la cavité glénoïide au col de l'humérus. Cette portion de la capsule passe au-devant de la cavité glénoïde sans y adhérer, parce que dans l'élat de tension où elle se trouve, elle n'atteint pas le fond de celte cavité , et que les membranes synoviales ont peu de tendance à se réunir à la suite des luxations ; il en résulte un espace libre entre le lieu occupé par la tête de l'os luxé et son ancienne cavité articulaire ; c'est par ce chemin déjà frayé et onvert qne la réduc. tion devra avoir lieu, car aucune autre voie n'est nassihle , €t les uh- Mtacles à surmonter vicndruut de f'état d'autagonisme permanent des muscles , qui s2 sont allonges ou raccourcis pour s'accogmoder à eur uouvelle situation, et de la résistance toute passive des ligamens. La contre-Cstension sera faite sus l'omvuplate selon la régle urdinaire, c'est. à-dire en fsisant passer la résultante des forces par l'axe de la cavité gléavide, et c'est le lieu de reunarquer que mon band. rumplt mieux ce but qu'aucun autre moyen. L'extension sera apyhquéc sur le poignet ou sur le coude. Ce dernier inode me parait préfé. rable, en ce qu'on a des poiuts d'appui plus saillans et plus solides, RS SR © me qu'il nous inflige , qu'il cut: n } faire de La criti fu conccienciense et scicntiGque

Pour que M. Lally évite à l'aveuir j rappelleruns :

1° Qu: nous d'avons pis prétendu , en examiasnt k rm battre eu bréche les principes sur lesquels la l'heéuologie est fondée , mars seul, ment les loralisations des facultés morales et intelle î sa classification psychologi que les rapports généraux nuits, me a Persoube ; el ces principes nous les reconnais $ ner que les apylications partiouhières que Gallen a faites, les détérminationc joins les qu'il a imiquées: ei le crâne de

2° Que ls doctrine de Gall, füt elle aussi vmive-scllement ado monde savant que nutre adversaire le dit, et qu'elle l'est peu, rien n'empécherait de La vontister par des faits qui sont la seule atorité légitime dans les scienres.

3" Qu'il a tort de dire qu'un seul fait 0e faits. Quai ils agit des,stème de fais po4tif. : cat à uue règle de logique qu'il n'est pas permis d'ignorer.

4° Que vou n'ai ous pas argné contre Gall de La dimension absolue du ere de Napoléon, parce que nou savione hivn, vaut qu: M. Bailly daignôt nous l'apprendre, que Le plus avlugie ne s'occuge que des proportions télatives; aotts avons mme, dus nos arlic'es, mis lont le soin imgmable à ne pas laser Le moindre doute sur La nature de nos object ons à cet égard. En citant pe, la petitesse de la tête de Napoléon, de Raphaël, de Voltaire et de nous N'aFONS fai que répondre à cs phrénologistes qui dernièrement ont de bruit de Le dimension et du poids du ccrvean de Sitirean et reconnu que l'ésalus ion de la dime

asque de Napol'on ,

+ Ls phrénologe n'est fonce su

reautres prinripus u moral et du pilsisique , :

qui ne sont coutestés ui par

fail tant

Ï . | : à : à x er a, age scapulaire ! empêche la traction de se maintenir au méme degré; mais bientôt il n'en

el peut se borner à l'élever par tutervalie, L'aide chargé du invufle se r&-

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qu'on ne risque pas de fatiguer les articulations intermédiaires, ét je ne suis nullement convaincu que la compression exercée sur les extré. mités inférieures du tricrps et du biceps brachiaux augmente la cuntraction de ces muscles et empêche leur allongernent, L'application du bandage exters:f réclame beaucoup de précaution et de soin. Habituel. lement, on se sert d'un drap ou d'une serviette phés selon leur longueur et tordus par leur plein autour du membre; c'est à peine si on l'entoure d'une eompresse, et outre la douleur et la lésiun des tégumens qui en résultent, on a le grave inconvénient de tirer sur la pesu et les parties molles , qui sont les premières entrainées par la traction , ce qui explique comment les tégumens ont pu être déchirés sans qu'un ait aucunement changé les rapports des os. Un bracelet en euir doublé de peau de daim , haut de trois pouces etéchancré antérienrement pour recevoir l'avant-bras féchi, me paraît préférable; Le point du membre sur lequel il porte est entouré d'une bande de flanelle et garni de rolon pour éviter une compression inégale ; on assujélit alors le bracclet avec toute la force nécessaire, et il en faut beaucoup, aa d'empêèchre les tégumens de glisser. Aussi, lorsque cette pièce importante de l'appareil a été bien posée, ainsi que le bandage cuntreextensif, l'extension peut être considérable sans amer aucune tension dans les parties molles, attendu que les forces portent entièrement sur les os et pullcment sur elles ; de chaque côté du bracelet, et eurrespondant à l'épitroklé et à l'épicondyle, sont des anneaux où sont passées les extrémités d'une corde qui se fixe au dynamomètre; celui-ci SR à son tour le moufle, que l'on attache à la muraille, dans une direction détermiaéc par le chirurgien. L'emploi du moufle et du dynamomètre ne préjugent rien sur le sens à donner à l'extension, et se prètent à cet égard à toutes les inéthodes, Remarquons qu’en faisant l'extension comme nous l'avons indiquée, il est difficile de varier brancoup le sens des forces exteusives , parce qu'elles tendent toujours à se metire dans la direction de la résultante des forces contre-extensives, paisant par l'axe de la cavité articulaire. En vain l'on variera les mouvemens du bras, l'omveplate les suivra et l'axe de la cavité glénoïde se portera toujours dans ke sens de l'extension. Ajoutons toutefois que ce principe est un peu modifié par la résistance du tronc e* par les muscles qui maintien. neat le scapuluwm et ne lui laissent pas une mobilité complète, mas si le malade s'abandonne à l'extension ou rembe en défaillance, il est évident que Les changemens apportés au sens de l'extension seront com plétement iuutiles et incxécutables. C’est le résultat qu'offre aussi la pratique. Après avuir plus ou moins fortement tiré sur le bras pour le dégager et l'amener au niveau de sa cavité, on l'abaisse peu à peu puur fauliter sa réduction (V. Boyer); mais alors vu fait de la coaplation , car si un continuait récliement l'extension, on s'opposerait au replacement du membre , et on rétablirait la iusation , por, l'extension l'éloignerait alors Le merabre de sa cavité, L'appareil ctant a et le elude assis sur un tabuuret, un aide s'eupare de la corde du moule, el commence l'extension en Las roulant sur un cylindre de bois qu'il ap. puie comre la poulie; de ectte inanière il évite toute fatigue, et agit sans oscillations ; 1 continue à augmenter fa traction au gré du chirurgen, et dans les premiers momens l'élastieité des cordes et dn bandage

est plus ainsi, l'appareil a subi tout sun allongement, l'extension s'exerce sur Le membre, et comme l'effet en est lent, la tension se soutient et on

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leur phrénolog'que, Qmant à ces crèmes, M Baliy mous sawra gré de Lai ppriadie

de tomber das La méme faute , nous lui Leur h stoire an sayet de Heque Le étse moon re fort quel on tot, hica qu'il nous re-

Île enche note. ignorance, Quant à Yollaire, des bustes et dessins ons Lui donnent un grand développeunit frontal, mais il est ici question de sou volume absolu. 1 fut examiné aprés

ctuelles imsgaées jar Gall, et es nrort por Pipelet, ewembre de l'Académie de chirurgie, qu Bt l'autopsie du &s-

davre, dont ke médecin Rose de EEpinsy rendit compte à L Faculiv, D'après ce rapport. le crâne était trés-prerie, el Le cerveat {rés grand. Ne voili-t-il pas une

nous n'entenmbons observation bien authentique!

Quant à Raphaël, ML. Bailly à tort de mettre en doute l'authenticité de velur

Napoléon nous a paru tout-à-fait propre 3 ex but, | qu'on montre sous verre à FAca lémie de Ssint- Lue, à Rome; il a tort surtout de ptéc dans le | des que la découverte récente du tombeau de Kaçghaël daus le Panthéon ait fait

rctronter Le véritable, C'est lui qui joe des de mrnthenr, faute de réflexion. Voiri Le fait, À La mort de Raphaël, # s réstes fuernt déposés, suirant sa volonté , au

prouve ra contre des millions de À Pan héon, à? on mit sor la pierre qui de recouvrait l'ép taphe très connue du car- . Un Sul fait négatif prévant contre des millione À dinal Bemha. Cent cinquante-trois ans après, le peintre Carte Marate voulut La-

norcr cetle sépulture per an monument nouveau , #t} Gt placer le buste de Îaphaël ceulpté par Paul Nallni, et une seconde insriplion. Dans ce Lravs 1, les os dde Raphël et la roisse qui ls contenait forest momentaném: at exhumes, et c'est alors qu'on en détacha le erâur, qui se voit an Capitale La preuve de ec fait Se trouve dans un récit du temps, conservé den: les archives de l'Académie rte

nresem- À Sant-Lue, Si M. Bailly eu doute, nous lus indiquerons Les sources où nous pieaCartes , Dsuns ces renseigne ns.

Quan! 5 Descartes enfin, M. Bailly à tort de dire que ce crâne n'existe dans au

e Cuvier. Mars nous avons po-8 cuuc collection. Il existe, ou du moins à existé dans selle de Spurxhcio lui-méme, tion absolue #'arait aucune 5e qui cut l'obligesnve de mous en faire dans le temps, el devant Lémoins , h de

gle «constamment sur le dynamomètre,, et rend facilement égale et permanente, Si la tête de l'os reste immobile , il ue faut pas se décourager, car on ne surmonte que peu à peu la résistance des muscles, et on ne les allonge , ainsi que les ligameus, qu'avec lenteur, Les chirurgiens anglais ont l'habitude de provoquer chez leurs malades un commencement de défaillance aa moyen de la saignée ; du baia chaud , ou de l'émétique à dose nauséeuse ; 1ls brisent ainsi les forces musculairés et rencontrent moins d'obstacles. Si l'opérateur veut changer Le sens de l'extension, il fixera une nouvelle poulie au dypamomètre , dans la direction qu'il jugera convenable d'imprimer au mewbre, et un aide la fera agir sans aucuae variation dans le degré des forces extensives ; | parce que l'aide chargé du moufle sera averti par le dynamometre del diminuer la traction d'une quantité égale à celle que donnera la poulie de réflexion. Lorsque la tête de l'os aura été amenée au niveau de sa cavité articulaire, on l'y fera rentrer, soit en l'abaodonnant à la seule action des muscles, qui suflit dans quelques cas , soit en recourant à la coiptation , dont l'application est presque toujours indispensable. La luxation réduite , on se conformera aux régles ordinaires, mais il faut savoir que la réduction peut avoir lieu sans aucun claquement de l'os, et être complète dans les luxations anciennes, sans lé rétablissement unanédiat de la mobilité; aussi l'impossibilité de porter le membre dans toutes les directions, ne doit pas inumader le chieurgien mi le faire douter de son succes,

CONCLUSIONS

Les propositions suivantes formeront les conclusions de ce mémoire.

1° L'application du dvnamométre au traitement des Juxations permet d'apprécier mathématiquement Le degré des lurçes extensives, qu'elles résultent des efforts des aides où de l'action des poulies. a" L'appréciution du degré des forces extensives donne an chirurgien | le pouvoir de les modiGer à sur gré, et Le rend maitre de l'opération dans tous s68 mouvenmns. |

3° Le degré de force nécessaire pour la réduction des luxations, pou-| vant être détermine par l'observation dans des circonstouces du: nées, il sera bientôt facile de tracer à cet égard des règles et des préceptes qui manghent comjlétement,

chirurgien, on pourra se servir du moulle, qui reinjihacera avautagense. ment les aides pour opérer l'exionsiun.

5° L'emploi de cet instrument sera indiqué dans le trement de À

toutes Les luxations qui exigent ne extension soutenue, par conséquent!

dans toutes les luxation:

6" Le moulie opérera :

Sens oscillations, sax secousses, variable dans ses directions.

Ft Les forces cxtensivrs panurrent Êlre moins cos: aides , parc qu'elles igirunt | luiot par leur constance que par CUT =

Cr luée Où Déruinonite ,

tale et!

Ce CXUTSION égale, moins dontourcuse pour le

crahles qu'avec

Lonsté.

S° En adinettant la nécessité d'une extension considérable, on sera L Di ecdant incifis expose AUX ciel ns, |! tot qu'on ATPIVErS qui grada-

ton à la traction la plus forte, et jamais par des efurts sulits et vio-

lens,

l'extension f Île guidé par le dynamomètre , donnent

4° La foree de l'extension étant soumise au calcul et dépendant du | : j É une grosse, permltast | ckwot lintroducton d'un et méme de deux doig s.

| Le polspe était dur an lente her: on arrivait factlement à san pieute à sroité et

lat

cet instrument une giende superiorité et permettront de réduire des luxations ancieanes qui auraient résisté aux autres moyens de traitement et seraient réputéés incurables.

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