HISTOIRE D'UNE GUOSSFSSE EXTRA-UTÉMINE HEUREUSEMENT TERMINÉE
FAR LA SOUTIE DU FOUTUS À TRAVERS LE necru , jar Lodovico Ha-
LARDINI.
ne manque pas, dans Îles annales de la science, d'uliservations de grossesse, caua ujérine; mais la plupart se sont terminées par la mort
de l'enfant et celle de la mère, par suite de la rupture de la trom € ; qui contient d'ordinaire le produit de la el dm , et qui se déc ire vers le troisième mois de grossesse, L'auteur, dans ses recherches, n à trouvé que deux faits rapportés par Albers de Brème et le docteur Renzi de Bergame, dans lesquels la mère ait survécu , les débristdu fœtus s'élant procuré uoe issue par les intestins. |
Ons- — Margherita Martiaelli, femme d'un pauvre laboureur, avail eu en quatre ans deux couches heurcuses et naturelles, lorsqu'a l'âge de 28 ans elle tessentit pour [a troisième fais des sytuptômes de grossesse, vers la fin de décembre 1859. Le 17 janvier 1842, 3 Ja soite d'une grande épouvante , efle ressentit de vives douleurs pongiuives vers La région jaguinale et le sacrum , qui cédèrent assez facilement. Le 27, ville fut saisie inopinément d'une défillance , et eut en même Lemps une perte par le vagin. Au mois d'avril les seins se gonflèrent et lus sérent écouler un peu d'humeur lactée : ne tnmeur assez volumiaeuse ocrupait l'abdomen ; 1] y avait de La douleur, de l'amsigrissement , de la Gèvre, Le docteur Ferrars fut sppelé. |
Il touch par le vagin et trouva la matrice dans son état normal de vacuité : toute la sérit des symptômes assez graves qui minaient La malsde fut attribuée à une affection des dépendances de l'utérus, Toutefois, dès lors se présenta su chirorgien le soupçon éloigné d'une grossesse extra-utérinr, Une saignée alor les douleurs , mais La douleur abdominale croissait toujours , et vers Le commencement de mai la malade crut y distinguer des mouvemens pareils à renx qu'elle avait ressentis dans ses grossess 3 précédentes. Crs mouvemens conlinuérent jusqu'au mois de juillet (huitième vois); alors ils cessbrent complétement , et en même temps là lurgescence des seins dimiaua, et la tumeur elle-même semble f'abaisser et se Aéchir vers le clé sur lequel se tourgait la femme, donnant la “enston d'un corps étranger qui balloiterait dans le ventre. A la fin de juillet, au temps accoulune des règles, il y eat par le vagin un écoulement de sang noirèt-e qui dura huit jours.
Au mois de septembre, le docteur Balardini suppléa le docteur Ferrari, abs n!. La femme élait tourmentée par unc Üèvre tierce qui deriot cnsuile quolidivnne, puis continue. Vers le milieu de ce mois, il survint des doaleurs fortes dans a région du sacrum et des sensations d'efforts, comme si elle voulait ave coucher ; elle avait de Lemps à autre de petites selles muco-o-sanguines, L'utéros Était Toujours dans l'état le plus normal, le doigt porté dans le rectum sentait à travers les parois de cet intestiu un corps volumineux qui s'abaissait durant les douleurs et remontait lorsqu'elles étaient passées. Les efforts d'expulsion étaient presque continuels et furçaient La femme à se metire en position comme pour alhr à la selle. ;
Le 22 octobre , les douleurs devinrent plus vives et plus pressantes; les parois abdominales se contractaient spasmodiquement ; le pouls. était petit, fréquent , fébrile , les force épuisées , et déjà Le chirurgien songeait à pratiquer une opéeatoë pour secourir celle feaune, qui se crayait perdue, lorsqu'en portant le doigt dans le rectum il y seatit à nu un corps dur, osseux, convexe, qu'il recucout pour être une lète de Retus an pou moindre qu'à terme. Il chercha à la dégager arr le doigt, prescrivit des lavemens émolliens, des fomentations chaudes. sue le périnée et le bas-ventre, et enfin il eut la satisfaction de voir sortir par l'aaus la tête et le trouc tout entier d'u fœtus à demi putrélié , et d'un volume à Jus faire donner plus de six mois,
Après celte sorte d'accouchement, il y eut des contractions el des douleurs de ventre; un écoulement de sang noir et corrompu se Gt par l'aous, et au bout de quelques jours . il sostit un placcata du volume du poing avec les membranes le Lout patréfié ct rendant une odeur extrémement fétide. Dès ce moment la sécrétion du Lit sugménta comme après des couches ordinaires ; il coula pendant quelque temps un liquide micoso-sanguinolent pae l'anus ; puis La santé révint peu à peu, et le vingtieme jour la femme était parfaitement remise, À celle époque, l'exploration de l'intestin faisait à peine décourrir les traces d'une aussi grave lésion.
HISTOIRE D'UN ÉTRANGLEMENT DU COL DE L'UTÉNES , produit par un pesatse ; par le docicut Foxrana.
Parmi les inconséniens de certains pessaires long-ternps gardés dans le vagin, al faut compter le danger de voir le col ntérin s'engager dans leur orifice et donner Ben à tous les accidens de l'étranglement, On lit un cas de ce genre dans la Bibliothèque medicale, 1 Kvn ,P: 256, ct un autre duns Le Journal général de medecine pour ab. Le finit Suivant pourra tenir sa place à côté des deux pronmers.
Où — Antonis Caleagni àcée de 49 ans, arcou. hée pour Ja neuvième fois en 1824, fut attaquée d'une bévre nerveuse qu la laisses dans une extrême languenr. Six semaines apres ses conches, 4m tonlant sotlever une de ses petites Gb. ello éprouva dans Le bassin conne la sensation d'un corps qui tombant , puis après d'un poids incomwod qui augmentait de jour en jour. On reconnat une chute s'e nulrive, pour laquelle on applique an pessaire. Celuisei. où dire de la leaume , dit Loop gril et l'incommoait extrémement, Un chirorgieon expérimenté ti en flaça no autre qu'elle snppo: tait erès bien , et qu'elle pouvait ôter ct remettre cile-méme, Au mous de mars 1093 ; les régles cesscrent sans aucun acéideut ; nrris le mois suivant, à leur époque avcoutumée, lle ne put extraire s0û pessarre Fr 10 nu par la tumefsction da col ntérin ; et à dater de de jogr il demeura inamoviile, en sorte qu'elle était obligée de faire de fréquentes injections leutioer, Dans le mois de mai elle ressentis denstout le membre inférieur dro t un fourmi lement qui slla ét cruixsont, et aboutit euGn à rendre ce mem! re engourils, etage sible, lent aux mouvemens : elle ne voulut cependant voir ancun médutin.
Le 13 fevrive dernicr, après une courte promenade , de Fortes doulers an col de l'utérus, aux lombes, aux sives et dans tout le merabre inféra ur drait . d'abiligérent 3 sc concher. Au bout de deux heures elles disparurent ; mais L llemain, Llewme étant sortie de nouveau, les mêmes douleurs revierent, méis au lu u de
cesser par le décubitus, elles ne Grent qu'aller en croissant. Le docteur Fontana fut appelé à onze heures du soir : il la trouva la face rouge livide , les veux bril- Jans, avec des douleurs continuelles qui occasionsient des contar-ioits de l'abdomen et faisaient pousser des cris affreux ; be pouls dur et fréquent; ces douleurs ant aux lombes, se jetaient sue Ja matrice, et de là se nadaient aux deux caisses, et enfin à la jambe droite. 1 la toueha et trouva le vagin eutièrement oc. cupé, dans l'étendue de plus d'an pouce , par une tumeur arrondie , régulière , élastique, quelque peu douloureuse à la pression. Îles-aya en vain de Klisser le doigt entre cette tumeur et le vagie ; il ne put sentir le pessaire. Après des injections haileuses il réussit mieux, acerocha le pes-aire avec deux doigts, et parvint à faire sortir peu à pen du vagin une tumeur ovale de couleur rouge foncé , d'une grosseur égale à celle d'une tête de fœtus , et limitée sapéricorement por le ire, qu'elle reconvrait presque total: ment. Il était évid nt qu'il s'agissait du col atérin hypertrophié et étranglé, car on nirouva son orifice sur L tumeur, Le chirurgien vssaya le taxis , mois en vain , les tentatives causant des douleurs trop fortes. Il se décida alors à diviser le pussaire, 1 n'était pas possible de passer entre lui et la tumeur une sonde pour défendre les pe voisines; l'opérateur imagina de prendre an petit morceau de toile fine de la largeur de 6 pouces environ ; il la replia suivant salongucur, et au moyen d'un stylet, il parvint à en faire pe un bout au-dessous du pessaire , de mamère à le dépasser par en haut de lignes au moins, L'autre bout de la toile fat appli ué sur la tumeur, qu'on faisait déprimer Le plus possible par La main de la sage-femme qui était présente ; et à pts bistonri sm et à grande Greg glissé … igt indicsteur où parvint, par des incisions repétées, à dinser complétement le pessaire. Puis il parie à \eaiair avec les doigts des deux cûtés de l'incision ; at rant en sens contraire, il le beisa et en retira les fragruens. Ilétait ait de bois assez dur, parfaitement rond, ayant 7 pouces 5 lignes de circonference ; et il était Mgèrement concare à sa [ace supérieure.
. La réaction fut trés-rive, et exiges quaire saignées dans les 24 heures qui snivireot ; puis des sangsues el ile légers lasatifs, Enfin, le quinième jour tous les symptômes araienl cessé , et le chirurgien espérait que l'utérus contractant des adhérences avec les parties vnis nes, se mainliendrait dans sa position normale ; mais la femme n'ayant pas voulu se soumetire au repos iodispensible pour cet objet, le prolipsus persista comme auparavant.
— Nous emprunterons aux Annales universelles l'extrait du mémoire suivant, inséré dans les Mémoires de La société italienne des
sciences résidant à Modène.
DE L'EFFICACITÉ DE LA RAULOTA LANATA DANS LE THAITEMENT DES AFFECTIONS RNUMATISMALES ARTRNITIQUES ET GOUTTEUSES, par Île professeur Valeniano-Luigi Bnrna.
La ballota lanata, L., est une plante indigene de la Sibérie et des provinces contiguës de la Ghine, d'où les négocians rnsses la tirent enveloppée ordinairement dans des La d'animaux propres à la Sibérie. Son odeur se rapproche de celle du thé léger; sa saveur est piquante et un peu amère. Celle que l'on cultive dans nos jardins perd beaucoup de ses propriétés, On à fait quelques expériences chimiques sur son infusion , mais ous n'en avons pas encore d'analyse exacte. On sait seulement que la plante traitée par l'esprit-de-vin affaibli lui abandonne ses principes les plus actifs.
Pour l'usage médical, le professeur Brera préfère la décoction préparée en faisant bouillir durant un quart d'heure , dans un vase de terre verni, une demi-once de la plante en suffisante quantité d’eau pour obtenir 8 onces de liquide dont on prend mollié le matin , moitié le soir. On peut aller au besoin jusqu’à la dose d'une once , qu’on prend alors en quatre fois dans les vingt-quatre heures. 11 faut qu'elle soit bien pure, qu'elle vienne de la Sibérie, et qu'elle ne soit pas mélangée d'autres substances avec lesquelles on la falsifie, spécialement avec le leonurus cardiaca , la Lallota nivra et le marrubium vulgare.
Au rapport de Pallas et de Gmelin, la ballota lanata est d'un nsage général en Sibérie contre l'hydropisie. Le conseiller Brera en ayant reçu dans l'été de 1830 une certaine quantité sur l'origine de laquelle il pouvait compter , « j'eus ainsi l'occasion , dit l'auteur, de vérifier dans plusieurs cas de ma pratique toute l'efficacité des propriétés résohutives et diurétiques de cette plante dans les hydropisies dépendant de congestions viscérales. Et comme dans son emploi j'ai pu m'assurer qu'elle réussissait surtout chez les individus davs lesquels l'hydropisie semblait liée à un état rhumatismal et arthritique , je fus conduit ainsi à l'essayer directement dans les maladies rhuinatiswales , arthritiques et gontieuses. Le succis dépassa tout ce que j'en osais espérer, + 1] cite à l'appui de ses assertions plusieurs faits dont il abrége les détails. Nous donacrons ici l'observation qu'il a rapportée avec le plus d'étendue, D'ailleurs plusieurs médecins ont été témoins des heureux résultats qu'il a vbtenus.
Ons. — 1 s'agit d'un pompier de la ville de Florence, tourmenté depuis deux ans par une slfectron grave et rebulle qui participait des formes rhumalismales, arthritiques et goutteuses. À la Go de l'été de 1830, cet homme fut pris de vives douleurs dhumatismales, pour s'être exposé à bn courant d'air foi étant en sueur. Les muscles grand pectorsl et serno-mis-toïdien du côté deait étaient le sége d'une d'oel ur violente, qui s'irrad si dans les musres du dt s el des lotnher, On cimidosa bis purgatifs sains, les dia” oréliques , Les foumentations émollicu'e:,
puis avec l'eau cobobée de laurier cerise étendue , l'huile de jusquiame , et plus tard les bains généraux tièdes; la douleur céda un peu, mais non complétement. A l'approche de leté de 1831, elle redoubla de vislence, s'étendit à toutes les artieulations , et plus spécialement aux muscles des cuisses ; en sorte qu'aucun mousauent n'état possible en aucune partie du corps. Ce fut en cut élat que je lui prescrivis ba bullotu larata ; et le 3 septembre il commença à en prendre une demi once bouillie dans une livre d'ean { 42 onces), jusqu'à réduction à 8 onces.
La puit suivante Le malade eut point de repos , Louruenté jar une sensation d'anleur trés:fatigante sur toute La surface du corps. Au matin elle se termina par uue sueur abondante , accompagnée d'un délire très-sgité. Dès que La sucur fut complétement établie, les douleurs habituelles se calmèrent tout-à-fait; et Le malaile resta tranquille tonte la journée du 4, durant laquelle il prit une seconde dose du remède, La nuit suivante, le délire, la chaleur et la sueur revinrent avec plus d'intensité, mais moins de durée. Le 5, nouvelle dase ; mêmes accidens la nuit , mois plus mitiges encor? li se manifesta en méme temps une envie coutinuelle d'uri esjet le malade rendit une grande quantité d'urine fetide de couleur Le * tirant su le rouge, qui déposèrent cu abonilance du sable de même couleur. Les douleurs s'amendèrent tellement que le cinquième jour du trait: ment , le malade put se lever du Lt, et sortir de La maison be lutième, Toute fois 1l restait légèrement inconmodé au dos et dans les cuisses. Le même jour on accrut de deux gros la dose de la plante ; et il rontinua à prendre la décoction deux fois par jour. L'effet en fut prompt et gradué ; et le 20 septembre le malade avait recouvré sa santé et ses furces , avec toute l'agilité de ses mouvemens, el un appélit tel qu'il ne l'avait pas senti depuis un an, Il pat rentrer dans le corps des pompiers de Florence et reprendre ses anciennes occupations.
Le professeur Brera cLerche à expliquer l'action de la ballota lanata. Pour cela il remonte à la nature du rhumatisme, qu'il attribue à un vice des humeurs; il recherche comment le remède en question peut remédier à cette viciation, et outre les propriétés diurétiques et diaphorétiques de la ballota , il lui accorde la pro; riété physico-chimique de neutraliser, d'envelopper les molécules morbides ; ce qui revient à dire plus clairement qu'elle a une action spécifique. On peut laisser la théorie; mais des faits tels que celui que nous venons de reproduire ne sauraient manquer d'appeler l'attention des praticiens.
IL il, FILIATRE-SEBEZIO , GIORNALE DELLE SCIENZE MEDICHE.
EMPLOI DES DOUCHES SUR L'HYPOGASTRE POUR ARRÊTER L'HÉMORaaaGtE UTÉRnE ; par Michel-Ange Taivicwo.
L'hémorrhagie utérine qui suit un avortement ou un accouchement naturel est toujours un accident très-grave, et qui quelquefois résiste à tous les moyens usités et emporte rapidement les malades. Déjà on avait conseillé les affusions froides sur l'abdomen ; le docteur Trivigno a donné à ces affusions la forme de douches, et l'observation suivante est propre à montrer l'efficacité et la simplicité de ce moyen.
Ons. — Une femme enceinte de 6 mois ft une chute et arorta; l'avortément fut suivi d'eve hémorrhagie utérine. J'avais cn vain essayé tous les moyens recommandés pour l'arrêter, le og Clique «og toujours en abondance, et la mort de la malade paraissait certaine, Dans celle périllense situation , je me ressouvins
n'en vieil archiâtre, en parlant des hernies étranglées . recommandait la douche d'eau tombant d'une certaine honteur sur l'abdomen; et roulant expérimenter eu moyen, je Gs étemire sur une large table élevée au-dessns du sol d'environ une palme, un matelas plié eu deux sur lequel je couchai ma malade , la 1ête soutenne par un orvciller. Je lis monter le mari sur une chaise, et bui prescrivis de vesser à gros filet de l'esu à la température ordinaire {an était alors en été } sur la région utérovésicale, durant 4 minutes; après quoi on l'essuya avec soin et on la remit au bit dans ane position convenable. 4: résultat dépasss mes espérances : l'hémor rhagie commença immédiatement à s'arréter; el avec un régiibe raisonné et quelques moyens pharmaceutiques pris dans la classe des excitans, cette femme, arrachée à une mort prochaine, fut rétablie 6 peu de jouss et capable de raprendrc ses occupalions.
Depuis ce succès remarquable , ajoute l'anteur, chaque fois que j'ai eu affaire à des cas analogues j'ai torjours préféré ce moyen mécanique à tout autre; et jusqu’à présent je n'ai cu qu'à m'en féliciter, Rérement il a été néressaire de renouveler la douche; seulement il faut assurer la température de l'eau, selon la saison, de manière qu'elle soit toujours agréable; et proportionnér la durée de la douche an degré de faiblesse
de la malade et aux autres circonstances qui peuvent se présenter.
SINGULIÈNE TERMINAISON D'UN POLYPE NASAL ; observation recueillie r le docteur Rosalio Granraca , chirurgien-adjoint à l'hôpital des Écotililes à Naples.
Ons. — Dominique Ansielo, âgé dle 20 ans, était sujet . depuis sa quinzième année, à des épistaxi- fréqurns, surtout en été, En juin 1843, après une épidémie de ce genre, il commença à sentir de la gine ans le passage de Fair à travers la parinc droite. Au bout d'un ee sin temps, il s'aperçui dans cctte narinc de quelque chose qui le géait , e1 alla consulter un nrargien qui bai conseilla des injeetions avec la décoctinn d'écorce de chêne; mais 11 u'en rvlira aucun soulage-
venaient de temps à autre, surtont quand il touchait‘ he polipe, qui par Ss nature et sa couleur se roltachait aux polrpes sarcousteux ; enfin la narine était à l'extérieur d'une conluur rouge érsspelateuse,
Va cet état d'irritation, je commençu par prescrire des lotions avec l'esu de laurier-cerise Les lotions Grent dispa aître La rongeur, el mème l'œil parut ren. trer un peu dons l'orbite ; alors je résolus de combattre le polipe par des Injretions avec l'eau de chaux et ke sulfate de cuivre , avant de rccotrie à la higature Durant ce traitement le pulpe resta stationnaire , Les dualeurs se maltphérent, des hémorrhagies devinrent plus rares et moitis sbondantes. F sortait mor la nari e va mocus sairux et fétite, Le 42 décembre j'intronasis Le doit al mets dans In nsrine, pour reconnaitre l'origime du polyge suc je soupeonnars venie de l'anire d'Highmore ; mais je me convainquis que son pédicule ba.seait du plancher de Ja sarinc, près de soù ouverture postésieure, Soit l'escitation produite par ce ton cher, so t l'emploi continué des iej-ctions d'esa de chaux +1 de sulfate de emivre. des spemptüm s alarmans se manifestérent . Vorit fut chassé presque totalement de l'arhite, linflimmation envahit Les parties voisines, Des sangaurs à Li r-gion ternporale correspondante , et des cataplasmes de litue, farcnt les morens ordonnes Le cinquième jour se manifesta une supporation non douteuse duns l'angle in terne de l'œil; une ineision faite sons le tenilon du muscle o biculaire , donna is suc à one grande quantité de pus. Le lendemain le malade était en bon état , La supperalion diminuée, l'œil remis un peu en sa place, Au baut de (rois jours pendant lesquels l'ouverture rendit une petite quantité de pus, l'œil revint tout fat à sa position normale, les 0 déjetés cn dehors réprirent leur furme, et j'eus beau explorer avec atiention la marine affectée , je we trouvai plus aucune trace de polype. Cinq jours après, le 8 décembre 1834, je renvuyai le malade parfaitemrat fuéri.
ÉALCEL URÉTRAL ENVELOPPANT L'URÈrne; observation du professeur Santoro, recueillie par M. Sacvarons px Rewzr,
Le fait qu'on va lire est probablement nnique dans Ja science; mais le nom-de Fauteur est garant de son authenticité ; et l'observation a été communiquée avec toutes ses circonstances à M, Dupuytren lors de son passage à Naples.
Ons. — Uo jeune homme d'environ 48 ans se prés nta à M. Santo-o pour le consulter sur une tumeur qu'il portait depuis long-temips à Es base de la verge Le profusseur l'examine et troure une conrretion calruleuse; il s'enquiert des aotécé- Lens , et apprend du malade que depuis l'enfance il souffeau souvent de la gravelle; mais qu'un jour il avait éprouvé une sensation douloureuse à la base
tretieut, et parviendrait-on à le faire disparaître avec elle? L'auteur le croit, en se fundant principalement sur l'ubservation suivante,
Ons. 1 —M. , affecté depuis long-temps de disbète , t n'ayant opposé aucune traitement à s3 maladie en temps opportua, me “cpsulla en octobre 1833, Ow l'avait souris fort lard à lu age des remèdes en favvur , s5as en excepter Îa trine ture de cautlarides ; et Le mal en avait tellement augmenté , qu'il rendait plus de , A0 livres d'urine (perds de France) dans les 4 heures. En recherchant la conse de ectte affection , j'appris que le malade avait eu à plusieurs reprises la sy
À : . ; ils qu'il avait tonjours mal et empiriquement lraitée , el qu'en outre le sæ ré couvrait fréquemment d'ulcères CE sccomlaires. Je n'hésitai done pas à altribner 3 la vérole l'osigine du diahète , et je soumis le malade à l
du duto-phospbate de mercure, ct à 13 decoction de salseparille et des buis pb -
fiques, M n'avait encore pris que 8 graius du sel de envrcure, et déjà les urines étaient réduites pour La quantité ; la Gévere lente, la mais eur, la Cum conine , La soif inestinguible, laridité de la peau, tous res symptômes allaient en s'anédorant et se rapprochent pen à peu de l'état En Mais le molsde mal conseillé, content du mieux déjà obtenu, interrompit Le trailement et comm de vombr, ux excès de régime, Le mal repsrat avec plus d'énergie, résista dès-lors 3 tous Les moyens, ct enÜn Le malade swccomba au moi. de mars 1834.
La guérison eûl-elle été complétement obtenue si le traitement autisyphiltique avait été continué ? I est diflicile de le dire; cependant l'amélioration si rapidement obtenue ne pouvait que donner besucoup d'espoir. L'anteur réussit mieux dans le cas suivant.
Ons. IL — Giuseppe Carullo, âgé de 50 ans, tempérament bilicux io, consditution maladire, me consulta vers la moitié de septembre 1933 pour ua tévesre très-latigant, et ses urines s'écoulsient goutte à gouite avec peine et iuvolontairement, produisant de la eu‘sson et des spasmes dans l’urètre. Comme ju le connaissais sujet aux hémorrhoides, et qu'à la suite d'attaques de cetle maladie, 1 avait pluseurs fois eté pris d'ischurie ou de strangurie , je li recommendai l'usage d'un deru-hain avec des herbes émollientes et l'apphcation de sangaues à l'anus. Le ténesme disparut, mais non ls maladie urinaire; en sorte qu'en insistant sur l'usage des demi-baius et des boissons mucilagineuses ; je recomurandai à ss femme de recueillir scrupuleusement les urines qui sortaient goutte à gonile; et je pus ainsi m'assurer qu'elles étaient clsires, kmpides, de saveur doucedire, ten plus grande quantité que dans l'etat norusal, La peau était sèche et aride, la soif assez pénible, et il commençait à sematufester un ectiaie mouvement febrile. Convaincu qu'il s'agissait d'un disbète compliqué d'éaurése : et satisfait d'avoir reconnu la mode dans son principe, je couseillai un bain général à peine tiède, té deux fois par jour, pour équilibrer la transpiration et l'absorplon ; et dans le même objet une pilule de poudre de Dower le soir ; des résvatoires sur le coctyx , des frictions d'esprit anli-paralitique le long du ra- «his, La teinture de cantharides dans un mucilage de gomme arsbique , «t du sirop de violette pour ramener à leur condition normale les voies urinaires. Je com menças à donner deux gouttes de la teinture, que je portai graduellement jusqu'à
de la verge, dons un point correspondant à l'urètre ; La douleur avait êté eroisssat ! dix gouiles, el eu moins de vingt jours j'ebtins une complète et parfaite guérison ct avait duré un certain letps; ke L'acrompagnait d'une tumeur dans le mime [qui ne s'est point démentie drpuis.
point qui n'avait fai que s'accroitre, de maniere à necuérir en Cinq oa six ans le rolume qu'elle présentmt alors. Le chirurgien s6 décide à Fopération ; il tend bes tégamens, fit uve incison en long , et en un seul Lermpe met à nu le aleul, ainsi que la portion de l'urètre qui s'étend de la prostate à IR lase du pénis. Le caleul «tait de forme elliptique, de plus de deux pouces de locgurur sur une épaisseur d'environ ua demi-ponce ; 1 était comme à cheval en maniere de selle sur nne portion des corps caverneux. Lorsqu'on cherc'a à le ramence en avant à Fande d'use cuectte, 11 se détavba des parties sous-jacentrs, et l'on s'aperçut qu'il était perfore selou s4 longueur et traversé par un cylindre myembreneux , le long du: quel il était mobile, pouvunt étre poussé en haut et en bas. Le professeur , soupcennant que ce cylindre membrageux n'étai autre que l'arctee . + introduisit ot soude, et s'assure ainsi que be caleul s'était formé autour de l'arètre méme , qu'il cop'esait dns son intéritur, comme be peson entoure le fuseau. NE prit alors le Lrise-querre, rompt le calenl cu plusieurs frngmens, Le détacha des jai ties molles,
et alors on s'aperçui que l'urèire était percé dans le paint correspondant au on re du calcul.
On peut donc présumer qu'un petit noyau calculeux chassé hors de la vessie s'est introduit dans l'urètre, a perforé ce canal et s'est ainsi fait place dans le ussu cellulaire eatre l'urétre et les tégumens ; la perforation du canal aura permis à l'urine qui le traversait de déposer autour du noyau primitif des molécules pierreuses qui, avec le temps, eu ont accru le volume et modifié la forme. Au reste, après son extraction, il resta au canal une perforation qui meneçait d'uve fistule uri-
vaire, mais qui guerit rapidement, lorsqu'on en eut touché Les bords avec la pierre infernale.
SUR La NÉCESSITÉ D'ARNÉTER LE DIADBÈTE DANS SON PRINCIPE, et d'en rechercher la canse prochaine et la nature pour y adapter le traitement; par Franc. Acosrinaccuio pi Srixaz:oLa.
Cette nécessité, parfaitement exprimée dans le titre de ectte note , est la même pone toutes les pre rh mais l'anteur l'applique plus spécialement au diabète; et, en effet, dans une affection aussi obscure quant à sa nature et à ses causes, une attention toute spéciale est indisps si le médecin ne veut pas voir aboutir à néant tous ses efforts,
æ diabète est-il quelquefois dépendant d'une autre affection qui l'en-
1S'il n'y a pas d'altération de à où 3 lignes,
NOUVEAU PROCÉDÉ POUR MESURER LE D45sin, par le docteurGtasr- Manta d'Aquila.
L'auteur commence par passer en revue les divers procédés propusés par Coutouly, Asdrubal, Maygrier, le compas d'épaisseur qu'il trouve le plus park de tous, et il leur trouve à tous ce grave inconvénient , que si une exostose fait saillie en derlans du pubis , le diamètre sacropubien pourra être considérablement rétréci sans qu'ils en donpeat con-
e||naissance, Îl propose de leur substituer le moyen suivant.
L'accoucheur devra être muni d'un petit cylindre d'ivoire , où de buis , où d'ébène , parfaitement arrondi, du diamètre de 4 à 5 lignes, de la longueur de B ponces environ , et sur lequel soient marqués les pouces et les lignes. L'auteur lui donne le now d'explorato-mesureur du bassin, parce qu'il sert à la fois à reconnaitre l'état du pubis et à mesurer le Enètre antéro-postérieur.
Cet instrument étant bien huilé, on placera la femme comme pour l'opération de la taille ; le chirurgien, prevant le cylindre de la main gauche, l'introduira par la commissure supérieure de la vulve, en le
riant vers la face postérieure de la re pubienne , avec laquelle il le maintendra en parfait contact. Alors il introduira l'isdicateur droit dans le vagin et le portera directement de bas en haut vers l'angle sacro-vertébral. Le doigt fixé aussi sur ce paint, il Le rapprochera du cylindre, tenu ferme de la main gauche, et il constatera l'ouverture de l'angle furmé par les deux lignes presque verticales que représentent le doigt et l'instrument. Puis on les retire tous deux ensemble ; on mesure l'espace compris entre le bout du doigt et l'endroit où il est em contact avec le eylindre, et l'on diminue de cette mesure autant de lignes que l'angle obtus formé par la rencontre du doigt et de l'instrument en offre au-dessus de l'angle droit, On aura ainsi la mesure réelle qu'aurait donné le ep s'il avait rencontré le cylindre à angle droit , ce qui arriverait, au dire de l'auteur, si le doigt pouvait être porté de l'angle sacro-vertébral à la À pts supéricure de la symphyse pubienne.
u pubis, cette défalcation ne sa pas à plus
Pour décider ensuite s'il y à où non quelque exostose à la face postérieure de la symphyse, où place l'explorateur comme il a été dit; on l'indicateur directement sous l'arcade pubienne jusqu'à ce qu'il rencontre l'instrument; on note le point de ce doigt qui répond à l'extérieur de la commissure supérieure de la vulve, et on mesure l'espace compris entre ce point et le bout du doigt. Comme, d'après Baudelocque , l'épaisseur ça pubis à l'état normal ne dépasse pas un demi-pouce, tout ce qui dépassera cette étendue dans la mesure prise sur le doigt pourra être attribué à une anomalie de la Sepi ,
Ce prod nous paraît fort compliqué sans être plus sûr que les autres. Le doigt indicateur introduit dans le vagin reconnait facilement d'abord si la symphyse puhienne est le siège d'une exostose de quelque volume; après quoi il mesure assez bien à lui seul l'étendue qui sépare l'arcade pubienne de l'angle sacro-vertébral. Que si l'on voulait avoir une précision géométrique (et nous n'en voyons ni la nécessité ni la valeur }, mieux vaudrait introduire dans le vagin une sorte de compas d'épaisseur dont l’une des branches iraii au a 7 et l'autre à la partie postérieure et supérieure de la symphyse ; on n'aurait pas à faire Lous ces calculs et ces déductions , qui ne reposent pas même sur des données parfaitement exactes.
fi. 1L SEVERINO, GIORNALE MEDICO-CHIRURGICO.
ANÉVAISME POPLITÉ OPÉRÉ VAR LA LIGATURE DE L'ARTÈRE , DE LA VEINE ET DU NERF CAURAL TOUT ENSEMBLE ; GUÉMSON. Par le professeur À. Guicro.
Les de la chirurgie ont fait rejeter comme inutile et périlleuse rie ut , qui pe FR la ligature les no ù les veines et les nerfs à La fois ; mais si nous pe sommes pas tentés d'interjeter appel de cet arrèt, du moins faut-il convenir qu'on a exagéré les dangers de cette Z. PP nous la retrouvons , en effet , encore employée H Naples, où elle est suivie de succès.
Ons, — Antonio Capobiano, de Lg mg , Cantinier, âgé de 33 ans, avait tou-
© jours joui d'une bonne santé, malgré des attaques réitérées de syphilis ct l'abus des boissons spiritueuses ; mais à Li suite d'efforts considérables , 11 commença en mai 1833 à sentir une douleur qui s'étendait de la cuisse droite jusqu'au pied. Peu après il seutit des baitemens dans la région poplitée ; la jambe se gonila ; une tumeur se développa et acquit ke volume d'une grenade; le mal-éire général s'acerut , et coûn le malade entra le 8 jullet à l'hôpital des Iocurables, dans Le service du professeur Grillo.
On le prépara durant quelques jours par la dite, les potions réfrigérantes, l'application d'eau à la glace sur La tumeur ; et le 47 , le professeur procéda à l'o-
“ration.
; L s légumens, le tissu cellulaire et l'aponérrose furent divisés selon le procédé de Scarpa ; le faisceau névroso-vasculaire fut isolé sansen ouvrir la gaine ; sous cute guise on pass une aiguille mousse armée d'un fl, et on Serra cette ligature sur un petit cylindre , assez forlemest pour interrompre la circulation ; les bocts du fl furent ramenés au-dehors et on cn atendit la chute spontance.
Le troisième jour la plaie était dans un état louable de supparation ; on la pansa avec de la charpie enduite de cérat. Le vingt-cinquième jour La ligature tomba ; aucun accident ne surviat ; et une légère application de querre infernale ayant sufl pour ider la cicatrice , le so tit de l'hôpital le 8 septembre, parfaitement guéri.
Cetie méthode fut pratiquée pour la première fois dans le grand hôpital des Incurables , par le professeur del Sole, qui, en incisant la gaine du faisceau nervoso-vasculaire de la cuisse , avait eu Le malheur de blesser l'artère fémoralc; immédiatement, assisté des professeurs Penza et Grillo, il passa une aiguille de Goulard sous le faisceau tout entier, y plaça la higature ; l'hémorrhagie fut arrêtée , et le malade marcha sans accident vers la guérison.
Depuis cette époque , il y a environ vingt ans, le professeur Grillo, qui déjà n'était point satisfait du procédé qui consiste à isoler l'artère
our l'étreindre dans une ligature permanente, songea à comprendre [A faisceau tout entier dans L ligature. IL assure avoir opéré or vingt-huit ans, soit à l'hôpital des Incurables, soit à celui de la Marine-Royale , soit en ville , 29 individus affectés d'anévrismes , la plu-
art au creux poplité, quelques-uns au tiers inférieur de la cuisse; et hit ajoute le rédacteur, ont été opérés en notre présence. De ces 29 opérations , 14 furent faites par la ligature permanente sur l'artère isolée et recouverte d'un petit cylindre ; 12 malades guérirent et 2 succombèrent à une hémorrhagie secondaire qu’on ne put réprimer. Dans les 15 autres cas, le faisceau tout entier fut lié, tous les individus guérirent. La ligature dj ve tomba du huitième au quiszième jour ; rarement elle attend jusqu'au vingtième ; une fois seulement elle tomba le vingt-cinquième jour.
Le professeur Grillo explique ainsi les succès de sa méthode. Le lien
appliqué sur la gaine n'agit que médiatement sur l'artère et ne l'ulcère
job, Éondst qui unit les vaisseaux et les nerfs s'enflamme par l'effet de la ligature et forme des adhérences qui s'opposent efficséement à l'hémorrhagie. Les nerfs, suffisamment serrés, ne laissent aucun danger de quelque importance à redouter.
+ Ons. I. — Une femme de 40 ans, te
comme fait la ligature immédiate ; en outre, le tissu cellulaire