CONSTITUTION MÉDICALE
DE L'ETAT ACTUEL DO CHOLÉRA EN EUROPE, ET DE LA CONSTITUTION MÉDICALE DE PARIS,
H n'est personne qui ne soit frappé des récrudescences que le choléra affecte depuis peu, partout où ila pénétré; alarmé de ces nouveaux progrès , tout le monde se demande à Paris , si la constitution médicale que nous sulrissuns cet été, ne présage pas aussi le réveil prochain de cette épi-
franc au sujet de Rufns d'Ephise, d'Autyllus, de Philagries et sutres suiets de [a même impo. tance. Après tant de dissertetions , de répooses, d'éciarcissemens, de notes et d'argumens , vous sentez boeu que les questions se sont embrouillées de magière que be public et les disputeurs cus-mêmes n'y comprennent plus grand chose. Nous nous faltons même de n'avoir pas peu contriltré à épaissir ces ténébres par nos commentaires; ce dont nous avons êté blèmes par des hommes sé. cieux et graves, qui n'aiment pas qu'on prebne les chases ui kes personnes par les cdté sidicule, et qui ont probablement leurs raisons pour cela. Malgré l'autorité de ces hommes doéles, austères et profonds , il nous sera permis, en retour de leur mauvaise homeur contre les saltimbanques , de nous moquer un peu des pédans.
Pour en revenir à notre dispute, vous savez que M. Dézciméris roulant à toute force avoir aue solution, a imaginé un expédient nouveau et admirable : il propo:e sérieusement à M. Lisfranc une disgute dans bes larmes, more schota tico. M prétend céomr une demi-douraine de savans devsot lesquels M, Lisfranc ét bu vicudront faire assaut d'argameus ct de grec. Le vaincu paiera au vainqueur 4,000 fr. Vous voyez que ceci est plus sérieux que l'acarus qui n'en s coûté que 300 fr. M. Dévciméris s propose d en faire dun à la bibliothèque de la Faculté, ce qui est très-généreux sans doute, Mais il suppose ici deux choses dont l'une est problématique et l'autre impossible. La question prublématique est celle de savoir s'il aurait l'avantage. 1 y à arts dl, re qui eu doutent, et, à vous dire vrai, oous sommes du aomber. Enlu la empossible est d'awencr son adversaire sur Le Lerrain. I ne sufÜt pas de ronloir se baître, il faut encore tronver ün bomme assez bénévole pour cela. Quand M. Rirherand a somme M. Double de renir répoudre à trois questions d'agatumie en présence de l'Academue, il a fait uge pure
Feuilleton.
Vauci de grandes nouvelles, mon cher confrère , el auxquelles vous ne rouaitendez pas teès-certainement, On vient de (aire une découverte qui a rempli Le moude médical dé stopeur; c'est celle de l'ucasnes seabies, cet animal merseil. leux qui a osé Laot de microscapes. 1! y a quelques annies qu'un médecin de Paris, de ces incrédales comme il s'en rencontre, gromit trvis cents francs à l'heurcux chasseur qui porviendrait à saisir cet insecte introuvable, que des millicrs d'auteurs out décrit sans l'avoir vu ct qui jouait dans la pathologie le même rûle que la chimère et les eynocéphales dans l'histoire ancienne. M. Rénucei est parvenu à le surprrodre ét à gagné les trois cents fr, Cest beaucoup pour ua si pelil ani mal, Ledit insecte à eu l'honneur d'être présenté à l'Acaitsan ce des sciences, qui 2 vonstuté son identité, On a proposé de décrencr à l'inventeur onc médalle, ser
laquelle 00 mettra probablement l'effigie de l'animal, duus des propo tions colossales. A'ant peu nous auraas l'histoire detaillée de cel insecte, aussi amusante et Lusi Curieuse sans doute que celle des animaleules spu rmatiques.
De la découverte de l'acurus que je mets en première ligne, je passe per mue
‘iransiion on peu brusque à notre savant critique et bibliographe M. Dézcmiri., qui a découvert, Comme vous savez , lat de belles cho«s dans les livres grecs ét Ltins, Vous savez où en était rrstée Li Esmeuse dispute établie entre lui M. Li-
Depuis 1832 cette cité n'en avait jamais été complétement délivrée ; | brusquement interrompu la sécheresse constante durant le cours de l'été.
seulement il avait beaucoup perdu de ses forces en même temps qu'il El est vrai que nous touchous à l'automne, au lieu d'entrer an printemps, avait dépouil'é le caractère épidémique et s'était réduit à des cas isulés. eumme à l'époque du choléra de 1832. Mais le printemps et l'automne Le 17 juillet, ectte disposition a tout à conp changé : il a repris le gé-Esont deux saisons parcilles à beaucoup d'égards, au moins relativement nie épidémique et tout l'appareil des sympiômes les plus sérieux. Ou l'a sndegré dela température etàla mesure de l'humidité. Cependant, tout vu premièrement dans le faubourg de Lambelli, sur la rive deuite de la Én'est jus exactement semblable dans les deux états atmosphériques que Tamwise , quartiers des ouvriers et des nouveaux débarqués. En 1852 [nous essayons de comparer, Ainsi le printemps de 1832 succédait à un
il débuta aussi dans ce quartier avant de se répandre sur le reste de la | hiverassez âpre pendant lequel la Seine avait
cité. De ce point central, il a envahi toute la viile. Aujourd'hui, il n'y a Les une seule rue entièrement exempte de ce fléau, Il frappe, comme à l'époque de sa première attaque, les personnes de toutes Les classes et de toutrs Les conditions. Plusieurs grands personnages en ont été atteints; la plupartont succomb£aprés quelques heures de souffrance et tout au plus après deux ou trois jours de maladie. En un mot, on ne peut s'empêcher de reconnaître que décidément Londres est de nouveau aux PE avec l'épidémie clins. au moins oussi gravemeut qu'elle 'acté en 1832.
Ainsi de tous côtés la France et Paris sont euveloppés par cetie ter rible muladie : Paris surtout semblerait toucher à l'instant d'une récrudescence, si l'on considère que toutes les fois que cette affection s'est jetée sur une contrée, on l'avue se montrer d'abord . intensité dans
proximité des lieux où elle se it à pénétrer. C'est à La suite de ses ravages en Éroise que ad hi pr a de frappé en 1832, c'est lorsqu'elle sévissait sur cette grande cité qu'elle à traverse les mers et s'est fait jour à Paris ; enfin c'est encore au fort de ses progrès dans cette capitale qu'elle s'est étendue au loin au nord et au sud de Paris. En recherchant pareillement sous quels auspices elle a éclaté tour à tour en Pologne , en Russie, en Allemagne et partout, on acquiert la certitude que 500 apparilion dans tous les pays à correspondu au temps où elle régnait avec le plus de force à peu de distance de chacune de ces contrées : en sera-t-il de même à Paris?.. Nous n'osons pas trop l'aflirmer. Ce que nous devons dire c’est que les faits 5e réunissent à montrer S Lt les conditions essentielles à la naissance comme au retour du choléra, il faut compter la nécessité de sa présence dans le vaisinage des Lieux qu'il se propose de visiter, et que sous ce rapport Paris est d'autant plus mal partagé qu'il la reçu d’abord de Londres et de l'Écosse , où, ds ce moment , il règne avec activité. Voyons à présent ce que la constitution médicale de Paris indique relativement aux circonstances favorables à l'explosion du choléra.
A l'époque où le choléra se montra dans la capitale en 1832, nous éprouvions un état atmosphérique qui n'était pas sans confurmité avec l'état atmi sphérique d'aujourd'hui. On se souvient que nous venions de ressentir une alternative assez longue d'intewpérie, et que la température es particulier avait changé plusieurs fois du froïl au chaud, et du chand au froid, 1} en futde mème de l'état hygrométrique: plusieurs jours d'une sécheresse opiniâtre avaient été remplacés à différeutes reprises par des averses ct un temps pluvieux, C'est au sortir de ces étranges vicissitudes que le choléra a paru. Notons enrore que cette époque currespondait à l'entrée du printemps. Dans ce moment, tout le monde sait qu'en fait de vicissitudes atmusphériques, nous en avons essuyé une bonne part. Qui ne se rappelle, par exemple , qu'à peine une quinzaine
* jours se sont écoulés À 2 nis qu'une chaleur extraordinaire, mème pour la saison de l'eté, a cédé la place à uge température voisine du froid, surtout après la chute du jour, et que des pluies diluviales ot
plusieurs fuischarrié, tandis d'en 1834 nous xvons cu an contraire des À rien très-fortes pendant l'été que nous venons de quitter, Toujours est-il vrai qu'on ne peut mecounvitre sous le rapport de l'etat de l'air plusieurs points d'avalugie entre le debut du printemps de 1832 ct les approches de l'autumne en 1834.
Reste à apprécier du point de vue pathulogique, cette constitution aux deux époques que nous venons de rapprocher. À cet éjard , nous Isummes forcés de convenir que rien ne manque à La ressemllance des deux tableaux. Aujourd'hui, comme avant le choléra de 1832 , Paris est rempli de ces affections gastro-mntestinales qu'on a appelées cholérines; aujourd'hui comme | mas le système nerveux prend une part active aux symptômes de ces maladies ; aujourd'hui comme alors aussi, ces maladies sunt géueralement bénigues , à moins qu'on ue persiste à les mal traiter. Nous avons déjà tracé dans un autre article les traits caractéristiques de ces affections gastro-irtestinales. lei nous insisterens sur la nécessité de les attaquer vec promptitude, quelle que soit leur Lévignité, parce que s'il est hors de Soute qu'elles sont sans danger par elles-mêmes, nous avons tuut lieu de croire qu'en les livrant à leur cours naturel , et surtout en les traitant à contre-temps, elles engendrent plus qu'aucune autre cause, la disposition au choléra.
La meilleure méthode de traitement de ces maladies est aussi la plus expéditive; elle consiste principalement dans l'usage des vomitifs «t de l'ipécacuanha en particulier. Dans les salles de l'Hôtel-Dieu où cctte pratique est en usage, où est étonné de la facilité avec elle elle triomphe de ces accidens, Un simple vomtif remet sur med , de La rcille au lendemain, des malades fatigués depuis plusieurs jours par des vomissemens et des garde-robes , accables de lassitude , sans appetit, et assez affaiblis être obligés de se tenir au lit. Une methode inverse, celle des débilitans et des antiphlogistiques, n'enraic jamais aussi promptement les progrès de ces maladies. Loin de là, les symptômes cmpirent et les malades n'en sont pas re rl des se maines entières de maladie, Heureux encore quand le ecin , mieux avisé, répare enfin le mal , avant de le rendre irrémédiable , à l’aide des sa sf combinés avec une douce purgation.
D'après ce qui précède, on voit éridenynent que la constitution actuelle de La capitale ne ressemble pas mal à celle qui servit de prélude à la première attaque du choléra , et que les récrudescences multipliées dent l'Europe est ic théâtre indiquent que la cause de cette affection à repris une nouvelle vivacité, Maintenant, dirons-nous positivement que le choléra va remaïtre à Paris? Nous n'avons gorde de nous tant avancer. Pour se prononcer sans résrrve dans une malière si délicate , il faudrait connaitre à food cette maladie et les lots de sa marche et de ses progrès. Nous n'en sommes pas là encore. La seule conclusion légitiux: de ect article, c'est que la condition actuelle de Paris paraît avoir la plus grande analogie avec sa situation au printemps de 1533.
bravade Le ing: r du ridicule était si grand que, pour l'affronter, il fallait y être accoutum', M. Déseiméris est tombé dans une erreur semblable à l'e.ard de BL. Lisfe sue, qui ne se soucie pas , que nous sachious , d'être l'intro uleor de M. Dériawris dans une scène + Lutane. Ainsi 1! lui manque avant tout un ad. Verser qui se prête à ce caprice, Edt-ilméme cet adversaire. 1] rencontrerail une autre tsossiinliié, celle d'avoir dis juges, Croyez-vous done qu'il fût si aisé de trouver clans l'école de P. ris six vrudits capables de décider avec connaissance de Cause sue dine tstière si ardue ? Notez qu'il faudrait que ces six juges prissent aussi u 1 rôle dans la comédie, car s'ils ne voulaicot pas le premire, le public s:urait bien ke bus faire ; ils ne seraient certes pas les personnages les moins plaisans. L'ioventiou de M. Déaiméris, fort belle sans doute, et digee en tous poiuts de ses goûts classiques, n'a que le défout d'être iseséeutable; la bibliothèque y perdra \ suis volunn s, mas elle est dejà assez riche; M. Déreiméris perdra l'occasion
éguser le publie, mais il saura bien la retrouver : ne nous cn mctlons pas cu ptiar,
M. Déseiméris a s mé d ns l'exposition de son projet quelques insinuations e pour avoir tout leur eff. t et provoquer une réponse convenable, devraient être plus chires et plus explicites, Quan:l on quitte Ls polémique littéraire pour entrer dans d.s persounal tés qui touchent à l'ollemse , 1 faut être clair , net ct précis ; c'es le scul moyen d'obtenir des explications promptes et satisfaisantes,
L'antagoniste de M. Lisfranc et de Rufus d Ephè-e , peut donc se réjouir , s'il veut, de son triomphe, M. Lisfrane , sautant que nous pouvons le savor, ne com bal:ra pas, et il fera bien : dl demaude même pardon à M. Dereiméris d'aroir en l'audice de croire que Les livres grecs et latins etuient vureris à tout le monde, et qu'ou pouvait y découvrir bin 1 + choses inoperques des savans de profession ,
dont l'ofBee wst de les citer, rar c'est en cvla que consiste l'érudition , mais non de les lire et de les comprendre, c qui eunsuilue Le vrai savoir,
Vous pouvez donc regarder Le procès cute torminé, et dire comme le grand Corneille :
Que le combat Guit faute de comlattans. *
L'Académie de médecine à tenu sa séance annuelle, mardi 2 septembre, dans te grand amphithégtre de L'école, Vous saces que jusqu'ici l'Academie avait « ma pruñté pour ses réanions d'apparat, La salle de l'Institut. Grice 3 L'influence de ce loral tout phio de sonven rs littéraires et scientifiques, | Aradémie de médecine avait l'avantage de se présenter à ce grand publie qui se porte aux lances scadéwmiques comme au sp étaicle ; time -oeuté nomberuse et choisie envahissait | s places rescrrées ; des Lans élégamment parées ctaien iatrodu tes par des préposés en habit noir, «n crav t blanche et gants blancs, qui les conduisaient jrar La main aux hanquettes privilégiées; des gardes maniripaux à la por’e veillsient à 1: circulation des voitures. Pendaut la demi-heure qui précédait los erture de La dance , le murmure des conversations particuhères indiquait L: curiosité de lou ditoire ; chaque acad micien à son entree était l'objet d'une question, et avait la satisfaction d'entendre sn nom circuler dans tous les coins de la salle; les fachi. e aables promensient ça et Li leurs insolens lorgaons; les lames respiraivnt des sels. lout cela donnait à La r ‘union un air aristocratique et de bon godt, et on porrvait Le croire à une séance de l'Académie française, L'in-ignifianre des lectures et F nnai de l'auditoire sjoutateut encore à l'iluson. va
Le changement de local a détruit tout ce prestige. Dns lamyhithéitre de Févole , au lu de banquettes Lica rembhourrées et Dogées ny à que des bancs
PATHOLOGIE SPÉCIALE
NOTE SUR LA DÉCOUVERTE DE L'ACARUS SCABIEI , par M. Ducnaesxe Duranc , D.-M. P., ancien interne à l'hôpital Saint-Louis.
lin : nous reconnûümes facilement sa tête en forme de suçoir ; ses pattes au nombre de huit, ses nombreuses soics.
Je ne fais, du reste, qu'énumérer ces différentes parties, M. Renucci se proposant daos sa thèse inaugurale de joindre plusieurs dessins de cet animalcule à sa description détaillée,
Ces faits recueillis par des médecins distingués et un grand nombre d'élèves, ont excité au plus haut point la curiosité du monde médical,
L'existence de l'acarus, qui de nos jours encore était un objet del et donné aux recherches de lundi dernier d'autant plus d'importance
controverse , vient d'être démontrée de 1 manière la 29 évidente. Déjà cette assertion s'appuie sur un grand nombre de faits observés à l'hôpital Saint-Louis par plusieurs médecins naturalistes et en présence
qu'elles avaient pour témoins des adversaires disposés à ne se rendre qu'a l'évidence la plus palpable; et pour auteurs, des célèbres naturalistes habitués aux recherches imieroscoquques et qui se sont loug-
d'un nombreux concours d'élèves, Pour vous mettre à même , ainsi quel temps livrés à l'étude de l'acarus.
vos lecteurs, de vous prononcer dans celle cause qui intéressera vivement tous les dermatophiles, je vais vous exposer ce qui s'est passé dans trois séances SUCCESSIVES :
C'est le mercredi 13 août, pendant la consultation de M. Alibert, et
en présence de ce professeur qu'eut lieu la première découverte ; son auteur est M. Renucci, Corse d'origine, élève des dermatoses, et depuis long temps exercé à la recherche de l'insecte qui nous occupe. Ce jeure médecin, ayant remarqué parmi Les galeusesune dame dont 11 mise
Lundi, six nouveaux acarus ont été trouvés en présence de MM, Alibert, Émery et Lugnl, médecins de l'hôpital Saint-Louis; Raspail, célèbre naturaliste ; Heuruloup, de l'Hôtel Dieu ; Miquel, rédacteur du Bul'etin thérapeutique; Sabatier, Piucl de Golville, Balenci, Massias et Renucci.
Des six acarus, deux ont été trouvés par M. Raspail, trois par M. Ésiery, et le dernier par M. Gras, son élève.
On commenca par soumettre à la lentille d'un microscope donnant
annonçait l'aisance , et dont les mains étaient couvertes de nombreuses | 1 50 fois la grosseur , un acarus trouvé la veille et conservé d'uns l'al-
vésicules de gale, nous annonça, après s'être assuré qu'aucun ‘raie “cool , mais ce liquide lui avait fait subir une telle rétraction qne son
meut n'avait encore été employé , qu'il aliait nous montrer l'ararus dellexamen offrait pren d'intérêt,
la gole, Iu'en fut pas de mème des autres, dont !es formes trouvées identi- Ja examen de quelques instans lui suffit pour reconmitte le point :ques , purent être examinées à loisir. Quelques-uns , outre les parties
oecupé par l'animalcule ; 1l nous le précisa sous la forme d'une légère ; indiquées ci-dessus {1}, offraient sur le ventre deux petits mamelons ser-
clevure blanchâtre située tout près et en dehors d'une vésicule ; pour: vant, d'après M. Raspail, à distinguer le sexe et appartenant à la fe.
preuve qu'il ne s'était pas trompé, il souleva l'épiderme avec une épinge, et amena sur sa pointe l'insecte si ardemment désiré : mis sur ‘on-|
le du pouce, chacun le vit à l'œil nu parcourir dans plus eurs sens Fandus de cet organe ; sa forme était globuleuse, sa couleur blanchâtre.
Dans Li mémeséance, un second acarus fut trouvé sur un homme pris au hasard , dont la peau des mains offrait, outre une gale nombreuse ? et bien caractérisée, un tel état de malpropreté, qu'il fallut d'abord ‘par là que l'auteur d'une fameuse thèse sur La bien la laver pour faciliter les recherches. M. Renucci s'y prit commelreur grave en nous donnant la mite de la
melle, :
Aujourd'hui, même encore, nous avons pu examiner au pavillon Gabrielle, outre un grand nonbre de nouveaux acarus, les dessins ue M. Raspail avait faits de ceux qu'il ayait emportés : ce médecin, Lo la bienveillance égale le talent, nous a mis à mème de comparer les formes de l'acarus scabici avec celles de plusieurs autres espèces dont différens auteurs nous ont laissé la description ; et de nous convaincre ale à commis une erah pour le ciron de
la première fois; après nous avoir de nouveau précisé le point occupé; l'homme,
r l'animaleule , soù siége était toujours tout près, mais en delurs de big
Ce second acarus paraissait en tont semblable au précédent : examiné au soleil à l'aide d'une loupe très-ordinaire, on distinguait des pattes sans pouvoir assigner leur nombre ; on remarquait aussi à la partie antérieure un point noirätre que nous primes jour la tête, Dépourvus de meilleurs instrumens d'optique , il fallut nous en tenir à ces simples notions.
Mais le mercredi suivant, toujours en présence de M. Alibert et d’un grand nombre d'élèves, de nouvelles recherches furent faites , et quatre nouveaux acarus furent trouvés sur des individus pris au hasard et de sexe different.
Le frère de M. le professeur Gerdy en retira lii-même un de l'intérieur d'uge vésicule secondaire; il paraissait accule à la paroi interne du soulèvement éidermatique.
Vu à travers la lenulle d'umassez bon microscope, nous Le trouvämes toujours de forme sphérique, transparent et d'une couleur blanc opa-
A présent que des faits nombreux et entourés de tous les caractères possibles d'authenticité, viennent de mettre l'existence de Pacarus dans tout son jour, comment s'expliquer l'iontilité des recherches d’un grand nombre d'auteurs ? serait-ce parce qu'ils regardaient la vésicule comme le siège de l'acarus , tandis que le Eh ordinairement c'est à côté el en dehors d'elle qu'il se trouve? Cependant, deux acsrus ont été trouvés ce matin même dans l'intérieur de la vésicule, Ont-ils opéré dans une saison défavorable, par exemple dans l'hiver, où le froid rend les couches superficielles de la peau plus serres, plus denses , peut contracter l'animalcule lui-même et Le rendre plus dificilement appréciable, Je ne chercherai pas à résoudre ces différentes questions : il serait plus intéressant de savoir si l'acarus existe chez tous Les grleux, s'il est cause, cffet où complication de Ja gile. M. Gras, élève de M. Ésnery , a tenté ce matin une expérience qui pourra peut-être éclairer ce point important de dermatologie : il s'est anpliqué sur l'avaut-bras un acarus vivant
{15 Une oberration plus atlentise a fait rejeter 'existenre de ces mamulons,