MÉDECINE OPÉRATOIRE
lEXCISION D'UN POLYPE FIBREUX DANS LA CAVITÉ UTÉRINE . par M. Lusrnanc.
Il est rare que les polypes ntérins causent de graves accidens avant d'être descendus en partie dans le vagin, ou du moins avant d'avoir entr'ouvert le col de la matrice, et dans ces cas difficiles , Herhiniaux le premier donna l'exemple hardi de porter une ligature sur Jeur pédicule dans la matrice. Mais quand le polype est encore tout entier dans la cavité utérine , quand le doigt ne peut remonter assez haut pour reconnaitre son pédicule on même pour s'assurer s'il est pédiculé , et que cependant les douleurs , les pertes sanguines épiisent la malade , la ligature est impraticable ; ne reste-1: | aucune ressource au chirurgien ? Tous les auteurs sont muets sur ce point ; et la tentative heureuse dont nous allons donner l'histoire nous parait ouvrir aux opératenrs nne voie couvelle où personne n'avait encore marché,
Os, — Mademe Khet, figée de 40 ans, six ont, cotmoetoge F4 à dx huit mais à ressentie de Va pésantéur stone Le Bassin avec des traillémens aus lobes; les règles, sans de déranger d'abord, 16 reve naivat q'aver des dauleurs msccmitumeus, CE énbn des écoulmens blancs pri tebl 10e par le vagin. Ces semptômes allérent peu à pés en croissant , «t énûn il v à quatre moys des doulénrs atéz vives eureinrent dons Le hassin . se prapagérent aus membres infériénrs : des pertes congés et presqne coutinuelles 46 maniféstérent: les douleurs wtérites percent le cornctère de cefles qui coût Tien dans Te travail de lenfantenment, hacniôt les forces se peridirent ; Ja face prit one teinte jounâtre, et Finappétence et Finewmnie echevaient de raicer Li malade, Ce fut dons cet état qu'elle se confia à M. 1: docteur Coson, qui, avant récoatut le gare d'affectron autel 0 avait anire, s'adiosgmit M, Lisfrane.
Il vit ‘k an toucher de Ja présence d'un polpe avant à pen « Je vulunée d'un œuf de poule, siégesot encore dans l'aberiss, à wt pouce en vivons nodeeens dur insgasr de Einche : Je col tés gonflé et dilaté comme dans
accanchée pour la coude luis il v à
feile s'asinr
en avant ; à gants et du a idee. NE etat Gipasaille de l'attvindre L'état de da malade rendait l'ablatioe ex polvpié nécessaires mais avant d'en jug-a à proges de br faire ir an traitement tons, en bas entiers, co lavemens émollions , i et de sindes blanches ct dde que durant lis
venir à l'oprration, M Laislrane prépare tobee , Const vf lavorises par Le repos ét pr mn r'gitii tonpusé surl digestion facile, L'effel en fut 3 Favarah] évent avant l'opération Les pertes s'ar étérent, bs doutes disimitèrent , &t la
qinse hours qui s'écrit
Enrme reprit on pea de forces.
Le 44 août, non nous rénmiues à dix honres du matin, près de la malade ,
Life, M Le siège et la brntour de polrpe étant bin peconnus, on décidé que Ja matrier sort attirée vers La vubre à l'aide d'étignes uuphantees dans son col, et qu'on tenterait d'abonl
Cassin et nb
Le Higatiure La malade couchée sur ue comeode garnie d'un mntitas voue L'eperat on de la taille, M. Lisfranc intro ls dans le vegn +04 spécabum à deus branches, découvre Les bras du col mtersn at vplants dons ln éfré ante cicure une piare-crgne de Muceus; après quoi Ie spéenlinn fat retieé La tnslade manif à pti quiet DTA douleur. La piiée fut cusuite sthirée botemient vors La
, 1 disposéc comme
"Les AvantIges QUE Dés vÉROns de voconnaitre à l'action du mou-f voire , tandis qu'on aude pressait d'une main sur l'hypogaure. En moins de deux
—a—aLULULELEL mL AE I
mionstration. Il renait, disait, de le roccvais de Suède. Ce platre - d'une pe” lilesse estraordinaire, surtout dans la région { ontale, fou méme | objet d assez | vives discussions entre nous et ce chef l'école, Nous avions à cctie épone (1825)
l'honneur de recevoir de lui des leçons de phernologie dunt sl paraitrait que nous || rial
atons mal profité, du moins d'apres M. Bailly. :
5" Que nous n'avons pas parlé du tout de l'angle facial de Camper ni ent sucurwment (aire usage de cet angle dans notre ertique, Nons connaissons corame M. Bailly tout ce que Gall a dit contre cette mesure du cine, et nous trouvons
uit a ên raison de ln trouver foutive et imufliante, M Bailly aurait donc pu
s'éviter la peine de nons réprier fo:t inutilement ex que uous savions déja et ce ||at
que nous ne contos ons point. |
6° Que l'angle de 75° dont 1 est question dans notre artilé n'est pas l'angk facial, mais bivn l'angle frontal, ce qui eat bien d'Iférent. Si M. Daily aons avai lu avec quelque attention , :l ne serait pas tombe dans ectle cunfusior qui nous à valu nne colonne d'argumeutations.
ue 0 e + a {l iné T° Qu'en donnant cette mesure de l'angle frontal , nous n'avons pre prétendu |epitiuns , ce À mains pu odrgn
déterminer par ce moyen le volume général et abaoly du crâne de Napoléon, qui eût été une absuedité dont nous avons l'amour-propre de nous cro re incapables, Non: avons voulu seulement dunner à uos lecicurs, qui n'oul pas le pdatre sous les yeux , ane idée approvimatire du peu de déreloppement des quriies antérieures du crâne de Napoléon; non point du crâne tout entier, 1 du front ; non pas même de tout le feout, mais de cette purbon Liquelle Gal! place les facultés d'induetion , de cou-alitt, d abs! sounément snûin, facultés dont nous traitions ex ludvenwent dons €e pas-
mais simplement | qu'an pets du coroual sous qu'un phrénologi-le, tactiun, de rai-[intuileciuellss, doit p
Camper et son angle facial, auquel nous n'avons pas songé le moins du mom,
Nous terminons ici celle courte réponse, dont nons esjérons que notre ad. versare voudra bien se contenter, Sa cr ique n'ayant pour obet que l'angle fa de Campes et l'évaluation du volurr: absolu du cerveau où da crâne, nous
pourie ss à La rigurur pous dispense r dev ondre . Car sur Ces 1x points bous
cndo [sommes parfaitement d'accord avec lui; a 8 comme il nous a'tritue pr 'cisément
deux opinions qui ne sont pas Les nôtres, et deux raisonnemens dont nous px. vons pas fait usage , et comme Ces opiaiuns elecs rasongemens sont abeupifis A nous devions celle explication à deux de pu: becliurs qu sout pou familisr.ses ce ces matières.
M, Bailly { de Blo's } annonce un cond avtirle où 1 pissiea, diteil, à l'es.
Xe men des organes des lacaltés spiriates de Napoléon; 11 aurait dù commencer pre t{là , car il n'est question que de eclo précisément dans les deu articles de Ja Ga larrre MÉDICALE. On verra, dit-il, co nent d'autenr en «st tiré. Tout ce qne
nous demandons à M, Bailly (de Bleus}, c'est qu'il veu [le bia
: ‘ pss Glsiber ÉTÉ à du moins d'une manière +1 inul rade, Nous le priou: aussi dl éire de teçons qui, pour être bien reçues, veulent étre demandées, À ces conditions, dont nous ovous Le droit de réclamer lbs rrstion, nons on. ntirons volontiers à discuter avec 31. Buily { de Blois } la question pie Lisique du crûne de Napoléon ou toule autre à autre portée. Nous te ini denmars Jée plus d'exactitude dans les citations et ut pen plus de cette indulsence
wrsumté de l'nuste et de lunmotabilité des dispos. tions Lis que tout autre à ses coutradicienrs,
— Nous avons reçu de M. Civiale mac lettre sur la lithotritie compa-ée avec Ja
‘age. Colle mesnre était donc sullisante pour Fussse que nous voulions €8 lihotomie , que l'abondance des matières nous a empêché de publier jusque ici,
Lie et at ns a ice ans tout cels qui motive Es anatlièqs de M Bally contre
minutes, la lèvre saisie fut amenée jusqu'au niveau de l'orifice inférieure du vagin; | affectées
elle paraissait pâle, épaisse et très résistante. La livre postéricure n'avant pas suivi ce mouvement, M. Lisfranc Ë implasta une érigne simple, à l'aide de Ja quelle elle fut attirée aussi bas que l'autre.
Le doigt fut alors introduit dans La matrice; mais nons reconnûmes que la trac. tion exercée sur Le col avait à jæine agi sur le resle de l'organe: et le po. lype demeurait situé presque aussi profondément qu'auparavant. M. Lisfranc cs. says de porter une ligature en pt sur son pédicule à l'aice de l'instrument de Levret ; mais ce fat en vain. 1 ft saisir le polrpe même avre une érisne pour le Era rl de la valve; te polype s'allongea, mais La ligature n'en fut pas plus aisée à placer, Deux fuis cependent on put croire que l'anse était placée; mais lorsqu'on tirait sur les bouts du lien . on bien il n'était pss convenablement placé, où bien le Gl mécanique eassait. Un autre essai atec les jastrumens de Desauit ue fut pas plus heureux.
Dans ces circonstances, M. Lisfranc regarda la l'sature comme impraticable , et résolut de tenter l'excison. À forte de tractions l'extrémité du polipe apperaissait à La vulve, mais ke côté on que de son pédicule que le doigt pouvait atteindre éqait à plus de deux l'aide de l'indirateur guuche, de longs ciseaux courbes sue le plat, les ouvrit A ct entama le pédicule qni résistait prodigieusement et criait sous le tranchant de l'instrument, Le pédicule étaut ainsi en partie détaché, le chirurgien porta ses ciseaux de l'autre cbié, tailla dans le corps du polype , quitta les cisesux pour se survie du bistouri, tantôt da hi-touri boutonné, tantôt du bistouri à tranchant caavexe; et eaGn il parvint à détacher une partie du polype égale à sa moilié présumée , c'est-à-dire ue peu plus grosse que | mertié l'uë œuf, Quelques coups de ciseaux en emportèrent d'autres fragmens plus petits ; mais, come ke doigt porté à gauche ne pouvait parvenir de ce côté an pédicule du polspe , l'opérateur s'ar. réla, confant d'ailleurs dans la ra'ion qui devait survenir pour enlever les restes da polype. La malade avait supporté avec le plus grand courage toute l'os péretien. mal, à partie de l'introduction du spéeulom, n'avait pas duré moins d'une
sure, Un peu de sang séreux avait suiuté durant ce temps; mais 1] n'y avait eu ni hémorrhag'e, ni mêae aucua caillot de formé.
Elle fut reportée à son lit; les plus vives douleurs qu'elle avait ressenties asaient été causées par Le tiraillement ile l'utérus. Après quelques instans de repos, où examina l'abdomen , il était sensible à la peesson; hors de là la femme ay ressentait Le douleur sourde vers l'hypogastre qui s'étendait en haut vers les rcins. On lui Gt pratiquer à l'instant une saigaée d'une palette et demic : et MM. Lemignard et Pauly, ui avsient activement secondé M, Lisfranc durent l'opération, furent laissés à demieure alternativement près de la malade pour potrroir a tout accident. { Priscr. : eu de gonime édulcorée avec le sirop de gone ; potion calmante à prendre par cuillerée d'heure en heure; eataplasme de riz Lauilanisé sur l'abdomen , renouvelé toutes les trois heures; demi-lavemens émolliens : diète absolue. } ñ
Six heures après la première saignce on en Gt une seconde d'une palette seulement, Le ventre était douloareux et gouflé de gaz; ceux-ci ayant été rendus par l'aous , la douleur s'apaisa manifestement. Par le vugin s'écoulait de La sérosité Singuinolente ; la malade urins deux fois et rendit à chaque fois ua petit eaillot forme dans le vagin, Le soir le pouls était à 410 puisat ons.
La nait fut assez bonne: Li molsde dormit environ deux beures, Le lendemain malin, le pouls ne dépassait pas 86; le ventre était iodolent. On continua Le méme trailement pendant trois jours ; au bout de ce temps la malade sentit des hrallemeus d'estomac ; où permit du bouillon de poulet , et par dég-és 00 revint à l'alimentation ordinaire, Dès le second jour l'écoulement vaginal était devenu fétide et evait commencé à entrainer des lambeaux de polype; où prérint cuite fétidité en faisant pratiquer des injections émollientes toutes les deux heures, à lempérature sculement dégourdie. Le 17, sixième jour après l'opération, la féti. dité «le l'éroulement avait disparu ; la malade put se lever sas éprouver ni douleurs ni perte. Le 18, M. Lisfranc la toucha; la matrice était revenne presque à son volume ordinaire ; ke col engorgé et encore branit laissait pénéirer (A doigt , qui ne rencontra rien d'ou) durs la vavité utérine, L'écoulement blanc conti nuit, mais jeu abondant, et nr contenant plus que quelques pareilles de détritus. La malade à pu s promener Le lendemaiv ; elle ne ressentait aucupe douleur , mais seulement emoce un peu de pesanteur dans L bassin,
Cette observation est riche de corellaires pratiques. Saisir le col utérin avec des érignes pouvait paraitre une manœuvre cruelle et hasardeuse ; or , ces ponctions ont à peine causé de la douleur chez notre malade, et n'ont pas-entrainé le moindre accident. Attirer aussi fortement l'utérus en bas, agir par des tractions soutenues sur cet organe durant une heure entière , c'était, à en croire plusieurs observateurs renommés , s'exposer à une périlonile presque certaine, el nous avonerons que celle crainte nous préoccupa nous-mêmes pendant les deux jours qui suivirent l'opération. On à vn cette terrible ivflammation suivre des manœuvres bien moins longues que celles qui furent employées ici; d'où vient qu'il n'y en eut pas ici la moindre trace? Nous croyons qu'il faut l'attribuer aux petites saignées que M. Lisfranc fit pratiquer à plusieurs beures de distance, et qu'il avait dessein de ré. péter si le calme parfait de la malade n'en avait pas montré l'inutilité. C'est ane pratique qui lui est familière après toutes les opérations un os graves, et dont il à toujours eu à s'applaudir. Il s'oppose ainsi à ‘avance aux congéshons sgnguines, tandis que, d'une autre part, l'erploi du lgudanum apaise l'eréthisme nerveux, et l'inflammation se lrouve aiusi combattue dans ses deux principaux élémens. Sans doute aussi le succès de l'opératiôn doit être en partie attribué aux sages préparatious lesquelles on fit passer la malade. La chirurgie, dans beaucoup de cas, attache trop toute son attention sur le mal à enlever, et ne considère pas assez l'état des parties voisines , qui seront cependant
pouces de profondeur, Le chirurgien guida vers ce poiat, à!
aussi par l tion , et l’état des visoères qui ne sur la plaie qu'on va faire. Dans le cas qui nous occupe , ces douleurs , ces pertes sanguines sont des indices d'une irritation de la matrice, corroborés encore par l'hypertrophie de cet organe. La phipart des opérateurs n'en enlèvent pas moins le polÿpe , confians dans cet axidme : sub. laté causa tollitur effectus, Mais c'est qu'en pathologie 1! n'est nullement vrai que l'effet dispuraisse toujours aussi vite que la cause ; c'est qu'une irritalion entretenue depuis des mois et quelquefois des années entières, subsiste par sa propre énergie et s'aggrave sous l'influence de toute opération un RE grave; et peut-être est-ce là l'unique cause de ces inflammations abdominales , de ces métiites pareochymateuses ou veinénses qui ont emperté si rapidement quelques malades après la Jigature d'un pelype. Nous aurons occasion de revenir sur ces idées im-
rtantes qui se rattachent à une partie trop négligée de la chirurgie , a thérapeutique médicale avant et après les opérations, 4
L'ablation da polype en question à duré fort long-temps ; inais il faut en déduire tout le temps perdu à des essais de Figaturé, dent l'insuccès dans des mains aussi habiles accuse quelque imperfection dans les procédés toutefois le plus généralement adoptés ; et l'excision tout entière n'a pas demandé plus de temps que le placement infructueux d'une de ces ligatures, M reste une question grave à résoudre : l'exeision étant restée incomplète, la malade sera-t-elle guérie? tout tend à le faire présummer. Le pulype était manifestement fibreux ; et l'on sait que le an cule est alors formé par le tissu utérin même, entourant d'ailleurs comme un kyste le noyau du Lo Le kyste ouvert et une très-grande partie du corps fibreux enlevée, le reste se détache par la suppuration. L'histoire des polypes utérins possède des faits nombreux de cette terminaison heureuse, ct l'état où se trouve de ges , 1 disparition des douleurs et des pertes, annoncent que le succès sera aussi complet qu'il est honorable pour l'opérateur.
LITHOTRIPSIE.
OBSERVATION REMARQUABLE D'UNE AFFECTION CALCULEUSE ui a exigé , dans l’espace de six années , une opération de la taille et quatre opérations de lithotripsie ; recueillie dans la AE LE e M. Auussar et vebiés par M. le docteur Ch. Parures , de Liége.
La discussion récemment renouvelée dans un concours public sur les avantages comparés de la taille et de la lithotripsie, à fait senür le besoin d'observations nouvelles, où toutes les circcnstances propres à fonder un jugement fussent soigneusement recueillies. Cela devenait d'autant plus nécessaire que la lithotripsie actuelle diffère essentiellewent de celle qu'on pratiquait dans les commencemens ; et c'est parce qu'il a ro des méthodes très-différentes qu'un chirnrgien estimable a avancé que la somne des douleurs était égale dans la taille et dans la Bihotripsie, L'observation qu'on va lire est surtout propre à éclairer ce debat; en effet le malade a subi les deux opérations ; et bien plus des récidives opiniâtres en ont fait pour ainsi dire un sujet d'expérimentation pour les procédés principaux qui ont successivement perfectionne la hthotripsie.
Ons. — M. P.. , ancien chef de bureau, était arrivé à l'âge de 55 ans sans qu'avcuae maladie vd altéré sa santé. Livré à de longs et pénibles travaux de ca-
{binet , il avait contracté les habitndes d'une vie très-sédentaire.
En 1827, il commença à rendre une grande quantité de petits graviers , de qui m'attira nullement son attention, mats bientôt les douleurs vires d'un catar
| vésieal s'étant monifedtées , il fut contraint de réclamer les secours d'un ebirurgien. 1 fut sondé plusieurs fois, mais inutilement ; on ne put découvrir la présence d'aucun corps étranger dans La vessie. Le mal faisait des prog-ès et ongmentait les douleurs , qui furent attribuées à ane oltération de la poche urinaire, On
lpresrrivit d'abord le baume de cofrahu à fortes doses , plus tard l'eau de goudron, mis toujonts s80 résulrat avantageux.
[ E'état du malade empirant de jour en jour , les symptômes de la pierre devinrent de plus en plis certains. Fatigué du peu de auecès obienn jusqu'alors, M P.. s'adressa à M, Souherbiclle. Aprés ane exploration, ce praticien loi annonça qu'il portait nn calcul,
Cette pénible certitude acquise , M, P... songea à se débarrasser du triste avei- ‘dent qui le tourmentait. Ayant entend parler de la lithotripsie (méthode nouvelle l'aloes), il s'adr.s5a à un chieurgien halälué à la manœuvre de cette opération.
M. Heurteloup ayant été maudé , constata de nouveau ls de plusiears petites piceres ; il détermisa M, P... à € soumettre à La lithotripsie, ce qui fut accepté avec d'autant plus de joe que Le malade voyait la possibilité d'échapper à l'opération de la taille, qu'il n'envrageait qu'avec effroi.
e chirorgen , aprés avoir dimiaué l'extrême sensibilité du canal de lurètre par l'emploi des bougies , ploçs le malade sur Le Lit mécanique et commença l'o+
pération avec la pince à trois branches. Huit séances furent nécessaires pour délruire les calculs, qui, selon M. Heurirloup, étaient trés-petits. Dans une ds dernières séances , il servint un arcident qui 4 Meaya beaucoup le malade, et qui
l'pat entendre le choc da calcul ni obtenir la sensation produite
par l'ia-trument
| Pi ve corps étranger, Après plasiuurs explorations, il reconuut cependant la pré-
sence d'unc pierre. Ne voulant pes assumer sur lui seul la responsibilité d'un ças
fallut le faire totalement renoncer à Ls Iibotripsie. Voici à ce sojet conunent | aussi périlleux, il demsnds qu'on lai adjoignit M. Heurteloup , qui était alors
s'exprime M. P... dans une nole quil nous à coammuniquée. « Je n'omettras pat » de menbionoer ici un aucileut grave qui à sonveut dû se répéter dans le cours = des opérations faites avec l'instrument perforateur ; c'est qu'à la quatrième = séance, l'instsument se trouvant engorgé par le détri‘us de la pierre broyée, » rédaite en partie en pousuère, où plutôt en boue, refusa de se replier complé- »“ tement ; il fallut pourtant Jai farre Franche dans cet état le col de la vessie et n tout le canal, Cé moment fot affreux ; je ne crois pas que l'intensité de La dou- » leur puisse aller au-h la, » Cet accident grave n'eut heureusement pas de suites fichieuss.
Dix grains de ce détritus furent analysfs par M. Boudet.
Voici le résultat de cette analyse : Acide urique, # grains et demi. Res'e À grain et demi, représenté par un peu de mucus et d'ammontaque combiné arec l'acide urique.
Rte la dernière séance, qui eut Heu vers la Gin d'août 1828, M, P.., Gt un voyage. À son retour, il commença à éprouver quelques légères donleurs dans la vessie ; enfin tous les symptômes de la pierre se déclarérent de nouveau,
M, Heurteloup . à cette époque, élaut parti pour l'Angleterre , ML. P... se confis aux soins de M, Amussat,
Le 25 août 4851, ce chirurgien pratiqua le cathétérisme, et, après plu-ieurs explorations, reconnu la présence d'an calcul pitit et libre ; la vessie, assez dilatable , était affectée d'un catarrhe très intense.
Le malade étant couché, s'il se tourosit b emeut d'un côté ou d'un autre, il éprouvait la sensation d'un corps étrangre se déplaçant dans la vessie,
%. Amussat, ensissgeant la petitesse du calcul, sa mobilité, la dilatation facile de la vessie, crut devoir préférer La Tithotripsie à la taille, et la pince à cinq branches au lieu de celle à tro's.
Cette opération fat pratiquée le 3 septembre, en péé-ence de MM, les docteurs Peut de l'ile de Ré, doken , Gaubret, Cornuau, Delbousquet, Brissut et Lall:mand de Montpellier,
Le calcul, très-difficile à reconnaître avec La sonde courbe, exigea de longues recherches avant de pouvoir étre Tr" lai pince ; enSa, l'instrument étant chirgé marqua 42 lignes de diamètre. M. Amnssat commença par la perforation simple, puis déreloppant sa fraise triple, Gt éclater le calcul en plusieurs fragmens. Aussitôt il fera la pince, afin de ne pas laisser échapper les morceaux, qui forent broyés dans l1 même séance.
Cette manœuvre dura quarante minutes. Le même joor , le malale ne rendit que peu de détritus; mais depuis celte époque jusqu'au 10 séptembre, l'usine a continuellement estrainé une grande quantité de poussière et d'éclats très-petits, La vessie fut explorée avec beaucoup de soin le 5, le 7 et le 40 septembre , sans qu'on püût constater la présence d'ancun corps étranger.
Le molade se plaignait toujours d'un pécotement au col de la vessie, qu'il attribuait à la présence d'un fragment, En£n, dans la soirée des 40, 44 et 12, il rendit avec ses uriues de la poustière de cateul et des éclats en grand nombre. Depuis il n'éprouva plus aucune douleur ; fl essaya plusieurs fois de changer brisquement de position é‘ant couché , afin de s'assurer si la vessie était complétement débarrassée; jamais Îl ne sentit la présence du corps étranger, ce qui lui Gt espérer une entière guérison.
Deux mors après cette seconde opération, M. P... éprouvales premières attein tes d'une Gèvre néphrétique, Qn 1que temps après fil rendit des graviers ; un catarrhe 4 = se déveloypa; tous les symytèm s de la pierre reparurent, et le mal. beurénx M, P..: dat rncore se faire opérer,
Pour cette fois, son courage l'abandanna et ici je le laisse parler : « Mes forces » physiques et morales étaient épuisées ; je pris la vie en laine, à charge à moi- " même ct maudistant une existence qui n'était plus pour moi qu'un long sup- Û phec: je désirais mourir ; ce fat le principal motif qui me déterurina 3 peéferer ” l'opération de la taille. »
À celte époque, M. P... paraissait n'avoir plus de confiance dans la lithotripsie, qui, selon lui , avait occasioné la récidive de son mal par le défaut d'expalson des fragmens du calcul ! roye.
MM. les docteurs Pelit, Delboncquet, Lemoine, Sarrazin, Bapau, Pagès Pressat et Brunier étant réunis , M, Armussat sonda le malade et reconnu Le calcul. Après que res messieurs eurent acquis la même certitude , le ch'rurgien voulat pratiquer la lithotripsie; mais le malade s'y opposa en réclamant l'opération de la taille comme deraière ressource, et enfin M. Amussat, vaincu par ses longues el instantes pes , s'y décida, mais à regret; c'est à la taille postéro-pulüenne qu'il donna la préférence.
Le malade étant plavé sur son lit, la vessie fat distendue par une injection; et les tissus ant divisés, M. Amussat plonges son histouri dans la poche urinaire, en mème Lemps que son doigt indicateur gauche pénétrait dans sa cavité pour soutenir ses me: s et ne pas perdre l'ouverture,
Les tenvties étant à uiles ramenèrent au dehors deux calculs , l'un du volurue d'en œuf de pigeon et l'autre d'une féve de haricot. La vessie, explorée avec le plus grand soin par tous les chirurgiens présens, leur laissa La conviction qu'elle était complétement débarrassée et ne contenait plus aucun corps étranger. On plaça la canule de M. Amussat. La plaie extérieure fut réuni: dans les deux liers supérieurs , ct le malade replacé dans son lit.
celle opéralion , supportée avec le plus grand courage , le malade n'eut Les e plus léger accès de fèvre , et quiuse jours après il commença à se promentr ans son a.
La santé de M, P. se rétablit de jour en jour; il se croyait pour jamais débarrassé de ses horribles douleurs ; il se félicitait d'avoir déteranné “. Amussat à recoursr à la taille. Sa joie ne fut pas de longue durée : de noureaux symptômes vinrent détrure loutes ses €: es.
Vers la finde février 4833, de vives douleurs se déclarèrent à la région des lombes; l'émission des urines était accomp-gnée d'horribles cuissons , et caussit ane douleur Give à l'extrémité du gland, M. P. rendit enGa La #3 calculs arrondis ; Fun de ces clous avait atteint le volume d'une grosse lentille |
JFanire 2 grauns, et La nuit savante, il en rendit ‘un troisième du
‘hasard à Paris. Le malade , placé sur le let mécanique , fut sournis à de nouvelles
lexplorations. M. Amussat, en retirant la sonde vers lui . sentit distinctement le
lcontact du calcul logé derrière be col dde la vessie. M. Heucteloup le reconout égslement après avoir Pat la même manœuvre, Certains de la présence de
la pierre, is se déterminèrent à pratiquer l'opération. Cette fois le malade
É rar __ de, ne voulant plus courir Les chances fâcheuses de l'opération le la taille.
Le S1 juillet, cn présence de MM. les docteurs Petit, Descroix, Melcot , M, Heurtloup sais.t un caleul marquant 7 lignes, et l'écrosa aussitôt par la percussion,
Le 8 août, dns one srconile sésnre, M. Amussat écrass avec un nouvel instroment ee pierre marqu sat 42 lignes : plusieurs petits fragmens furent successivement bro
Le 7, où senlit eacore des fragmens,
Le 42, trois autres calculs très-petits furent encore écrasés.
Le 19, on fit üne sance d'exploration définitive, et la vessie fut trouvée com plétement libre.
On se servit du lit mwécanique pendant les deux premières séances : oct app reil ayant été jugé inutile, il fut renvoyé, et l'opération fut continuée avec le méme succès sur un lit de sangle ordiua re,
Le lendemain de l'opération, M. P. n° ronservait aucune trace des séances qui venaient d'avoir lieu, lui qui la veille souffrait encore d'horribles tourawns : il relourmait à ses affaires evec la gaieté d'un homme qui vient de recouvrer subitement la santé,
Six mois après cette quatrième opéralion, M. P. rendit encore quelques viers gros comme de petites têtes oh 4 ue Vers la fin de l'hiver , il suit de nouveau des douleurs dans la vessie et à l'extrémité de la verge. Les personnes qui l'entoursient Ini donnèrent le conscil de se confier à d’autres soins et de voir un autre chirurgien. Cédant à lears instances, M. P, $e rendit chez uo pratieien qui s'occupait beaucoup du broiement de la perre : il lui ft l'histoire des douleurs qu'il avait éprouvées et qu'il éprourait encore. Ce chicurgien, pour s'assurer s'il n'existait plus aucun caleul, voulat pratiquer le esthétérisme. Après atoir introduit une sonde courbe dans le PR Te l'urètee, il fut arrêté à la partis prostati-
que de cet organe, ét me pot jamais La franchir, Craignant de faire quelque fausse {route , en praticien prod nt, il renonça à touté explosation, M. P. aeneffet le col de la vessie excessivement élevé, de sorte que l'on n'y parvient qu'en soulevant le bec de la sonde, C'est par celle manœuvre que M. Amussul à toujours réussi à y pénétrer. L
Fatigué des soins inutiles que lui avait dondés ce chirurgen, M. PL vint retrouver M. Anrssat, qui lui nr après mie exploralion, la présence d'un calenl. Le jour fixé pour l'opération, M, P, rendit deux petits calculs pesant l'un 4 grain,
volume d'une elite feve, et pesant 4 grains. Heureux de.cet événement , il croyait dejà échapper à uue nouvelle op'ration , pour laquelle il éprouvait tant de crainte ; mais ce fut en vain ; les symplèmes persistèrent ; les douleurs se Grenit sentir avec plus d'intensité ; le sommeil était devenu imporsible, 1 fallut enûn se décider à une cinquième opération.
La ière séance ent lieu dans le commencement de juillet , en présenee de MM. les docteurs Martinengo, Bancal ( de Borileaux } , Lahot , Bois de Lourry, Garnot, r, Lescrrec, Gaubert, Fhilips'de Liégr}, Solari (de Gènes), Rignoli,
r à Pise, ÿ
Le malute étant couché sur Le lit mécanique, qu'il affectionne beaucoup , M. Anmssal introduisit un instrumrnt-à ion , tiaintenu seulement par son étau mobile. U sentit sur-le-champ un calcul aarquant 43 bgnes , et successive œent des fragmens de 14, 9, 8, 6, 4 4 3 bgnes. Cretle séance dura 6 minutes et demie. Avant rebiarqué que le calcul était frisble, M, Amussat , pour éviler au malade bs secousses, légires à la vérité, du marteau sur l'instrument, modifa ce deroier de manière à détruire les fragmens sans perrussion , et par le simple écra sement. Quatr. séances furent nécessaires pour, Le browment complet du calcul. Aujourd'hui que M. P. à cessé de rendre du détritus avec les urines, de somune.l es revenu, bs duuleurs ont cessé , «t le malade marche d'un pas rapide vers un rétablissement complet.
Cette observation résume et juge presque à elle seule les différentes méthodes de lithotripsie. En effet, nous svoyons la première opération faite au moyen de la pince à trois branches occasioner, an dire du malade, des douleurs Lg Le aussi vives que l'opération de la taille, Vient ensuite la pince à cinq branches armée de la fraise triple qui, en une seule séance , débarrasse le malade de son calcul, mais toujours avec les douleurs produites par les nombreux points de contact des branches sur la muqueuse vésicale. Les résultats oblenus par ces instruinens ne répondent pas entièrement à l'enthousiasme excité par la lithotripsie ; 1l fallait pour atteindre ce point arriver à l'instrument brise-
ierre.
à Dans cette quatrième opération, on l'employa avec un succès complet. M. Amussat, pour ramasser les fragmens , fit construire un instrument ressemblant au brise-pierre de M, Heurteloup ; mais au lieu d'une gouttière pour recevoir la branche supéricüre, il présente une canule dans laquelle glisse la branche inférieure ; lorsque les mors sont écartés pour écraser les fragmens on les rapproche au moyen du volant
e M. Amussat avait déjà fait ajouter à l'instrument de M. Jacobson , qu'il a également applique plus tard à l'instrument percuteur de M. Heurtelonp, et qu'il a depuis abandonné parce que sa manœuvre
1 Gt appeler M. Amassat, quiintrodabit unc sovde courbe dns la ve se, etre n'offre pas tous les avantages qu'il s'était promis. C'est cet instrament
ainsi modifié et délaissé, qu'un chirurgien a voulu remettre en vi en s'anñonçant l'inventeur de cette modification,
La cinquième opération fut terminée de la manière la plus betrense par un nouvel instrument de M. Amussat. Ayant déjà ajouté uve surface pleine à l'extrémité de la branche mobile du brise-pierre, ce qui Jui facilitait l'écrasement des petits calculs en pressant seulement avec la
aume de la main , il voulut étendre cette actiun aux fragmens plus vo- Dibous , et croyant qu'une force de levier remplirait cette indisation. il fit construire l'instrument suivant :
Un brise-pierre reçut à l'une de ses faces latérales un crochet double our servir de point d'appui; les faces supérienre et inféricure de la end mobile furent transformées en crémaillère , et l'extrémité du manche du marteau en fourchette; de sorte qu'en plaçant les dents de cette fourchette dans le crochet double, elles arsivent à la crémail!t-e; puis en se servant de toute la longueur du marteau, comme d'un bras de levier, on obtient une puissance très-grande qui détruit des fragmens marquant même neuf lignes avec une facilité extrême, L'action de cet iostrument est si simple que M. P... nous écrivait : « je le rrpète, j'ai- » merais mieux maintenant subir une séance de lithotripsie que d'être » dans le cas de me faire arracher une dent gâtée. »
On à dit : la lithotripsie favorise Ja réciive par les fragmens qui peuvent rester dans la vesie, et sous ce rapport la taille offre bien plus de certitude. On a vu dans cette observation la taille postéro-pubienne être employée pour extraire le ealeul et le récidive avoir lieu; cependant on était certain de l'état de vacuité où on laisse la vessie:
Avertis par la cruelle expérience de M, P..., tous les chirurgiens résens examinérent la poche urinaire avec Je plus grand soin. D'aileurs les fréquentes douleurs néphrétiques suffisent à elles seules pour
prouver que cette formation de pierres se passe dans les reins et non dans la vessie de M, P...
Je ne dois pas passer sous silence l'emploi du lit mécanique : est.il! indispensable, comme le pense M. Héurieloup? je ne le crois pas, Dans. la quatrième opération, MM. Heurtelonp et Amussat s'en sont servi: pour les deux premières séances ; par hasard le malade ayant rendu! trop tôt ce lit, il a continué les manœuvres sur un lit de sangle et en à retiré les mêmes avantages. Au reste, sur ce lit de sangle, M, Amussal donne également au malade la position déclive que l'on ohtient sur! le litinécanique. Pour atteindre ce but, il à nn matelas dont les deux extrémités sont repliées de manière à former une élévation pour le{ siége ; une autre pour la tête el un creux pour les reins. Une planche doit être mise eu travers du litde sangle, sous la portion repliée du matelas qui correspond au siège, afn d'empêcher un trop grand aflsissement, J'ai vu employer avec succès ce lit sur plusieurs malades chez lesquels la picrre était dure et volumineuse , et exigeait | pour le broiement , les perenssions les plus fortes.
M. Amussat avait déjà frappé de nullité l'usage du lit mécanique en supprimant son point fixe et en lui substituant 02 étan mobile, tenu ar nn aide ct por La mais gauche de l'opérateur. Cet étau est aujonr- Phi mis en usage par presque tous les chirurgiens. Simplifier les instrnwens , rendre leur manœuvre plus facile; eo un mot, ramener Ja lithotripsieaux proportions d'une opération que tous les chirurgiens puis-! sent pratiquer, c'est là le but que doit aujourd'hmi se proposer la} science, et vers lequel M. Amussat dirige teus ses eMurts. |
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REVUE DES JOURNAUX DE MÉDECINE
JOURNAUX ITALIENS
J. ANNALI UNIVERSALI DE MEDICINA.
Les deux cahiers de mai et de juin réunis contiennent : 1° un rapport sur les malades traités en 1833 à la maïson des fous à la Senavra, | prés de Milan, par le docteur Marini de Besana, médecio en chef; 1° histoire d'une grossesse extra-utérine, heureusement terminée par la sortie du fœtus à travers le rectum, par Balardini ; 3° observation d'un étranglement du col de l'utér:s, produit par un pessaire, par! Fortava ; 4° réponse au docteur Faro, touchant l'antagonisme des nerfs dans l'iris, par Bellingeni.