IV. OSSERVATORE MEDICO
ORSERVATION SUR L'USAGE DU VIN DE COLCHIQUE DANS L'Ah- THAITÉ AUUMATISMALE ; par le professeur Luicr Mancuesant, médecin attaché au grand hôpital des Incurables.
L'efficacité du colchique contre les affections goutteuses et rhumatismales est déja étayée sur un assez grand nombre de faits. M. le professeur Marchesani a cherché à établir pour son emploi des règles générales basées sur des observations cliniques. Voici d’abord ses observations.
sanguin bilieux, fut prise, durant l'été de 1833, d'une arthrite rhamatismale vague. Je fas appelé le trentedeuxième jour de la maladie. Elle avait toutes les articulations des membres gon- Îlées et douloureuses : et si quelqu'une s'en trouvait un moment dégagée , bientôt Le mal s'en emparait de nouveau, en sorte que l'affection parcourait ainsi toutes les jointures, résistant opiniétrément à tous les remèdes qu'on avait tentés en grand nombre. Instruit de sette circonstance, je résolus d'attendre jusqu'au quarantième jour, espérant que l'arthrite se re ait spontanément à celle époque. Mais au quarante-troisième jour le mal, au licu de décroitre , ne faisant qu'augmenter, et les articulations du sou étaut même devenues immobiles et douloureuses, je donaai ke vin de colehique. La première dose, prise le matin, produisit La nuit suivante un peu de calme et de éracuations alrines. Je ai là dose À osent Le matin de troisième jour la malade était déb de son arte.
Ons. IL — Un homme de 22 ans, tempérament sanguin, était depuis es années sujet, dans diverses saisons, au retour d'un arthrite vague rhumatismale qui durait au moins 43 à 44 jours. Il en fut atteint de nouvesu en juin 4833. Les articulations étaient dans le même état que dans le cas précédent ; il ÿ avait de plus de la fièvre, une soif intense, et La langue éta 1 couverte d'un mucus dense et jaunôtre, Le vin de colchique lui fntedministré le sixième et le septième jour ; et le haitième jour le malade pot commencer à faire ussge de ses membres.
Ons, II, — Le troisième malade était un forgeron d'environ 38 ans, bilieux , ayant eu dans sa première jeunesse la vérole ct la gale ; et sa maladie offrait quelque différence d'avec les autres. L'arthrite avait ebrahi d'abord toutes les artieulations des membres thoraciques seulement ; jamais elle ne s'en était éloignée , et depuis trois mors elle y entretenait des douleurs sourdes avec an léger ment. Une fièvre lente s'y était jointe, et le malade maigrissait beaucoup. Cette forme d'artluite, et la complication probable d'ane dyscrasie syphilitique, m'éloigaëreat de l'emploi du colchique ; mais après avoir en vain recouru aux sudorifi-
ques, aux bains généraux et enfia an mercure, je me déc-dai à + revenir. Je dlonnai donc le via de colchupre durant trois jours conseutifs, et il s'ensuivit cu cifet de copieuses évacuations alvines et une dimioution de Ja douleur et du gonflemeet:
mais le malade le supporta mul, et la faiblesse de san estomac nié força à eu dis. coutiouer l'emploi. ,
Dans tous ces cas, le vin de colchique était donne à la dose ordiaire, c'est-à-dire à celle qui est conseillée sur l'avis qu'on distribue avec le vin même.
L'auteur en tire les conclusions suivantes, dont quelques-unes paraitront peut-être trop générales.
a 1° Le colchique ne convient point dans l'arthrite rhumatismale compliquée de dyserasie syphilitique.
» 2° plus heu reux-que quand il y a constipation et quand Îles articulations sont tuméfiées; plus le gonileinent est considérable, mieux le remèile réussit. Le
. » 3° La fièvre, l'embarras gastrique et la soif ne contredisent point l'emploi du vin de colchique.
» 4° Quand ce medicament a affaibli l'appétit et les forces digestives, linfusion de feuilles de gentiane dissipe promptement cette (aiblesse.
» 5° J'ai observé que, dans les premiers jours de la convalescence, il revient ordinairement une très-legère douleur dans chacune des articulations qui ont été affectées. Il ne fant pas croire à une récidive ; cette douleur s'évanonit d'elle-même en nn où deux jours.
» 6° Le vin de colchique composé, à ce qu'il me semble, précisément contre l'arthrite goutteuse, ne déracine pas Li prédispouhon à l'arthrite rhumatismale; ce n'est donc relativement à cette dernière affection qu'un moyen palliatif.
w 7" Îlest vrai que la suppression de la transpiration et la répereussion des exanthèmes cutanés , causent de< maladies internes graves ; mais ceci m'arrive que quand la nature ne se décharge point en mème temps par une autre voie de ces humeurs excrémentitielles, En conse. quence, Le colchique excitant les selles et les urines , ne doit laisser ancune crainte de métastase au médecin. Les faits sont là d'ailleurs pour l'enconrager; et enfin il peut s'appuyer sur ectte idée, qu'il est encore incertain: si le colchique agit comme spécifique où comme ua simple évacuanl. »
GRENOUILLETTE GUÉRIE PAR LA CAUTERISATION; par Je docteur Pracive-Pontas , de Palerme.
La grenouillette est une affection peu grave en général, mais tellement sujette à récidive après la plupart de nos proccdés , qu'il n'est point inutile d'en essayer de nouveaux , où de souineître les ansie ns à révision. Le cas suivant parait être un sucets dû à la cautérisation,
Ons. — Une jeune fille de 17 ans s'aperçut pour la première lis, an amis de février 1833 , d'une petite tumeur sous le frein de la langue, qi augmenait de jour en jour , de telle sorte que dans l'espace de deux mois «Île acquit le volume d'une petite noix, et spporta de la gêne à ka mastication et à Li prononciation.
Le 17 mai, clic fut soumise à mon examen. Je reconnus wie grewonillette , et je proposai l'incision ou Le cautère actuel. J'inclinais d'abord pour l'incision ssenple ; mais me rappelant les éloges prodigués au feu par M. Larrey dus sa clinique chirurgicale, je saisis celle ocrasion de l'essayer. La malade étant done assise sur une chaise, et les parties voisines de la grenouillette et de La commissure labiale dant garanties par une plaque de bois , je pris un cautère de La fornu: eniduquéc par M, Larrey, et je Lraversai la tumeur d'un seul coup d'un cdte à l'autre et dons loute son épaisseur, cautérisant également la partit anierieure du kisle Il en sortit une quantité de matière albununeuse ressemblant ou blanc d'œuf, La vive ilouleur causée par l'opération se colma en quelques miautes sons l'application d'en plumassean coduit de cérat, et de fréquens gargarismes de lait méle de déeoction de maure. I nc se développa point de Gèvre. Au bout de truis jours Les girgar smes émolliens furent remplacés par des gargarismes de décoelion d'orge avec le miel rusat, La plaie s'aviva, l'escarre tomba, et La cicatrice était complète k 26 juin, 24 jours après la cautéri-alion.
Séance pu 11 avt, — M. Civiale demande que l'on hâte le rapport sur ses recherches statistiques relalives à l'affection coleuleuse; il fait obserter que plusieurs des documens originaux qu'il a produits comme puèces juslificatives, ne lui er Eu vas et doivent être rendus prochainement aus personnes de qui il es tient.
Effets produits par lei courans thermo-électriques. — M, Pelletier fait conmaitre dans use lettre les résultats suxquels il est arrivéen pourenivant ses eccherches sur ce sujet,
aluissenwat où une élévation sensible de temipéra'ure , suivant le sens du cou- . es ant, Ce médicament ne prodait jamais des effets plus prompts | Ie reste, dit en teen nant M, Pulletier , à reconnaître quels sont les écrans
Dans une précédente commusication , M. Pelletier avait annoncé que , dans certaine: cirevnstances pardculières, un courant électrique produisait un abaissement detempérature. Ce résultat inattendu dans l'état actuel des Urories électriques, à, dit Fourme, rendu plus sévères les savans devant lesquels j'ai répété les expériences qui le constataient. Des écraus placés entre le barreau conducteur et da pile thrrmométrique avant peu où point sltére Dinflucece calorifiue , quelques physiciens ont pen que Viodication galvanwmétrique pourrait s'expliquer par ua courant d'uducton d'une nouvelle espèce, ausei bin que par une altération dans la température,
Pour éclaircir ces doutes, M. Pellétice à dé renoncer aux thermoscopes métalliques, Aa Lait passer dans la boule d'en thermomitre à sir un barreau de bismuth et d'antimoine, de manière à cé que La soudure füt dans l'intérieur de la boule, etapes quelques essais 1] a qui revonnait € par La marcbe de l'index un
disthremanes et athermanes de cette source de chaleur, Tout ce que je puis dire aujourd'hui, c'est que l'ordre de leur perméabilité n'est pas le mème que celui dépendant des sources caloriques dant M. Melloni a fuit usage.
M. Julia Fontenrlle adrèse quelques chsrvations en réponse à une letire de M. Laswaigne, relative aux grains altéres trouvés près du mouveat pont suspendu qui aboutit aux quai «le la Grève,
M. Peterson adresse de nouvelles obecrrations formant un complément à un memoire sur les fonzosités du canal urétral.
M. Lauth adresse de Strasbourg une note contenant l'exposilion des prineipoux résullats auxquels il st arrivé dans une suite d'observations microscopiques sur plusieurs des Haas composant le corps de l'homme, et d'observations comparalives sur des tissus pris che Les animaux. M. Jules Guyot présente une note sur la structure de lépulerme, Les observations qui servent de lisse à ce travail ont été faites, les unes à l'œil, es autres avec un grossissement de quinze fois,
MM. Duméril et de Blainville sont chargés de faire à | Acacémie un rapport sur les mémoires de MM, Lauth et Guyot.
M. Ch. Leblond présente un mémoire su: ua cubr;on monstrueux de la poule ordinar €.
M. Bourjm Saimt-Hilure présente un trarsil sur les os coxaur des oiseaux et sur le bassin dans cette deux-bme classe des vertébrés, principalrment considérés sous le point de vue de l'anatomie comparée , et pour servir à l'histoire des désrsdaiions de l'appareil de La station bipèe dans les oiveanx , en opposition avec celle déjà faite par d'autres auteurs de Fopparsil du vol ou stérno-huméral. C'est une application de la loi générale du balancement des organes , l'auteur se proposé dans cette revue de Loute la série dus oiseaux, et ce n'est que subsidiairement qu'il arrive à des rapports de classement par la considération de l'appareil de le station: cependant, d'age. ses résultats, Il arrive à partager la classe des oiseaux en deux sons-chasws, celle l'e oiseaux terrestres et celle des oiseaux squatiques.
Dans chacune de ces catégories que l'auteur du mémoire partage en quatre groupes. les coureurs, les ambulatenrs, Les fables marcheurs et les ravisseurs où préheasenrs, les catrémes son occapés par les ciseaux qui prévseullent dans la mar che emtéte de Va série. et par oposition sont placés à lextiime contraire cenx qui exellent dan, Le vol, Asusi le cæsoar et le martinet sont Les deux types opposés parmi Les oiseaux terrestres, Abris un résultat nouvean , c'est que la deuxième cous-cl sec dés aiécaus aqualiques pecsente jes nimes counes parallèles ct opposecs; sine les oieaux eau pacageucs d'une part, et de l'antre les icthyophages longipeanes, on les oise et Les eycnes, comme oitraur marchiurs, se trouvent opposés aux sternes ou hromdelles de mer, et anx frégales, 1rès-cacellens voiliers.
Les cantradtes se Lrouvent établis entre la faculté du vol. si éminente dans certa ns gronpes, et ls Cacnlté de la marche, qui prélomine dins d'autres, comme le sont Les rapports qui ent les bons marcheurs des denx sous-classes votre elles , tels qu'entre Les ansères et bes gallinucés pour les marcheurs, et entre Les bons voiliers, comme les sternes où hirondelics de mer , les frégates, ravisseurs ichtyophages, et les ravissurs terrestres enlomophages , où les hirondelles et les marlinels.
L'auteur do mémoire a repris dans ce travail l'anatomie des os et des muscles de tout l'appareil cuxo fémoral Jans les oiseaux ; il ne prat admettre l'os mars mil de quelques autvars, dont l'homologi vient encore d'être reproduite avec : l'as pubis des où eaux L'autenr, se gnidant par la loi des connesions, ne peut, dans cétte piéce, reconnaitre que l'es puhis, puisqu'elle concourt , là comme mlleurs, à former pour son tiers li cavité cutsbuide.